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Du jugement contre Mario González ou l’Anarchie face au droit

Posted in Actions, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 9 juillet 2014 by liberonsles

tousettoutespourmarioLe 11 juillet prochain, la magistrate Celia Marín Sasaki, chargée de résoudre le cas de notre compagnon anarchiste et étudiant de 21 ans, Mario González, devra se prononcer à son égard : soit Mario est libéré, soit il devra rester en prison pour le temps dicté par sa sentence, c’est-à-dire 5 ans et 9 mois de prison ferme. Nombreuses ont été les initiatives solidaires pour le faire sortir. Au Mexique, contre vents et marées, sa famille et ses proches ont réalisé depuis son arrestation des forums, des rencontres, des manifestations, des piquets de protestations, des concerts. Ils ont également lancé, dès le début, plusieurs campagnes de solidarité au niveau international. Certains de nos collectifs ont fait de leur mieux pour s’y joindre et y participer. Aujourd’hui, le cas de Mario se trouve à une étape décisive.

Dernièrement une campagne nationale et internationale intitulée Tous et Toutes pour la liberté de Mario ! avance peu à peu, ayant pour but de mettre la pression au juge, même si nous sommes loin, et de continuer à montrer que Mario n’est pas tout seul. Nous vous encourageons à y participer !

balade

Nous voulons vous partager une lettre que sa famille et ses proches ont écrit à propos des juges, des lois, des jugements. Il nous semble important de diffuser cette réflexion.

Du jugement contre Mario González ou l’Anarchie face au droit

Par la famille et les proches de Jorge Mario González García

Mois de juin 2014, lettre écrite avant que le Deuxième tribunal Collégial en matière pénale de la Ville de Mexico ait décidé si le recours présenté par la défense était valide ou pas.

«Les pieds sur le cou de la victime, le juge ne voit que du sang, il ne ressent autre chose que la haine. Il est une bête qui reste confiante de son impunité et aussi convaincue que cela l’honore et la façonne, la fait passer au-dessus des hommes, comme quelque chose de grandiose, serein et respectable (…) Il serait curieux de savoir sur quelle abyssale folie se fonde sa croyance d’être supérieur au criminel qu’il condamne ; avec quoi il se lave les mains pour ne pas tacher ses fils après avoir tué ; où il dépose sa conscience pour pouvoir dormir ; comment il résiste, au final, à la tentation de s’égorger. Au fond, tous les tribunaux sont la même chose, tous les juges. Que la bouteille soit de fer ou de cristal, le liquide-autorité pue et empoisonne pareil, qu’elle se débouche ou qu’elle s’épande. Le pouvoir de condamner : C’est ça le crime !» (Rodolfo González Pacheco)*

Dans les prochains jours, le Deuxième tribunal Collégial en matière pénale de la Ville de Mexico décidera si le recours (Amparo) est accordé à Mario González pour qu’il retrouve sa liberté ou s’il sera obligé d’accomplir sa sentence de 5 ans et 9 mois de prison.**

Ceci nous a amené à nous demander : une personne peut-elle décider du destin d’une autre ? Depuis plus de huit mois, une juge, Marcela Ángeles Arrieta, a décidé que notre compagnon devrait être incarcéré pour attitude suspecte alors qu’il se rendait à une manifestation ; elle-même a décidé à partir de suspicions, que notre compagnon devait rester enfermé pour «  dangerosité sociale ». Sur quoi la juge base t’elle ses décisions ?

Ce n’est pas sur le droit en vigueur, ce n’est pas en faveur de la justice, tous deux de source bourgeoise et pour cela inutiles pour le peuple. Mais en supposant que les lois servent, que la justice existe, il n’existe aucun élément qui prouve que Mario González soit « tellement dangereux » qu’il mérite de rester enfermé. Non, la juge Marcela Ángeles Arrieta et la magistrate Celia Marín Sasaki, qui a ratifié la sentence condamnatoire, ont basé leurs décisions sur un ensemble d’éléments ridicules qui ne sont qu’une grossière farce, qui ne peut même pas s’appeler montage.

Alors : « sur quelle abyssale folie fondent-ils leur croyance d’êtres supérieurs qui peuvent juger ? », demandons-nous avec González Pacheco. Et bien, elles et ils, les juges, trouvent seulement un fondement pour leur action dans le mépris infini qu’ils ont à l’encontre de la liberté, de la justice et des personnes qui luttent. Et ils-elles ont jugé (en condamnant et en acquittant) et continueront de juger ceux et celles qui continuent à lutter, parce que ce qui est véritablement assis sur le banc des accusés ce sont les idées… ils jugent l’Anarchie. Comme il y a plus d’un siècle, d’abord dans la vieille Europe et ensuite en Amérique.

Si l’Anarchie est l’antithèse de leur Droit, divin ou étatique, peu importe la source de ce dernier, il représente une contrainte ; alors, nous nous présentons à une répétition de l’affrontement, dans les tribunaux, entre le Droit et l’Anarchie. Et le Droit a violé son principe de ne pas être juge de sa propre cause.

Dans les jours qui viennent les juges Alejandro Gómez Sanchez, Rosa Guadalupe Malvina Carmona Roig et Irma Rivero Ortiz, condamneront ou acquitteront Mario González. Il serait bon que, comme le dit Aníbal D’Auria : « s’ils veulent être conséquents, devant les charges que lui formule l’Anarchie, le Droit seulement peut se taire ou ne plus parler comme Droit ».***

Prisonniers Politiques Liberté !
À bas les murs de toutes les prisons !
La famille et les proches de Jorge Mario González García
juin 2014
________________

*Rodolfo González Pacheco (1882-1949) :dramaturge, directeur de théâtre, journaliste et orateur anarchiste, il est né à Tandil au sud-est de la province de Buenos-Aires en Argentine. Il a été éditeur du journal anarchiste « La Antorcha » (Le Flambeau) et fut fondateur du "Théâtre d’Idées". Il a été considéré l’un des principaux agitateurs de la mouvance anarchiste, non seulement en Argentine, mais aussi dans ses voyages au Mexique, à Cuba, au Chili, au Paraguay, en Uruguay et  en Espagne.

**Le 23 juin le pouvoir judiciaire fédéral remet le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer le 11 juillet sur le cas de Mario. Il faut mentionner que le 21 mars 2014, Celia Marín Sasaki a ratifié la sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à l’égard de Mario.

***Aníbal D’Auria : Docteur en Droit Politique, avocat et professeur de théorie critique de l’État à l’Université de Buenos Aires, Argentine. Son discours développe une analyse sur l’anarchisme face au Droit, sur l’autoritarisme, sur la liberté. Il a écrit plusieurs livres, tels "Le Clientélisme" ; "Contre les juges" ;  "L’homme, Dieu et l’État".

Traduit par les trois passants
Correction Myriam

Source
Solidaridad Mario Gonzalez

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(Urgent) Campagne : Tous et toutes pour la liberté de Mario !

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Ville de Mexico on 3 juillet 2014 by liberonsles

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Appel à l’envoi de messages pour la liberté de Mario González à la magistrate Celia Marín Sasaki, chargée de résoudre son cas dans les jours qui viennent. ( Le 11 juillet 2014 ).

La prochaine audience de Mario aura lieu le 8 juillet 2014.

Tous et toutes pour la liberté de Mario !

Campagne lancée le 3 juillet 2014.

Le 23 juin 2014, la résolution du recours (Amparo Directo) présenté par la défense de Mario a montré une fois de plus l’arbitraire du système judiciaire, à cause duquel notre compagnon est maintenu en prison.

Bien que le recours fasse état de la violation des droits humains et des irrégularités présentes tout au long du procès, qui devraient suffire pour obtenir la libération de Mario, la résolution dit que sa défense n’est pas adéquate. Un appel a été relancé et nous devrons attendre quinze jours pour avoir la réponse. Ainsi, encore une fois, le pouvoir judiciaire fédéral remet le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate de consigne : Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico.

Avec cette manœuvre, il est clair que même en manipulant les lois, les autorités n’ont pas réussi à prouver les accusations contre Mario, et qu’il s’agit donc d’une vengeance contre ceux qui défient ce système autoritaire. Il est très clair en même temps que les lois sont au service du contrôle social. Dans cette pantomime, le principe de légalité, du cadre juridique et de l’État de droit se moque de notre liberté.

Face à ce montage répugnant, nous avons deux options : rester figés face à l’enfermement de nos compagnons et compagnonnes, ou bien nous mobiliser sans arrêt jusqu’à ce que nous puissions cheminer à leurs côtés en liberté.

Nous insistons : liberté inconditionnelle pour Mario González !

Nous vous invitons à exprimer  votre solidarité et à exiger de la juge Celia Marin Sasaki et des autres membres de la cinquième chambre qu’il soit remis en liberté.

Vous pouvez envoyer vos messages, avant le 11 juillet, en ce sens  à :

celia.marin@tsjdf.gob.mx
sala.penal05p3@tsjdf.gob.mx

Vous pouvez écrire votre message vous-même ou vous servir de cette phrase :

Desde Francia, exigimos a la magistrada Celia Marín Sasaki, otorgue la libertad inmediata a nuestro compañero Jorge Mario González García, detenido de manera violenta y completamente arbitraria el 2 de octubre de 2013 cuando se dirigía a la manifestación del 2 de octubre por la conmemoración de la matanza de Tlatelolco, día emblemático para miles de estudiantes y para el pueblo de México en su conjunto. El compañero no tuvo ni tiempo de llegar a dicha marcha cuando fue detenido y posteriormente torturado por las autoridades del Gobierno del DF; cabe mencionar que ya se había pagado su fianza y de manera arbitraria se le volvió a detener y a encarcelar sin pruebas y sin razones.

Exigimos su libertad inmediata y estamos atentos a una resolución satisfactoria que dicte la libertad inmediata e incondicional para Jorge Mario González García preso político desde el 2 de octubre de 2013.

Atentamente:

(mettre la signature d’organisation ou personne)

Traduction du texte:

Depuis la France, nous exigeons que la juge et magistrate Celia Marín Sasaki se prononce pour la liberté immédiate de notre compagnon Jorge Mario González García. Mario a été arrêté de manière violente et complètement arbitraire le 2 octobre 2013, alors qu’il se dirigeait vers la manifestation du 2 octobre commémorant le massacre de Tlatelolco, jour emblématique pour les étudiants et pour le peuple Mexicain en général. Le compagnon n’avait même pas encore rejoint la manifestation quand il fut arrêté, puis ultérieurement torturé par les autorités du Gouvernement de la Ville de Mexico. Ensuite, bien que la caution ait été réglée, Mario a été de nouveau arrêté et mis en prison sans preuves ni raisons.

Nous exigeons sa liberté immédiate et nous restons attentifs à une résolution positive qui impose la libération immédiate et inconditionnelle de Jorge Mario González García, prisonnier politique depuis le 2 octobre 2013.

(mettre la signature d’organisation ou personne)

Vous pouvez également envoyer la carte postale (en pièce jointe) avec votre message.

___________
Source en espagnol
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Val de Suse, Italie : Déclaration de la rencontre des collectifs européens solidaires avec la lutte zapatiste.

Posted in Actions, Archives, Chiapas, Communiqués, EZLN on 24 juin 2014 by liberonsles

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Piquet de Venaus, Val de Suse, Italie.

Dimanche 15 juin 2014.

Aux communautés bases d’appui zapatistes,
À l’Armée Zapatiste de Libération Nationale,
Aux compañeros et compañeras de la Sexta dans le monde,
Aux peuples qui luttent depuis en bas et à gauche

Compañeras et compañeros,

Les 13, 14 et 15 juin de cette année au Piquet de Venaus, lieu emblématique de la lutte NoTAV à Val de Suse en Italie, a eu lieu la rencontre des collectifs européens solidaires avec la lutte zapatiste nommée : Galeano Vive !  

Nous commençons par remercier le peuple digne et rebelle de Val de Suse pour nous avoir accueillis et pour nous avoir permis de partager sa lutte. Nous voulons vous dire que nous les voyons comme un exemple très important de résistance et de construction de l’autonomie, et que nous apporterons la parole de leur lutte chez nous. Nous envoyons également une accolade rebelle aux prisonniers et prisonnières arrêtés pour s’être opposés au projet destructeur et absurde du train à grande vitesse (TAV) Turin-Lyon. Nous remercions également les compañeras qui nous ont invités à l’événement « Voci di donne sulla violenza di stato » (Voix de femmes contre la violence d’État), où elles ont partagé avec nous leur douleur et leur rage.

Dans un récent communiqué, le commandement de l’EZLN déclarait que le lâche assassinat du Votan Galeano les avait amenés à La Realidad, et il nous demandait en même temps : « Et vous, où vous ont amenés la douleur et la rage ? ». Nos pas et le calendrier de nos luttes nous ont amenés ici, c’est pourquoi nous avons dédié cette rencontre au compañero zapatiste José Luis Solís López, connu comme Galeano, assassiné dans une embuscade par les paramilitaires de la CIOAC historique le 2 mai dernier.

Lors de cette rencontre, nous avons eu une réflexion collective sur les thématiques suivantes : Solidarité avec les communautés zapatistes, Résistance face aux méga-projets, Répression et Prisonnier-e-s Politiques. Ces travaux, menés en construisant des consensus, ont eu pour résultat d’analyser les actions à entreprendre.

Nous manifestons notre rage face aux attaques perpétrées ces derniers mois contre les communautés zapatistes en résistance. Ces attaques s’inscrivent dans une guerre intégrale d’épuisement qui cherche, par divers moyens tels que l’utilisation des forces paramilitaires, à anéantir le processus d’autonomie.

Premièrement, nous avons décidé de répondre à l’appel de solidarité avec La Realidad, lancé par les compas zapatistes, en promouvant dans nos géographies la participation au Campement de Paix et en nous associant activement à la collecte de fonds pour la reconstruction de l’école et de la clinique autonomes.

Nous croyons que la guerre contre les communautés zapatistes fait partie d’un projet global de spoliation mené par ceux d’en haut, qui adopte des formes différentes partout dans le monde. La destruction de la nature, l’invasion des territoires ainsi que le déchirement du tissu social et communautaire sont un autre visage de cette stratégie néolibérale.

C’est pourquoi nous faisons nôtres les luttes des communautés et des peuples qui résistent, en bas et à gauche, contre les méga-projets en Europe, au Mexique et partout dans le monde.

Nous voulons rappeler en particulier la lutte des compañeros et compañeras de la Zone à Défendre (ZAD) à Notre-Dame-des-Landes en France et celle de San Salvador Atenco dans l’État de Mexico, engagées toutes deux contre la construction d’aéroports internationaux et la spéculation que tout ceci implique. Nous voulons rappeler aussi l’opposition des communautés de l’Isthme de Tehuantepec, dans l’État d’Oaxaca, au projet éolien dans leurs territoires, la lutte NoTAV à Val de Suse en Italie, le refus manifesté par le Brésil d’en bas et à gauche des méga-évènements tels la Coupe du monde de football ou les Olympiades, ou encore les résistances contre les projets d’extraction minière et de développement touristique incontrôlé et privatisable, tels le cas de l’Ejido de Bachajón au Chiapas ou les plans d’urbanisation, de gentrification, et d’expulsion au profit du capital.

Nous nous solidarisons avec la lutte de Can Vies à Barcelone, où se reconstruit de manière autonome et par le travail collectif, un centre social qui fut expulsé et détruit par le mauvais gouvernement.

Nous envoyons une accolade à la famille de David Ruiz García, décédé alors qu’il revenait de l’évènement réalisé au Chiapas en hommage à Galeano, ainsi qu’à ses compañeros de Xochicuautla, État de Mexico, qui s’opposent à un projet d’autoroute.

Nous reconnaissons la répression et la prison comme les principaux instruments de la stratégie du capital néolibéral pour mener à bien ses plans. Dans notre analyse nous ne pouvons pas cesser de dénoncer la criminalisation des mouvements sociaux, ses instruments comme par exemple la loi Mordaza, et ses conséquences comme le grand nombre de victimes de la violence policière partout dans le monde.

C’est ainsi que nous voyons notre réalité et notre lutte. Dans cette rencontre nous réitérons notre engagement solidaire et cheminons avec les apprentissages de la Petite École Zapatiste, soutenant dans nos géographies les efforts pour la construction de nos autonomies.

Liberté pour les prisonnier-e-s !
Halte aux méga-projets !
Vive les communautés autonomes zapatistes !
Vive l’EZLN !
Galeano Vive !

Collectifs ayant participé à la rencontre :

- Associació Solidaria Cafè Rebeldia-Infoespai, Barcelona (Estado español)
– Camminar Domandando, Italia
– Coalizione Associazioni Ya Basta Marche, NordEst, Emilia Romagna e Perugia (Italia)
– Comitato Chiapas Maribel (Italia)
– Comité Tierra y Libertad, Lille (France)
– Colectivo Kamara-DA, France-Mexique
– CSPCL Paris, France
– La Adhesiva Barcelona, Estado español
– LaPirata:
Nodo Solidale (Italia-Mexico)
Nomads (Italia)
Colectivo Zapatista Lugano (Suiza)
– Les Trois passants Paris, France
– Mut Vitz 13 Marseille (France)
– Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas (País Vasco)
– The UK Zapatista Solidarity Network:
Dorset Chiapas Solidarity Group
Edinburgh Chiapas Solidarity Group
Kiptik (Bristol)
London Mexico Solidarity Group
Manchester Zapatista Collective
UK Zapatista Arts, Culture and Education Collective
UK Zapatista Translation Service
Zapatista Solidarity Group – Essex University
– Ya Basta! Milano (Italia)

Collectifs qui se joignent à cette déclaration :

- ASSI (Acción social Sindical Internacionalista)
– Associacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas France
– Caracol Zaragoza (Estado español)
– CSOA Il Molino, Lugano (Suiza)
– CSOA La Strada, Roma (Italia)
– CEDOZ (Estado español)
– CGT – (Estado español)
-Fédération anarchiste (France, Suisse, Belgique)
– Fédération SUD éducation, France
– Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Alemania
– Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid (Estado español)
– Union Mexicana Suiza (UMES) de Zurich
– Union syndicale Solidaires, France
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Source en espagnol

Depuis le piquet de Venaus dans le Val de Suse, Italie : solidarité avec les prisonnier-e-s de toute géographie

Posted in Actions, Campagnes, Communiqués, EZLN on 22 juin 2014 by liberonsles

VALDESUSAEN Déclaration en solidarité avec les prisonnier-e-s de toute géographie et contre le système carcéral.
Depuis le piquet de Venaus dans le Val de Suse, Italie, lors de la rencontre des collectifs européens solidaires avec les zapatistes et avec ceux et celles d’en bas et à gauche.

Aux prisonniers et prisonnières de tout calendrier et de toute géographie
Aux familles et  aux collectifs des prisonniers et prisonnières
À la Sexta
Aux peuples du Mexique et du monde

15 juin 2014

Compañeros et compañeras :

Depuis ces terres rebelles où une lutte se mène contre la construction du train à grande vitesse (TAV), contre le pillage, l’exploitation et le capitalisme, des hommes, des femmes et des enfants se sont organisés et ont formé le mouvement NoTAV. Ici dans cet espace de lutte, la rencontre des collectifs européens de solidarité avec les zapatistes et avec ceux et celles d’en bas et à gauche a eu lieu du 13 au 15 juin de cette année.

Depuis cet espace nous voulons vous dire :

Dans tout calendrier et dans toute géographie, la prison, l’enfermement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale et toute institution qui exerce l’enfermement étaye et consolide les quatre roues du capitalisme : l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris.

C’est pourquoi la lutte anticapitaliste englobe nécessairement la lutte contre l’enfermement.

Nous pensons que le capitalisme se sert de l’enfermement et du système carcéral pour épuiser, désarticuler, paralyser et détruire les luttes sociales et les résistances, non seulement par la voie de l’enfermement physique, de la torture, et des violations sexuelles, commises contre les femmes, mais aussi par la voie de la pression économique à travers les amendes, les cautions, et les frais lors du procès qui mènent d’une part à l’appauvrissement, et d’autre part à l’enrichissement des institutions et des entreprises qui font de l’enfermement un business juteux.

Notre lutte s’insère dans la résistance et le combat anti-carcéral contre tout type de répression et de criminalisation, que ce soit contre les migrants ou contre ceux et celles d’en bas, organisés ou non.

Nous n’oublions pas les prisonniers et les prisonnières en lutte qui résistent et cherchent des alternatives face aux méga- projets et méga -événements de mort et de destruction, ni ceux et celles qui défendent leurs territoires et communautés ; nous n’oublions pas ceux et celles qui luttent pour le logement, ni les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale, les antifascistes, les anarchistes et ceux et celles qui en bas et à gauche luttent et résistent au capitalisme, au fascisme, au racisme, au sexisme et à toute forme de domination et d’oppression.

Depuis ici, nous saluons les compañeras et compañeros prisonnières et prisonniers de la Sexta : Alejandro Díaz Sántiz, Alvaro Sebastián Ramírez, Máximo Mojica Delgado, María de los Ángeles Hernández Flores et Santiago Nazario Lezma.

Nous saluons également notre compañero anarchiste Jorge Mario González García.

Nous n’oublions pas et saluons les prisonniers et prisonnières du Congrès National Indigène (CNI).

Nous n’oublions pas et saluons notre compañero Mumia Abu Jamal, enfermé par le gouvernement des États-Unis depuis plus de 30 ans.

Nous n’oublions pas et saluons également Leonard Peltier, membre du mouvement indigène américain (AIM) qui est incarcéré depuis 38 ans aux États-Unis.

Et depuis ces terres où la rébellion inonde les cœurs, nous n’oublions pas et saluons Chiara, Niccolò, Mattia et Claudio, séquestrés par l’État italien pour s’être opposé-es, comme tant d’hommes et de femmes à la construction du train à grande vitesse qui cherche à détruire les montagnes, les vallées et les villages d’où germent la rébellion et la dignité.

Nous lançons un appel à la Sexta à se solidariser et à participer à la journée internationale pour les prisonniers et prisonnières politiques le 17 avril 2015, jour créé pour ne pas oublier les prisonniers et prisonnières du peuple palestinien, qui à présent compte 4 millions des déplacés dans le monde. Cette journée de mobilisation a été reprise par les compañeras et compañeros kurdes, basques, kanaks, sahraouis, mapuches et continue à s’étendre aux prisonniers politiques et révolutionnaires d’autres coins du monde.

Aujourd’hui à cette rencontre, nous nous sommes écoutés, nous avons partagé nos douleurs, nos rages et nos initiatives. Notre engagement est de continuer à cheminer ensemble, avec nos différentes formes et moyens, pour la liberté à laquelle nous aspirons, pour le monde auquel nous rêvons et que depuis en bas et à gauche nous sommes en train de construire.

Nous saluons les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale de toute géographie !
Nous ne sommes pas tous là, il manque les prisonnier-e-s !
À bas les murs des prisons !

Collectifs ayant participé à la rencontre :

- Associació Solidaria Cafè Rebeldia-Infoespai, Barcelona (Estado español)
– Camminar Domandando, Italia
– Coalizione Associazioni Ya Basta Marche, NordEst, Emilia Romagna e Perugia (Italia)
– Comitato Chiapas Maribel (Italia)
– Comité Tierra y Libertad, Lille (Francia)
– Colectivo Kamara-DA, Francia-Mexico
– CSPCL Paris, Francia
– La Adhesiva Barcelona, Estado español
– LaPirata:
Nodo Solidale (Italia-Mexico)
Nomads (Italia)
Colectivo Zapatista Lugano (Suiza)
– Les Trois passants Paris, Francia
– Mut Vitz 13 Marseille (Francia)
– Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas (País Vasco)
– The UK Zapatista Solidarity Network:
Dorset Chiapas Solidarity Group
Edinburgh Chiapas Solidarity Group
Kiptik (Bristol)
London Mexico Solidarity Group
Manchester Zapatista Collective
UK Zapatista Arts, Culture and Education Collective
UK Zapatista Translation Service
Zapatista Solidarity Group – Essex University
– Ya Basta! Milano (Italia)

Collectifs qui se joignent à cette déclaration :

- ASSI (Acción social Sindical Internacionalista)
– Associacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas Francia
– Caracol Zaragoza (Estado español)
– CSOA Il Molino, Lugano (Suiza)
– CSOA La Strada, Roma (Italia)
– CEDOZ (Estado español)
– CGT – (Estado español)
– Federacion anarquista (Francia, Suiza, Belgica)
– Fédération SUD éducation, France
– Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Alemania
– Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid (Estado español)
– Union Mexicana Suiza (UMES) de Zurich
– Union syndicale Solidaires, France

Source

GALEANO VIVE !

Posted in Actions, Archives, Chiapas, EZLN on 26 mai 2014 by liberonsles

" Et voyez comment sont les choses, pour qu’ils nous voient, nous avons caché nos visages. Pour qu’ils nous nomment, nous n’avons pas de nom. Nous risquons le présent pour avoir un futur, et pour vivre… nous mourons ".  (Sous-commandant Insurgé Marcos, 17 mars 1995)

HomenajeGaleano24mayoParis

En ce 24 mai 2014, jour de l’hommage qui est rendu à Galeano à La Realidad et à travers le monde, nous voulons aussi dire que l’esprit de la Commune souffle aujourd’hui au Chiapas !

VIVE LA COMMUNE DE PARIS !
VIVE L’AUTONOMIE ZAPATISTE !
VIVE GALEANO !

SIGNATAIRES :

Confédération nationale du travail (CNT),
Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL),
Espoir Chiapas,
Fédération anarchiste (FA),
Grains de sable,
SUD éducation,
Les Trois passants,
Tamazgha,
Tamèrantong,
Union syndicale Solidaires.

Tract Galeano 24 mai

Manifestation – Dimanche 18 mai 2014: Justice pour Galeano ! Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Chiapas, EZLN on 15 mai 2014 by liberonsles

manifezln18parisManifestation : Justice pour Galeano !
Halte à la guerre contre les communautés
zapatistes !

Dimanche 18 mai 2014 – PARIS
14h00 – Place de l’Hôtel-de-Ville

Suivie d’un Rassemblement à 16h30 à La fontaine des Innocents. Châtelet/Les Halles

Le 1er janvier 1994, date d’entrée en vigueur de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain), les sans-terre, les sans-voix, les « oublié-e-s de toujours » que sont les Indien-ne-s, occupent au cri de « ya basta ! » (ça suffit !) plusieurs villes du Chiapas, État riche en ressources, où la population est la plus pauvre du Mexique. L’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) apparaît publiquement pour la première fois et, avec elle, tou-te-s les Indien-ne-s en lutte déclarent la guerre pour la dignité, la justice et la démocratie, ainsi que la reconnaissance de leurs droits et de leur culture. Le feu et la parole qui ont surgi de la forêt Lacandone ont offert une alternative au capitalisme.

Tout au long de ces vingt années, des groupes, collectifs, organisations, syndicats et individus très divers ont accompagné et soutenu chacune et chacun à sa façon leur cheminement… tout au long de ces années nous ne les avons pas oublié-e-s !

Face aux zapatistes, le pouvoir, à tous les niveaux, a toujours répondu par la répression, la violence et les assassinats. Il se sert de ses militaires et paramilitaires pour mener cette guerre.

Mais les zapatistes restent fermes et continuent à construire leur autonomie pacifiquement, sans chercher à prendre le pouvoir, sur la base d’assemblées communautaires, s’organisant en communes autonomes. De nombreuses réalisations pour la mise en place d’une autonomie durable voient le jour – écoles, cliniques, coopératives, transports, agriculture, artisanat – dans une région où la plupart des paysan-ne-s sont privé-e-s des services de base.

Le 2 mai 2014, des groupes paramilitaires ont attaqué le caracol de La Realidad, siège du Conseil de bon gouvernement zapatiste de la région. Le bilan de cette attaque se solde par la destruction d’une clinique et d’une école autonome, par plusieurs blessés par balle dans une lâche embuscade et l’assassinat de Galeano. Il a été clairement ciblé pour son rôle dans l’organisation de la Petite École (Escuelita) qui symbolise la nouvelle initiative zapatiste internationale et nationale. Cette attaque est d’une telle gravité que le Conseil de bon gouvernement, représentation civile des communautés zapatistes de la région, a fait appel à l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Le commandement de l’EZLN a répondu positivement à l’appel du Conseil et est chargé par celui-ci de faire face à la situation créée par cette attaque.

Un coup porté contre l’un-e d’entre nous est un coup porté contre tou-te-s !
Justice pour Galeano !
Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !
Solidarité avec les zapatistes !

Nous lançons un appel aux associations, collectifs, individus, à signer et à faire signer cette lettre collective de solidarité. Envoyez vos signatures à: chiapas@solidaires.org

Alternative Libertaire, Collectif Grains de sable, Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL), Compagnie Tamerantong, Espoir Chiapas, Fédération anarchiste, Fédération SUD éducation, Les trois passants, Secrétariat internationale de la CNT, Union syndicale Solidaires.

Lettre de solidarité

Voir le Communiqué: LA DOULEUR ET LA RAGE, Sous-commandant Insurgé Marcos.

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TRACT Mexique: Manifestation Justice pour Galeano ! Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !

petiteimmanif

 

Lettre depuis plusieurs endroits du monde en solidarité avec L’EZLN

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Chiapas, Communiqués, EZLN on 10 mai 2014 by liberonsles

 HALTE22

De nos compañeros zapatistes, nous avons toujours appris, de leur cheminement, de l’histoire qu’ils ont changée, des cours qu’ils nous ont donnés et des enseignements de liberté. Aujourd’hui nous partageons leur rage et leur douleur.

Certains parmi nous, signataires de cette lettre, avons été des élèves de la petite École Zapatiste, d’autres non, mais nous savons que les maîtres et maîtresses d’école, les votanes, gardiens, gardiennes, sont des êtres humains exemplaires qui, avec dignité, ont enseigné et partagé leur vie quotidienne et ce monde qui se construit depuis en bas, dans les montagnes du sud-est mexicain. Nous savons que la lutte zapatiste a été une école de dignité qui a semé la révolte et l’espoir partout dans le monde.

L’agression du 2 mai contre le Caracol I de La Realidad n’a fait qu’indigner profondément tous ceux qui voient dans la lutte zapatiste quelque chose de très profond : un référent, un chemin, une inspiration, une façon de voir, de vivre, de résister, qui nous anime.

L’assassinat de notre compañero Galeano, d’un votán, d’un professeur, de l’une de ces nombreuses voix qui sont aujourd’hui la voix par laquelle l’EZLN parle et partage avec le monde, cet autre monde qui grandit en toute autonomie, cet assassinat est une agression contre nous tous qui avons appris et qui continuons d’apprendre de ces nombreux votanes, qui nous ont enseigné et continuent à nous enseigner le visage de la liberté.

Que pouvons-nous comprendre de cette agression paramilitaire qui est arrivée au centre du Caracol de La Realidad ? Que visent ces balles, ces coups, cet assassinat ?
Que cherchent les gouvernements de Manuel Velasco et de Enrique Peña Nieto?

S’ils cherchent à voir jusqu’où ils peuvent agresser, jusqu’où ils peuvent continuer à agresser, jusqu’où ils peuvent intensifier la guerre contre les zapatistes, qu’ils sachent que le monde est en train de regarder, que ni un autre mensonge dans la presse sur les « conflits entre communautés ou organisations », ni les vielles versions qui disent que les zapatistes sont les agresseurs, ni tout le venin et la violence lancés depuis le pouvoir, ne pourront arrêter tant de rage, de révolte et de solidarité qui débordent de partout.

L’assassinat du compañero Galeano, la façon dont il a été tué, est la preuve de la lâcheté du pouvoir, de ceux qui se cachent derrière les balles, de ceux qui veulent taper et mutiler la justice, de ceux qui veulent assener le coup de grâce à la liberté.

Nous réclamons l’arrêt de la stratégie de guerre et de para-militarisation à l’encontre des communautés Zapatistes.

Kristinn Hrafnsson Wikileaks, Naomi Klein, Avi Lewis, Manuel Castells, Arundhati Roy, Noam Chomsky, Yvon Le Bot, Michael Hardt, Greg Grandin, Department of History, NYU, Eduardo Almeida Acosta, Ma. Eugenia Sánchez Díaz de Rivera, José Luis San Miguel Espejel, Oscar Soto Badillo, Ana Lidya Flores, Pablo Reyna Esteves, Francisco Valverde Díaz de León, Guiomar Rovira, Raquel Gutiérrez Aguilar, Guillermo Briceño, Aurora Berlanga, Daniel Mato,  Buenos Aires, Argentina, Pierre Beaucage   Montreal, Canadá, Dario Azzellini profesor asistente, Universidad Johannes Kepler Linz, Patricia Benítez Muro, Comité Civil de Diálogo ESPACIO CIUDADANO, Dra. Dianne Rocheleau, Clark University, Worcester MA USA, Nuria Ciófalo  California EUA, Gustavo Esteva Figueroa, Fernando Matamoros, José Günther Petrak Romero, Raúl Nezahuacoyotzin, Axel Didriksson, Sara Andrade Narváez, Esperanza Terrón Amigón, Anahí Espíndola Pérez, Luis Mauro Izazaga Carrillo  UIA Puebla, Claudia Magallanes Blanco, UIA Puebla, Ariadna Flores Hernández, Eréndira Dérbez, Alfonso Flores., Guadalupe López Nava, Vicente Carrera Alvarez, Daniela Parra Hinojosa, Iliana Galilea Cariño Cepeda, Guadalupe Chávez Ortiz., Alejandro Ortiz Cotte., José Cervantes Sánchez., Norma Ramírez Alpírez, Teresa Yurén, José Antonio Arnaz, Jorge Basaldúa Silva, Lourdes Pérez Oseguera, Marcela Ibarra Mateos, Judith Chaffee, José Cervantes Sánchez, Teresita Sevilla Zapata, Daniel Jiménez García, Héctor Bernal Mendoza, Carlos Ocaña Parada, Miriam Gamez Cabanzos, Úrsula Guadalupe Torres Rosales, Vicente Alcazar Arzate, Isabel Lozano Maurer, Lucía Elena Rodríguez Mc Keon, Paloma Galeana Barranco, Norberto Castillo González, Eduardo Ulises Ortíz Pino, Vicenta Cuaya Cuaya, Rocío Huanetl Cuaya, Alberto González Tlacotla, Erick González Mejía, Perla Barreto Sánchez, Maria del Pilar López Pereyra, Verónica Dávila Velasco, César Francisco Barranco Cacique, Isidro Martínez García, Antonio Gama Muñoz, Juan Manuel Soto Blanco, Araceli López Varela, Martín Navarrete García, Beatriz López Marín, Ramón Cruz Angulo, Marco Antonio Sandoval Elías, Belem Nepomuceno Moreno, Ángeles Cebada Alonso, Israel García Plata, Juan Carlos Flores Caballero, Miguel Ángel Sánchez Rodríguez, Marco Delgado Martínez, Marco Antonio Palomeque Tapia, Alexia de la Cruz Aguilar, Miguel Ángel Gómez Albores, Andrea Sheila Gallo Zapata, Mario Andrés León Ojeda, Adrián Maldonado Aragón, Laura Ríos Díaz, Javier Suárez Montiel, Pedro Calderón Martínez, Daniel Arellano Vázquez, Daniela Guzmán Guzmán, Fabiola Monterrubio Ruíz, Gabriela Moreno Subiaur, Andrés Peláez Montaño, Itzel del Carmen Peña Quevedo, Alberto Salado Mellado, Jorge Alejandro García Rodríguez, Roberto Alejandro Carrillo Padrón, María Fernanda Díaz Cortés, Nayeli Galindo Briones, María Fernanda Limón Merlo, Melissa Nataly Franco Lujan, María Fernanda Proal Sánchez, Arantxa Ricardez Pérez, Carolina González Barranco, Manuel Martínez, Bermary García, Natalia de Bengoechea, María de la Paz Angélica Cuahutle Gaytan, Laura Yolanda Rodríguez Matamoros, Jose Alejandro Fernandez Diaz, Antonio Kuri Breña, Jesús Antonio Rojas, Carolina González Barranco, Jorge Rodríguez., Sara Alicia Andrade Narváez (UPN Ajusco)., José Andrés Fuentes, Eugenia Legorreta Maldonado, María Ignacia Ibarra, Raúl Romero Lara, Elisa Gutiérrez Díaz, Oscar Gonzalo Hernández Valdez, Guillermo Alfaro Telpalo, Carlos A. Ventura Callejas, Lorena Álvarez Moreno, Rosario Ton Lugo, Juan Pablo Vázquez Gutiérrez, Eugenia Legorreta Maldonado, Elena Luengas Dondé, Francisco Javier Bautista de la Torre, Javier Urbano Reyes, Julio César Colín, Conrado Zepeda Miramontes SJ, Gisela Martínez, Sandra Pätargo, Erika Lozano, Aldabi Olvera, Tania Gómez, Ignacio Martínez, Eduardo Velasco, Aicia Patricia Balderas Romero, Luis Mauro Izazaga Carrillo, Miriam Carrillo Ruiz., Erick Ramírez Medina, Samuel Barroeta Valderrrama, Laura Durán Fernández, Adriana Paola Palacios Luna, Gabriela Farías Islas, Jorge Jiménez Gómez, Cecilia Zeledón, Universidad de la Tierra en Puebla, Luis Maralet, Jimena Morales, Jacinto Victoria Rojas, María  Guadalupe Velázquez Guzmán, Daniela Lechuga Herrero, Inti Barrios Hernández, Concepción Hernández, Noe Arteaga, Martin Barrios, Homero Mendoza, Viviana Medina, Karina Castro, Carmelo Monge, Melina Gómez, Tamara San Miguel Suárez, Eduardo Almeida Sánchez

ORGANISATIONS :

Les trois passants, París (Francia)
Secrétariat international de la CNT (Francia)
Comite de solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha –CSPCL (Francia)
Union Syndicale Solidaires  (Francia)
Fédération SUD éducation  (Francia)
Mut Vitz 13 de Marseille (Francia)
Comité Tierra y Libertad, Lille (Francia)
Caracol Solidario, Besançon (Francia)
Confederación General del Trabajo –CGT  (Estado Español)
Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid (Estado Español)
Caracol Zaragoza (Estado español)
Centro de Documentación sobre Zapatismo –CEDOZ (Estado Español)
Uniòn Mexicana Suiza -UMES (Suiza)
Red-Latino americana de Zürich –RLZ (Suiza)
Dorset Chiapas Solidarity Group (Reino Unido)
Gruppe B.A.S.T.A., Munster (Alemania)
LaPirata:
– Nodo Solidale, México y Roma (Italia y México)
– Colectivo Zapatista Lugano (Suiza)
– Nomads, Bologna, Berlin (Alemania)
– Adherentes individuales

Enlace Urbano de Dignidad (Puebla)
Nodo de Derechos Humanos (Puebla)
Proyecto de Animación y Desarrollo – PRADE (Puebla)
Comisión Takachiualis de Derechos Humanos (Puebla)
Casa Sin Puertas (Ciudad de México)
Más de 131 (Ciudad de México)
Centro de Derechos Humanos Miguel Agustín Pro Juárez (Ciudad de México)
Programa de Interculturalidad y Asuntos Indígenas, Ibero Cd. deMéxico
Colectivo Obreras Insumisas (Puebla)
Asociación Tetela Hacia el Futuro (Puebla)
Costureras de Sueños, grupo de teatro independiente (Ciudad de México)
Colectivo de Trabajadores Democráticos de Puebla (Puebla)

Source

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La petite école : Notes sur le cours "La Liberté selon les Zapatistes

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