Bachajón : pour la libération de leurs prisonniers politiques

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Communiqué du terrain communal de San Sebastian Bachajon en résistance, pour la libération de leurs prisonniers politiques et pour l’apparition en vie des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa!

Nous, les femmes et les hommes du village de San Sebastian Bachajon, saluons tous les villages et communautés en résistance qui défendent leurs territoires contre les projets de pillage menés par le mauvais gouvernement. Nous saluons et envoyons toute notre solidarité aux parents et aux compagnons des 43 étudiants (normalistas) d’Ayotzinapa disparus par le fait du mauvais gouvernement depuis le 26 septembre 2014, et nous exigeons leur immédiate présentation en vie (…)

Nos compagnons prisonniers politiques JUAN ANTONIO GOMEZ SILVANO, MARIO AGUILAR SILVANO et ROBERTO GOMEZ HERNANDEZ qui ont été torturés par le mauvais gouvernement et qui sont injustement privés de leur liberté depuis le 16 septembre 2014 pour avoir lutté pour la justice et la défense de leur territoire, ont été transférés le 2 octobre dernier à la prison  numéro 12 de Yajalón, Chiapas, où ils sont détenus pour des délits qu’ils n’ont pas commis et que les policiers municipaux de Chilón ont fabriqués par vengeance suite à l’emprisonnement obtenu par notre communauté Virgen de Dolores à l’encontre de leur compagnon Sebastian Méndez Hernández qui est incarcéré à la prison de l’Amate pour le meurtre de notre compagnon ex-coordinateur Juan Carlos Gómez Silvano. Le 24 octobre dernier, le recours contre la détention provisoire prononcée par le juge d’Ocosingo Omar Helería Reyes le 24 septembre 2014 pour les délits de tentative d’homicide, a été accepté. Nous exigeons la liberté immédiate de nos compagnons parce que les délits attribués ont été fabriqués et les preuves présentées sont illégales, le juge d’Ocosingo a seulement pris en compte la déclaration du commandant de la police municipale de Chilon et de deux de ses policiers pour la mise en détention provisoire.

Nous exigeons également la libération de notre compagnon SANTIAGO MORENO PEREZ, prisonnier depuis 2009 à Playas de Catazajá, accusé par les priistes de la communauté La Pimienta, car à l’époque de son arrestation il avait la charge du conseil de vigilance autonome de l’Autre campagne (aujourd’hui incluse dans la Sexta) et il a été accusé d’un délit fabriqué qu’il n’a pas commis pour le soustraire de sa fonction.

Notre compagnon EMILIO JIMENEZ GOMEZ prisonnier depuis juillet 2014 à Playas de Catazajá, accusé par les priistes de la communauté de Xanil pour l’agression d’un étranger alors que l’étranger lui-même a dit que le compagnon n’était pas la personne qui l’avait agressé, mais les priistes l’ont amené et fait prisonnier à Playas de Catazajá avec la complicité de la police étatique préventive. Notre compagnon ESTEBAN GOMEZ JIMENEZ prisonnier depuis 2013 à Playas de Catazajá et  aussitôt transféré à l’Amate, a été accusé par le priiste du parti vert écologiste Manuel Jiménez Moreno de la communauté de Pamalha, d’un vol qu’il n’a pas commis. Initialement détenu pour cela, d’autres délits lui ont été ajoutés par la suite .

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