A nuestros compañeros y compañeras presos de la Otra Campaña,
A los familiares y amigos de los compañeros y compañeras presos,
A los compañeros y compañeras de la Otra,
A los compañeros y compañeras de la Red Contra la Represión y por la
Solidaridad,
Al pueblo de México en pie de lucha.
Desde Europa exigimos la liberación del compañero anarquista Victor
Herrera Govea y condenamos la brutal represión desatada el dos de octubre
de 2009 durante la marcha conmemorativa de la masacre de 1968 en
Tlatelolco, donde Víctor fue brutalmente golpeado por los granaderos, fue
detenido ilegal y violentamente por más de 8 judiciales y acusado de
delitos fabricados.
Con tristeza hemos visto como las cárceles mexicanas se llenan de presos,
como la impunidad gana terreno y como se ha criminalizado la lucha y la
protesta social de una manera verdaderamente preocupante, al mismo tiempo
la solidaridad con nuestros compañeros y compañeras presos se ha vuelto
una de nuestras preocupaciones principales para los colectivos y
organizaciones de solidaridad Europeas.
En vísperas dela declaración de Victor el día 11 de febrero y en un momento
decisivo para que obtenga su libertad manifestamos que:
Víctor Herrera Govea sea liberado ante la falta de pruebas inmediatamente.
Libertad para los compañeros anarquistas Emmanuel Hernández Hernández, Carlos Orozco, Fermín Gómez y Abraham López Martínez
Libertad a los presos de Chiapas, Campeche, Guerrero, Estado de México y Oaxaca.
Libertad a los presos y presas por luchar.
Cese a la represión y a la criminalización de la protesta social.
Al compañero Victor Herrera Govea, a nuestros compañeras y compañeros presos, les mandamos un saludo solidario y les decimos que no están solos y que aunque lejos estamos de ustedes, si nos tocan a uno, nos tocan a todos.
En solidaridad
Colectivo ALANA (Solidaridad, Resistencia, Dignidad)-Grecia
Confederación General del Trabajo (CGT) Estado español.
Grupo Les trois passants -Francia
La Plataforma de Solidaridad con Chiapas de Madrid
Union Mexicana Suiza (UMES) de Zurich, Suiza
http://vsencapsulamiento.wordpress.com/category/acervo/
Victor Herrera Govea est adhérent de l’Autre Campagne, il fait parti du groupe « Gritos de Rabia Callejera » « Cri de Rage de la rue ». Il a participé au piquet de protestation devant la prison de Molinos de las Flores pour soutenir les prisonniers d’Atenco. Il est aussi membre d’un projet d’agriculture urbaine, pour l’auto-suffisance alimentaire pour l’auto-gestion en général.
Voici le témoignage de Victor :
Il s’agit d’une arrestation arbitraire. En sortant de la manifestation commémorant les 41 ans du massacre des étudiants par les militaires de Gustavo Diaz Ordaz qui venait de la Place des 3 cultures.
Ils ont positionner quatre haies de CRS au milieu des manifestants. Nous avons été encerclé de manière violente vers l’esplanade de l’immeuble. Nous avons été agressé par toutes les lignes de CRS. Pendant que nous reculions j’ai essayé de sortir un compagnon d’une masse de CRS qui était en train de le frapper au visage. Plusieurs policiers m’ont alors attrapé et ont commencé à me frapper.
Après cela ils m’ont emmené à l’aide de beaucoup de policier, je n’ai pu les conter, mais ils étaient environs 45. Ils me disaient “On va niker ta mère” plus de 5 fois pendant qu’ils me piétinaient les bras et le dos. Ils m’ont pris par la tête et l’un d’entre eux a dit : “ frappe-le à la bouche”. J’ai caché ma tête dans mes bras un moment, mais ils m’ont fait une clé de bras, puis de fut plus de coups de poing au niveau de la bouche et du nez. A la fin ils m’ont emmené attaché avec d’autre compagnons. Un des CRS en me désignant à dit : “ Celui-là On le retabasse”. Quand une personne avec une camera est arrivée et a dit “ Non, vous ne pouvez plus le toucher à nouveau, on a déjà enregistré toute les preuves”
Au final seul un policier m’emmenait par le bras. J’ai pu me libérer et j’ai continué à marcher jusqu’au Zocalo. En revenant de la marche, entre deux jardinières il y avait une opération de la police judiciaire. Passant à moins d’un mettre d’eux, du sang à coulé de mon visage, Ce qui a entrainé l’agression d’un policier contre moi. Au début il voulait me bruler le visage avec sa cigarette, tout de suite l’ensemble des agents viennent sur moi et plonge ma tête dans une jardinière et me frappe à la nuque. Puis en traversant l’avenue j’ai vu qu’ils emmenaient de la même façon violente un mineur. Ils nous ont fait monté dans une Stratus noir et nous avons été mis a disposition de l’agence Numero 50 du Ministère Publique. Où nous avons passé quasiment deux jours. Les délits que l’on nous attribut on été fabriqués. Moi et 3 autres compagnons nous sommes accusés de ‘Vol en bandes aggravés” et de “dommage à la propriété privée”. Puis il nous ont transféré à la Prison Sud.
Contact:
presos2deoctubre@hotmail.com
libertadavictor@gmail.com


