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[Oaxaca] Miguel Peralta Betanzos sort de prison !

Posted in anti-carcéral, Archives, compas anarquistas, Oaxaca, prisonnier-e-s en lutte on 15 octobre 2019 by liberonsles

Après 27 jours de grève de la faim, après 4 ans et 5 mois de prison, notre compagnon Miguel Peralta Betanzos est sorti de la prison de Cuicatlan, Oaxaca ce mardi 15 octobre 2019. Nos sommes heureux et heureuses d’apprendre cette nouvelle.

À bas les murs des prisons !
La lutte durera jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres !

Rappel :

Miguel Ángel Peralta Betanzos est un jeune indigène mazatèque, anarchiste et membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Le jeudi 30 avril 2015, Miguel a été arrêté au centre-ville de Mexico.

Depuis 2010, le groupe cacique dirigé par la famille Zepeda a tenté d’imposer, par la force, la répression et la prison, les partis politiques leurs pratiques et leurs méthodes pour gagner des sièges au gouvernement et augmenter leurs bénéfices économiques, ce qui a déchaîné un conflit très violent au sein de la communauté d’Eloxochitlán de Flores Magón.

Depuis le 30 avril 2015, Miguel était enfermé dans la prison de Cuicatlán, Oaxaca. Lui et sept autres personnes détenues ainsi qu’une vingtaine d’inculpés, sont accusés de la mort d’une personne lors d’une attaque perpétrée par le groupe cacique de Zepeda lui-même, en décembre 2014, alors que l’Assemblée Communautaire, opposée aux partis politiques, se trouvait réunie pour élire ses représentant-e-s.

Le 26 octobre 2018, Miguel a été condamné à 50 ans de prison pour tentative d’homicide qualifié et homicide qualifié.

Le 19 septembre 2019, Miguel annonçait dans une lettre, sa grève de la faim.

Miguel Peralta Betanzos est sorti de la prison de Cuicatlan, Oaxaca ce mardi 15 octobre 2019.

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[Santander] Jornadas anticarcelarias de junio / Homenaje a Pastora (último evento 2019)

Posted in anti-carcéral, Archives, événements, compas anarquistas, Des femmes face à la prison, prisonnier-e-s en lutte on 14 juin 2019 by liberonsles

SÁBADO 8 JUNIO

En el centro social okupado la lechuza
c/barrio la torre nº43 Monte.
Santander

12:00 h Presentación documental “Nos robaron las noches” con lxs compañerxs de Touluse «Les Trois passants», realizadores del docu y posterior debate.

Documental colectivo, que se realizó en octubre del 2016 y se terminó en abril del 2017, se trata de una herramienta de lucha anti-carcelaria. Es un documental realizado con medios propios, por personas solidarias y no especialistas. « En este documental, realizado en México, 11 mujeres dan testimonio de la forma en que la cárcel se apodera de sus vidas : discriminaciones sistemáticas, roles asignados, apropiación del cuerpo… Ellas nos expresan sus vivencias, sus luchas y cómo con el paso del tiempo, llegan a una postura anti-carcelaria. »

La realización del documental fue posible gracias a la complicidad de 11 mujeres : expresas, madres, compañeras e hijas de presos, así que a la participación de La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión de Oaxaca; del Grupo de Trabajo no Estamos todxs de Chiapas, de la Cruz Negra Anarquista de México y del grupo de Les trois passants (Los tres caminantes) de Toulouse.

14:30 h Comedor vegano

16:00 h Mesa redonda; con Les Trois passants, Familias frente a la crueldad carcelaria, Tokata, Henas y otras personas cercanas a la realidad carcelaria

Homenaje a Pastora y actividades diversas

En el centro social okupado la lechuza
c/barrio la torre nº43 Monte.
Santander

https://henas.noblogs.org/

http://tokata.info/

La Corogne / Toulouse/ Mexique : Pastora vit dans nos cœurs

Notre chère compagnonne « Pastora » Dominga González Vieites, mère de l’ex-prisonnier anarchiste Xosé Tarrío González , est décédée d’un infarctus le 25 avril 2019. Pastora a porté de nombreux projets et en avait encore bien d’autres en tête. Elle a participé activement à l’Athénée Libertaire Xosé Tarrío, à La Corogne, où elle a toujours réussi à organiser des cantines de soutien à la lutte anticarcérale; elle avait aussi le projet de créer des cantines sociales : « Pour que personne ne manque d’un repas », disait-elle à ses camarades de l’Athénée. Pastora participait aussi au projet d’association de proches de prisonnierEs et victimes de répression au niveau national, intitulé « Familles face à la cruauté carcérale ».

La Corogne / Toulouse/ Mexique : Pastora vit dans nos cœurs

Posted in anti-carcéral, Archives, événements, Des femmes face à la prison, femmes prisonnières on 14 mai 2019 by liberonsles

Pastora vit dans nos cœurs
Avril 2019 – Plage do Riás, Corogne.

no olvidamos

Notre chère compagnonne « Pastora » Dominga González Vieites, mère de l’ex-prisonnier anarchiste Xosé Tarrío González , est décédée d’un infarctus le 25 avril 2019. Nous étions un peu plus d’une centaine hier, samedi, à nous retrouver sur la Plage do Riás, à La Corogne, pour dire adieu à Pastora, mère de Xosé Tarrío, l’auteur du livre « Fuis, homme, fuis : journal d’un prisonnier FIES » (Huye, hombre, huye : diario de un preso FIES), qui avait succombé à une paralysie cérébrale en janvier 2005 après une longue agonie, conséquence de son état de santé délabré suite à son passage par la plupart des prisons de l’État espagnol.

Malgré le ciel menaçant toute la matinée, peu à peu, des ami·e·s, des proches, des compagnon-ne-s venu-e-s des quatre coins du pays et d’ailleurs arrivaient sur la plage, jusqu’à ce que l’on se retrouve à plus de cent personnes. La cérémonie des adieux a eu lieu en début d’après-midi, dans un bois près de la plage, où l’on a rendu hommage à Pastora avec de la musique et de la poésie, et appelé à ce que sa lutte ne meure pas. Pour terminer, les proches ont dispersé ses cendres et planté un arbre à cet endroit. Les cendres de Pastora reposent maintenant avec celles de son fils Xosé.

Xosé Tarrío nous a fait entrer dans la dure réalité du régime FIES (Fichiers d’Internes en Sûreté Spéciale)* grâce à son livre Fuis, homme, fuis. Journal d’un prisonnier FIES. Ce livre qui décrit précisément les vexations, tortures, mauvais traitements et dures conditions de vie des prisonniers FIES, ainsi que les fugues et les mutineries auxquelles a participé Xosé, a marqué toute une génération. Tarrío a été incarcéré pour des délits de droit commun, mais c’est en prison qu’il a peu à peu acquis une conscience politique anarchiste. Ex-héroïnomane et atteint du SIDA, il a passé dix-sept ans en prison au cours desquels il a connu la plupart des prisons de l’État espagnol. Mis en liberté en 2004 vu son état de santé critique, il a passé les derniers mois de sa vie à l’hôpital ; il est tombé dans le coma en octobre de la même année et a succombé à une paralysie cérébrale en janvier 2005. À sa mort, de nombreuses manifestations ont eu lieu dans toute l’Espagne et par-delà ses frontières.

Sa mère, Pastora, prenant conscience à la lecture du livre « Fuis, homme, fuis » de la situation dans laquelle vivait son fils, quitta la Suisse où elle avait émigré et revint en Galice pour le soutenir et s’engager dans la lutte contre les prisons. Elle est devenue une figure du combat contre les tortures, les mauvais traitements et l’existence même des prisons. Fondatrice de l’Association Nais contra a impunidade (Mères contre l’impunité), elle a poursuivi la lutte après la mort de son fils en continuant à dénoncer le système carcéral, l’impunité des matons et des forces de sécurité. Avec ses compagnonnes de Nais contra a impunidade, elle a fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir dénoncé la mort d’un jeune homme dans la caserne de la Guardia Civil d’Arteixo. Les Nais ont finalement été acquittées.

Pastora a porté de nombreux projets et en avait encore bien d’autres en tête. Elle a participé activement à l’Athénée Libertaire Xosé Tarrío, à La Corogne, où elle a toujours réussi à organiser des cantines de soutien à la lutte anticarcérale; elle avait aussi le projet de créer des cantines sociales : « Pour que personne ne manque d’un repas », disait-elle à ses camarades de l’Athénée. Pastora participait aussi au projet d’association de proches de prisonnierEs et victimes de répression au niveau national, intitulé « Familles face à la cruauté carcérale ».

Pastora avait aussi un autre projet qu’elle n’a pu mener à bien : il s’agissait d’acheter un terrain et une maison pour accueillir les ex-prisonnierEs sans famille, de façon à leur donner un foyer et leur faire travailler la terre, dans l’idée de leur permettre de gagner en puissance et, à terme, d’être capables d’accueillir les nouveaux ex-prisonniers et ex-prisonnières arrivant.

Tu nous laisses tant de choses…

Pastora, chérie, papillon, sœur, compagnonne, amie… Tu représentes tant pour nous toutes et tous, tu nous as tant laissé que nous n’avons pas de mots pour l’exprimer, nous n’avons pas les mots qu’il faut pour dire combien nous t’aimons. Nous te portons, dans notre cœur et sur le chemin, nous ne te disons pas adieu mais nous continuons à t’accueillir avec une immense tendresse, tu nous manques infiniment, tu nous fais tant défaut. Reçois maintenant dans nos bras une étreinte pleine de montagnes, de rivières, de fleuves, d’oiseaux, de mers et de fleurs de toutes les couleurs comme tu les aimes. Merci pour tout, pour chaque mot, pour chaque conseil, chaque éclat de rire, chaque cri de rage contre la douleur qu’ils nous imposent, pour chaque pas parcouru côte à côte avec nous, et avec ces milliers de personnes qui aujourd’hui, ressentent le grand manque que tu laisses. Nous nous souvenons de cette merveilleuse chaleur que tu dégageais pour nous parler, chanter, nous embrasser fort et sincèrement. Tu es là, tu seras toujours là, tu nous laisses rempli·e·s de bien des choses, de beaucoup de rage et d’amour pour continuer… et bien sûr que la lutte ne meurt pas.

C’est dur de ne pas pouvoir t’embrasser aujourd’hui, mais on pense à toi et on sait qu’il reste beaucoup à faire et à parcourir. Nous le ferons en t’ayant toujours à l’esprit, chère papillon aux couleurs chatoyantes.

À bientôt sur la Plage des Rias.

Les trois passants

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Pastora vit dans nos cœurs
« Que la lucha no Muera »

Depuis avril 2017, grâce à un documentaire anti-carcéral réalisé au Mexique comme point de départ intitulé « Ils nous ont volé nos nuits », un échange s’est construit entre Pastora et plusieurs mères, ex-prisonnières et compagnonnes qui vivent l’enfermement de leurs fils, leurs pères, leurs compagnons et depuis, nombreuses ont été les choses qui se sont tissées.

Apprenant la disparition le 25 avril de notre très chère compagnonne Pastora, nous voulons partager avec vous un enregistrement, traduit simultanément, réalisé le 9 avril 2017 à Toulouse, lors de sa participation à une rencontre qui avait eu lieu autour de la présentation du documentaire : « Ils nous ont volé nos nuits, femmes face à la prison, regards croisés, vécus et luttes ». Nous rassemblons également ici plusieurs lettres écrites par les compagnonnes et protagonistes de ce documentaire.

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Ce matin, en me réveillant, la première nouvelle qui m’est arrivée est celle de ton départ. Je n’ai pu éviter l’incrédulité, ni que mes yeux se remplissent de larmes. J’ai tout de suite pensé à la vidéo que tu nous avais envoyée, tes paroles, ta lutte, toi. Des larmes, je suis passée à un sentiment de rage, en me souvenant tout ce que t’avait fait vivre ta lutte pour la liberté de Tarrio, Cheché, ton fils chéri, pour d’autres compas, pour la liberté elle-même. Compañera Pastora, tu es et resteras une femme qui, bien que nous n’ayons pas eu l’occasion de nous rencontrer personnellement, nous avons partagé un petit morceau de nous-mêmes, je te sens si proche et aujourd’hui ton départ me fait mal. Je te remercie pour ta force, ton esprit indomptable qui maintenant vole et s’infiltre dans nos cœurs. Je me souviens combien j’ai eu du mal à lire tes écrits, tant est grande l’impuissance générée par la farce carcérale « parce qu’elle te détruit et t’arrache toute envie de vivre » comme tu le disais si justement. Les larmes se mettent de nouveau à rouler et mon cœur se serre, je pense à toi et la seule chose que je peux te dire c’est que la lutte ne mourra pas, que ta lutte a laissé des graines que nous continuerons d’arroser face à l’adversité. Compañera nous sommes près de toi, nous te regrettons.

À tous tes proches, à tous ceux et celles qui t’ont accompagnée dans ce long chemin, je les embrasse, j’espère qu’ils réussiront rapidement à retrouver le courage et la façon de continuer. Une étreinte forte, chaleureuse et solidaire, nous pensons à vous et nous vous accompagnons depuis ces terres.

Ville de Mexico, 25 avril 2019
Mariana González
(compagne de Miguel Betanzos compagnon anarchiste condamné a 50 ans de prison).

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Compas, je vous exprime mes plus sincères condoléances à l’occasion du décès de Pastora, lutteuse infatigable contre les prisons, mère courage, femme solidaire, beau caractère et grand cœur, la mort de cette grande femme laisse un vide énorme dans la lutte anti-carcérale et dans le mouvement anarchiste. Moi Celia, mère d’un prisonnier (Luis Fernando Sotelo), je regrette cette perte et je vous envoie mes plus sincères condoléances. Je vous envoie un fraternel abrazo [une forte accolade] et mes salutations.

Ville de Mexico, 25 avril 2019
Celia Zambrano
(mère du prisonnier Luis Fernando Sotelo Zambrano)

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Pastora,

Femme, mère, guerrière infatigable, tu ne mourras jamais parce que tu seras toujours présente comme un exemple de force pour toutes les femmes que nous sommes et qui vivons d’une façon ou d’une autre la maudite répression, l’enfermement de nos enfants, le chemin de la lutte jour après jour sans jamais faiblir et bien que nous ne nous soyons pas rencontrées physiquement, nous avons parcouru le même chemin dans ces maudites prisons ; tes paroles qui un jour m’ont remise debout alors que je me sentais si seule et que je n’en pouvais plus. Compañera, cela restera gravé à jamais dans mon cœur.

Compañera Pastora toujours vivante dans nos cœurs !
Avec tout mon amour un fort abrazo

Ville de Mexico, 25 avril 2019
Ana Maria Castillo
(mère du compagnon ex-prisonnier anarchiste Fernando Barcenas Castillo)

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Nous avons reçu la mauvaise nouvelle du départ de la Compañera Pastora et c’est avec une profonde douleur que nous vous envoyons nos condoléances pour cette perte, elle nous laisse sa force pour suivre son exemple de lutte comme femme et comme mère, car elle n’a jamais cessé de nommer et rendre présent Xosé Tarrío. Nous ne l’avons pas connue personnellement, cela n’a pas été nécessaire, mais elle nous manque, car le fait d’avoir partagé l’expérience de vivre la prison avec un proche a été suffisante pour comprendre et sentir que la même douleur nous unissait. Recevez un énorme abrazo et gardons le poing levé.

Ville d’Oaxaca, 25 avril 2019
Erika Sebastian
(fille d’un prisonnier de longue peine)

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Depuis ce petit bout du monde, depuis cette modeste tranchée d’où nous luttons, nous nous souvenons de notre chère et bien-aimée sœur Pastora. La force de son amour sans faille qui a accompagné d’abord son fils Xosé et par la suite tous les prisonniers et toutes les prisonnières du monde, nous a montré un chemin empli de dignité avec l’impérieuse nécessité de ne pas oublier l’aberration sociale et humaine que suppose le système carcéral.

Dans un agir collectif avec des paroles et des actions simples et claires, elle a soutenu les luttes contre le système FIES et mis en évidence l’atrocité du contrôle et de la surveillance permanentes.

Il nous reste la lumière de sa lutte exemplaire et de ses pas infatigables, notre amour pour la liberté s’est renforcé en connaissant son action solidaire et nous continuerons cette lutte qui est celle de tous et toutes.

L’être humain est né pour être libre !
À bas les murs de toutes les prisons

Ville de Mexico, 25 avril 2019.
Compañeras ex- prisonnières de la Campagne contre la répression politique et la torture sexuelle.

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AUDIO – Enregistrement de Pastora, traduit en simultané, réalisé le 9 avril 2017 à Toulouse, lors de sa participation à une rencontre qui avait eu lieu autour de la présentation du documentaire : « Ils nous ont volé nos nuits, femmes face à la prison, regards croisés, vécus et luttes »

Pour écouter l’audio cliquez ici.

 

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*NOTE : Xosé Tarrío González est né en 1968 à la Coruña. A onze ans il est enfermé dans un internat, puis en maison de redressement pour se retrouver à 17 ans en prison où il contracte le SIDA. En prison, il met en oeuvre l’anarchisme et la rébellion, menant de nombreuses tentatives d‘évasions, pratiquant la solidarité réelle entre les prisonniers, luttant résolument contre la prison et les gardiens de prisons ; toutes ces attitudes entraînent humiliations, mises à l’isolement et il est de nombreuses fois torturé. En 2004, son état de santé se dégrade une nouvelle fois dû à sa maladie et finalement, le 2 janvier 2005 il meurt victime de l’institution carcérale et de la société qui la soutient. Xosé était un prisonnier du régime spécial FIES (Fichier Interne de Suivi Spécial) et auteur du livre « Huye, hombre, huye »

La lutte des prisonniers en Espagne et contre les FIES

Voir [D.F, Mexico] Lettres de Fernando Bárcenas Castillo : A propos de la bibliothèque Xosé Tarrio González , à l’intérieur de la prison Nord

« Que la lucha no Muera » Pastora vive !

[Salamanca] XXIII Jornadas de la Marcha a la Cárcel de Topas – 2019

Posted in anti-carcéral, Archives, événements, compas anarquistas, femmes prisonnières, prisonnier-e-s en lutte on 1 avril 2019 by liberonsles

Marcha a Topas es un colectivo anticarcelario de Salamanca que desde hace 23 años organiza unas jornadas en contra de las prisiones y la marcha a la cárcel de Topas a finales de marzo o principios de abril. En el marco de estas jornadas se proyectará el documental : “Nos robaron las noches” « En este documental, realizado en México, 11 mujeres dan testimonio de la forma en que la cárcel se apodera de sus vidas : discriminaciones sistemáticas, roles asignados, apropiación del cuerpo… Ellas nos expresan sus vivencias, sus luchas y cómo con el paso del tiempo, llegan a una postura anti-carcelaria. » Sábado 6 de abril 2019 a las 20:00h en la Sala Mujeres Libres, C/ Perez Oliva, 2, Salamanca.

XXIII Jornadas de la Marcha a la Cárcel de Topas del 31 de marzo al 7 de abril 2019:
Programa XXIII Marcha a Topas

Voir – Projet – Rencontres / « Ils nous ont volé nos nuits » (2017 -2019)

[Bruxelles] « Des femmes face à la prison » – projection et repas de solidarité

Posted in anti-carcéral, Archives, compas anarquistas, Des femmes face à la prison on 1 avril 2019 by liberonsles

Jeudi 4 avril 2019 – 18h – cinéma Nova 3
rue Arenberg 1000 Bruxelles

Ce jeudi 4 avril à 18h aura lieu au cinéma Nova la projection d’un film qui aborde la question de l’enfermement et plus spécifiquement comment celui-ci s’attaque différemment aux femmes. Le tout sera suivi d’un repas en soutien à la Lime (caisse de solidarité bruxelloise)*

« ILS NOUS ONT VOLE NOS NUITS – des femmes face à la prison »

Dans ce documentaire, tourné au Mexique, 11 femmes témoignent de la manière dont la prison s’empare de leurs vies : discriminations systématiques, rôles assignés, appropriation du corps… Elles expriment leurs vécus, leurs luttes et comment elles en sont arrivées à une position anti-carcérale.

+ 2 courts-métrages réalisés pendant les luttes contre les prisons et les centre fermés en Belgique

Ces projections prennent place dans le cadre des deux semaines de solidarité avec les anarchistes poursuivis par l’Etat belge et sera suivi d’un repas en soutien à la Lime (caisse de solidarité bruxelloise)*

Jeudi 4 avril – 18h – cinéma Nova 3, rue Arenberg 1000 Bruxelles

*Pour plus d’infos sur la lime et sur le procès à venir : La Lime

 

[Nantes] Projection anticarcérale, 12 avril 2019

Posted in anti-carcéral, Archives, événements, Des femmes face à la prison, femmes prisonnières, prisonnier-e-s de la guerre sociale. on 27 mars 2019 by liberonsles

Vendredi 12 avril à 20h à B17.

En attendant de brûler toutes les prisons, projection du film

« Ils nous ont volé nos nuits – Femmes face à la prison »

Au 17 rue Paul Bellamy à Nantes, au fond d’une cour, au dessus du garage « l’atelier ».

Tourné au Mexique en octobre 2016, ce documentaire est un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli.

Ex-prisonnières, compagnes solidaires, mères de famille ou camarades y racontent la manière dont la taule s’empare de leurs vies. Elles y parlent de la détention, des violences sexuelles, du sexisme à l’intérieur et hors des murs, de la stigmatisation en tant que proches de personnes incarcérées, mais aussi de leurs manières de s’organiser et de tisser des réseaux de solidarité.

 

 

[Mexique] Miguel Peralta Betanzos condamné à 50 ans de prison.

Posted in Archives, compas anarquistas, Oaxaca on 1 décembre 2018 by liberonsles

Déclaration de Miguel en réaction à la décision du tribunal

Depuis la prison de Cuicatlán, Oaxaca

Une nouvelle fois, nous avons pu vérifier de quel bord se situait la loi, de celui de l’ambition, du pouvoir et de l’argent. Le cynisme de la « justice » a soufflé sur les braises rageuses de nos cœurs et nous encourage à continuer la bataille contre le pouvoir. Aujourd’hui, les sentiments se démêlent, mais la raison de la liberté pousse avec plus d’empressement dans ce sac de nœuds. Nous nous débarrassons du goût amer que nous a laissé cette hypocrisie de la part du procureur du tribunal de Huautla de Jiménez, Juan León Montiel, qui répétait à l’envi que le corrompu n’était pas corrompu, et que son travail pendant 18 ans au sein de ce système en était la preuve, maintenant, il n’y a que lui pour affirmer cela. Nous continuerons à aller de l’avant, à reprendre des forces, à embrasser l’essence de la liberté. Nous ne céderons pas avant d’avoir retrouvé l’harmonie dans notre communauté, à Eloxochtilań de Flores Magón, nous ne céderons pas avant d’avoir fait respecter nos formes d’organisation, avant d’avoir démantelé les mensonges qui nous maintiennent prisonniers et persécutés, avant d’avoir fait éclater la vérité. Bien qu’ils essaient de nous faire taire en nous gardant enfermés, nous n’abdiquerons jamais.

Miguel Peralta
Depuis la prison de Cuicatlán, Oaxaca
Avec toute ma rage

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07/11/2018

Le 26 octobre, notre compagnon Miguel Peralta a été personnellement informé que le juge Juan León Montiel le considérait pénalement responsable d’avoir commis le délit de tentative d’homicide qualifié, avec circonstances aggravantes, sur la personne d’Eliza Zepeda Lagunas (ex-présidente municipale d’Eloxochitlán et actuellement députée locale de MORENA pour le district 04 de Teotitlán, Oaxaca), ainsi que de son frère Manela Zepeda Lagunas ; prononçant une sentence de 50 années de prison, en plus du paiement en réparation du dommage subi, estimé à cent cinquante mille pesos. Pour cette raison, Miguel a décidé de mettre un terme à sa grève de la faim initiée le 19 octobre dernier, afin de recouvrer des forces et de continuer dans cette deuxième étape de la lutte pour l’obtention de sa liberté.

Le processus pénal initié à l’encontre de Miguel, qui culmine maintenant avec cette sentence, a été parsemé d’irrégularités et d’inconsistances juridiques depuis son début, le tout orchestré et subordonné par la famille Zepeda Lagunas, caciques et répresseurs d’Eloxochitlán.

Sources : Instinto Salvaje  CNA  Sentencia Instinto Salvaje


Entretien de Voices in Movement avec Miguel Peralta Betanzos, prisonnier anarchiste d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca

Voices in Movement (ViM):

Bonjour, bonsoir à toutes et tous, nous sommes ici avec le compagnon Miguel Peralta, prisonnier politique de Oaxaca au Mexique, nous allons parler un peu avec lui à propos de son procès politique, sur les différentes perspectives des luttes dans l’Etat de Oaxaca et au Mexique ainsi que sur les relations entre les mouvements anarchistes et autochtones et pour finir nous aborderons quelques aspects concernant les relations de solidarité internationale et nous envisagerons les différentes formes possibles de soutien à son procès judiciaire.

Bonjour Miguel, merci d’être avec nous aujourd’hui.

Miguel (M): Salut bonne nuit ou bonjour à toutes et à tous ceux qui nous écoutent

ViM : Bon on va commencer. Est-ce que tu peux nous parler un peu de toi, qui es-tu, d’où tu viens ? Où tu te trouves en ce moment et ce dont tu aurais envie de parler avec les compagnons qui écoutent cet entretien ?

M : Bien, mon nom complet est Miguel Ángel Peralta Betanzos, je suis membre de la communauté d’Eloxochitlán de Flores Magón, qui elle-même fait partie du groupe indigène mazatèque, situé dans le nord-ouest de l’Etat de Oaxaca. Dans la communauté et dans la région mazatèque et nous parlons la langue mazatèque.

J’ai étudié un peu l’anthropologie depuis tout petit j’ai toujours aimé être sympa, avoir des amis, des copains d’autres endroits et de mon village aussi. Connaître le territoire, connaître un peu l’histoire de la communauté, marcher sur les chemins, j’aime la musique, les rythmes différents et… la nourriture, la gastronomie de la communauté et d’autres endroits, j’aime lire, bien sûr, j’aime le sport, jouer au basket, un peu au foot, j’aime nager, aller à la rivière, toucher l’eau, sentir la pluie, marcher sous la pluie, j’aime aussi que mes pieds s’enfoncent dans la boue, depuis tout petit. J’aime bien les fêtes traditionnelles de mon village, la fête du jour des morts, qui est le moment pendant lequel nous pouvons partager le bien commun, le bien commun avec nos compagnons et nos familles sur nos terres. J’aime bien aussi me souvenir des morts, de mes grands-parents, de mes oncles, qui ont été vivants et qui nous ont laissé comme des empreintes dans nos consciences. Je suis membre de l’Assemblée Communautaire qui est le lieu où se déroulent certaines activités collectives comme le tequio *, les corvées communautaires qui font partie du travail ou du soutien mutuel qui existe au quotidien dans la communauté. Nous avons participé à différentes luttes à l’intérieur de la communauté mais également à l’extérieur comme en 2006 lors des révoltes de Oaxaca.

*Au Mexique on appelle tequio la charge ou le travail collectif non rémunéré que tout habitant d’un village doit à sa communauté. C’est un us indigène que l’on retrouve ailleurs avec des nuances et force diverses mais qui est toujours enraciné dans différentes régions du pays.

ViM :Est-ce que tu peux nous parler des antécédents de certaines luttes de ton village ? Lire la suite