OAXACA : IIIe Rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s

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Le Réseau contre la répression et pour la Solidarité (RvsR), convoque à la IIIe Rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s prisonnier-e-s, qui aura lieu dans la ville d’Oaxaca, le 12, 13, 14 juin 2015.

Le 12 et 13 juin 2015 les familles, les amis et les collectifs locaux et nationaux de soutien aux prisonniers et prisonnières se rencontreront au siège de l’Espace Communautaire « Mujer Nueva » dans le quartier du centre-ville d’Oaxaca, Jalatlaco.

Inauguration

Paroles de bienvenue par Álvaro Sebastián Ramírez

ALVAROSAlvaro Sebastián Ramirez est un prisonnier de la région de Loxicha à Oaxaca. Il adhère à la Sexta en 2006 ; depuis, il mène une lutte avec espoir et conviction à l’intérieur de la prison. Alvaro a été condamné à 27 ans de prison pour les délits d’homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Alvaro travaillait en tant qu’enseignant et il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général ; il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement. Il a toujours défendu l’auto-gouvernance basée sur les « us et coutumes » des Zapotèques, refusant l’ingérence des partis politiques. En 1996, l’attaque de l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) à Huatulco allait servir de prétexte pour justifier la répression contre les Indiens de la Région Loxicha, Oaxaca. C’est dans ce contexte qu’Alvaro Sebastián Ramirez a été arrêté et torturé. Plus d’infos

Présentation des personnes arrêtées et des collectifs participants à cette rencontre

ferFernando Bárcenas Castillo, militant anarchiste, a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola. Il a été condamné à de la prison ferme pour délits d’attaque à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense, cependant, le 11 décembre 2014, Fernando a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme. Fernando, âgé de 20 ans, est étudiant au Collège de Sciences Humaines (CCH) de Vallejo et travaillait pour aider sa famille. Il a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation contre la hausse de 67% des tarifs du métro décidée par le Gouvernement de la Ville de Mexico.  Fernando est très actif à l’intérieur de la prison, il a participé à la création du journal anti-carcéral « el Canero » et élaboré un long fanzine : « Un an après l’arrestation – la prison ». Plus d’infos

ferzamLuis Fernando Sotelo Zambrano est adhérent à la Sexta et étudiant. Il a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Les accusations portées contre Fernando se basent uniquement sur la déclaration du chauffeur du bus qui a été incendié lors de la troisième journée de solidarité avec les 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Le 10 novembre 2014, le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaque à la paix publique, d’attaque aux voies de communications et dégradations. Plus d’infos

Atelier de développement communautaire (TADECO)

libertad-tlanixco-muralMouvement pour la liberté des défenseurs de l’eau et de la vie de San Pedro Tlanixco : organisation indigène Nahua faisant partie du CNI (Congrès National Indigène qui regroupe des organisations et des collectifs adhérents à la Sixième déclaration de la forêt Lacandone) dont plusieurs des membres se trouvent en prison, soit dans l’attente d’un procès qui s’avère long et plein d’obstacles juridiques, soit déjà condamnés à de lourdes peines de prison. Cette dernière situation concerne Rómulo Arias Mireles, Pedro Sánchez Berriozabal et Teófilo Pérez González, condamnés à de lourdes peines de prison allant de 50 à 54 années de prison ferme. Pres@s de San Pedro Tlanixco

logosCroix Noire Anarchiste de Mexico, après plus de 11 ans d’existence la CNA- Mexico s’est joint au réseau international de groupes qui travaillent pour la liberté des prisonniers et prisonnières, pour qu’ils et elles ne soient jamais oublié-e-s. Ils soutiennent particulièrement des prisonnières et prisonniers anarchistes, mais également d’autres prisonniers qui luttent depuis l’intérieur de la prison, qui ont des idées différentes et voient la lutte d’une autre façon. « Ces derniers, nous les soutenons sans que cela veuille dire que nous nous identifions à leurs idées, mais nous nous identifions à leur résistance contre la bête carcérale ». « La CNA- Mexico se dédie à apporter une solidarité à nos frères et nos soeurs en prison. Nous luttons pour la destruction du système carcéral, car nous voyons que la prison, l’isolement et la punition, ne sont pas des solutions aux problèmes sociaux, mais qu’au contraire, ils renforcent le système. Nous ne voyons pas la prison comme un élément en plus du capitalisme et de la domination, mais comme un de ses piliers, c’est pour cela que nous considérons notre lutte anti-carcérale comme une lutte anti-capitaliste et anti-autoritaire ». CNA-MX

noestamostodos2Grupo de Trabajo No Estamos Todxs [Nous ne sommes pas tous et toutes là] : est né à San Cristóbal de las Casas, Chiapas en août 2010 dans le cadre de la campagne nationale et internationale “¡Primero Nuestr@s Pres@s!” lancée par la commission Sexta d’EZLN en septembre 2008. No Estamos Todxs est un groupe de travail qui suit actuellement de près la lutte et le cas du compagnon adhérent à la Sixième déclaration zapatiste, Alejandro Díaz Sántiz qui est membre de l’organisation des prisonniers «  solidaires de la voix de l’Amate » mais ce groupe suit aussi les cas d’autres prisonniers du Chiapas comme ceux de Bachajon. Il s’agit d’un groupe de soutien, d’accompagnement, de réflexion qui chemine avec les prisonniers et les prisonnières pour non seulement dénoncer, mais aussi se battre contre le système carcéral et faire sortir la voix des prisonnier-e-s de l’isolement. Ce groupe établi des liens avec les familles des détenus et organise de visites régulières aux détenus. Ce groupe participe activement à la diffusion de lettres et de communiqués et sert de pont entre les prisonnier-e-s et les organisations, groupes et collectifs internationaux. No Estamos Todxs

CAZ-cabezalLe Collectif d’Avocats Zapatistes (CAZ), est un petit groupe d’avocats, qui s’est formé pendant la forte répression du « mai rouge 2006 », à San Salvador Atenco. A ce moment-là, le groupe d’avocats s’est engagé dans une dynamique de litige, de soutien et d’accompagnement juridique et de lutte sociale dans le contexte de la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone (la Sexta) lancée par l’EZLN, pour assumer la défense juridique des compagnons et des compagnonnes adhérent-es à la Sexta arrêté-es le 3 et 4 mai 2006 et incarcéré-es dans la prison de « Santiaguito », Almoloya de Juárez. En raison de la forte répression et les arrestations massives qui ont eu lieu ces jours-là, les avocats ont élargi leur solidarité et défendu 180 des 207 détenus. Le CAZ est un groupe adhérent à la Sexta et est né comme tel le 8 août 2006. Leur accompagnement et suivi juridique et politique est complètement solidaire. Le CAZ soutient des adhérents de la Sexta et ils ont également défendu plusieurs compagnon-e-s anarchistes.CAZ

ALEJANDRODAlejandro Díaz  Sántis est un Indigène Tzotzil originaire de Tsoeptic, Chiapas, il a été arrêté dans l’état de Veracruz il y a 16 ans, accusé d’homicide, délit qu’il a toujours nié. Díaz Sántis a été condamné à 29 ans de prison. Et comme dans les autres cas de prisonniers adhérents à la Sexta au Chiapas, sa condamnation  résulte d’un procès corrompu dès le début. Alejandro fait partie de l’organisation indigène “Los Solidarios de la Voz del Amate”, créée en 2009 qui est devenue une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas. Plus d’infos

bachajonres2Prisonniers du Terrain communal de Bachajon, les compagnons arrêtés de Bachajon sont actuellement six : Juan Antonio Gómez Silvano, Mario Aguilar Silvano, Roberto Gómez Hernández, Santiago Moreno Perez, Emilio Jimenez Gomez et Esteban Gomez Jimenez luttaient pour leurs droits légitimes au territoire et se trouvent aujourd’hui enfermés pour avoir fait face à la stratégie du gouvernement qui veut les dépouiller de leur terre où se trouvent les Cascades d’Agua Azul pour le futur méga-projet touristique CIPP-CAA -Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul. Les compagnons organisés du terrain communal de Bachajon n’ont pas cessé de dénoncer depuis des années la persécution politique et le pillage de leurs terres.Plus d’infos

miguelflomMiguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demie de l’après-midi, Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l’Assemblée Communautaire a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été exécutée sans identification et sans mandat d’arrêt, avec une grande violence, par trois personnes habillées en civil accompagnées de plus de 20 policiers ministériels de la ville de Mexico. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui sont perpétrées depuis 5 ans par Manuel Zepeda Cortéz, ex-président municipal qui siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire en piétinant ainsi le système communautaire basé sur les « us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions. Le cas de Miguel Peralta Betanzos commence à sortir de l’ombre et à se diffuser au Mexique et ailleurs. Plus d’infos

marioyaquiPrisonniers de la Tribu Yaqui : La Tribu Yaqui a depuis des siècles lutté contre le pillage et le vol des eaux et du territoire. Leur histoire est remplie d’invasions, de menaces, d’humiliations, de guerres, d’expulsion, de répression ; nombreux et nombreuses ont été ceux et celles qui ont défendu coûte que coûte la terre, la rivière Yaqui, leur territoire ancestral des mains de ceux qui avaient le pouvoir, leur lutte a été constante et sans relâche contre la destruction et la mort. Dans ce contexte, en septembre 2014, Mario Luna, porte-parole et secrétaire de l’Autorité Traditionnelle Yaqui , a été arrêté par des éléments habillés en civil, et par la suite, présenté à la prison de Hermosillo où il se trouve aujourd’hui derrière les barreaux. Il a été accusé de séquestration aggravée et vol de véhicule. Fernando Jiménez, a été également arrêté et accusé de séquestration et de vol de véhicule. Tous deux ont fait appel -en ne pouvant pas sortir sous caution- et attendent leur procès. Plus d’infos

Quatre tables de travail se dérouleront pendant cette rencontre : La communication et diffusion ; accompagnement de familles ; génération de ressources ; lettres et visites.

À bas les murs de toutes les prisons !

 Les trois passants

Correction Myriam, Valerie et Amparo

Red Contra la Represión: III Foro Contra la Prisión Política y por la Libertad de Nuestr@s Pres@1 et  2

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