Victor Herrera Govea : nous ne t’oublions pas !

Victor Herrera Govea est anarchiste et adhérent de l’Autre Campagne, il fait parti du groupe « Cri de Rage de la rue ». Il a participé au piquet de protestation devant la prison de Molinos de las Flores pour soutenir les prisonniers d’Atenco.Il est aussi membre d’un projet d’agriculture urbaine, pour l’auto-suffisance alimentaire pour l’auto-gestion en général. Il a été arrêté arbitrairement le 2 octobre 2009 en sortant de la manifestation commémorant les 41 ans du massacre des étudiants par les militaires en 1968 à Tlatelolco, DF, Mexico.

La lutte continue !

Après 9 mois durant lesquels notre compagnon Víctor Herrera Govea continu d’être injustement séquestre par l’Etat.
Le Comité de soutien pour la liberté de Victor Herrera Govea demande d’envoyer aux responsables, cette lettre pour exiger l’immédiate libération de Victor.

Voici la lettre traduite en français:

Par cette écrit, nous voulons nous prononcer contre l’injustice qu’a subit depuis 8 mois Víctor Herrera Govea.

Durant la manifestation du 2 octobre 2009, telle une consigne pour criminaliser la protestation social, il y a eu plusieurs provocations d’hommes de mains et de policiers, dont l’objectif, en plus de discréditer la mobilisation, était de réprimer un groupe spécifique : le groupe anarchiste. Durant la manifestation, le groupe anarchiste a été encapsulé par des haies de policiers qui ont frappé de manière indiscriminé tous ceux qui étaient à leur portée, Victor a été brutalement attaqué, son arrestation a été évité dans un premier temps grâce à la pression des caméras qui témoignaient des faits, cependant à la fin de la manifestation, alors qu’il retournait chez lui, il a été détenu et frappé à nouveau par des policiers en civil qui l’ont fait monter dans une Stratus noir sans plaque, ce qui démontre le caractère arbitraire de cette détention. Il n’existe aucune preuve de sa participation aux délits dont on l’accuse (Dommages à la propriété privée et vol qualifié en bande à l’encontre d’un magasin Oxxo). Cependant, malgré les vidéos et les témoignages qui démontrent son innocence et montrent le moment où il a été frappé par des policiers puis par des policiers de la police judiciaire, il continue à être privé de sa liberté. Ainsi, il a du supporté la bureaucratie d’un long et inutile procès, avec des report d’audience, premièrement du au fait que l’accusation, dont l’unique preuve est le témoignage faux et contradictoire de 8 policiers de la police judiciaire sans éthique, ne s’est pas présentée. Et deuxièmement par ce que une autorisation ponctuel de sortie de prison des prévenus n’a pas été émise.

Actuellement, alors que le procès pénal, auquel il a été soumis, est presque terminé et qu’aucune preuve n’a été fourni permettant de l’accusé, en plus d’une manipulation et d’un blocage constant de la justice, notre camarade souffre directement du manque de volonté de la juge Celia Marín Sasaki qui pour la troisième fois, fait appel pour demander la modification de l’ordre d’emprisonnement formel, qui est élaboré sous les mêmes termes d’accusation sans aucune justification légal permettant un emprisonnement.

Suite à cela, nous voyons que ce procès est complètement injustifié en effet :

1) Victor n’a pas été détenu suite à un ordre d’arrestation ou à un flagrant délit, les faits qui lui sont reprochés ont eu lieu à 17h50 et il a été détenu à à 19h00 loin de là où ont eut lieu les dégâts et le vol dont on l’accuse, sa détention n’est donc pas fondé.

2) Les policiers l’ont dans un premier temps libéré suite à la pression de la manifestation et face à la présence d’une caméra qui témoignait de l’illégalité de cet arrestation. Cela montre clairement qu’il n’y avait aucun motif pour l’arrêter.

3) Durant son arrestation par la police judiciaire, alors qu’il entrait dans la bouche de métro Bellas Artes, il a été l’objet de torture, pour la deuxième fois, il a reçu des coups, des menaces et des insultes.

4) Le mineur détenu en même temps que lui et accusé des mêmes délits a été libéré faute de preuves.

5) La juge de la trentième cours, Celia Marín Sasaki n’a pas pu établir quel aurait pu être la participation de Victor dans les faits dont on l’accuse. En effet les déclarations des policiers sont générales et elles ne présentent aucune individualisation de l’acte.

Etant donné que la juge de la trentième cours, Celia Marín Sasaki n’a aucun élément pour prouver la participation de Victor aux les faits qui lui sont reprochés. La juge du septième district Martha Gabriela Sánchez doit ordonner sa remise en liberté et mettre ainsi fin à cet absurde, injuste et long procès.

Vous pouvez écrire à Victor et à sa famille aux contacts suivants:

contraencapsulamientos@gmail.com
libertadavictor@gmail.com
presos2deoctubre@hotmail.com

Blog de Victor Govea:
http://vsencapsulamiento.wordpress.com

Audio sur Victor Herrera Govea-Mini-Emission 4 ici

Info en français ici

Lettre de solidarité ici

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