Nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison au compagnon Mario González García.

lib12RAPPORT SUR LA SITUATION JURIDIQUE DE MARIO GONZALEZ

11 juillet 2014

La magistrate de consigne du Tribunal Supérieur de Justice de la ville de Mexico (DF) Celia Marín Sasaki, membre de la Cinquième Salle Pénale (la même magistrate qui a condamné Víctor Herrera Govea le 2 octobre 2009) a laissé voir encore une fois qu’elle suit à la lettre les ordres du gouvernement répresseur dirigé par Miguel Ángel Mancera. Aujourd’hui, 11 juillet 2014, la magistrate Marín Sasaki a dicté une nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison au compagnon Mario González García.

La dite résolution n’est rien de plus qu’un simulacre de réponse à la Protection Directe (recours d’Amparo) accordée au compagnon Mario par le Deuxième Tribunal Associé du Premier Circuit, qui ordonnait à la Salle Pénale de rétablir la procédure et de rendre une nouvelle sentence ; ce n’est pas  étonnant que la salle ait dicté une sentence supposément distincte mais qui en même temps continuait de répondre aux intérêts du gouvernement de la ville de Mexico (District Fédéral) en condamnant encore une fois notre compagnon de manière injuste.

Cette résolution confirme que dans ce pays on criminalise tous ceux qui s’organisent afin de construire un monde de paix, de dignité et de justice.

Nous ne nous conformerons pas à la dite résolution et nous présenterons rapidement un recours de protection directe (Amparo directo) qui sera remis à un Tribunal Associé du Circuit, en signalant encore une fois toute la série de violations concernant la procédure et de violations des droits humains dont a fait l’objet Mario González.

Nous ne lâcherons rien jusqu’à ce que nous ayons arraché la liberté de notre compagnon des mains des gouvernements répresseurs.

À bas les murs des prisons !
Nous ne sommes pas touts et toutes là, il manque les prisonnier-e-s !

CAZ –  Collectif d’Avocats Zapatistes
CADJS – Collectif d’Avocats en Défense de la Justice Sociale

Source

_______________________________

Pour rappel :

– le 2 octobre 2013,  Mario a été arrêté de façon illégale, sans mandat d’arrêt et sans qu’il soit pris en « flagrant délit », c’est-à-dire au moment de commettre un délit.

– Le 7 octobre 2013,  la juge des délits non graves Marcela Ángeles Arrieta a fixé une caution de 130, 000 pesos (un peu plus de 7000 euros). Cette somme a été réglée mais le jour prévu de sa libération, un groupe de policiers ont ramené Mario en prison, la tête couverte et en le rouant de coups, sans donner d’explications. L’argument de la Juge a été que Mario est une personne dangereuse pour la société. De cette façon, la juge a annulé sa remise en liberté sans prévenir la défense.

– Le 8 octobre, au moment de quitter la prison, sa détention a été prolongée et ce même jour il a commencé une grève de la faim.

– Le 3 décembre 2013, après 56 jours et dans un état de santé critique, il met fin à sa grève de la faim sans avoir eu droit à une seule audience, car toutes ont été reportées par la juge  Marcela Angeles Arrieta.

– Le 10 janvier 2014,  il reçoit une sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à son égard.

– Le 21 mars 2014, Celia Marín Sasaki, magistrate de la cinquième chambre du tribunal supérieur de justice de la ville de Mexico (TSJDF), ratifie la sentence.

– Le 8 mai 2014, un recours (Amparo) a été présenté par la défense de Mario au deuxième tribunal collégial pénal de la ville de Mexico.

Le 23 juin 2014, le pouvoir judiciaire fédéral place encore une fois le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer au début du mois de juillet sur la libération de Mario.

– Le 11 juillet 2014, la magistrate Marín Sasaki a dicté une nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison au compagnon Mario González García.

  Le CAZ –  Collectif d’Avocats Zapatistes et le CADJS – Collectif d’Avocats en Défense de la Justice Sociale présenteront un recours de protection directe (Amparo directo) qui sera remis à un Tribunal Associé du Circuit, en signalant encore une fois toute la série de violations concernant la procédure et de violations des droits humains dont a fait l’objet Mario González.

Liberté immédiate pour  Mario González!

Traduit par les trois passants
Correction Myriam

***

Pour adresser un message de soutien à Jorge Mario González García, voici les coordonnées :

envelope-9887(Torre Médica Tepepan) Centro Femenil de Readaptación Social Tepepan.
Calle La Joya s/n Colonia Valle Escondido
Delegación Xochimilco.CP.14600 Ciudad de México, Distrito Federal.- MEXICO.

Sinon, vous pouvez également envoyer votre lettre à l’adresse mail suivante: solidaridadmariogonzalez@riseup.net

plus_d_infos

Publicités

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :