Oaxaca: Álvaro Sebastián Ramírez de retour à la prison d’Ixcotel.

Posted in Campagnes, Communiqués, Loxichas, Oaxaca on 18 avril 2014 by liberonsles

 17 abril oax

Aujourd’hui 17 avril 2014, en fin de la journée, dans le cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, depuis Oaxaca nous informons de ce qui suit :

Aujourd’hui à 17h36, soit à quelques heures de la fin de la conférence de presse dans les cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, les proches d’Álvaro Sebastián Ramírez et les membres du collectif La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión, ont reçu un appel depuis l’intérieur de la prison centrale d’Ixcotel (Oaxaca), où le responsable de la cabine téléphonique nous a informé que notre compagnon Alvaro y était entré à 16h30. Il s’agit d’un nouveau transfert de la prison CEFERESO No.13 de Mengolí de Morelos vers la prison centrale de Santa María Ixcotel, Oaxaca, centre. Quelques minutes après nous avons reçu un appel d’un proche d’un autre prisonnier de Loxicha qui nous a dit qu’il avait reçu le même appel.

Suite à cette nouvelle, nous avons décidé d’aller en personne à la prison d’Ixcotel pour confirmer si il était vrai que nos compagnons se trouvaient là et dans quelles conditions. L’actuel directeur de la prison d’Ixcotel a reçu la compagnonne Erika Sebastian Luis, fille d’Alvaro et un proche d’un autre compagnon prisonnier Loxicha venu aussi à la prison. Le directeur leur a confirmé l’information : Six des sept prisonniers Loxicha se trouvent depuis aujourd’hui 16h20 dans la prison de Ixcotel.

Justino Hernández José, Eleuterio Hernández García, Agustín Luna Valencia, Abraham García Ramírez, Fortino Henriquez Hernández et Álvaro Sebastián Ramírez, ont été transférés à la prison d’Ixcotel ; nous ne savons pas pour l’instant où se trouve le compagnon Zacarías Pascual García López.

La compagnonne Erika a seulement pu avoir accès au bureau de la direction de la prison, et n’a pas pu vérifier de visu la condition de nos compagnons. Le directeur de la prison a assuré qu’ils sont en bonne santé, qu’ils n’ont pas subi de mauvais traitements durant le transfert, qu’actuellement ils sont à la visite médicale et que demain le 18 avril à 8h30 du matin, nous pourrons entrer dans la prison pour les visiter.

A la sortie d’Erika, accompagnée de compagnons et compagnonnes solidaires et des médias libres, nous avons conclu l’activité en lisant à nouveau le communiqué rendu public aujourd’hui, cette fois-ci en face de la prison, accompagné de slogans pour qu’ils arrivent jusqu’aux oreilles de nos compagnons prisonniers.

Que veulent les prisonniers politiques ? LA LIBERTÉ !

Les prisonniers Loxicha ne sont pas seuls !

Liberté pour Alvaro Maintenant !

Compagnons, compagnonnes, la sortie d’Alvaro et de ses compagnons du Centre d’Extermination n°13 est le résultat de l’effort collectif et de la solidarité que l’ont sent depuis différentes latitudes.

Un coup porté contre l’un-e d’entre nous est un coup porté contre tou-te-s !

La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión

Avril 2014

 

Traduit par les trois passants

_____________

Note: Le 7 juin 2013, Álvaro ainsi qu’Abraham García Ramírez, Agustín Luna Valencia, Eleuterio Hernández García, Fortino Enríquez Hernández, Justino Hernández José, tous prisonniers de Loxicha, Oaxaca, sont transférés arbitrairement et sous torture physique et psychologique de la prison d’Ixcotel à la prison n°13 de « Mengoli de Morelos, Miahuatlán », dans l’État d’Oaxaca.

Le 20 juin 2013, les prisonniers Loxicha sont transférés de la prison n°13 de « Mengolí », vers la prison n°6 « Huimanguillo », État du Tabasco. Puis ils sont de nouveau transférés de celle-ci vers la prison de haute sécurité n°13 de « Mengolí de Morelos, Miahuatlán »

Le 17 avril 2014, Justino Hernández José, Eleuterio Hernández García, Agustín Luna Valencia, Abraham García Ramírez, Fortino Henriquez Hernández et Álvaro Sebastián Ramírez, ont été transférés à la prison d’Ixcotel. source

Voir aussi l’article : Malgré 18 ans de prison, Alvaro Sebastián Ramírez est toujours debout !

[Paris] Samedi 19 avril : Journée festive pour la libération des prisonnières-ers politiques

Posted in Actions, Campagnes on 17 avril 2014 by liberonsles

17avril semainePP concert 2014 Pour conclure la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnières-ers politiques, une grande journée festive est organisée le samedi 19 avril 2014 au CICP, 21ter rue Voltaire, Paris 11.

Nous vous y attendons nombreux !

Au programme dès 16h : Tables de presse / Théâtre / Bar et buffet de la solidarité

Et concert à partir de 18h Concert « Hip-hop for prisoners » avec :

Zimanbaz (rap Kurdistan)

Refugees of Rap (rap Palestine / Syrie)

Latypik (Reggae 93 indépendant)

Akye & Skalpel de Première Ligne (rap 93 indépendant)

Entrée : prix libre.

Programme détaillé de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Site Internet de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

PARIS: Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique.

Posted in Actions, Campagnes, Chiapas, Loxichas, Oaxaca, Ville de Mexico on 6 avril 2014 by liberonsles

semintpresmix

Dans le cadre de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e- s politiques 2014, nous vous invitons à la Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique.

En solidarité avec les compagnon-ne-s incarcéré-e-s au Mexique venez nombreux et nombreuses

Le mercredi 16 avril à 19h dans les locaux de la CNT
33 rue des Vignoles, Paris 20e
( métro Avron ou Buzenval ).

 Au programme : Projection d’une vidéo sur la situation du compagnon anarchiste Jorge Mario González García et d’une vidéo sur notre compagnon de la Sexta Álvaro Sebastián Ramírez « Luchar por la dignidad », présentée par le collectif Kamara-D.A. Repas Solidaire : Tacos végétariens- Boissons -Musique avec "Bato Loko & la Revolu-SoN".

Soirée organisée par Les Trois Passants (Libérons-Les !) avec le soutien du Secrétariat international de la CNT et du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL).

Programme détaillé de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Site Internet de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Solidarité avec les prisonnier-e- s de la Sexta

La Sixième (Sexta) Déclaration Zapatiste est une proposition politique lancée par l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) à la société civile au Mexique et ailleurs sur la planète. Dans cette déclaration, les zapatistes concluent à la nécessité d’élargir le mouvement à d’autres secteurs de la société et de mettre en oeuvre une nouvelle forme de rencontre et de solidarité des luttes, dans une logique anticapitaliste. Il s’agit d’une proposition organisationnelle qui se confronte aux campagnes électorales et à toute logique électorale. Finalement, la Sixième Déclaration propose une façon inédite de faire la politique, « en bas à gauche ». Des milliers de personnes, de groupes et de collectifs au Mexique et dans le monde ont adhéré à cette initiative. Cependant, la réponse de l’État mexicain à ces luttes a toujours été la répression et la prison. Dès lors, plusieurs campagnes nationales et internationales ont été lancées pour la libération des compagnons et compagnes adhérents à la Sexta. À ce jour cinq prisonnier-e-s de la Sexta sont encore en prison.

Solidarité avec les anarchistes incarcéré-e-s à Mexico.

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux mènent un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », depuis 2012 le gouvernement fédéral d’Enrique Peña Nieto et celui de la ville de Mexico ont déclenché une véritable persécution contre les mouvements sociaux, en particulier contre les mouvements anarchistes. À ce jour  sept compagnon-e-s anarchistes ou liés au mouvement anarchiste se trouvent incarcéré-e-s pour avoir participé à des manifestations, piquets de protestation, actions, etc. Certains ont été condamnés à plus de cinq ans de prison ferme, comme Jorge Mario González García.

 Pour tous et toutes nous exigeons la liberté !!!

Ici en bas, quand la rage inonde notre cœur, nous ne nous fatiguons pas,nous ne nous rendons pas !

À bas les murs de toutes les prisons !

TRACT Soirée MEXIQUE

TRACT de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques du 10 au 19 avril 2014

CONCERT – Journée festive en soutien aux prisonniers-es politiques

Malgré 18 ans de prison, Alvaro Sebastián Ramírez est toujours debout !

Posted in Campagnes, Communiqués, Loxichas, Oaxaca on 11 avril 2014 by liberonsles

LOXICHAS (13)

« Dans la société marchande, totalitaire, dans laquelle nous vivons actuellement, les prisons sont remplies d’hommes et de femmes d’EN BAS, humbles et simples comme le sont les paysans, les indigènes, nos voisins, les jeunes des quartiers oubliés, les précaires, les travailleuses sexuelles, les employés en lutte, ceux qui protestent. » Álvaro Sebastián Ramírez (1).

C’est à travers la Sixième Déclaration zapatiste qu’Álvaro Sebastián Ramírez a fait connaître son nom, son visage, son histoire, sa lutte. Il nous a montré ce qu’est prendre sa propre lutte entre les mains, malgré la prison. Avec lui, comme avec d’autres, on voit que les murs des prisons peuvent s’écrouler depuis l’intérieur.

Adhérent à la Sexta zapatiste, Álvaro Sebastián Ramírez, âgé de 55 ans, est un indigène zapotèque originaire de la communauté de Llano Maguey, municipalité de San Agustín Loxicha, district de Pochutla, État d’Oaxaca. Cela fait 18 ans qu’il est privé de sa liberté. Il a été condamné à 27 ans de prison pour les délits d’homicide qualifié, de tentative d’homicide, de terrorisme et conspiration.

Au moment de son arrestation, il travaillait comme enseignant, mais il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général. Avec ses compagnons, il luttait pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement. Il a toujours défendu la forme traditionnelle de gouvernement des Zapotèques, refusant l’ingérence des partis politiques et préservant les « us et coutumes ». Malgré l’enfermement, Álvaro Sebastián Ramírez, sa famille et ses compagnons mènent une lutte avec espoir et conviction pour sa libération.

Le 29 août 1996 un groupe rebelle de l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) attaque simultanément les installations de l’infanterie de marine, de la police préventive de l’État, de la police judiciaire de l’État, de la police judiciaire fédérale et de la police municipale de  Santa María Huatulco, Oaxaca.

Accusé de plusieurs délits en relation avec l’attaque du 29 août, Álvaro Sebastián est détenu le 15 décembre 1997 dans la ville d’Oaxaca et mis en prison.

Le 7 juin 2013, Álvaro ainsi qu’Abraham García Ramírez, Agustín Luna Valencia, Eleuterio Hernández García, Fortino Enríquez Hernández, Justino Hernández José, tous prisonniers de Loxicha, Oaxaca, sont transférés arbitrairement et sous torture physique et psychologique de la prison d’Ixcotel à la prison n°13 de « Mengoli de Morelos, Miahuatlán », dans l’État d’Oaxaca.

Le 20 juin 2013, les prisonniers Loxicha sont transférés de la prison n°13 de « Mengolí », vers la prison n°6 « Huimanguillo », État du Tabasco. Puis ils sont de nouveau transférés de celle-ci vers la prison de haute sécurité n°13 de « Mengolí de Morelos, Miahuatlán »(2), où ils résistent aujourd’hui.

Le 15 décembre 2013, Álvaro écrivait à la troisième personne, une lettre intitulée  « Comment Álvaro Sebastián Ramírez survit et comment il lutte contre l’isolement ». Et il nous raconte « Quand on est transféré dans un Centre Fédéral de Sécurité Maximale, on y est accueilli avec des mauvais traitements, inhumains et dégradants. Ils t’imposent leur règles et leur discipline de fer, décrétées par ceux d’en haut, ceux qui se sentent propriétaires de cette terre, et exécutées par leurs subordonnés, même les plus petits (…). Face à cette réalité qui tend à te détruire physiquement et psychologiquement, Álvaro Sebastián Ramírez, assume une attitude courageuse pour aller de l’avant, maintenir le calme, la tranquillité, la sérénité, la force, la patience, pour continuer résolument à vivre en essayant de contenir tout.

lire la suite

 

La magistrate Sasaki confirme en appel la condamnation de Mario Gonzalez : La lutte continue!

Posted in Actions, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 24 mars 2014 by liberonsles

mgllLa magistrate Sasaki confirme en appel la condamnation de Mario Gonzalez à cinq ans et neuf mois de prison. Elle n’a tenu compte d’aucun des arguments de la défense et s’appuie uniquement sur le témoignage des policiers qui disent que Mario a tenté de fuir pendant l’arrestation. Sasaki estime que cette tentative de fuite est une preuve suffisante de la culpabilité de Mario.

D’ailleurs, coupable de quoi ?
Ce qui est criminalisé et puni c’est l’engagement politique, le fait d’être anarchiste, jeune et de ne rien lâcher.

D’autres recours juridiques sont en cours de préparation, restons attentifs, la lutte continue !

Courage Mario, tu n’es pas seul !

Lettre remise à la Magistrate Marín Sasaki à propos du procès en appel de Jorge Mario González García.*

20 mars 2014
Lic. Celia Marín Sasaki
Magistrate Présidente de la cinquième Chambre pénale de la ville de Mexico

En ce qui concerne la résolution du procès en appel numéro 273/14, qui est à votre charge, les organisations, associations et collectifs signataires exprimons ce qui suit :

Jorge Mario González García a été arrêté de façon arbitraire au mois d’octobre dernier ; au moment où il a été arrêté, il ne commettait aucun délit, et n’avait aucun mandat d’arrêt à son encontre. Comme il est constaté dans son dossier, il a été arrêté alors qu’il voyageait dans un bus, le délit d’atteinte à la paix publique qui lui a été attribué n’a pas été prouvé une seule fois.

Nous considérons que le procès pénal contre Mario n’a pas été conduit de façon impartiale, ses garanties judiciaires, ses droits humains, son droit à un procès correct et les preuves présentées n’ont pas été considérées comme il se doit, les preuves prouvant clairement son innocence ont été dissimulées, pour ne citer que quelques irrégularités parmi d’autres.

Jorge Mario est un jeune qui a été torturé et privé de liberté au travers d’un montage judiciaire qui cache une volonté de persécution contre un militant social, contre un étudiant activiste, contre un jeune précieux pour notre société. Nous rejetons fermement le fait qu’il soit considéré comme une personne « très dangereuse pour la société » alors qu’il s’agit d’un jeune qui exprime tout simplement ses idéaux, à la recherche d’une société meilleure pour tous. Nous pensons qu’une personne ne peut pas être punie pour sa façon de penser.

Pour tout ceci, nous considérons urgent d’arrêter cette chaine d’injustices et de remettre immédiatement en liberté Jorge Mario González García, qui malheureusement, est déjà reconnu comme prisonnier politique détenu par le gouvernement actuel de la ville de Mexico.

Les trois passants, París, Francia
Caracol Solidario, Besançon, Francia
Confederación General del Trabajo- CGT – Estado español
Internacional de la Federaciones anarquistas
Federación anarquista francófona
Centro de Documentación sobre Zapatismo -CEDOZ- Estado español
Dorset Chiapas Solidarity Group
Caracol Zaragoza, Estado español
London Mexico solidarity group
Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid
LaPirata:
- Nodo solidale, Roma y Mexico
- Nomads, Bologna y Berlin
- Colectivo Zapatista de Lugano

* Cette lettre a été écrite par le Comité de soutien de Jorge Mario González García et remise à la Magistrate Marín Sasaki.

Traduit par Les trois passants et Caracol Solidario

Mario González: Les liens de solidarité nous permettront de vaincre la peur pour défier cet ordre imposé.

Posted in Actions, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 22 mars 2014 by liberonsles

marLettre de Mario González, lue le 20 mars 2014 dans le cadre du Kafé Disjonc’thé au Transfo,
en solidarité avec les prisonnièr-e-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico.

Bonjour compagnons et compagnonnes,

Je souhaite vous envoyer une forte accolade et vous remercier pour votre solidarité avec moi et les prisonniers et prisonnières anarchistes d’ici.

Avant de vous donner des informations sur mon cas, je voulais vous dire que, pour moi, ces liens qui sont en train de se construire sont très précieux. En effet, pour en finir avec le système « globalitaire », il est nécessaire de l’affronter depuis chaque coin de la planète, et cela toujours dans l’esprit libertaire.

Ces liens de solidarité nous permettront de vaincre la peur pour défier cet ordre imposé.

Au Mexique, une vague de répression s’est déchaînée contre toutes les luttes sociales en les qualifiant de violentes et de criminelles, et en les accusant d’attenter « aux intérêts de la société ». À chaque fois, les puissants créent de plus en plus de mécanismes pour criminaliser et contenir les protestations, et ils justifient auprès de la société la nécessité de les réprimer en prétendant protéger la sécurité de cette même société.

Je m’appelle Jorge Mario González Garcia. J’étais étudiant au collège de Sciences humaines de l’Université Nationale Autonome du Mexique (CCH-UNAM), une école fondée sur des principes critiques et caractérisée depuis sa création par une tradition et un enseignement combatifs. En effet une grande partie des étudiants et étudiantes de 1968 l’ont inaugurée. Depuis que j’y suis entré, je mène une activité de militant à l’intérieur et à l’extérieur de cette école.

Par exemple, nous nous sommes organisés pour ouvrir aux étudiants des espaces que les autorités avaient fermés. Nous nous sommes aussi organisés contre ces mêmes autorités qui voulaient en finir avec le peu qui restait du projet originel de ces écoles, tel que le sens critique, humaniste et social. Pour avoir entrepris cette lutte, nous, des élèves compagnons et compagnonnes, avons été frappé-e-s, menacé-e-s, expulsé- e-s et persécuté-e-s.

À la suite de notre dernière tentative pour récupérer notre place à l’Université Nationale Autonome du Mexique, au moment où je m’en allais du piquet de protestation que nous maintenions devant le rectorat et que je me rendais à la manifestation commémorant le massacre du 2 octobre de Tlatelolco, j’ai été arrêté dans un bus, et j’ai reçu d’innombrables coups et décharges électriques de la part des CRS. Nous avions été ciblés depuis la cité universitaire, pour être arrêtés.

Ensuite, ils m’ont fabriqué le délit d’attaque à la paix publique. Ils m’ont transféré en cachette en prison en utilisant un grand déploiement policier. Puis, alors que j’avais payé ma caution pour pouvoir suivre mon procès en liberté, j’ai été ré-arrêté car la juge a considéré que j’étais un danger social.

J’ai été condamné à cinq ans et neuf mois de prison. Cela fait cinq mois que je suis emprisonné et, cette semaine, je suis dans l’attente du résultat de l’appel. J’ai l’espoir de retrouver ma liberté dans les prochains jours. Je vous remercie infiniment de votre soutien, qui nous a déjà été très utile à moi et à mes êtres chers, et j’espère bientôt pouvoir vous remercier sans être derrière les barreaux.

Salud, anarchie et révolution sociale

Jorge Mario Gonzalez, dimanche 16 Mars 2014.

Traduit par les trois passants
Correction: Valèrie

*Lettre de Mario González, lue le 20 mars 2014 dans le cadre du Kafé Disjonc’thé au Transfo, en solidarité avec les prisonnièr-e-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico.

Le Transfo c’est 4 bâtiments squattés depuis novembre 2012, dont 3 sont dédiés à des activités collectives inscrites dans la lutte. Le Transfo c’est aussi un lieu expulsable et donc à défendre, car les propriétaires, EDF, en demandent l’expulsion.

Kafé Disjonc’thé en solidarité avec les prisonnièr-e-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico, jeudi 20 mars 2014 à partir de 19h, au Transfo.

Posted in Archives, Campagnes, Ville de Mexico on 1 mars 2014 by liberonsles

transfomexDEFKafé Disjonc’thé
EN SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIÈR-E-S ANARCHISTES INCARCÉRÉ-E-S À MEXICO
JEUDI 20 MARS 2014 À PARTIR DE 19H
(boissons et bouffe à prix libre, vidéos)
au
Transfo
57, avenue de la République, Bagnolet (93)
Métro : Gallieni (L3) ou Robespierre (L9)

Le 1er décembre 2012, quand la mobilisation contre l’investiture-imposition présidentielle d’Enrique Peña Nieto a commencé, les forces de l’ordre ont réprimé de façon brutale les manifestants et manifestantes qui, avec rage et organisation, étaient sorti-e-s dans la rue pour faire entendre leur colère contre un système qui prend uniquement en compte ses propres intérêts sans se soucier du reste. Les manifestants étaient sortis pour crier haut et fort leur colère face au mépris, à tous les abus de pouvoir, à la répression étatique et à la criminalisation de tous ceux et celles qui protestent, s’organisent et ne se rendent pas !

Peu de temps après cette répression brutale, les différents réseaux sociaux ont commencé à informer sur ce qui s’était véritablement passé lors de cette manifestation. Plusieurs vidéos ont montré la brutalité policière à l’encontre de manifestant-e-s et notamment du compagnon Francisco Kuykendall, adhérent à la Sexta, qui avait été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive. Le 25 janvier 2014, Kuykendall est décédé suite à ces blessures.

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux menaient un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », depuis 2012 à aujourd’hui, le gouvernement fédéral de Peña Nieto et celui de la ville de Mexico ont déclenché une véritable persécution contre les mouvements sociaux, en particulier contre les mouvements anarchistes. À ce jour quinze compagnon-e-s anarchistes se trouvent incarcéré-e-s pour avoir participé à des manifestations, piquets de protestation, actions, etc. Certains ont été condamnés à plus de cinq ans de prison ferme, comme Mario González.

Le 18 janvier dernier, trois autres personnes ont été incarcérées, accusées d’une attaque aux cocktails Molotov sur le Ministère de la Communication et des Transports et contre un concessionnaire Nissan.

En solidarité avec tous les compagnon-ne-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico, nous organisons une soirée café – bouffe et projection des vidéos (sur le 1er décembre 2012, en hommage à notre compagnon Kuykendall assassiné par la police mexicaine, et sur les arrestations du 2 octobre 2013)

L’argent recueilli lors de cette soirée sera versé à la Croix Noire anarchiste de Mexico et servira à la solidarité avec les anarchistes incarcéré-e-s (mandats, etc.).

Venez nombreux et nombreuses en solidarité avec : Mario González, José Alejandro Bautista Peña, Abraham Cortez Ávila, Víctor Efrén Espinoza Calixto, José Daniel Palacios Cruz, Ilia Daniel Infante Trejo, Miguel Adrián Gutiérrez, Salvador Reyes Martínez, Iribar Ibinarriaga Ramírez, Luna Flores, Isabel de la Madrid Flores, Luis Fernando Bárcenas, Carlos López Martin, Fallon Poisson et Amélie Pelletier.

Pour tous et toutes nous exigeons la liberté !!!

Ici en bas, quand la rage inonde notre cœur, nous ne nous fatiguons pas, nous ne nous rendons pas !

À bas les murs de toutes les prisons !

Les Trois Passants (Libérons-Les !)

Le Transfo c’est 4 bâtiments squattés depuis novembre 2012, dont 3 sont dédiés à des activités collectives inscrites dans la lutte. Le Transfo c’est aussi un lieu expulsable et donc à défendre, car les propriétaires, EDF, en demandent l’expulsion.

tract 

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.