Nouvelle semaine mondiale de lutte : Renversons les murs du cachot

La nouvelle semaine mondiale de lutte « Renversons les murs du cachot », compte déjà sur des adhésions en Inde, au Pérou, en Uruguay, en Afrique du Sud, au Canada, au Brésil, en Espagne, en Angleterre, en Écosse, en Autriche, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et au Mexique pour demander la libération de Santiz López et celle du professeur Alberto Patishtán Gómez. La nouvelle semaine de lutte aura lieu du 8 juin au 15 juin.

Francisco Sántiz López est indigène tseltal, commerçant et base d’appui de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) il a été emprisonné dans la prison numéro 5 de San Cristóbal de las Casas et accusé d’être le responsable d’actes violents qui ont eut lieu en décembre 2011 dans la communauté de Banavil, lorsqu’une cinquantaine de membres du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) ont agressé à l’arme à feu quatre familles sympathisantes de l’EZLN et les ont expulsées de leur maison et du village. Cette zone est sous tension suite au renforcement des caciques priistes et à la formation de groupes armés contre les sympathisants de l’EZLN. Ces actes sont des agressions planifiées : ce n’est pas une coïncidence, si Francisco Santiz López, indentifié comme Base d’Appui Zapatiste, a été arrêté et accusé à tort d’avoir initié l’agression et de port d’armes à feu à usage exclusif de l’armée.

Alberto Patishtán Gómez est défenseur et porte-parole d’autres prisonniers. Il a déjà passé douze ans en prison, accusé d’avoir tué des policiers dans la communauté d’El Bosque en 2000. Il a été arrêté pour des délits fabriqués d’homicide, coups et blessures, et vol. Son arrestation était une vengeance politique, ouvertement soutenue par le gouvernement de l’Etat, dirigé à l’époque par Roberto Albores Guillén. Au cours de ces dernières années, Pathistan est devenu un symbole, un défenseur et un porte-parole des prisonniers injustement condamnés, notamment depuis la grève de la faim des prisonniers politiques, au Chiapas en 2007, convoquée par la « Voix de l’Amate ». Le 20 octobre 2011 Alberto Patishtan Gomez, porte-parole des prisonniers en grève de la faim depuis le 29 septembre 2011, a été transféré de force vers une prison de haute sécurité à plus de 2000 km du Chiapas, où réside sa famille, ses amis et ses compagnons de lutte.

Nous exigeons la liberté immédiate des compagnons Patishtán et Sántiz !

Voir aussi : La nouvelle semaine de lutte « Renversons les murs du cachot », convoquée par le Mouvement pour la Justice du quartier de l’autre campagne à New York et la Vidéo-message de l’assemblée de bon gouvernement d’Oventic, Chiapas.

sur: https://liberonsles.wordpress.com/2012/06/07/deuxieme-semaine-de-lutte-mondiale-pour-la-liberte-de-santiz-et-patishtan/

*Infos sur Santiz : https://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-zapatistes/

*Infos sur Patishtán : https://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-de-la-voix-de-lamate-chiapas/

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