La prison politique au Mexique

La répression à l’encontre des mouvements sociaux au Mexique a une longue histoire, qui ne date pas des gouvernements PANistes, mais le phénomène dont nous sommes témoins avec cette administration, est celui de la légitimation de la criminalisation de la dissidence à travers des réformes judiciaires qui ont pour prétexte la lutte contre la délinquance. Ils établissent un cadre légal pour emprisonner et frapper le mouvement social…

La stratégie utilisée par le gouvernement contre les militants/activistes sociaux consiste en la fabrication d’accusations fédérales contre eux, telles que “obstruction des voix de communication”, “destruction de biens fédéraux” ou “séquestration aggravée”, afin que dans leur dossier n’apparaissent pas tel quel des accusations politiques. Cette stratégie a permis, autant à Vicente Fox qu’à Felipe Calderón, de déclarer à plusieurs reprises qu’au Mexique, il n’y a pas de “prisonniers politiques”…

Le 2 octobre 2008 a été présentée la première partie d’un rapport élaboré par les compañeras Gloria Arenas Agis et Eugenia Gutiérrez qui s’intitule « Le Chemin de la répression. Notes pour une histoire de la persécution politique au Mexique« . Cette première partie dont le titre est “La prison politique” contient un texte d’analyse accompagné du recensement de 3507 cas d’emprisonnement politique durant ces 18 dernières années.

Vous trouverez un résumé de ce rapport en français et une analyse à propos de l’Autre Campagne dans le cadre de la lutte pour la  libération des prisonnières et des prisonniers (2006-2011) ici : https://liberonsles.wordpress.com/prison-politique/

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