Prisonniers dénoncent le total abandon sanitaire à l’intérieur de la prison de San Cristóbal de Las Casas, Chiapas.

Les prisonniers de la Voix de l’Amate ont exigé du gouvernement de Juan Sabines « qu’il prenne les choses en main » et ont réitéré leur appel à Felipe Calderón pour qu’il intervienne en faveur de la libération du professeur Alberto Patishtán.

Hermann Bellinghausen, envoyé
Journal La Jornada
Publié : le 04/07/2012 12:17

San Cristóbal de las Casas, Chiapas. Les prisonniers de la Voix de l’Amate et les Solidaires de la Voix de l’Amate, incarcérés dans la prison étatique numéro cinq de cette municipalité, ont dénoncé un abandon total des autorités en matière de santé de la population carcèrale.  » Nous exigeons du gouvernement de Juan Sabines Guerro qu’il prenne les choses en main « , déclarent les indigènes emprisonnés, après avoir demandé leur « liberté inconditionnelle » ; ils font appel au président Felipe Calderón Hinojosa « pour qu’il intervienne en libérant notre compagnon Alberto Patishtán Gómez, prisonnier politique qui se trouve aujourd’hui dans la prison numéro 8 à Guasave, dans l’Etat de Sinaloa « .

En résumé, le centre pénitencier de San Cristóbal « manque totalement de médicaments ; tout cela a causé beaucoup de dégât au niveau de la santé », et « des complications de maladies pourtant guérissables. À cause de la négligence médicale, elles sont devenus incurables ». Ils citent le cas d’un compagnon interne qui « depuis beaucoup de mois a souffert du manque d’attention ; la maladie dont il souffre, accompagnée de douleurs aux os entre autres, est devenue insupportable. Aujourd’hui, son bras est paralysé et il est démoralisé psychologiquement ; il fait ses adieux à ce monde parce qu’il ne le supporte plus la douleur ».

Après beaucoup de temps et de nombreuses protestations, les autorités se sont occupées de l’opération chirurgicale d’une autre prisonnière de l’Autre Campagne, Rosa López Díaz, qui souffrait d’une grave hernie. Les dénonciations ont été nombreuses et systématiques contre la négligence médicale et l’abandon. Un autre cas flagrant est celui de Patishtán, sur le point de perdre la vue pour les mêmes raisons. Maintenant, les prisonniers dénoncent à nouveau les violations de leurs droits humains « parce que nous savons d’avance que les autorités pénitentiaires et le gouvernement savent que, comme tous ceux qui sont privés de liberté, nous avons le droit à une bonne attention médicale et à des médicaments gratuits de qualité, adaptés au diagnostic. Mais les autorités l’ont totalement ignoré ».

Les indigènes de l’Autre Campagne et les promoteurs de l’Autre Santé dans la prison de San Cristobal, « prisonniers injustement arrêtés », concluent en invitant « la société civile et les organisations indépendantes de l’Etat, nationales et internationales à exiger leur liberté, qui leur a été volée par le mauvais système qui prévaut au pays ».

Voir aussi, prisonniers de la voix de l’amate, sur : https://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-de-la-voix-de-lamate-chiapas/

Publicités

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :