Nous exigeons l’immédiate libération de notre compagnon Victor Herrera Govea !

Aux médias
Aux compagnons de lutte emprisonnés,
Aux familles des compagnons emprisonnés,
À l’Autre Campagne
Au Peuple d’en bas à gauche

Nous n’oublions pas le 2 octobre !

Nous nous souvenons que, en 1968, à quelques jours de l’imposition des Jeux Olympiques, le gouvernement de Gustavo Díaz Ordaz et son Ministre de l’intérieur , ont brutalement réprimé la révolte estudiantine, en laissant plus de 300 jeunes assassinés par l’Armée, 700 blessés et 6000 arrestations.

Nous nous souvenons de l’impunité qui a suivi et persiste aujourd’hui, alors que l’État protège les responsables du massacre et qu’aucun d’entre eux n’a payé devant la justice.

Nous nous rappelons des mensonges du gouvernement, quand il a accusé les étudiants d’avoir provoqué l’armée. 42 années plus tard, le sang et les larmes sont encore remplis de douleur.

Parce-que l’impunité gangrène la justice, parce-que le pouvoir efface l’histoire, parce qu’on oublie le meurtre et la prison, pour tout cela, Víctor Herrera Govea, anarchiste et adhérent à l’autre campagne, a décidé de participer à la marche du 2 octobre 2009. Pour ne pas oublier les massacrés, disparus et emprisonnés de 1968. Il est sorti dans la rue, comme les jeunes de cette année là, pour crier  Ya Basta!

Mais ce jour là, Víctor a reçu coups, agressions et tortures de la part de CRS et de policiers de la ville de Mexico.

Nous nous souviendrons de cette manifestation et commémoration pour son fort dispositif policier et la forte répression du gouvernement de Marcelo Ebrard.

Nous n’oublions pas le 2 octobre!  Et en vue de l’étape finale du procès, nous nous unissons au cri de justice du Comité pour la Liberté de Víctor Herrera Govea.

Aujourd’hui comme hier, le processus juridique est plein d’irrégularités; Víctor a été frappé, torturé, détenu sans mandat d’arrêt, sans qu’il n’y ait de flagrant délit et sans aucune preuve de sa culpabilité. Il a ensuite été placé en détention provisoire, qui s’est prolongée pendant plus de 10 mois.

Il existe des témoignages et des vidéos qui prouvent son innocence, et malgré ça Victor est encore privé de sa liberté.

Les groupes signataires de cette lettre exigent du juge Celia Marin Sasaki de prononcer un non-lieu dans le cas de Víctor Herrera Govea, pour la simple raison que son accusation repose uniquement sur les déclarations des policiers, qui se sont révélées fausses et contradictoires.

Ya basta d’impunité !
Ya basta de criminaliser les militants sociaux !
Nous exigeons la liberté pour le compagnon Victor Herrera Govea !

Dans nos pays, nous diffusons l’information sur cette affaire, et nous effectuerons des actions pour obtenir la liberté du compagnon.

Nous ne sommes pas tous là, il manque les prisonniers !

Plataforma vasca de solidaridad con chiapas (País Vasco)
Confederación General del Trabajo,CGT (Estado español)
Les Trois passants (Francia)
Secretariado Internacional de la CNT (Francia)
Asociacion Solidarita (Corsica)
Comite de Solidaridad con los Indigenas de las Americas, CSIA (Francia)
Comité de solidaridad con los pueblos de Chiapas en lucha, CSPCL(Francia)
Grupo de Apoyo a Leonard Peltier, LPSG (Francia)
Asociacion Ya Basta (Italia)
Grupo IRU (estado español)
La Unión Mexicana Suiza (UMES) de Zürich (Suiza)
Revisostioneles Acticon Anarssite, Estambul (Turquía)
El Comité de Solidaridad con los Pueblos – Interpueblos (Cantabria-España)
Fuga Em Rede Galiza (Estado español)
Colectivo zapatista marisol Lugano (Suiza)
Colectivo ALANA (Solidaridad – Resistencia – Dignidad) (Grecia)
Nodo Solidale (Roma-ITALIA y México)

Lettre de solidarité ici

Mexico : Répression du meeting pour la libération de Victor Govea

Aujourd’hui, 8 septembre 2010, a eu lieu en face des bureaux du gouvernement du District Fédéral (ville de Mexico), le cinquième meeting pour exiger la rapide libération de Victor Herrera Govea.

Après le meeting, auquel participèrent plusieurs groupes militants et culturels, à 13h30 environ, 100 manifestants ont marché en direction du Tribunal Supérieur de Justice.

En arrivant, une commission est entrée pour remettre un communiqué. Cette commission a été reçue par le secrétaire technique du Conseil Général de la Judicature, Alfredo Alvarez C., qui représentait le président du Tribunal Supérieur de Justice du District Fédéral, et qui s’est engagé à nous donner une date de rendez-vous avec le président.

Environ une heure après que la commission soit sortie, nous avons été encerclés par des policiers anti-émeute du District Fédéral, qui bien que la manifestation soit pacifique, nous ont poussé avec leurs boucliers vers le trottoir.
Plusieurs personnes ont été frapées, une compañera a été blessée au nez, ils ont essayé de prendre la guitare d’un musicien. Lorsque certains ont essayé de sortir de l’encerclement policier, ils ont aussi été attaqués.

Il y a eu plusieurs agressions verbales et physiques  de la part des policiers.

Des phrases telles que « Sale vieille, si tu avais un peu de dignité, tu serais à la maison à faire le ménage » ont été entendues. Ensuite, la dépanneuse de la police nous a volé le véhicule de sonorisation.
En essayant de l’en empêcher, une compañera qui s’était allongée a été traînée au sol par la police. Quelques heures après, suite à la pression et à des plaintes auprès de certaines institutions, l’automobile à été récupérée.

Une compañera a porté plainte auprès de l’Institut de la Jeunesse du District Fédéral et a ouvert un dossier auprès de la Commission National des Droits Humains. De son côté le Collectif contre la Torture et l’Impunité a aussi porté plainte auprès de cette institution.

Nous dénonçons la seule réponse que peut donner le gouvernement du District Fédéral face au rejet d’un emprisonnement injuste : la répression.

Nous soulignons que le fait de taper ceux qui se déclarent mécontents face aux injustices est une pratique de plus en plus commune et cynique parmi les gouverneurs du PRD, du PRI et du PAN.

Nous signalons que l’encerclement qui a eu lieu lors de la manifestation du 2 octobre, au cours de laquelle Victor Herrera a été brutalement frappé, s’est répété durant cette manifestation où nous dénoncions son emprisonnement injuste.

Le Comité de soutien pour la liberté de Victor Herrera Govea

Photos : http://www.regeneracionradio.org/

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