Chiapas: Les prisonnier-e-s dénoncent le manque d’attention médicale

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Les prisonniers de la Voix de l’Amate et les Solidaires de la Voix de l’Amate dénoncent le manque d’attention médicale portée au compagnon Manuel Gómez Gutiérrez

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Nous, les prisonniers politiques de l’organisation de la Voix de l’Amate et Solidaires de la Voix de l’Amate adhérents à la Sexta -Sixième déclaration de la forêt lacandone de l’EZLN, enfermés dans la prison numéro 5 de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas, déclarons :

Les autorités pénitentiaires manquent à leurs obligations envers nous tous qui sommes privés de nos libertés, en négligeant systématiquement d’apporter des soins médicaux à ceux qui en ont besoin, en prison.

À cause de cette négligence, les maladies qui pourraient normalement être soignées et curables deviennent, par le manque d’attention adéquate, des maladies incurables.

Telle est la situation du compagnon professeur intérimaire Manuel Gómez Gutiérrez à qui, depuis plus de trois mois, on a détecté deux tumeurs au niveau de son dos, du coté gauche. Depuis que cette  maladie a été découverte, il a subi des traitements inadéquats qui ne lui ont servi strictement à rien ; loin de soulager sa maladie, ils ont au contraire aggravé la situation en lui paralysant la main gauche, devenue immobile. Le compagnon ne peut plus parler, ne peut pas se lever et il a perdu la flexibilité de tout son corps.

C’est pour cette raison que nous rendons publique cette dénonciation. En même temps, nous exigeons du gouvernement de l’Etat du Chiapas de Manuel Velasco Coello qu’il trouve une solution immédiate à ce sujet et qu’il intervienne afin que le compagnon puisse bénéficier d’une opération le plus tôt possible, d’autant plus que ce malade a droit à la sécurité sociale en tant qu’inscrit à l’institut de la Sécurité sociale des travailleurs de l’État (ISSSTE), institution qui tient notre compagnon dans l’oubli.

Fraternellement
Les Prisonnier-e-s politiques de la Voix de l’Amate et les Solidaires de la Voix de L’Amate, prison numéro 5, San Cristóbal de Las Casas au Chiapas, 8 février 2013.

Traduit par les trois passants

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