Communiqué du conseil de bon gouvernement, « Corazón Céntrico de Los Zapatistas Delante del Mundo »zone des Altos de Chiapas, Mexique.

Le conseil du bon gouvernement Corazon Centrico de los Zapatistas delante del mundo

SNAIL TZOPBOMBAIL YU’UN LEKIL J’AMTELETIK

TAO’OLOL YO’ON ZAPATISTAS TA STUK’IL SAT YELOB SJUNUL BALUMIL

Le 19 novembre 2009

À l’opinion publique

Aux médias nationaux et internationaux

À la société civile nationale et internationale

Aux organisations des droits de l’homme

Aux médias alternatifs

Aux compañeras et aux compañeros adhérents de l’Autre Campagne au Mexique

Aux compañeras et aux compañeros adhérents de la Sexta Internacional

Frères et sœurs,

À travers ce communiqué le conseil de bon gouvernement, « Corazón Céntrico de Los Zapatistas Delante del Mundo »zone des Altos de Chiapas, Mexique.

Nous dénonçons les faits suivants :

Le 17 novembre de cette année les familles de M Luis Pérez Gómez, Mariano López Jiménez et Juan Gómez Méndez bases de soutien de l’EZLN, originaires de la communauté San Isidro Chactoj dans le municipe de Zinacatán, Chiapas se sont présentées devant le bureau du conseil de bon gouvernement pour informer sur le problème de ces compañeros parce que le 16 de ce mois, ils ont été emprisonnés pendant16 heures sans manger par le Partie de la Révolution Démocratique (PRD). à 7 heures du soir le lundi.

Face à cette situation, les familles des compañeros détenus ont informé que le motif de leur arrestation est un travail communautaire duquel ils n’ont pas été prévenus. L’habitude de cette communauté est de passer prévenir ceux qui sont chargés d’une tache dans chaque maison, une semaine avant, pour chaque travail qui doit être fait dans la communauté. Cependant pour ce travail les compas zapatistes n’ont pas été prévenus alors qu’ils savent bien que les compas contribuent toujours à tous les travaux communautaires et sont en accord avec cela; par exemple pour maintenir les chemins communaux, les fossés de l’autoroute et les tracés des lignes électriques. Pour justifier cette arrestation, nos compañeros n’ont pas été prévenu de cette tache communautaire.

Pendant la détentions des trois compañeros, les membres du PRD se sont réunis toute la nuit pour surveiller les détenus, en même temps que les agresseurs ont continué à menacer les autres communautés les plus proches parce qu’ils pensaient qu’elles pouvaient venir au secours des compañeros détenus. Ils ont pour cela fait exploser dix explosifs durant la nuit en guise d’avertissement aux autres communautés.

Nous tenons pour directement responsables de ces faits les personnes suivantes :

Les autorités de la communauté de San Isidro Chactoj, premier agent municipal Alfredo Benito Gómez Gómez, agent remplaçant Domingo Gómez López et d’autres presonnes de la même communauté comme Juan Conde Pakistán, Nicolas Pérez Gómez, Fausto Gómez Pakistán, Diego Gómez López, Mariano Hernández, Martín Gómez Juan Pérez Pérez, Patricio Gómez Pakistán y Pedro Conde.

Le 17 les compañeros Mariano López Jiménez et Luis Pérez Gómez ont été libérés. On leur a demandé de payer respectivement une amende de 80 et 240 pesos. Face à cette injustice, le compañero Luis n’a pas voulu payer. Les autorités se sont alors encore plus fâchées et lui ont interdit de passer par la route à vélo ou en voiture. Les autorités du PRD lui ont aussi fait de nombreuses menaces. Ils ont finalement tous les deux été libérés dans la communauté de San Isidro.

Par ailleurs, le compañero Juan Gómez Méndez a lui été maintenu en détention à San Pedro Chactoj, pendant 23 heures sans manger. Ce même jour, le 17 novembre, il a été déplacé dans la prison du Paste dans ce même municipe. Ils l’ont gardé 16 heures. À San Isidro avant de le faire monter dans la voiture, les autorités et les habitants de San Isidro Chactoj, l’ont frappé durement et lui ont attaché les mains et les pieds sous forme de torture. Ils lui ont bandé les yeux pour qu’il ne voie pas où ils l’amenaient. Après cela, ils l’ont jeté dans la voiture et lui ont mis un pneu par dessus.

Ce compañero avait déjà été accusé d’autre type de délit, comme par exemple de sorcellerie et c’est pour cela qu’ils l’ont traité pire qu’un animal.

Le 17 de ce mois, vers 11 heures, quatre policiers municipaux de Zinacatán sont arrivés à la prison de la communauté Paste pour amener le compañero Juan Gómez Méndez à la prison publique de Zinacatán où il est resté emprisonné 30 minutes. Au total, il a été emprisonné 39 heures et 30 minutes. Le juge municipal est alors intervenu à ce moment là, et l’a laissé sortir de prison à condition qu’il signe une soit-disant « faute de travail ». Ils l’ont forcé à signer et à s’engager à accomplir les travaux communautaires, qu’il a toujours fait sauf les fois où il n’a pas été prévenu comme cela a été le cas le 16 novembre, ce qui a entrainé sa détention, son enlèvement et les coups qu’il a reçu. Les autorités de la communauté disent qu’elles se sont engagées à prévenir les compañeros avant tous les travaux cependant cela a toujours été la coutume.

Le 19 du mois présent, les familles se sont encore présentées au bureau du conseil de bon gouvernement des bases de soutien zapatiste pour informer que les compañeros Juan et Luis vont être pris une fois de plus, mais qu’ils ne seront pas emprisonnés cette fois-ci mais qu’ils vont les tuer. De plus ils ont également menacé de la même manière quatre autres compañeros : Pedro Gómez Gómez, Agustín López López, José Laurencio Pérez, et Manuel Conde Patihstan. Ils sont actuellement surveillés pour les arrêter.

Le conseil de bon gouvernement dénonce fermement ces faits de violence et de menace des autorités officielles et des personnes affiliées au parti PRD.

Peut importe ce qui peut arriver aux compañeros le conseil de bon gouvernement tiendra pour responsables directs les personnes déjà mentionnées.

Nous resterons attentifs et nous vous tiendrons au courant de ce qui se passe avec notre base de soutien, persécuté par les autorités du parti PRD du San Isidro. Nous exigeons le respect de notre droit à penser et agir différemment.

Le conseil de bon gouvernement et nôtres bases de soutien zapatiste ne voulons pas avoir d’ennuis avec nos propres frères et sœurs de la communauté, c’est pour cela que nous n’agissons pas de manière violente contre eux, mais nous ne resterons pas en silence quand nos compañeros seront agressés et menacés.

Par suite de toutes ces actions, le conseil de bon gouvernement dénonce les violations des droits de l’homme. Nous affirmons que tout ce qui a été fait et continue à être fait contre nos compañeros ne sont pas des actions pour le bien de la société mais des actions de destruction et provocation.

Ce n’est pas juste que les autorités officielles utilisent nos frères indigènes de la même communauté pour accomplir différentes provocations. Se sont les autorités les responsables de ce qui peut arriver car nous, femmes et hommes zapatistes, n’avons à aucun moment provoqué, ni ne provoqueront, nos frères et sœurs indigènes.

Toutes ces provocations perpétrées contre nos compañeros sont connues des autorités officielles de la communauté, du municipe, de l’état et du pays.

Voilà notre parole pour l’instant

Salutations

Le Conseil de bon gouvernement Cœur central des zapatistes devant le monde, zone des Altos de Chiapas

Samuel Velásquez Sánchez

Fernando Gómez López

Flor López Pérez

Sonia Ruíz Ruíz

Montesino López Gómez

Alfredo Ruíz Hernández

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/

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