Ils sont tous détenus pour avoir lutté.

Qui sont les prisonnier-es de l’Autre Campagne ? Cliquez ici

« Ils nous ignorent parce qu’on est indiens, parce qu’on parle tzotzil, parce qu’on n’a pas fait d’études. Et cela se reproduit jusque dans les communautés, puisque ceux qui ont de l’argent quittent la communauté et se rangent avec le gouvernement (…) le plus triste de ce qu’il voit en prison ce sont les gens qui ne veulent pas se défendre, ils ne parlent pas espagnol donc, comme ils ne peuvent pas s’exprimer, beaucoup se taisent. Mais d’autres font preuve de courage et gardent l’espoir de sortir un jour. » Alberto Pathistan Gómez, Chiapas.

« Ils m’ont arrêtée arbitrairement le 10 Mai 2007 avec mon époux Alfredo. Ils nous ont accusés d’un délit que nous n’avons pas commis. Nous avons souffert de traitements inhumains tels que la torture physique, psychologique et des menaces de mort » (…) »Le plus triste de tout cela, c’est que j’étais enceinte de quatre mois et à cause de la torture dont j’ai souffert, mon fils est né malade avec une paralysie cérébrale et il est comme mort, mais en vie. C’est pour cela que je suis en jeûne et en prière pour un temps indéfini à cause de l’injustice que je vis, condamnée à 27 ans et 6 mois de prison ». Rosa López Díaz

Voir aussi Pathistan et Rosa Lopez sur Qu’est-ce-que « la voix de l’Amate » ? https://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-de-la-voix-de-lamate-chiapas/

« Mon cas n’a pas été le seul. L’État, par la séquestration et par la torture, a obligé plus d’une centaine d’indigènes zapotèques de la région de Loxicha à avouer des délits qu’ils n’ont jamais commis, ils ont été obligés de signer et de donner leurs empreintes digitales sur des feuilles blanches pour leur fabriquer des délits ». Alvaro Sebastián Ramírez de Loxicha -Oaxaca

Où ils se trouvent les prisonnier-e-s de l’Autre Campagne?

Voir l’exposition prisonnier-e-s de l’Autre Campagne ici

Publicités

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :