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[Paris] Samedi 19 avril : Journée festive pour la libération des prisonnières-ers politiques

Posted in Actions, Campagnes on 17 avril 2014 by liberonsles

17avril semainePP concert 2014 Pour conclure la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnières-ers politiques, une grande journée festive est organisée le samedi 19 avril 2014 au CICP, 21ter rue Voltaire, Paris 11.

Nous vous y attendons nombreux !

Au programme dès 16h : Tables de presse / Théâtre / Bar et buffet de la solidarité

Et concert à partir de 18h Concert « Hip-hop for prisoners » avec :

Zimanbaz (rap Kurdistan)

Refugees of Rap (rap Palestine / Syrie)

Latypik (Reggae 93 indépendant)

Akye & Skalpel de Première Ligne (rap 93 indépendant)

Entrée : prix libre.

Programme détaillé de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Site Internet de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

PARIS: Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique.

Posted in Actions, Campagnes, Chiapas, Loxichas, Oaxaca, Ville de Mexico on 6 avril 2014 by liberonsles

semintpresmix

Dans le cadre de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e- s politiques 2014, nous vous invitons à la Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique.

En solidarité avec les compagnon-ne-s incarcéré-e-s au Mexique venez nombreux et nombreuses

Le mercredi 16 avril à 19h dans les locaux de la CNT
33 rue des Vignoles, Paris 20e
( métro Avron ou Buzenval ).

 Au programme : Projection d’une vidéo sur la situation du compagnon anarchiste Jorge Mario González García et d’une vidéo sur notre compagnon de la Sexta Álvaro Sebastián Ramírez « Luchar por la dignidad », présentée par le collectif Kamara-D.A. Repas Solidaire : Tacos végétariens- Boissons -Musique avec "Bato Loko & la Revolu-SoN".

Soirée organisée par Les Trois Passants (Libérons-Les !) avec le soutien du Secrétariat international de la CNT et du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL).

Programme détaillé de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Site Internet de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Solidarité avec les prisonnier-e- s de la Sexta

La Sixième (Sexta) Déclaration Zapatiste est une proposition politique lancée par l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) à la société civile au Mexique et ailleurs sur la planète. Dans cette déclaration, les zapatistes concluent à la nécessité d’élargir le mouvement à d’autres secteurs de la société et de mettre en oeuvre une nouvelle forme de rencontre et de solidarité des luttes, dans une logique anticapitaliste. Il s’agit d’une proposition organisationnelle qui se confronte aux campagnes électorales et à toute logique électorale. Finalement, la Sixième Déclaration propose une façon inédite de faire la politique, « en bas à gauche ». Des milliers de personnes, de groupes et de collectifs au Mexique et dans le monde ont adhéré à cette initiative. Cependant, la réponse de l’État mexicain à ces luttes a toujours été la répression et la prison. Dès lors, plusieurs campagnes nationales et internationales ont été lancées pour la libération des compagnons et compagnes adhérents à la Sexta. À ce jour cinq prisonnier-e-s de la Sexta sont encore en prison.

Solidarité avec les anarchistes incarcéré-e-s à Mexico.

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux mènent un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », depuis 2012 le gouvernement fédéral d’Enrique Peña Nieto et celui de la ville de Mexico ont déclenché une véritable persécution contre les mouvements sociaux, en particulier contre les mouvements anarchistes. À ce jour  sept compagnon-e-s anarchistes ou liés au mouvement anarchiste se trouvent incarcéré-e-s pour avoir participé à des manifestations, piquets de protestation, actions, etc. Certains ont été condamnés à plus de cinq ans de prison ferme, comme Jorge Mario González García.

 Pour tous et toutes nous exigeons la liberté !!!

Ici en bas, quand la rage inonde notre cœur, nous ne nous fatiguons pas,nous ne nous rendons pas !

À bas les murs de toutes les prisons !

TRACT Soirée MEXIQUE

TRACT de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques du 10 au 19 avril 2014

CONCERT – Journée festive en soutien aux prisonniers-es politiques

La magistrate Sasaki confirme en appel la condamnation de Mario Gonzalez : La lutte continue!

Posted in Actions, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 24 mars 2014 by liberonsles

mgllLa magistrate Sasaki confirme en appel la condamnation de Mario Gonzalez à cinq ans et neuf mois de prison. Elle n’a tenu compte d’aucun des arguments de la défense et s’appuie uniquement sur le témoignage des policiers qui disent que Mario a tenté de fuir pendant l’arrestation. Sasaki estime que cette tentative de fuite est une preuve suffisante de la culpabilité de Mario.

D’ailleurs, coupable de quoi ?
Ce qui est criminalisé et puni c’est l’engagement politique, le fait d’être anarchiste, jeune et de ne rien lâcher.

D’autres recours juridiques sont en cours de préparation, restons attentifs, la lutte continue !

Courage Mario, tu n’es pas seul !

Lettre remise à la Magistrate Marín Sasaki à propos du procès en appel de Jorge Mario González García.*

20 mars 2014
Lic. Celia Marín Sasaki
Magistrate Présidente de la cinquième Chambre pénale de la ville de Mexico

En ce qui concerne la résolution du procès en appel numéro 273/14, qui est à votre charge, les organisations, associations et collectifs signataires exprimons ce qui suit :

Jorge Mario González García a été arrêté de façon arbitraire au mois d’octobre dernier ; au moment où il a été arrêté, il ne commettait aucun délit, et n’avait aucun mandat d’arrêt à son encontre. Comme il est constaté dans son dossier, il a été arrêté alors qu’il voyageait dans un bus, le délit d’atteinte à la paix publique qui lui a été attribué n’a pas été prouvé une seule fois.

Nous considérons que le procès pénal contre Mario n’a pas été conduit de façon impartiale, ses garanties judiciaires, ses droits humains, son droit à un procès correct et les preuves présentées n’ont pas été considérées comme il se doit, les preuves prouvant clairement son innocence ont été dissimulées, pour ne citer que quelques irrégularités parmi d’autres.

Jorge Mario est un jeune qui a été torturé et privé de liberté au travers d’un montage judiciaire qui cache une volonté de persécution contre un militant social, contre un étudiant activiste, contre un jeune précieux pour notre société. Nous rejetons fermement le fait qu’il soit considéré comme une personne « très dangereuse pour la société » alors qu’il s’agit d’un jeune qui exprime tout simplement ses idéaux, à la recherche d’une société meilleure pour tous. Nous pensons qu’une personne ne peut pas être punie pour sa façon de penser.

Pour tout ceci, nous considérons urgent d’arrêter cette chaine d’injustices et de remettre immédiatement en liberté Jorge Mario González García, qui malheureusement, est déjà reconnu comme prisonnier politique détenu par le gouvernement actuel de la ville de Mexico.

Les trois passants, París, Francia
Caracol Solidario, Besançon, Francia
Confederación General del Trabajo- CGT – Estado español
Internacional de la Federaciones anarquistas
Federación anarquista francófona
Centro de Documentación sobre Zapatismo -CEDOZ- Estado español
Dorset Chiapas Solidarity Group
Caracol Zaragoza, Estado español
London Mexico solidarity group
Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid
LaPirata:
- Nodo solidale, Roma y Mexico
- Nomads, Bologna y Berlin
- Colectivo Zapatista de Lugano

* Cette lettre a été écrite par le Comité de soutien de Jorge Mario González García et remise à la Magistrate Marín Sasaki.

Traduit par Les trois passants et Caracol Solidario

Mario González: Les liens de solidarité nous permettront de vaincre la peur pour défier cet ordre imposé.

Posted in Actions, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 22 mars 2014 by liberonsles

marLettre de Mario González, lue le 20 mars 2014 dans le cadre du Kafé Disjonc’thé au Transfo,
en solidarité avec les prisonnièr-e-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico.

Bonjour compagnons et compagnonnes,

Je souhaite vous envoyer une forte accolade et vous remercier pour votre solidarité avec moi et les prisonniers et prisonnières anarchistes d’ici.

Avant de vous donner des informations sur mon cas, je voulais vous dire que, pour moi, ces liens qui sont en train de se construire sont très précieux. En effet, pour en finir avec le système « globalitaire », il est nécessaire de l’affronter depuis chaque coin de la planète, et cela toujours dans l’esprit libertaire.

Ces liens de solidarité nous permettront de vaincre la peur pour défier cet ordre imposé.

Au Mexique, une vague de répression s’est déchaînée contre toutes les luttes sociales en les qualifiant de violentes et de criminelles, et en les accusant d’attenter « aux intérêts de la société ». À chaque fois, les puissants créent de plus en plus de mécanismes pour criminaliser et contenir les protestations, et ils justifient auprès de la société la nécessité de les réprimer en prétendant protéger la sécurité de cette même société.

Je m’appelle Jorge Mario González Garcia. J’étais étudiant au collège de Sciences humaines de l’Université Nationale Autonome du Mexique (CCH-UNAM), une école fondée sur des principes critiques et caractérisée depuis sa création par une tradition et un enseignement combatifs. En effet une grande partie des étudiants et étudiantes de 1968 l’ont inaugurée. Depuis que j’y suis entré, je mène une activité de militant à l’intérieur et à l’extérieur de cette école.

Par exemple, nous nous sommes organisés pour ouvrir aux étudiants des espaces que les autorités avaient fermés. Nous nous sommes aussi organisés contre ces mêmes autorités qui voulaient en finir avec le peu qui restait du projet originel de ces écoles, tel que le sens critique, humaniste et social. Pour avoir entrepris cette lutte, nous, des élèves compagnons et compagnonnes, avons été frappé-e-s, menacé-e-s, expulsé- e-s et persécuté-e-s.

À la suite de notre dernière tentative pour récupérer notre place à l’Université Nationale Autonome du Mexique, au moment où je m’en allais du piquet de protestation que nous maintenions devant le rectorat et que je me rendais à la manifestation commémorant le massacre du 2 octobre de Tlatelolco, j’ai été arrêté dans un bus, et j’ai reçu d’innombrables coups et décharges électriques de la part des CRS. Nous avions été ciblés depuis la cité universitaire, pour être arrêtés.

Ensuite, ils m’ont fabriqué le délit d’attaque à la paix publique. Ils m’ont transféré en cachette en prison en utilisant un grand déploiement policier. Puis, alors que j’avais payé ma caution pour pouvoir suivre mon procès en liberté, j’ai été ré-arrêté car la juge a considéré que j’étais un danger social.

J’ai été condamné à cinq ans et neuf mois de prison. Cela fait cinq mois que je suis emprisonné et, cette semaine, je suis dans l’attente du résultat de l’appel. J’ai l’espoir de retrouver ma liberté dans les prochains jours. Je vous remercie infiniment de votre soutien, qui nous a déjà été très utile à moi et à mes êtres chers, et j’espère bientôt pouvoir vous remercier sans être derrière les barreaux.

Salud, anarchie et révolution sociale

Jorge Mario Gonzalez, dimanche 16 Mars 2014.

Traduit par les trois passants
Correction: Valèrie

*Lettre de Mario González, lue le 20 mars 2014 dans le cadre du Kafé Disjonc’thé au Transfo, en solidarité avec les prisonnièr-e-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico.

Le Transfo c’est 4 bâtiments squattés depuis novembre 2012, dont 3 sont dédiés à des activités collectives inscrites dans la lutte. Le Transfo c’est aussi un lieu expulsable et donc à défendre, car les propriétaires, EDF, en demandent l’expulsion.

Erika Sebastián et Héctor Patishtán, se retrouvent ensemble dans la lutte pour la liberté de leurs parents.

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Chiapas, Loxichas, Oaxaca on 12 juillet 2013 by liberonsles

MEXIQUE/OAXACA et CHIAPAS

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"Cette rencontre nous a permis d’échanger nos expériences et de voir de quelle manière nous pourrons nous entraider".

Depuis le mois de mai, Héctor Patishtan, fils du prisonnier politique du Chiapas, Alberto Pathistan, a décidé de mener une campagne pour la liberté de son père en diffusant une vidéo- documentaire intitulé « Vivre ou mourir pour la liberté et la justice ». Pour cela, il a parcouru plusieurs états du Mexique et établi des contacts avec plusieurs organisations et collectifs, il a rencontré des organisations solidaires d’autres prisonniers, comme celle des prisonniers de Loxicha, Oaxaca, qui mène une lutte pour la liberté d’Álvaro Sebastián Ramírez.

Dernièrement, le 7 juin 2013, les prisonniers de Loxicha ont été déplacés de la prison d’Ixcotel, sans que leurs familles n’aient eu d’informations sur leur sort, ni sur leur état physique et psychologique.

Pendant la présentation publique du documentaire « Vivre ou mourir pour la liberté et la justice », Héctor Pathistan s’est rapproché d’Erika Sebastián, fille d’Alvaro Sebastián, car tous deux partagent cette expérience de lutte pour la liberté de leurs parents, ils ont eu une expérience semblable remplie d’injustice, leurs parents sont enfermés sous de fausses accusations. Hector a indiqué : « je trouve un réconfort auprès d’Erika et en parlant avec elle de notre cheminement dans la lutte, cette rencontre a permis d’échanger nos expériences et de voir de quelle manière nous pourrons nous entraider »

Le père d’Hector -Alberto Patishtan- lui a demandé de lever la voix pour tous les prisonniers sans voix, et pour cela, il s’est engagé auprès d’Erika, de parler du cas d’Álvaro Sebastián partout où il se rendra. Hector a dit textuellement : « je me suis déjà engagé auprès d’eux et partout où j’irai, au Chiapas, à Mexico, ou ailleurs, je vais parler du cas du compagnon Álvaro Sebastián  ».

Tous les deux se reconnaissent adhérents à la sixième déclaration de la forêt lacandone de l’EZLN et ils ont partagé les différentes situations vécues dans la lutte active pour la liberté de leurs parents. Erika dit à Hector « Pour nous, la sixième déclaration est une plateforme des luttes, nous l’avons lue, analysée et pour nous, il s’agit d’un nouveau projet pour notre pays, pour nous tout ceci va encore plus loin que la liberté d’Alvaro ».

Finalement ils se sont mis d’accord pour mener une lutte conjointe pour la libération des leurs parents et pour celle d’autres prisonniers politiques au Mexique. De cette façon, ils ont annoncé leurs prochaines actions : pour ce qui concerne le cas de Patishtan, un évènement politique et culturel aura lieu ce 21 juin, devant le bâtiment des Beaux-Arts à Mexico où participeront des intellectuels et des journalistes solidaires. Hector lance un appel à rester attentifs au délibéré des magistrats que le tribunal du Chiapas devra prononcer concernant le cas d’Alberto Pathistan.

Concernant le cas d’Álvaro Sebastián, un piquet de protestation et d’information d’une durée indéfinie est installé au centre-ville d’Oaxaca, et un événement en solidarité avec Patishtan et Alvaro aura lieu le 19 juin.

Erika Sebastián conclut ce dialogue en nous disant : " ceci est l’opportunité pour lier nos histoires, témoignages et actes de solidarité. Non seulement pour nos parents, mais pour tous les prisonniers de conscience".

Source

Plus d’information :

Álvaro-Sebastián-Ramírez-vertical-7001Álvaro Sebastián Ramírez, âgé de 56 ans, est indigène zapotèque et adhérent à la Sexta, il est originaire de la communauté indigène de Llano Maguey, municipalité de San Agustín Loxicha, district de Pochutla, État d’Oaxaca. Cela fait 16 ans qu’il est privé de sa liberté. Alvaro a été condamné à 29 ans de prison pour les délits d’homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Alvaro travaillait en tant qu’enseignant et il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général. Malgré l’enfermement, Alvaro Sebastián Ramírez, sa famille et ses compagnons mènent une lutte avec espoir et conviction pour sa libération. Plus d’infos + Video de la Campagne internationale pour la libération d’Alvaro

Le 7 juin 2013, notre compagnon Álvaro Sebastián Ramírez ainsi qu’Abraham García Ramírez, Agustín Luna Valencia, Eleuterio Hernández García, Fortino Enríquez Hernández, Justino Hernández José, tous prisonniers de Loxicha, Oaxaca, ont été transférés arbitrairement sous torture physique et psychologique à la prison n°13 à Miahuatlán, Oaxaca.

Cet arbitraire s’est à nouveau répété le 21 juin quand les prisonniers ont été transférés à la prison n°6 dans l’État de Tabasco (à environ six cents km de leur ville natale, Oaxaca).

libertad-a-alberto-patishtan2Alberto Patishtán Gómez fait partie des organisations de prisonniers appartenant à la Sexta (organisation la Voz del Amate) qui dénoncent le fonctionnement arbitraire du système judiciaire mexicain, la torture physique et psychologique que les matons leur font subir, ainsi que la corruption qui sévit dans les prisons de l’État du Chiapas. La Voz del Amate est née dans la prison « El Amate » et a pour but de dénoncer les conditions carcérales et l’injustice dont font l’objet les détenu-e-s, ainsi que de faire sortir leur voix à l’extérieur.

Patishtán est enfermé depuis treize ans déjà, accusé d’avoir assassiné sept policiers dans une embuscade en juin 2000. Une fois jugé, le cas est resté dans l’oubli, sans faire l’objet d’une enquête ni pendant l’arrestation ni après; c’était bien ça l’idée de ceux qui veulent que rien ne se sache, pour continuer de priver de liberté notre compagnon passé par cinq prisons différentes, dont une de haute sécurité dans l’État de Sinaloa.

Le 6 mars dernier, depuis la prison numéro 5 de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas, Patishtán déclarait : « Nous sommes gouvernés par l’injustice », après avoir appris que les magistrats de la Première Chambre de la Cour Suprême de Justice (SCJN) avaient refusé que le plus haut tribunal puisse considérer son cas, prétendant que celui-ci ne présentait pas d’éléments suffisants pour mériter leur attention. Une réponse forte et solidaire s’est répandue au Mexique et ailleurs. Or, la Cour Suprême de Justice de la Nation Mexicaine ne s’attendait pas à la réaction sociale qu’a soulevée sa réponse négative concernant la révision du cas de Patishtán. Des manifestations diverses se sont jointes à cette exigence de liberté. De nombreuses émissions de radio ont eu lieu au Mexique en Italie et ailleurs. Au niveau international  il y a eu des mobilisations au consulat du Mexique au Canada, devant les ambassades mexicaines à Madrid, au Royaume Uni, à Chicago, Valence, Barcelone et Bilbao. En France, dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui a eu lieu du 14 au 21 avril 2013, deux événements ont été organisés concrètement pour la liberté de compagnons et compagnes adhérents à la Sexta dont Patishtán et Alvaro Sebastian. Plus d’infos ici et là.

Voir aussi :

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario

Patishtán est enfermé depuis treize ans, il fut arrêté le 19 juin 2000 au Chiapas.

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Chiapas, Communiqués on 19 juin 2013 by liberonsles

ALBERTOPatishtán est enfermé depuis treize ans, il fut arrêté le 19 juin 2000 dans sa municipalité d’origine, El Bosque, Chiapas. Son arrestation était une vengeance politique, ouvertement soutenue par le gouvernement de l’Etat,  dirigé à l’époque par Roberto Albores Guillén.

Nous n’oublions pas !

Patishtán est enfermé depuis treize ans déjà, accusé d’avoir assassiné sept policiers dans une embuscade en juin 2000. Une fois jugé, le cas est resté dans l’oubli, sans faire l’objet d’une enquête ni pendant l’arrestation ni après; c’était bien ça l’idée de ceux qui veulent que rien ne se sache, pour continuer de priver de liberté notre compagnon passé par cinq prisons différentes, dont une de haute sécurité dans l’État de Sinaloa.

La Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) devait étudier le cas d’Alberto Patishtán Gómez, afin de présenter son analyse. Cependant le 6 mars 2013, celle ci a refusé d’assumer sa compétence pour prendre en compte la reconnaissance de l’innocence du professeur Alberto Patishtán Gómez, condamné à 60 ans de prison. Or, la Cour Suprême de Justice de la Nation Mexicaine ne s’attendait pas à la réaction sociale qu’a soulevée sa réponse négative concernant la révision du cas de Patishtán. Dans l’attente d’une solution juridique, la pression s’exerce à un autre niveau, par la voie de la solidarité au travers de manifestations, événements, actions, piquets de protestation, émissions radio, lettres de soutien, dénonciations auprès des instances consulaires, etc.

Le 19 juin le professeur Patishtán aura passé 13 longues années d’enfermement et d’arbitraire, c’est pour cette raison que sa famille et son village de « El Bosque » ainsi que diverses organisations solidaires ont lancé un appel à la mobilisation nationale et internationale, campagne intitulée « Pour la Justice et la liberté de Patishtan » du 4 mai au 19 juin 2013.

Cette campagne a pour but de diffuser la nouvelle vidéo intitulée « Vivre ou mourir pour la justice et la liberté » sur la lutte et l’enfermement de Patishtán ; envoyer des lettres aux magistrats responsables de la révision de son cas, un blog a été conçu pour signer en ligne la pétition pour sa libération, cliquez ici

Au niveau international, plusieurs mobilisations se sont jointes à cet appel et depuis le mois d’avril 2013 il y a eu des mobilisations au consulat du Mexique au Canada, devant les ambassades mexicaines à Madrid, au Royaume Uni, à Chicago, Valence, Barcelone et Bilbao. En France, dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui a eu lieu du 14 au 21 avril 2013, deux événements ont été organisés concrètement pour la liberté de compagnons et compagnes adhérents à la Sexta dont le professeur Patishtán.

Liberté immédiate et inconditionnelle pour Patishtan !

Par Les trois passants

Pour plus d’information sur cette campagne et sur les événements à suivre vous pouvez consulter le site d’Alberto Patishtán.(en espagnol)

Plus d’infos:

- Sur le professeur Patishtán

-Nouvelles spéciales : Journées de mobilisations pour la libération des prisonnier-e-s,  2013.

Nous exigeons la libération immédiate des prisonniers politiques du 1er décembre 2012.

Posted in Actions, Archives, Communiqués, Ville de Mexico on 10 décembre 2012 by liberonsles

epn_protestas_san_lazaro_2Contre le harcèlement et la répression de la Croix Noire Anarchiste :

AUJOURD’HUI, NOUS SOMMES TOUS DES ANARCHISTES !

La fin du XIXème siècle et tout le XXème siècle ont été les témoins des infatigables luttes sociales dont ont fait partie, entre autres, les libertaires de la trempe de Praxedis Guerrero, Librado Rivera, Diódoro Batalla, Rosalío Bustamante, Enrique Flores Magón et bien évidemment l’immortel Ricardo Flores Magón. Leurs apports politiques sont toujours actuellement présents dans la Constitution en vigueur, ainsi que dans une infinité de lois secondaires et dans la mémoire des mouvements politiques et sociaux du pays.

Les militants du mouvement anarchiste sont, bien sûr, une partie fondamentale de la pensée de la gauche critique, décolonisée et provenant d’en-bas, dans notre pays. L’attitude des trois partis politiques instigateurs du néolibéralisme au niveau du pouvoir (PRI-PAN-PRD), qui a consisté à pointer du doigt et harceler les activités sociales et politiques des groupes qui se revendiquent de la pensée de Ricardo Flores Magón, est un blasphème historique.

La répression de la manifestation contre le régime du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) de Enrique Peña Nieto a eu comme objectif principal de criminaliser la jeunesse qui pense, qui débat, qui questionne, qui lutte pour un monde meilleur et qui, bien sûr, ne s’est pas faite piéger par "l’éducation-compétition" qui a été poussée par les groupes de pouvoir hégémoniques chargés de soumettre le peuple de cette nation.

Les compagnons du collectif libertaire de la Croix Noire Anarchiste ont été désignés de manière irresponsable par le chef du gouvernement du District Fédéral (Maire de Mexico) Marcelo Ebrard, comme les coupables des troubles qui ont eu lieu dans le centre historique de Mexico, le 1er décembre 2012. De plus, des jeunes détenus ont été obligés de déclarer faire partie de ce groupe alors qu’ils n’en étaient pas. Nous considérons que cela fait partie d’une stratégie contre-insurrectionnelle et que c’est un préjudice pour toute la gauche anti-système. Cette campagne est, sans nul doute, initiée et impulsée par les autorités du PAN (Parti d’Action National), du PRD (Parti Démocratique Révolutionnaire) et du PRI, qui pensent qu’avec ce type d’attitude, le peuple du Mexique oubliera la guerre génocidaire du mandat présidentiel sortant, la corruption, la misère et les promesses non tenues de leurs mandats.

Toute notre solidarité et tout notre respect vont au travail que réalisent les compagnons et compagnes de la Croix Noire Anarchiste, nous exigeons le respect total de leurs droits politiques et de leur intégrité. Nous sommes avec Vous et nous restons vigilants au cas où le gouvernement fédéral ou celui du DF (District Fédéral, Ville de Mexico) tenteraient des actions brutales contre vous.

Nous exigeons la libération immédiate des prisonniers politiques du 1er décembre 2012.

Face à la répression : aujourd’hui, nous sommes tous ANARCHISTES !

Fraternellement,

Contre le pillage et la répression, la Solidarité !

Red Contra la Represión y por la Solidaridad

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario

Source: http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2012/12/04/rvsr-contra-el-acoso-y-la-represion-a-cruz-negra-anarquista-hoy-todos-somos-anarquistas/


Répression brutale lors de la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto

Posted in Actions, Archives, Communiqués, Uncategorized on 2 décembre 2012 by liberonsles

sanlazaro

Le 1er décembre à 4 heures du matin, la mobilisation contre l’investiture présidentielle d’Enrique Peña Nieto a commencé et les forces de l’ordre ont réprimé de façon brutale les manifestants et manifestantes. Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité (RvsR) a émis plusieurs communiqués condamnant la répression brutale contre des étudiants, des travailleurs, des manifestants qui se trouvaient à proximité du Congrès de l’Union et du Centre Historique de la ville de Mexico.

Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité (RvsR) condamne les actes répressifs d’Enrique Peña Nieto ainsi que l’agression dont a souffert Francisco Kuykendall, adhérent à l’Autre Campagne.

Cela ne fait même pas 24 heures qu’Enrique Peña Nieto a pris le pouvoir en tant que président et il a montré ce qu’il est : un criminel. La brutale répression contre des étudiants, travailleurs, manifestants qui se trouvaient à proximité du Congrès de l’Union et du Centre Historique de la ville de Mexico le démontre. Il y a des détenus, des blessés, les médias libres parlent même d’un mort, Brayan Limón García, étudiant. Carlos Jahir Valdez ainsi que notre compagnon de l’Autre Campagne et de l’Autre Culture, Francisco Kuykendall Leal, connu par beaucoup d’entre nous sous le nom de Kuy, sont dans un état grave. Kuy a été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive et comme nous l’avons déjà dit, son état est critique.

Nous condamnons cette agression brutale, nous exprimons notre indignation, nous nous maintiendrons au courant de la santé des blessés et de notre compagnon Kuy.

HALTE A LA REPRESSION D’ENRIQUE PEÑA NIETO
JUSTICE POUR CEUX QUI ONT ÉTÉ VIOLENTÉS PAR L’ÉTAT
JUSTICE POUR FRANCISCO KUYKENDALL LEAL

Contre le pillage et la répression… la solidarité

Red Contra la Represión y por la Solidaridad (RvsR)

 voir les photos: http://1dmx.wordpress.com/fotografia/

Source: http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2012/12/01/condena-de-la-rvsr-a-los-actos-represivos-de-enrique-pena-nieto-y-contra-la-agresion-a-francisco-kuykendall/

Traduit par Les trois passants et Caracol Solidario

Campagne pour la liberation d’Alvaro Sebastián Ramírez

Posted in Actions, Campagnes, Loxichas, Oaxaca, Uncategorized on 2 août 2011 by liberonsles

Álvaro Sebastián Ramírez, âgé de 52 ans, est indigène zapotèque et adhérent à l’Autre Campagne, il est originaire de la communauté indigène de Llano Maguey, municipalité de San Agustín Loxicha, district de Pochutla, État d’Oaxaca. Alvaro était  engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général, il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement, il a toujours défendu la forme traditionnelle de gouvernement des Zapotèques, qui refuse l’ingérence des partis politiques. Le 15 décembre 2010 cela fait 13 ans qu’Alvaro Sebastian a été arrête, séquestre et torturé.

Il a été condamné à 29 ans de prison pour homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Délits fabriques de toute pièce et qu’il n’a jamais commis.

Le 6 octobre 2010, une demande d’habeas corpus a été interposée au tribunal siégeant dans l’Etat d’Oaxaca. Au Mexique l’habeas corpus est le dernier recours juridique possible pour obtenir la libération d’Álvaro Sebastián Ramírez.

Pour cette raison « La voix des zapoteques xiches en prison », lance la Campagne nationale et internationale pour la liberté d’Alvaro.

Qui est Alvaro Sebastián Ramírez?/ VIDEO de la Campagne 

Qui sont les prisonniers de Loxicha?  Cliquez ici

Site officiel de La voix des zapoteques xiches en prison ici

Campagne pour la liberation d’Alberto Patíshtan Gómez et Máximo Mojica

Posted in Actions, Campagnes, Chiapas, Uncategorized on 1 août 2011 by liberonsles

Les professeurs Máximo Mojica Delgado et Alberto Patíshtan Gómez doivent être avec leurs élèves dans leurs salles de classe et non dans les prisons du gouvernement.

Nos compagnons professeurs Alberto Patishtán Gómez, prisonnier de l’État du Chiapas, membre du groupe de défense des droits humains «la voix du Peuple» et Máximo Mojica Delgado, enfermé dans la prison de Tecpan de Galeana, dans l’État de Guerrero. Tous les deux sont enfermés en prison à cause de la répression des trois niveaux de gouvernement qui ont décidé de les laisser en prison à cause de leur militantisme politique au sein de «L’Autre Campagne»

Campagne internationale ( Lettre de solidarité à signer) cliquez ici

Qui est Alberto Patishtán Gómez? cliquez ici

Qui est Máximo Mojica Delgado? cliquez ici

Audio sur les prisonniers du Guerrero et du Chiapas

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