En réponse au texte de non-fides

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En réponse au texte de non-fides : Mexico/Paris : A propos d’un « Repas solidaire pour les prisonnièr-e-s incarcéré-e-s au Mexique »

En réponse au texte de non-fides : Mexico/Paris : A propos d’un « Repas solidaire pour les prisonnièr-e-s incarcéré-e-s au Mexique » (http://www.non-fides.fr/?Ce-n-est-pas-parce-que-nous-sommes).

La veille du repas solidaire pour les prisonnièr-e-s incarcéré-e-s au Mexique, le site non-fides a publié un texte qui critique et remet en question notre lutte.

Pourquoi publier ce texte si tard ?

Le repas est annoncé depuis presque un mois. S’il s’agissait de créer un débat, il aurait pu être publié beaucoup plus tôt. Et il aurait aussi pu nous être envoyé par mail, par exemple. Mais non, il a été publié directement sur plusieurs sites internet la veille du repas. Ce que nous ne comprenons pas. Sommes nous des ennemis avec lesquels on ne peut discuter ou débattre ? Qu’il faut détruire, dénigrer, décrédibiliser ? Saboter les événements ? En tout cas les personnes de non-fides n’aiment pas le débat, malgré ce qu’ils-elles veulent faire croire sur leur site, car ils-elles n’ont jamais essayé de nous contacter ou de parler avec nous.

Dans ce texte, nous apprenons que les personnes de non-fides, à la lecture de notre tract, ont « immédiatement pensé que ça ne plairait pas aux compagnon-ne-s de voir leurs noms utilisés de cette façon et associés à des personnes qui n’ont rien à voir avec elles. »

À notre tour de répondre et nous ne citerons pas des textes des prisonnier-e-s comme le fait non-fides, nous ne parlons pas à leur place !

Nous ne pensons pas non plus à la place des prisonnières et des prisonniers, nous échangeons régulièrement avec elles et eux. Ils et elles sont au courant de ce que nous faisons, nous les consultons, ainsi que leurs groupes de soutien. Nous allons les voir quand nous le pouvons et nous traduisons et diffusons leurs communiqués.

Mais nous ne parlons pas en leur nom et nous ne pensons pas à leur place !

Dans ce texte les personnes de non-fides disent aussi que les prisonniers de la guerre sociale ne sont pas des pions, ni des variables, ni un gros tas informe de corps éloignés qui n’ont pas leur mot à dire, et qui sont hors de la société et de nos vies. Nous sommes d’accord avec cette affirmation.

Alors pourquoi les personnes de non-fides pensent à la place des prisonnier-e-s ? Les personnes de non-fides devraient plutôt relire leur texte et se l’appliquer eux-elles-mêmes.

Pour ne pas ressembler à des journalistes de merde à la solde de l’État, les personnes de non-fides feraient mieux de se renseigner et de parler avec les personnes qu’ils-elles souhaitent critiquer, ça leurs éviterait d’écrire des sottises.

À moins que… à moins qu’au final le but de ce texte de non-fides soit simplement de se faire de la publicité sur le dos des prisonnier-e-s en les utilisant.

Au final le texte de non-fides n’est rien d’autre qu’une coquille vide. Il agglutine des critiques vides sans fondement, puisqu’elles se basent sur des éléments non-vérifiés, sans analyse, ni réflexion réelles, utilisant des arguments sur lesquels tou-te-s sont d’accords, escamotant et citant des parties du tract et des textes des prisonnier-e-s, hors de leurs contextes et omettant des parties de ceux-ci, de tel façon qu’il est facile de démontrer ce qu’ils-elles veulent. Comme ça, c’est sûr, ils-elles ont toujours raison ! Qu’elles-ils s’amusent bien !

Notre solidarité va aux prisonnier-es, à leurs proches et à leurs groupes de soutien. Ils et elles sont parfaitement au courant des actions/événements/repas/concerts que nous faisons.

À bas les murs de toutes les prisons !

Les trois passants

PS1 : Vous trouverez ci-dessous deux communiqués de groupes ou collectifs qui accompagnent certain-e-s prisonnier-es au Mexique à propos de ce repas et du texte de non-fides.

Croix Noire Anarchiste de Mexico:

C’est avec beaucoup de joie que nous saluons cet événement. Savoir que la situation de nos frères et soeurs emprisonné-e-s sur ces terres sera connu sur les vôtres nous rempli d’émotion. Cela démontre une fois de plus que la solidarité ne connaît ni frontières ni distances.

Depuis déjà plusieurs années, depuis 2009 pour être exact, nous connaissons le travail du groupe Trois passants et leurs efforts pour accompagner les prisonnier-e-s. Cette année-là nous avons commencé un travail de solidarité qui persiste jusqu’à maintenant. Cette relation s’est basée sur le respect de nos différences et dans l’effort mutuel de construire des ponts entre les résistances. Ainsi depuis lors, nous avons essayé de construire des relations solidaires entre nos différentes réalités, en incluant sur ce chemin nos camarades prisonnier-e-s.

Nous ne croyons pas à l’unité en toutes choses, nous savons parfaitement qu’il existe des postures et des pratiques que nous ne partageons pas, dont nous ne voulons même pas être proches. Cependant, ce en quoi nous croyons est de se regrouper avec ceux-celles avec lesquel-les nous sommes d’accord sur certaines choses, pas pour être plus, nous ne croyons dans les masses, mais pour partager et apprendre.

Ensemble avec Les Trois Passants, nous avons appris que la solidarité n’est pas une relation unilatérale, mais une relation avec des aller-retour. C’est pour cela que chaque fois qu’ils-elles vont réaliser un évènement pour soutenir les prisonnier-e-s de la région mexicaine, on en parle avec les camarades, ce qui nous parait extrêmement important, en effet comme le dit Amèlie dans son texte « Nous ne voulons pas être récupéré-e-s. « Ce n’est pas parce que nous sommes en prison que nous n’avons pas de voix ».

En ce sens, nous ne sommes les porte-parole de personne, si ce n’est nous-mêmes ; les camarades prisonnier-e-s sont capables de parler pour eux-elles et ils-elles l’ont fait à chaque fois qu’ils-elles l’ont trouvé pertinent. Et nous sommes sûr qu’ils-elles le feront à propos de cet évènement.

Nous en profitons pour partager avec vous quelques nouvelles. Hier, Amélie, Fallon et Carlos ont reçu la notification de non-lieu au niveau du délit fédéral pour les dommages dont ils-elles étaient accusé-e-s. Et la sentence de 2 ans et 7 mois pour les délits locaux d’attaque à la paix publique et dommages leurs ont été confirmés.

Liberté pour tou-te-s !

Croix Noire Anarchiste Mexico
http://www.abajolosmuros.org/index.php/textos-y-documentos/369-saludo-a-les-trois-passants

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Comité de solidarité avec Mario González:

Nous saluons l’effort solidaire qui est réalisé ce jour pour rendre visible la situation de différent-e-s camarades prisonnier-e-s, pour que leurs voix soient écoutées et qu’on les connaissent.

D’autre part, nous avons vu un texte qui remet en question cette activité parce qu’elle réunit de l’information à propos de différent-e-s prisonnier-e-s, qui n’ont effectivement aucune relation ni affinité dans beaucoup de cas.

Cependant, nous ne comprenons pas sur quoi se basent les accusations contres nos camarades les trois passants, qui se sont montrés très solidaires et ont maintenu une communication constante avec les camarades prisonnier-e-s au Mexique et les collectifs ou groupes qui les accompagnent (ce dont nous sommes témoins); Les accusations portées contre les trois passants dans le texte suivant http://www.non-fides.fr/?Ce-n-est-pas-parce-que-nous-sommes sont incorrectes, nous demandons à ceux-celles qui ont écrit ce communiqué qu’ils-elles se renseignent bien avant de lancer des commentaires qui peuvent affecter un travail qui a été fondamental pour les prisonnier-e-s en luttes sur ces terres. Cela fait plusieurs années que ce collectif a accompagné des prisonnier-e-s enfermés au Mexique et marché avec eux-elles dans une lutte continue pour leur liberté.

Depuis octobre 2013, quand notre camarade Mario González a été détenu, ce collectif en particulier nous a apporté sa solidarité constante, s’est maintenu en contact permanent. Nous savons qu’ils-elles demandent toujours avant d’agir, ils-elles sont totalement respectueux-ses des intérêts et des décisions des prisonnier-e-s.

Nous avons été témoins que cette dynamique a continué avec les autres prisonnier-e-s : Fer, Abraham, Carlos, Amelie et Fallon, qui sont au courant de l’activité d’aujourd’hui 28 février et certain-e-s ont même écrits des textes pour qu’ils soient lus dans cet espace.

Nous savons que les prisonnier-e-s pour lesquel-le-s se fait cette activité ont des idées et des affiliations très différentes, mais nous savons aussi qu’ils-elles sont au courant de cette activité et sont d’accord que l’on parle de leur situation durant ce repas.

Nous exprimons notre complète solidarité et appui au travail des trois passants, nous appelons à formuler des critiques informées et constructives, à exprimer notre solidarité par des actions concrètes et pas à travers des rumeurs.

Les prisonnier-e-s dans la rue !

Nuria Ramìrez et Mario Gonzàlez.
Lettre en espagnol sur le site du Comité de solidarité avec Mario González

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