Semaine de lutte mondiale pour la libération des prisonniers tsotsils.

Posté dans Uncategorized le 16 mai 2012 par liberonsles

Une semaine de lutte pour la libération de Patishtán et Sántiz se prépare.

Diverses ONG soulignent qu’il s’agit de prisonniers politiques tsotsils.

Des organisations de l’Autre Campagne réaliseront prochainement la Semaine de lutte mondiale pour la liberté d’Alberto Patishtán Gómez et de Francisco Sántiz López : pour briser les murs du cachot.

Le professeur tsotsil Alberto Patishtán Gómez est un prisonnier de conscience très important, enfermé depuis 12 ans derrière les barreaux, il a été transféré à la prison fédérale de Guasave dans l’Etat de Sinaloa au mois d’octobre dernier, en raison de sa participation à la grève de la faim menée pour réclamer sa liberté ainsi que celle d’une dizaine d’autres prisonniers indigènes au Chiapas.

Sántiz López est un petit commerçant tzeltal, base d’appui de l’EZLN depuis 20 ans, il a été enfermé en février dernier dans la prison de San Cristóbal, accusé de délits qu’il n’a pas commis.

Dans les deux cas, les avocats indépendants, les organismes de droits de l’homme et les autorités autonomes zapatistes ont confirmé l’innocence des indigènes. Tous soulignent qu’il s’agit des prisonniers politiques et accusent le gouvernement de Juan Sabines Guerrero de les maintenir en prison pour des raisons politiques, afin de protéger les groupes paramilitaires qui sont intervenus dans le passé dans la municipalité El Bosque, et ceux qui interviennent à présent à Tenejapa.

A l’occasion des 41 ans de Patishtán, le Mouvement pour la Justice des Quartiers, de l’Autre Campagne à New York – a annoncé que les journées pour la  liberté des deux compagnons emprisonnés auraient lieu du 15 mai au 22 mai : Ici de l’autre côté, nous sommes vivement préoccupés face au constat des emprisonnements injustes de Patishtán Gómez et de Sántiz López. Les luttes dignes de nos compagnons, suscitent la réflexion et la révolte face à un système politique et juridique qui n’a rien à voir avec la justice et les droits.

Solidarité internationale

Lors des mobilisations populaires récentes en Espagne, en France et lors des occupations de Wall Street, les deux prisonniers emblématiques du Chiapas ont reçu de nombreux témoignages de solidarité, de même que leurs compagnons des organisations de la Voix de l’Amate et des Solidaires de la Voix de l’Amate, qui, également enfermés, continuent à dénoncer les mauvais traitements et l’absence d’attention médicale dans les Centres de Ré-insertion Sociale des Condamnés (Cerss) de San Cristóbal et de l’Amate. En particulier pour ce qui concerne Rosario Díaz Méndez.

Le mouvement new-yorkais souligne : “ils cherchent à effacer le visage de nos compagnons pour qu’ils cessent d’être visibles; à effacer leurs mots pour qu’ils ne soient pas écoutés; à effacer leur liberté physique pour qu’ils ne luttent plus. Il est plus facile d’enfermer dans un cachot un corps qui n’a pas de visage, qui ne fait pas de bruit, qui n’a pas de vie. Le système carcéral fait partie de la politique raciste du système capitaliste mondial. Tant au Mexique, qu’aux États-Unis, les prisons se remplissent presque exclusivement de ceux d’en-bas – des femmes et des hommes indigènes, migrants, noirs, pauvres, sud-américains -, sachant que les seuls à pouvoir bénéficier de toute cette misère sont les véritables criminels : les compagnies multinationales et leurs serviteurs politiques”.

Depuis le début du mois de février, Sántiz López est emprisonné, accusé à tort d’avoir dirigé un affrontement à Banavil (municipalité de Tenejapa), affrontement qui a provoqué la mort d’un priíste – le communiqué poursuit: «La composante raciste et politique est évidente, puisque comme l’explique l’Assemblée du Bon Gouvernement d’Oventic : «la fabrication de délits contre notre compagnon vient du palais présidentiel dans le but de détruire la résistance des communautés zapatistes; ils essaient d’empêcher à tout prix la construction de l’autonomie des peuples originaires».

Le 22 mars dernier, alors que le compagnon Santiz était sur le point d’être acquitté, on l’a accusé d’un autre faux délit pour empêcher sa sortie de prison et pour le garder comme otage politique, puisqu’il est confirmé, d’après quelques témoins disposés à témoigner, qu’il n’était même pas sur le lieu des faits. Une enquête faite par le Frayba a déjà permis d’identifier les responsables du meurtre à Banavil, sans aucune suite.

«Le conflit de Banavil a aussi provoqué : la disparition forcée d’Alonso López Luna (dont seul un bras mutilé a été retrouvé) ; le manque d’assistance médicale urgente à Lorenzo López Girón (fils d’Alonso López Luna) ; et le déplacement de quatre familles sympathisantes zapatistes. Évidemment, les autorités fédérales et étatiques font la sourde oreille uniquement par convenance, pour protéger leurs groupes de choc. Il est indispensable de soutenir et de faire pression pour obtenir la liberté du compagnon Francisco Sántiz et la résolution du conflit à Banavil”.

Source: http://www.jornada.unam.mx/2012/04/22/politica/021n1pol

Participez à Campagne de signatures pour la libération de Francisco Sántiz López, base d’appui de l’EZLN

Campagne de signatures ici https://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-zapatistes/


Rencontre contre l’emprisonnement politique au Mexique

Posté dans Uncategorized le 2 mai 2012 par liberonsles

Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité (RvsR) convoque à la rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la libération d’Alberto Patishtan le 12 et 13 mai 2012.

Au Cideci- Unitierra, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas

Le prisonnier politique Alberto Patishtán Gómez est un indigène tsotsil, il a été condamné à 60 ans de prison, cela fait presque 12 ans qu’il a été kidnappé par les autorités mexicaines. Il est membre de l’organisation des prisonniers La Voix de l’Amate et il a été transféré dans une prison de haute sécurité à Guasave dans l’État de Sinaloa depuis le 20 octobre 2011. Il a été transféré de manière arbitraire alors qu’il était en jeûne et en grève de la faim avec ses compagnons de lutte au Chiapas.

Pour cette raison, nous pensons qu’Alberto représente une figure emblématique dans la lutte contre l’injustice dans les prisons, mais il y a beaucoup d’autres cas de répression politique dans le pays que nous voulons rendre visibles par cette rencontre. Nous pensons que le professeur Alberto Patishtán pourrait être le cas paradigmatique qui reflète l’injustice au Mexique et autour duquel un réseau de lutte et de mobilisation nationale et internationale se construit.

Nous lançons un appel aux organisations civiles et sociales, aux collectifs et aux personnes à participer à cette rencontre pour faire connaissance et échanger les expériences de lutte pour la libération des prisonniers et prisonnières politiques, afin de construire un calendrier de lutte nationale pour la libération et le retour au Chiapas d’Alberto Patishtán Gómez, ainsi que pour mettre en contact les différentes campagnes et mobilisations qui se déroulent dans le pays pour la libération des nos prisonniers et prisonnières.

Programme :

le 12 mai : Présentation de divers acteurs sociaux qui luttent au Mexique pour la liberté des prisonniers et prisonnières et contre la prison. Un récit des expériences locales pour partager et pour construire un diagnostic collectif à partir du mouvement social. Cette journée est ouverte au public.

Le 13 mai : Tables de travail avec thématiques définies, pour partager des expériences et pour construire un “Calendrier de lutte contre la prison politique et pour la liberté d’Alberto Patishtán”. Cette journée là se déroulera en interne et pourront seulement participer les organisations et personnes adhérentes à l’Autre Campagne ou d’autres organisations sympathisantes qui s’inscriront à temps avant la rencontre.

CONTRE LE SPOLIATION  ET LA RÉPRESSION : LA SOLIDARITÉ!

Réseau Contre la Répression et pour la Solidarité

Pour plus d’information sur cette rencontre, cliquez ici https://liberonsles.wordpress.com/rencontre-contre-lemprisonnement-politique-au-mexique/

San Salvador Atenco 6 ans après…

Posté dans Uncategorized le 9 mai 2012 par liberonsles

À Atenco: Nous pouvons réparer ce qui est cassé uniquement si nous continuons à nous organiser

 Italia Méndez*

“Plan d’une extermination : écraser l’herbe, arracher depuis la racine jusqu’à la dernière plante vivante, arroser la terre avec du sel. Après, tuer la mémoire de l’herbe. Pour coloniser les consciences, pour les supprimer ; pour les supprimer, les vider du passé. Annihiler tout témoignage qui rappelle que dans la contrée il y a eu quelque chose de plus que du silence, des prisons et des tombes. Il est interdit de s’en souvenir… “
Eduardo Galeano

México. En 2002, avec la solidarité d’organisations et de collectifs, le Front des Villages en Défense de la Terre (FPDT) a réussi à arrêter le projet économique le plus ambitieux du mandat de Vicente Fox Quesada, alors président du Mexique : la construction du nouvel aéroport international de Mexico qui s’épandait sur 4.550 hectares de terres de culture expropriées par le gouvernement fédéral au terrain communal de San Salvador Atenco, avec une indemnisation de sept pesos (moins d’un euro) par mètre carré.

La lutte des paysans du FPDT est devenue un exemple d’organisation et, surtout, de victoire ; la légitimité de sa lutte, la capacité d’organisation et la solidarité nationale et internationale ont été les éléments clefs qui ont permis d’arrêter non seulement l’État et toutes ses machines, mais aussi le capital, se traduisant par des centaines d’entreprises qui se frottaient les mains en espérant obtenir de grands bénéfices en pillant des biens communaux.

En 2006, naît l’Autre Campagne, un mouvement national qui rassemble des milliers de personnes adhérentes à la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale. Dans toute la géographie du pays elle émerge comme une proposition organisationnelle qui se confronte aux campagnes politiques des candidats à la logique électorale, elle se dresse provocante et dangereuse pour le pouvoir.

C’est dans ce contexte que le 3 et 4 mai 2006, le terrorisme d’Etat s’est abattu à Texcoco et à San Salvador Atenco. Par la répression politique, le pouvoir a décidé de mettre fin au cheminement de l’Autre Campagne par le sang et la prison. Tout a commencé par un conflit ciblé entre de petits producteurs de fleurs et de légumes et les autorités municipales de Texcoco, qui niait leur juste droit de travailler par la commercialisation de leurs productions sur la voix publique. Le FPDT, toujours solidaire avec d’autres luttes, accompagnait les producteurs et jouait le rôle d’interlocuteur.

Le solde répressif : Javier Cortés Santiago et Alexis Benhumea assassinés par la police, 207 personnes torturées et emprisonnées, des centaines de perquisitions, cinq personnes d’autres pays – survivantes de la répression – expulsées du pays, la persécution politique et judiciaire des membres du FPDT, l’utilisation de la torture sexuelle contre nous, les femmes détenues. La classe politique dans sa totalité a légitimé les faits de diverses manières, il y a eu des applaudissements stridents et des silences complices.

La répression politique a des buts très concrets qui peuvent expressément se traduire par la désarticulation, par la terreur, de toute organisation qui suppose une opposition aux intérêts de l’État et au pouvoir économique. L’objectif principal consiste à empêcher les personnes d’identifier les raisons que la répression poursuit, afin d’annuler la capacité de défense et de confrontation.

L’utilisation de la torture sexuelle est un outil de contrôle social si puissant que non seulement il affecte d’une manière directe les femmes survivantes, mais aussi représente un impact chez la famille, les collectifs ou les organisations et, naturellement, dans la société. Depuis l’opération policière à Atenco, l’État a nié qu’il y a eu des femmes torturées sexuellement. Face à des preuves irréfutables, il a insisté en déclarant que ce qui était arrivé aux femmes sur le parcours vers la prison de Santiaguito, à Toluca, État du Mexico, était le fait d’actes isolés, accomplis par une paire de policiers qui étaient nerveux et qui ont agi de leur propre chef. Alors que l’usage de ce mécanisme contre les femmes a été employé pendant les deux jours de répression.

La préméditation, l’intentionnalité et l’impunité nous montrent que l’utilisation de cet outil est mise en pratique à des moments très concrets, en cherchant à soumettre l’”ennemi” par l’envoi d’un message brutal à travers le corps des femmes. Les axes principaux de cet instrument sont de générer de la culpabilité, de la stigmatisation et de la peur.

Dans notre expérience, l’appui mutuel nous a permis d’éventrer les buts et les axes de la torture sexuelle. Pendant que nous avons été toutes ensemble dans la prison de Santiaguito, plusieurs de entre nous avons décidé d’écrire nos témoignages. Nous avons choisi de transformer la culpabilité et la honte en responsabilité et de mettre en évidence les responsables. La revendication de nos corps, de nos visages et de nos noms nous a permis de casser le silence. Nous savions que cela ne suffirait pas, mais c’étaient nos premiers pas dans un chemin si long et sinueux qui pourrait seulement être parcouru collectivement.

Le rôle de la dénonciation sociale, tant en 2006 qu’aujourd’hui, a été fondamental. Lorsque nous étions isolées, c’étaient des morceaux de papier nos moyens de communication, des centaines de voix ont été le haut-parleur de nos paroles, les récits d’horreur sont devenus une valeur réparatrice : l’innommable, l’inénarrable s’écoutait à haute voix, peu à peu on dissipait le tabou qui suppose de parler de quelque chose de si intime. La honte disparaissait. Nous refusons le rôle que les responsables nous désignaient et nous avons géré la culpabilité et la peur à travers un accompagnement psychologique et d’un travail collectif.

Face à la répression, d’innombrables mobilisations de protestations ont été réalisées, et des efforts organisationnels se sont concentrés pour la libération de prisonnières et de prisonniers. La peur coûtait des forces et beaucoup de personnes se sont éloignées de la participation politique, quelques groupes étaient désarticulés, le tissu social se déchirait. Le message avait été envoyé : intimider la société à travers le châtiment exemplaire de ceux et celles qui luttent, renforcé en cela par l’implantation de l’impunité, la dilution de la responsabilité des responsables, et l’imposition de l’idée que “rien ne peut être fait face au pouvoir de l’État”.

Découvrir les portées de la répression a été réellement dévastateur. Comment recomposer le tissu social ? Comment combattre la peur ? Comment nous reconstruire ?

Certaines d’entre nous parions sur l’effort de rendre visible les outils de contrôle social de l’État et de promouvoir les discussions autour de cette problématique. Dans ce sens, nous avons lancé depuis l’été de 2008 “Une campagne contre la répression politique et la torture sexuelle”, en cheminant main dans la main avec des organisations et des collectifs qui ouvraient leurs espaces à ces réflexions, pour essayer d’éventrer les effets qu’ils ont expérimentés de façon individuelle et collective.

Redimensionner les mécanismes répressifs nous permet de se placer dans un rôle actif et avec la capacité de leur faire face sans abandonner nos luttes et nos idéaux.

Les mécanismes répressifs sont configurés selon des stratégies définies selon les effets que l’on cherche à provoquer dans la population, les organisations et les individus. Lesdits mécanismes ne sont pas furtifs et encore moins faits au hasard. La répression à San Salvador Atenco n’a pas eu lieu par hasard : transformer une référence d’organisation, de résistance et de victoire, en mort, torture et prison, met en évidence, l’intérêt du Pouvoir de déformer notre perception, d’arrêter à tout prix l’Autre Campagne et de tatouer dans notre peau le message de la défaite.

Après six ans de résistance nous continuons à construire la mémoire collectivement, en cherchant une réparation non seulement de nous-mêmes, mais aussi du tissu social, des organisations et des collectifs qui nous accompagnent et en cherchant une justice, mais pas uniquement par la juridictionnalisation de notre cas à travers des instruments internationaux, puisque nous savons qu’à travers les institutions il n’y aura pas de justice. Nous pouvons réparer ce qui est cassé uniquement si nous continuons à nous organiser, en luttant pour l’autonomie et la liberté.

Aujourd’hui, comme il y a six ans, les hommes politiques lancent leurs campagnes électorales pleines de mensonges et de simulations. Aujourd’hui, comme il y a six ans, nous insistons : notre lutte ne se borne pas aux formes politiques d’en haut, nous continuons notre chemin sans nous contenter du « moins pire ». L’idéal de liberté ne s’efface pas, malgré la répression, nous sommes toujours debout.

Source en espagnol: http://abajolosmuros.jimdo.com/2012/05/07/en-atenco-s%C3%B3lo-podemos-reparar-lo-roto-si-continuamos-organiz%C3%A1ndonos/

Pour voir la Chronologie des faits et l’exposition : ATENCO…Que s’est-il passé?
Cliquez ici : http://liberonsles.wordpress.com/les-prisonniers-datenco/

*Agée de 27 ans, Bárbara Italia Méndez a été arrêtée le 4 mai 2006 au matin dans une maison de San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico, où elle s’était réfugiée pour échapper à la police. Elle s’était rendue de Mexico à San Salvador Atenco après avoir appris qu’un mineur avait été tué et que des manifestations et des affrontements avec la police avaient eu lieu.

Selon son témoignage, des membres de la Policía Federal Preventiva (PFP, Police fédérale préventive) ont fait irruption dans la maison et l’ont arrêtée sans aucune explication. Les policiers lui ont tiré les cheveux, l’ont obligée à s’accroupir et l’ont rouée de coups ; elle a été blessée à la tête et présentait de multiples contusions. Son chemisier remonté sur la tête, elle a été ensuite contrainte de monter dans un véhicule de la police et de s’allonger sur d’autres détenus. Pendant le trajet jusqu’à la prison de Santiaguito près de Toluca, dans l’État de Mexico, elle a dû enlever ses vêtements, a été passée à tabac, menacée, a subi des agressions sexuelles et été violée à l’aide de différents objets par des membres de la police de l’État sous les encouragements de leurs collègues.

Voir aussi le rapport : MEXIQUE. Craintes pour la sécurité de Bárbara Italia Méndez, ici: http://www.amnestyinternational.be/doc/agir-2099/nos-campagnes/violences-contre-les-femmes-649/actions-archives/article/mexique-craintes-pour-la-securite

J’exige ma libération immédiate …

Posté dans Uncategorized le 6 mars 2012 par liberonsles

Dénonciation d’Alberto Patishtán suite à son transfert de prison

Prisonnier politique de la “Voz del Amate” Alberto Patishtan Gómez, adhérent à l’Autre Campagne de l’EZLN. Incarcéré dans le Cefereso no. 8 à Guasave Sinaloa.

Les morts d’innocents, les disparitions et les emprisonnements injustes au Mexique ne cessent pas. Actuellement, nous voyons seulement les indices manifestes de violations des droits de l’homme commises par les autorités fédérales et étatiques. Malheureusement, le plus triste, le plus cruel et le plus inhumain est quand les droits d’un prisonnier innocent et malade sont bafoués.

Mon transfert violent de prison a été réalisé le 20 octobre 2011. Actuellement, après 3 mois et plusieurs jours dans la prison de Guasave, le médecin du centre et les autorités ont complètement ignoré ma maladie ainsi que mon traitement. Donc ma situation est critique et si suite à cette situation fatale, je perds la vue, j’en rendrais responsables les autorités fédérales. C’est pour cela que je demande, j’exige des autorités qu’elles s’impliquent dans cette affaire.

D’autre part, j’exige du président de la république Felipe Calderon Hinojosa ma libération immédiate et inconditionnelle ainsi que celle de tous les solidaires de la “Voz del Amate” qui ont été également injustement incarcères.

Lire la suite http://liberonsles.wordpress.com/infos-et-communiques/

Qu’est-ce-que « la voix de l’Amate » ?

http://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-de-la-voix-de-lamate-chiapas/

 

Posté dans Uncategorized le 14 février 2012 par liberonsles

La répression à l’encontre des mouvements sociaux au Mexique a une longue histoire, qui ne date pas des gouvernements PANistes, mais le phénomène dont nous sommes témoins avec cette administration, est celui de la légitimation de la criminalisation de la dissidence à travers des réformes judiciaires qui ont pour prétexte la lutte contre la délinquance. Ils établissent un cadre légal pour emprisonner et frapper le mouvement social…

La stratégie utilisée par le gouvernement contre les militants/activistes sociaux consiste en la fabrication d’accusations fédérales contre eux, telles que “obstruction des voix de communication”, “destruction de biens fédéraux” ou “séquestration aggravée”, afin que dans leur dossier n’apparaissent pas tel quel des accusations politiques. Cette stratégie a permis, autant à Vicente Fox qu’à Felipe Calderón, de déclarer à plusieurs reprises qu’au Mexique, il n’y a pas de “prisonniers politiques”…

Le 2 octobre 2008 a été présentée la première partie d’un rapport élaboré par les compañeras Gloria Arenas Agis et Eugenia Gutiérrez qui s’intitule “Le Chemin de la répression. Notes pour une histoire de la persécution politique au Mexique“. Cette première partie dont le titre est “La prison politique” contient un texte d’analyse accompagné du recensement de 3507 cas d’emprisonnement politique durant ces 18 dernières années.

Vous trouverez un résumé de ce rapport en français et une analyse à propos de l’Autre Campagne dans le cadre de la lutte pour la  libération des prisonnières et des prisonniers (2006-2011) ici : http://liberonsles.wordpress.com/prison-politique/

Ils sont tous détenus pour avoir lutté.

Posté dans Archives, Campagnes, Chiapas, Loxichas, Oaxaca, Uncategorized le 2 novembre 2011 par liberonsles

Qui sont les prisonnier-es de l’Autre Campagne ? Cliquez ici

« Ils nous ignorent parce qu’on est indiens, parce qu’on parle tzotzil, parce qu’on n’a pas fait d’études. Et cela se reproduit jusque dans les communautés, puisque ceux qui ont de l’argent quittent la communauté et se rangent avec le gouvernement (…) le plus triste de ce qu’il voit en prison ce sont les gens qui ne veulent pas se défendre, ils ne parlent pas espagnol donc, comme ils ne peuvent pas s’exprimer, beaucoup se taisent. Mais d’autres font preuve de courage et gardent l’espoir de sortir un jour. » Alberto Pathistan Gómez, Chiapas.

“Ils m’ont arrêtée arbitrairement le 10 Mai 2007 avec mon époux Alfredo. Ils nous ont accusés d’un délit que nous n’avons pas commis. Nous avons souffert de traitements inhumains tels que la torture physique, psychologique et des menaces de mort” (…)”Le plus triste de tout cela, c’est que j’étais enceinte de quatre mois et à cause de la torture dont j’ai souffert, mon fils est né malade avec une paralysie cérébrale et il est comme mort, mais en vie. C’est pour cela que je suis en jeûne et en prière pour un temps indéfini à cause de l’injustice que je vis, condamnée à 27 ans et 6 mois de prison”. Rosa López Díaz

Voir aussi Pathistan et Rosa Lopez sur Qu’est-ce-que « la voix de l’Amate » ? http://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-de-la-voix-de-lamate-chiapas/

« Mon cas n’a pas été le seul. L’État, par la séquestration et par la torture, a obligé plus d’une centaine d’indigènes zapotèques de la région de Loxicha à avouer des délits qu’ils n’ont jamais commis, ils ont été obligés de signer et de donner leurs empreintes digitales sur des feuilles blanches pour leur fabriquer des délits ». Alvaro Sebastián Ramírez de Loxicha -Oaxaca

Où ils se trouvent les prisonnier-e-s de l’Autre Campagne?

Voir l’exposition prisonnier-e-s de l’Autre Campagne ici

Campagne pour la liberation d’Alvaro Sebastián Ramírez

Posté dans Actions, Campagnes, Loxichas, Oaxaca, Uncategorized le 2 août 2011 par liberonsles

Álvaro Sebastián Ramírez, âgé de 52 ans, est indigène zapotèque et adhérent à l’Autre Campagne, il est originaire de la communauté indigène de Llano Maguey, municipalité de San Agustín Loxicha, district de Pochutla, État d’Oaxaca. Alvaro était  engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général, il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement, il a toujours défendu la forme traditionnelle de gouvernement des Zapotèques, qui refuse l’ingérence des partis politiques. Le 15 décembre 2010 cela fait 13 ans qu’Alvaro Sebastian a été arrête, séquestre et torturé.

Il a été condamné à 29 ans de prison pour homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Délits fabriques de toute pièce et qu’il n’a jamais commis.

Le 6 octobre 2010, une demande d’habeas corpus a été interposée au tribunal siégeant dans l’Etat d’Oaxaca. Au Mexique l’habeas corpus est le dernier recours juridique possible pour obtenir la libération d’Álvaro Sebastián Ramírez.

Pour cette raison « La voix des zapoteques xiches en prison », lance la Campagne nationale et internationale pour la liberté d’Alvaro.

Qui est Alvaro Sebastián Ramírez?/ VIDEO de la Campagne 

Qui sont les prisonniers de Loxicha?  Cliquez ici

Site officiel de La voix des zapoteques xiches en prison ici

Campagne pour la liberation des prisonniers de la “Voix de l’Amate” Chiapas.

Posté dans Chiapas, Communiqués, Uncategorized le 1 août 2011 par liberonsles

La voix de l’Amate est une organisation de prisonniers appartenant à l’Autre Campagne, créée en 2006 pour dénoncer le fonctionnement arbitraire du système judiciaire mexicain.

La voix de L’Amate et les solidaires de la voix de L’Amate, nous exprimons que dans cette prison la majorité des détenus, presque 95 %,sommes indigènes et venons surtout de la zone haute du Chiapas, qu’auparavant nous vivions relativement bien ensemble, entre indigènes, sans avoir beaucoup de violations de nos droits humains, mais depuis l’arrivée du directeur de la prison David Montero Montero  il y a quatre mois, peu à peu nos droits de détenus ont été violentés.

Il faut mentionner que cette prison est toujours surpeuplée, de 8 à 10 prisonniers vivent par cellule de 3m x 3m et sous la menace constante des opérations du Groupe Loup (Grupo lobo), groupe spécialisé pour la répression dans les prisons.

Finalement la population des prisonniers remercie tous les défenseurs /euses de droits humains, les organisations indépendantes nationales et internationales et les médias qui se sont joints à cette cause afin d’exiger le respect de nos droits en tant que prisonniers.

La voix de l’Amate, prison n°5 de San Cristobal de las Casas, Chiapas.

Qu’est-ce-que « la voix de l’Amate » ?  cliquez ici

Ecoutez la Mini-Emission 2
Les prisonierEs de l’Etat du Chiapas (“Voix de l’Amate”) ici


Campagne pour la liberation d’Alberto Patíshtan Gómez et Máximo Mojica

Posté dans Actions, Campagnes, Chiapas, Uncategorized le 1 août 2011 par liberonsles

Les professeurs Máximo Mojica Delgado et Alberto Patíshtan Gómez doivent être avec leurs élèves dans leurs salles de classe et non dans les prisons du gouvernement.

Nos compagnons professeurs Alberto Patishtán Gómez, prisonnier de l’État du Chiapas, membre du groupe de défense des droits humains «la voix du Peuple» et Máximo Mojica Delgado, enfermé dans la prison de Tecpan de Galeana, dans l’État de Guerrero. Tous les deux sont enfermés en prison à cause de la répression des trois niveaux de gouvernement qui ont décidé de les laisser en prison à cause de leur militantisme politique au sein de «L’Autre Campagne»

Campagne internationale ( Lettre de solidarité à signer) cliquez ici

Qui est Alberto Patishtán Gómez? cliquez ici

Qui est Máximo Mojica Delgado? cliquez ici

Audio sur les prisonniers du Guerrero et du Chiapas

Article sur la grève de la faim générale dans la prison n° 5 de San Cristóbal de las Casas, Chiapas.

Posté dans Uncategorized le 28 juin 2011 par liberonsles

Dans cet article les compagnons prisonniers politiques nous racontent comment s’est déroulée la grève de la faim générale dans la prison n° 5 de San Cristóbal,  celle-ci a impliqué 580 prisonniers et a permis d’obtenir le départ immédiat du directeur répressif de cette prison: David Montero Montero.

Il faut mentionner que cette prison est toujours surpeuplée, de 8 à 10 prisonniers vivent par cellule de 3m x 3m et sous la menace constante des opérations du Groupe Loup (Grupo lobo), groupe spécialisé pour la répression dans les prisons.

La situation avant et après la grève de la faim générale.

Par ce communiqué, la voix de L’Amate et les solidaires de la voix de L’Amate, nous exprimons que dans cette prison la majorité des détenus, presque 95 %,sommes indigènes et venons surtout de la zone haute du Chiapas, qu’auparavant nous vivions relativement bien ensemble, entre indigènes, sans avoir beaucoup de violations de nos droits humains, mais depuis l’arrivée du directeur de la prison David Montero Montero  il y a quatre mois, peu à peu nos droits de détenus ont été violentés.

Comme la mauvaise alimentation qu’ils nous donnent, en grande partie malsaine, pourrie ou périmée : la consommation de ces aliments a provoqué beaucoup de maladies intestinales, comme la diarrhée, la gastrite, des douleurs au ventre, entre autres. Ensuite nous allons voir le médecin pour demander des médicaments pour soigner ces maladies et ils nous disent qu’il n’y a pas de médicaments.

Le directeur, précédemment cité, a commencé à interdire les visites familiales de nos oncles, tantes, cousins, cousines, beaux-frères, belles-sœurs, beaux-pères et belles-mères, les mardis et jeudis, jours des visites familiales.

Tout détenu qui se rend d’une zone à l’autre pour un quelconque besoin personnel, est par ordre du sous-secrétaire et du directeur, menotté pour pouvoir passer les différentes zones, mais il y a quelques compagnons qui vont à l’infirmerie pour recevoir des injections de médicaments qu’eux-mêmes ont achetés, et les infirmières nous font les injections avec les mains menottées sans pouvoir baisser ou lever nos vêtements.

Le 25 mai 2011 aux environs de 16H20, les éléments du « groupe loup » ont réalisé une fouille surprise dans nos cellules et dans les chambres  individuelles,ils ont ensuite commencé à emporter les appareils électroménagers, C.Ds, D.V.Ds, des films et ils ont même volé de l’argent que plusieurs prisonniers avaient laissé dans leur chambre, et tous ces appareils que nous avions nous servaient beaucoup, autant pour nous distraire que pour notre éveil personnel et notre réadaptation durant notre enfermement.

Le 26 mai le directeur de la prison a ordonné à son geôlier de nous dire que tous les détenus qui avaient eu un appareil confisqué devaient faire un courrier au sous-secrétaire corrompu des sanctions pénales. Plus tard le directeur a dit : les propriétaires de chaque appareil doivent fournir les factures des appareils, ceux qui n’ont pas de factures perdront complètement leurs appareils … mais, la majorité des appareils  électroménagers ont été achetés à l’intérieur de la prison à d’autres prisonniers, à cause de tout cela, la population de prisonniers s’est énervée.

De nouveau le 7 juin à 6H45 du matin a eu lieu une autre fouille surprise du « groupe loup » accompagné de ses chefs, le sous-secrétaire Gustavo Francisco Ferreira Jiménez et le directeur de cette prison. D’abord ils ont procédé à la fouille des cellules et après ils ont commencé à dévaliser les chambres sans se soucier du prix des matériels, parce que les chambres avaient des macrocel qui nous ont beaucoup servi à nous protéger du froid et des maladies dues au climat et la population a été incommodée par ces types de violations et d’humiliations envers nos humbles personnes en tant que détenus.

Le 8 juin 2011 à peu près vers 10H30 du matin, le directeur de la prison a convoqué les prisonniers à une réunion où il a dit que tous les visiteurs n’auront plus le droit de passer à l’intérieur de la prison, encore moins à la salle à manger, il a dit qu’ils pourraient seulement rester dans la cour c’est à dire à l’extérieur. C’est à cause de ces abus que la population de prisonniers s’est énervée, parce que depuis de nombreuses années nous avons partagé des moments ensemble avec nos familles tranquillement dans cette prison.

Les prisonniers ont supporté pendant très longtemps les abus des mauvaises autorités pénitentiaires, mais les restrictions que nos familles et nous-mêmes subissions, nous on fait dire ça suffit ! C’est alors que la population est venue vers nous, en tant que voix de L’Amate et solidaires de la voix de L’Amate,pour voir ce nous pensions des abus commis. Nous leur avons demandé que ce qu’ils voulaient faire et ils ont dit qu’ils voulaient faire une grève de la faim, nous leur avons dit que nous attendions seulement que quelqu’un se décide. La population des prisonniers a dit qu’ils ne feraient rien  sans nous, et comme nous, la voix de L’Amate et les solidaires de la voix de L’Amate, avions déjà de l’expérience, nous leur avons dit de se mettre d’un seul coup en grève de la faim, et c’est ainsi qu’a été déclarée la grève de la faim générale.

A 9H30 du matin le 9 juin la population de prisonniers a demandé au Centre des Droits Humains FRAYBA d’être l’interlocuteur de ces actes, après une banderole qui disait “grève de la faim générale” a été mise en place, et le prisonnier politique Alberto Patishtán Gómez a été présent durant la grève ainsi que les solidaires de la voix de L’Amate, chacun participait à quelque chose, comme s’occuper de contrôler la population des prisonniers, de leur dire de ne pas s’agiter, certains de nous offrions des sucreries, entre autres. L’après-midi du 9 juin, un mandaté des droits de l’homme de l’Etat, nommé Pensamiento est arrivé, il est entré accompagné par le directeur et son geôlier ainsi qu’un commandant. Le mandaté a commencé à parler mais la population l’ignorait, et même quelques compagnons voulaient crier des slogans aux autorités mais les solidaires de la voix de l’Amate et la voix de l’Amate nous avons commencé à leur dire: non compagnons ne criez pas….Mais le compagnon Díaz Méndez de la voix de L’Amate et le compagnon Alfred López Jiménez solidaire de la voix de L’Amate, ont été menacés par le directeur en présence du supposé mandaté des droits humains de l’Etat, et même le mandaté a commencé à dire : que voulez-vous messieurs ? Parlons, dialoguons … mais il a vu que la population des prisonniers restait totalement muette, alors il a commencé à dire : messieurs regardez, ne vous laissez pas manipuler par 4 ou 5 personnes qui cherchent des intérêts personnels. Comme personne n’a répondu ils sont sortis, plus tard il est revenu accompagné d’un représentant du FRAYBA, là on a dit au mandaté des droits de l’homme de l’Etat que nous ne voulions pas parler avec lui, encore moins avec Ferreira. Cela a été le premier jour de la grève, la nuit est venue et nous sommes restés réveillés toute la nuit, veillant tout le temps.

Le 10 juin 2011
Nous avons de nouveau commencé à travailler, à parler à la population de prisonniers, à leur dire de ne pas désespérer, parce que d’une manière ou d’une autre nous allions obtenir nos demandes, tandis que le directeur commençait à crier dans le haut-parleur pour nous tenter et nous provoquer en nous offrant de la nourriture ; et lorsqu’à 13H40 les fonctionnaires du gouvernement sont arrivés pour dialoguer avec nous, nous avons exposé nos demandes pendant 50 minutes environ, de là ils sont partis en nous disant qu’ils allaient revenir 30 minutes plus tard le temps de parler à leurs chefs. Des heures ont passé, à 17H30, ils sont arrivés avec la réponse à nos demandes, mais la réponse était donnée seulement verbalement, nous l’avons expliquée à la population de prisonniers qui a été d’accord avec la réponse verbale faite à nos demandes, alors nous avons dit aux fonctionnaires du gouvernement que tout ce qu’ils avaient promis devait être mis en preuve écrite dans un compte rendu.

A 19h30 tous ensemble nous avons levé la grève de la faim générale.
Actuellement la population de prisonniers reste dans l’attente de l’accomplissement des accords écrits; à ce jour il y a eu quelques changements en matière d’alimentation, d’accès des visiteurs et la destitution du directeur. Pour l’instant nous en sommes là, et nous attendons la résolution des autres demandes.

Finalement la population des prisonniers remercie tous les défenseurs /euses de droits humains, les organisations indépendantes nationales et internationales et les médias qui se sont joints à cette cause afin d’exiger le respect de nos droits en tant que prisonniers.

FRATERNELLEMENT
Des prisonniers politiques de la voix de L’Amate et les solidaires de la voix de l’Amate
19 de juin 2011. Prison nº5 de San Cristóbal de las Casas, Chiapas.

(Qu’est-ce-que « la voix de l’Amate » ?)

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Ecoutez la Mini-Emission 2

Les prisonierEs de l’Etat du Chiapas (“Voix de l’Amate”) ici

Source en espagnol: no estamostodxs

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