Archive for the Campagnes Category

[Mexico] Déclaration de Fernando Barcenas Castillo à propos de la grève de la faim.

Posted in Campagnes, Communiqués, compas anarquistas, Ville de Mexico on 3 juillet 2015 by liberonsles

FERPORT

Déclaration de Fernando Barcenas Castillo à propos de la grève de la faim.

La répression silencieuse, l’isolement prolongé et l’impossibilité de communiquer sont des formes de torture pratiquées par l’administration pénitentiaire afin d’assassiner la résistance, tuer la force morale et faire plier les volontés.

Cette grève de la faim collective est un signal, un « J’accuse » collectif qui fait connaître et dénonce l’absurde supercherie qu’est la prison. L’inexistence de ce que l’on appelle “ré-insertion sociale” pour justifier et mettre en place l’exploitation des prisonniers, commerce obscur et vil mis en place par des syndicats du crime, dont la politique est la conséquence d’une soumission absolue du prisonnier à la classe gouvernante de la prison.

Nous nous rejoignons dans le refus de reconnaître les “autorités” pénitentiaires, car nous ne sommes pas disposés à les laisser continuer à nous assassiner en silence…

Nous dénonçons aussi la collaboration et la complicité de la CDHDF (Commission des Droits de l’Homme de la ville de Mexico), puisque les visiteurs ont dit qu’il ne leur était pas permis de rendre visite aux membres de la Coordination Informelle des Prisonnier-e-s en Résistance.

En plus de cela, l’administration nous a effrayés et menacés pour nous faire renoncer aux dénonciations pénales et aux plaintes que nous avons déposées, en envoyant aussi des groupes de choc qu’elle promeut à cause des mesures d’austérité.

Nous ne sommes disposés à reconnaître l’autorité d’aucun criminel de l’État. Nous sommes fatigués d’être marginalisés sous le prétexte d’être des “délinquants”, alors que le premier à utiliser la violence est le système.

Hier samedi 27 juin, lorsque nous nous sommes déclarés collectivement en grève de la faim, le passage à la zone de gouvernement nous a été refusé, et nous nous sommes confrontés aux gardiens qui ont répondu de manière agressive et violente.

Il faut aussi souligner que notre compagnon en grève José Santiago Hernández a été emprisonné et condamné 8 mois avant sa majorité.

Suite à cela, nous avons été emmenés à l’isolement dans la zone 1 des arrivées. Ils prétendent nous maintenir toute la journée en isolement à l’intérieur de la cellule, ce que nous assimilons à une mesure répressive supplémentaire. Il nous a été interdit d’avoir accès à la radio et à nos instruments de musique, qui n’ont d’autre objet que la récréation culturelle. Ils veulent ainsi nous épuiser mentalement.

Nous n’avons rien d’autre à dire que cela : nous ne nous rendrons pas tant que séviront les abus et la domination, tant que les prisons (commerce de la mafia de l’État) ne seront pas à terre et que les murs ne seront pas réduits en miettes…

Pour la dignité, la vie et la liberté !
Parce que la solidarité entre prisonnier-e-s n’est pas un simple mot !

Fernando Bárcenas Castillo
(A)
Que tombent les murs des prisons ! Que la peur change de camp !

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Traduit par les trois passants
Correction Valérie
Diffusé par la Croix Noire Anarchiste de Mexico (CNA- Mx)

Des nouvelles de Fernando Bárcenas

Voir le Message de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance + Actualisation de la situation de Fernando Bárcenas

OAXACA : Message de la IIIe Rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s.

Posted in Campagnes, Chiapas, Communiqués, compas anarquistas, Loxichas, Oaxaca, Ville de Mexico, Yaquis, Sonora on 24 juin 2015 by liberonsles

libresahora

Près d’une vingtaine de collectifs se sont réunis pendant deux jours à Oaxaca s’efforçant de partager, réfléchir, écouter, comprendre et de s’entendre entre ceux qui continuent dans la lutte contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s.

Aux environs de midi Alvaro Sebastián Ramírez, une fois de plus, a rompu l’enfermement en déclarant de façon directe l’ouverture de ces journées de travail. Et y compris depuis les territoires de Ricardo Flores Magón les familles et compagnon-ne-s de Abraham Cortés, Luis Fernando Sotelo, Juan Antonio Gómez, Silvano, Mario Aguilar Silvano,Roberto Gómez Hernández, Santiago Moreno Perez, Emilio Jimenez Gomez,Esteban Gómez Jimenez, Fernando Jiménez, Lorenzo Sánchez Berriozábal, Librado Baños y Miguel Peralta Betanzos, ont transmis à chacun d’entre nous leur ténacité.

Fernando Bárcenas et Rómulo Arias Mireles sont arrivés à la rencontre par leurs écrits rédigés de leurs propres mains. Les voix claires et dignes de Alejandro Díaz Sántiz, Mario Luna Romero et Álvaro Sebastián Ramírez ont raisonné pour rappeler que cette lutte n’est pas pour les prisonniers et prisonnières, mais avec eux et elles, ils ont réaffirmé que ce sont nos compagnonnes et compagnons actuellement otages du pouvoir qui sont la colonne vertébrale de toutes les actions et initiatives.

Nous avons à nouveau écouté avec douleur et rage que l’appareil répressif du capital connu sous le nom d’État continue d’engendrer des pratiques, des discours et des ordres proférés par sa voix génocide. C’est en s’abritant derrière ce mur qu’il se permet de poursuivre les détentions de jeunes et d’étudiants qui ont le seul tort d’exprimer leur ras le bol de ce système d’extermination ; les emprisonnements d’indigènes par le biais de mensonges fabriqués de toutes pièces ne sont pas des irrégularités, ils sont l’expression raciste contre leur langue et leur culture pour favoriser les grandes entreprises qui cherchent à transformer la terre et le territoire en une marchandise ; l’expression de leur classe se traduit par le coût exorbitant de ce qu’ils osent appeler « cautions » et qui ne sont qu’une extorsion abjecte par des voleurs de petite envergure ; en toute impunité et démontrant que leurs lois ne servent qu’à maintenir une fiction qu’ils cherchent à présenter comme réalité, les directeurs des maisons d’arrêt agissent comme de parfaits tyrans en empêchant les rencontres entre compagnon-ne-s de lutte ; dans ces centres d’extermination, la culture patriarcale adoptée par le capitalisme est manifeste, se livrant à toutes sortes de vexations contre les femmes lors des fouilles à l’entrée ; de leur côté les soit-disant « juges » ne sont rien d’autre que les nouveaux bouffons d’une cour commandée par les seigneurs de la potence et du couteau.

En résumé, nous réaffirmons que la répression est le rouage le plus ignoble et obscur du système capitaliste, qu’il s’agit toujours de la même réponse donnée lors des actions qui se sont opposées à d’autres grands mensonges du cirque pathétique appelé « démocratie », dans les états du Guerrero et d’Oaxaca. Nous le disons haut et clair, ce n’est pas notre chemin, devant les fausses alternatives, notre option sera toujours celle de l’organisation en bas et à gauche et en marge de toute institution de l’État et du pouvoir financier.

Face à cette tourmente, les murs des prisons se fissurent, avec l’enthousiasme dans le cœur nous voulons vous faire partager notre connaissance d’expériences qui se livrent depuis les tranchées de la prison. Elles sont nombreuses et les fissures variées, nous en trouvons certaines dans les coordinations internes des prisonnier-e-s ; dans la construction de bibliothèques ; dans l’élaboration de journaux et d’articles d’opinion ; par la participation à des forums, des rencontres, des festivals et des tables rondes, par le biais d’appels téléphoniques et de messages écrits ; par l’enregistrement de messages-vidéos ; de fait, la stratégie d’isolement du pouvoir est mise en échec par les nombreuses tactiques que les prisonnier-e-s ont développé avec créativité et dignité.

Bien des réflexions sont restées en suspens et dans le cœur, mais nous réaffirmons que notre lutte est contre toute forme d’oppression, qu’accompagner ne signifie pas se substituer, que ce qui est important ce n’est pas s’emparer de l’outil juridique mais de s’en servir comme d’un burin pour mettre à nu la mesquinerie procédurière ; que l’échange d’idées et de concepts n’est pas synonyme d’homogénéisation conceptuelle, que nous ne luttons pas pour les prisonnier-e-s mais à leurs côtés.

Tout ce flot de sentiments a été alimenté par les messages envoyés par nos compagnonn@s de l’Europe sociale, nous accusons réception de leurs paroles et de leurs encouragements. Compagnons et compagnonnes de la Confédération Générale du travail (CGT) de l’État espagnol et Les trois passants de France, sachez que vos pas nous accompagnent et nous remplissent de force et de joie, recevez de notre part et pour chacun d’entre vous une forte accolade et continuons à faire de la solidarité un des actes les plus merveilleux qui puisse exister entre compagnon@s, frères et sœurs.

C’est ainsi, nous apportons et emportons nombre de « on doit » et de tâches à accomplir, nous n’en ferons pas l’inventaire point par point, convaincus que nous sommes, que la plus grande expression de la solidarité ne réside pas dans les mots d’ordres et dans les longues listes, mais dans les faits quotidiens, comme l’a toujours été et le sera toujours ce vertigineux chemin vers la liberté.

Nous sommes conscients qu’il nous reste encore beaucoup à apprendre et à marcher, pour cela, nous continuons à déclarer que la lutte contre la prison et pour la liberté nous la construisons nuit et jour, à partir de toutes les formes possibles, moyens et temps de chacun, gardant toujours comme principal repère éthique pour agir, le compagnon, la compagnonne prisonnière, sachant qu’ils ne sont ni des victimes ni des héros, mais tout simplement des compas qui ne se vendent pas, qui ne se rendent pas, qui n’abandonnent pas.
Parce que comme l’a déclaré Álvaro Sebastián Ramírez:  « Lutter contre la prison c’est lutter contre l’extermination »

Liberté pour Abraham Cortés!
Liberté pour Alejandro Díaz Sántiz!
Liberté pour Álvaro Sebastián Ramírez!
Liberté pour Emilio Jimenez Gomez!
Liberté pour Esteban Gómez Jimenez!
Liberté pour Fernando Jiménez!
Liberté pour Juan Antonio Gómez Silvano!
Liberté pour Librado Baños!
Liberté pour Lorenzo Sánchez Berriozábal!
Liberté pour Luis Fernando Sotelo !
Liberté pour Mario Aguilar Silvano !
Liberté pour Mario Luna Romero!
Liberté pour Miguel Peralta Betanzos!
Liberté pour Roberto Gómez Hernández!
Liberté pour Santiago Moreno Perez!

A bas les murs de toutes les prisons ! Prisonnier-e-s dans la rue !

Liberté pour  les prisonnier-e-s politiques !

Contre le pillage et la répression : Solidarité !

Réseau contre la répression et pour la Solidarité (RvsR)

Traduction Amparo

Source (esp) : Enlace Zapatista
Voir Présentation des personnes arrêtées et des collectifs participants à cette rencontre

[México] Des nouvelles de Fernando Bárcenas

Posted in Campagnes, Communiqués, compas anarquistas, Ville de Mexico on 18 juin 2015 by liberonsles

cafeta55

México : Fernando Bárcenas risque d’être puni par le conseil technique de la Prison Nord

17 juin 2015

Suite à l’accusation d’un gardien à propos d’un prétendu vol de 200 pesos, le compagnon Fernando Bárcenas est convoqué demain 17 juin, à 10h du matin, au Conseil Technique de la Prison Nord, Le compagnon demande que cette information sur sa situation soit diffusée et que nous restions attentifs à ce qui pourrait arriver.

Sans nul doute, le but de cette accusation est d’intimider le compagnon à cause du travail d’organisation qu’il développe à l’intérieur de la prison et en particulier, selon ce qu’il nous dit lui-même, à cause de la publication du journal « El Canero » qu’il a créé à l’intérieur même de la prison avec d’autres prisonniers. Elle s’explique aussi par le fait que, que ces derniers jours, Fernando s’est confronté verbalement à des gardiens de cette institution lorsqu’il s’est rendu compte qu’ils frappaient des prisonniers, situation habituelle dans la prison.

Comme il protestait contre les violences infligées aux autres prisonniers, il lui a été répondu : “Toi ici, tu n’es personne pour oser protester”.

Nous demandons que cette situation soit diffusée et nous restons attentifs à ce qui pourrait arriver à notre compagnon.

Croix Noire Anarchiste Mexico

Source

Voir – Voix depuis la prison : Fernando Barcenas, 10 avril 2015[ dernière lettre envoyée ]

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ferFernando Bárcenas Castillo, militant anarchiste, a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola. Il a été condamné à de la prison ferme pour délits d’attaque à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense, cependant, le 11 décembre 2014, Fernando a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme. Fernando, âgé de 20 ans, est étudiant au Collège de Sciences Humaines (CCH) de Vallejo et travaillait pour aider sa famille. Il a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation contre la hausse de 67% des tarifs du métro décidée par le Gouvernement de la Ville de Mexico.  Fernando est très actif à l’intérieur de la prison, il a participé à la création du journal anti-carcéral « el Canero » et élaboré un long fanzine : « Un an après l’arrestation – la prison ». Plus d’infos

[OAXACA] Voix depuis la prison : Miguel Peralta Betanzos

Posted in Campagnes, Communiqués, Oaxaca on 16 juin 2015 by liberonsles

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Lettre de Miguel Peralta Betanzos à l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón

Comment va compañeros ?

J’aimerais bien pouvoir vous serrer la main mais malheureusement ces quatre murs nous en empêchent. Croyez bien que dans le lieu où ils m’ont maintenant enfermé, ce n’est pas facile de supporter le froid, ils ne me laissent pas sortir, même pas pour prendre le soleil, je suis au mitard, la nourriture est infecte, la nourriture du village me manque, les plantes que notre terre produit, les galettes de maïs que seule ma mère sait faire. Vous aussi vous me manquez.

Je sais que cette lutte n’a pas été et ne sera pas facile, nous avons trébuché trop souvent, mais nous avons aussi appris à nous relever. Le gouvernement nous a mis face à de nombreux obstacles parce que nous sommes des gens humbles mais nous avons un grand cœur, un esprit inébranlable et une pensée commune ; je dis « nous » parce que je me sens avec vous qui luttez et résistez depuis votre tranchée : notre peuple.

J’espère que cette rage, ce courage, cette nécessité que nous soyons bientôt tou-te-s réuni-e-s ne se perde pas en simples paroles et que, dans les faits, nous continuions d’exiger la liberté de tous nos compañeros qui sont en prison.

Comme vous le savez, l’ennemi veut tous nous voir derrière les barreaux afin de se sentir maître de notre village, mais il n’y arrivera pas, car ses mensonges, il ne peut pas les soutenir, ni les justifier. On sait bien qu’il y en a beaucoup qui vont nous montrer du doigt, c’est pour cela que nous devons faire très attention et que nous devons prendre soin de nous.

Je pense que le plus important à présent est que malgré tout, nous apprenions à rester uni-e-s. Cela va être la tâche la plus difficile pour tout le monde, d’arriver à discuter de nos différences tout en continuant à aller de l’avant. Ne nous laissons pas intimider, bien que les menaces soient quotidiennes, ne nous arrêtons pas, marchons ensemble dans nos quartiers et dans nos hameaux.

Je salue mes ami-e-s, mes cousins, oncles, tantes, ma famille où qu’elle se trouve, mon père, Pedro Peralta Carillo, qui continue de résister depuis la prison de Cuicatlán et qui nous a tant appris, les compañeros emprisonnés à Ixcotel, les enfants, les jeunes, les femmes et nos grands pères et grand mères de l’Assemblée Communautaire qui nous maintiennent en vie.

12  mai 2015
Tlaxiaco, Miguel

Traduction Patxi

Voir le contexte, communiqués et d’autres lettres …

miguelflomMiguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demie de l’après-midi, Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l’Assemblée Communautaire a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été exécutée sans identification et sans mandat d’arrêt, avec une grande violence, par trois personnes habillées en civil accompagnées de plus de 20 policiers ministériels de la ville de Mexico. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui sont perpétrées depuis 5 ans par Manuel Zepeda Cortéz, ex-président municipal qui siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire en piétinant ainsi le système communautaire basée sur les « us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions. Le cas de Miguel Peralta Betanzos commence à sortir de l’ombre et à se diffuser au Mexique et ailleurs.

OAXACA : IIIe Rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s

Posted in Campagnes, Chiapas, Loxichas, Oaxaca, Ville de Mexico, Yaquis, Sonora on 11 juin 2015 by liberonsles

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Le Réseau contre la répression et pour la Solidarité (RvsR), convoque à la IIIe Rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s prisonnier-e-s, qui aura lieu dans la ville d’Oaxaca, le 12, 13, 14 juin 2015.

Le 12 et 13 juin 2015 les familles, les amis et les collectifs locaux et nationaux de soutien aux prisonniers et prisonnières se rencontreront au siège de l’Espace Communautaire « Mujer Nueva » dans le quartier du centre-ville d’Oaxaca, Jalatlaco.

Inauguration

Paroles de bienvenue par Álvaro Sebastián Ramírez

ALVAROSAlvaro Sebastián Ramirez est un prisonnier de la région de Loxicha à Oaxaca. Il adhère à la Sexta en 2006 ; depuis, il mène une lutte avec espoir et conviction à l’intérieur de la prison. Alvaro a été condamné à 27 ans de prison pour les délits d’homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Alvaro travaillait en tant qu’enseignant et il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général ; il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement. Il a toujours défendu l’auto-gouvernance basée sur les « us et coutumes » des Zapotèques, refusant l’ingérence des partis politiques. En 1996, l’attaque de l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) à Huatulco allait servir de prétexte pour justifier la répression contre les Indiens de la Région Loxicha, Oaxaca. C’est dans ce contexte qu’Alvaro Sebastián Ramirez a été arrêté et torturé. Plus d’infos

Présentation des personnes arrêtées et des collectifs participants à cette rencontre

ferFernando Bárcenas Castillo, militant anarchiste, a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola. Il a été condamné à de la prison ferme pour délits d’attaque à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense, cependant, le 11 décembre 2014, Fernando a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme. Fernando, âgé de 20 ans, est étudiant au Collège de Sciences Humaines (CCH) de Vallejo et travaillait pour aider sa famille. Il a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation contre la hausse de 67% des tarifs du métro décidée par le Gouvernement de la Ville de Mexico.  Fernando est très actif à l’intérieur de la prison, il a participé à la création du journal anti-carcéral « el Canero » et élaboré un long fanzine : « Un an après l’arrestation – la prison ». Plus d’infos

ferzamLuis Fernando Sotelo Zambrano est adhérent à la Sexta et étudiant. Il a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Les accusations portées contre Fernando se basent uniquement sur la déclaration du chauffeur du bus qui a été incendié lors de la troisième journée de solidarité avec les 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Le 10 novembre 2014, le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaque à la paix publique, d’attaque aux voies de communications et dégradations. Plus d’infos

Atelier de développement communautaire (TADECO)

libertad-tlanixco-muralMouvement pour la liberté des défenseurs de l’eau et de la vie de San Pedro Tlanixco : organisation indigène Nahua faisant partie du CNI (Congrès National Indigène qui regroupe des organisations et des collectifs adhérents à la Sixième déclaration de la forêt Lacandone) dont plusieurs des membres se trouvent en prison, soit dans l’attente d’un procès qui s’avère long et plein d’obstacles juridiques, soit déjà condamnés à de lourdes peines de prison. Cette dernière situation concerne Rómulo Arias Mireles, Pedro Sánchez Berriozabal et Teófilo Pérez González, condamnés à de lourdes peines de prison allant de 50 à 54 années de prison ferme. Pres@s de San Pedro Tlanixco

logosCroix Noire Anarchiste de Mexico, après plus de 11 ans d’existence la CNA- Mexico s’est joint au réseau international de groupes qui travaillent pour la liberté des prisonniers et prisonnières, pour qu’ils et elles ne soient jamais oublié-e-s. Ils soutiennent particulièrement des prisonnières et prisonniers anarchistes, mais également d’autres prisonniers qui luttent depuis l’intérieur de la prison, qui ont des idées différentes et voient la lutte d’une autre façon. « Ces derniers, nous les soutenons sans que cela veuille dire que nous nous identifions à leurs idées, mais nous nous identifions à leur résistance contre la bête carcérale ». « La CNA- Mexico se dédie à apporter une solidarité à nos frères et nos soeurs en prison. Nous luttons pour la destruction du système carcéral, car nous voyons que la prison, l’isolement et la punition, ne sont pas des solutions aux problèmes sociaux, mais qu’au contraire, ils renforcent le système. Nous ne voyons pas la prison comme un élément en plus du capitalisme et de la domination, mais comme un de ses piliers, c’est pour cela que nous considérons notre lutte anti-carcérale comme une lutte anti-capitaliste et anti-autoritaire ». CNA-MX

noestamostodos2Grupo de Trabajo No Estamos Todxs [Nous ne sommes pas tous et toutes là] : est né à San Cristóbal de las Casas, Chiapas en août 2010 dans le cadre de la campagne nationale et internationale “¡Primero Nuestr@s Pres@s!” lancée par la commission Sexta d’EZLN en septembre 2008. No Estamos Todxs est un groupe de travail qui suit actuellement de près la lutte et le cas du compagnon adhérent à la Sixième déclaration zapatiste, Alejandro Díaz Sántiz qui est membre de l’organisation des prisonniers «  solidaires de la voix de l’Amate » mais ce groupe suit aussi les cas d’autres prisonniers du Chiapas comme ceux de Bachajon. Il s’agit d’un groupe de soutien, d’accompagnement, de réflexion qui chemine avec les prisonniers et les prisonnières pour non seulement dénoncer, mais aussi se battre contre le système carcéral et faire sortir la voix des prisonnier-e-s de l’isolement. Ce groupe établi des liens avec les familles des détenus et organise de visites régulières aux détenus. Ce groupe participe activement à la diffusion de lettres et de communiqués et sert de pont entre les prisonnier-e-s et les organisations, groupes et collectifs internationaux. No Estamos Todxs

CAZ-cabezalLe Collectif d’Avocats Zapatistes (CAZ), est un petit groupe d’avocats, qui s’est formé pendant la forte répression du « mai rouge 2006 », à San Salvador Atenco. A ce moment-là, le groupe d’avocats s’est engagé dans une dynamique de litige, de soutien et d’accompagnement juridique et de lutte sociale dans le contexte de la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone (la Sexta) lancée par l’EZLN, pour assumer la défense juridique des compagnons et des compagnonnes adhérent-es à la Sexta arrêté-es le 3 et 4 mai 2006 et incarcéré-es dans la prison de « Santiaguito », Almoloya de Juárez. En raison de la forte répression et les arrestations massives qui ont eu lieu ces jours-là, les avocats ont élargi leur solidarité et défendu 180 des 207 détenus. Le CAZ est un groupe adhérent à la Sexta et est né comme tel le 8 août 2006. Leur accompagnement et suivi juridique et politique est complètement solidaire. Le CAZ soutient des adhérents de la Sexta et ils ont également défendu plusieurs compagnon-e-s anarchistes.CAZ

ALEJANDRODAlejandro Díaz  Sántis est un Indigène Tzotzil originaire de Tsoeptic, Chiapas, il a été arrêté dans l’état de Veracruz il y a 16 ans, accusé d’homicide, délit qu’il a toujours nié. Díaz Sántis a été condamné à 29 ans de prison. Et comme dans les autres cas de prisonniers adhérents à la Sexta au Chiapas, sa condamnation  résulte d’un procès corrompu dès le début. Alejandro fait partie de l’organisation indigène “Los Solidarios de la Voz del Amate”, créée en 2009 qui est devenue une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas. Plus d’infos

bachajonres2Prisonniers du Terrain communal de Bachajon, les compagnons arrêtés de Bachajon sont actuellement six : Juan Antonio Gómez Silvano, Mario Aguilar Silvano, Roberto Gómez Hernández, Santiago Moreno Perez, Emilio Jimenez Gomez et Esteban Gomez Jimenez luttaient pour leurs droits légitimes au territoire et se trouvent aujourd’hui enfermés pour avoir fait face à la stratégie du gouvernement qui veut les dépouiller de leur terre où se trouvent les Cascades d’Agua Azul pour le futur méga-projet touristique CIPP-CAA -Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul. Les compagnons organisés du terrain communal de Bachajon n’ont pas cessé de dénoncer depuis des années la persécution politique et le pillage de leurs terres.Plus d’infos

miguelflomMiguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demie de l’après-midi, Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l’Assemblée Communautaire a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été exécutée sans identification et sans mandat d’arrêt, avec une grande violence, par trois personnes habillées en civil accompagnées de plus de 20 policiers ministériels de la ville de Mexico. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui sont perpétrées depuis 5 ans par Manuel Zepeda Cortéz, ex-président municipal qui siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire en piétinant ainsi le système communautaire basée sur les « us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions. Le cas de Miguel Peralta Betanzos commence à sortir de l’ombre et à se diffuser au Mexique et ailleurs. Plus d’infos

Présentation du cas de Librado Baños (UCIDEBACC – Pinotepa Nacional)

marioyaquiPrisonniers de la Tribu Yaqui : La Tribu Yaqui a depuis des siècles lutté contre le pillage et le vol des eaux et du territoire. Leur histoire est remplie d’invasions, de menaces, d’humiliations, de guerres, d’expulsion, de répression ; nombreux et nombreuses ont été ceux et celles qui ont défendu coûte que coûte la terre, la rivière Yaqui, leur territoire ancestral des mains de ceux qui avaient le pouvoir, leur lutte a été constante et sans relâche contre la destruction et la mort. Dans ce contexte, en septembre 2014, Mario Luna, porte-parole et secrétaire de l’Autorité Traditionnelle Yaqui , a été arrêté par des éléments habillés en civil, et par la suite, présenté à la prison de Hermosillo où il se trouve aujourd’hui derrière les barreaux. Il a été accusé de séquestration aggravée et vol de véhicule. Fernando Jiménez, a été également arrêté et accusé de séquestration et de vol de véhicule. Tous deux ont fait appel -en ne pouvant pas sortir sous caution- et attendent leur procès. Plus d’infos

Quatre tables de travail se dérouleront pendant cette rencontre : La communication et diffusion ; accompagnement de familles ; génération de ressources ; lettres et visites.

À bas les murs de toutes les prisons !

 Les trois passants

Correction Myriam, Valerie et Amparo

Red Contra la Represión: III Foro Contra la Prisión Política y por la Libertad de Nuestr@s Pres@1 et  2

foro

[MEXICO] Campagne pour la liberté de Fernando Bárcenas

Posted in Campagnes, Communiqués, compas anarquistas, Ville de Mexico on 30 mai 2015 by liberonsles

invebar

Aux magistrats de la Septième Chambre Pénale du Tribunal Supérieur de Justice de la ville de Mexico (TSJDF)

[ Lettre remise aux magistrats, Ville de Mexico – juin 2015 ]

Concernant l’examen du procès en appel déposé par Luis Fernando Bárcenas Castillo, dont vous êtes en charge, les organisations, associations, collectifs et individus signataires de cette lettre, exprimons ce qui suit :

Luis Fernando Bárcenas Castillo est un jeune étudiant et musicien, jeune travailleur, solidaire et engagé dans la recherche d’une vie meilleure pour tous et toutes. Ces projets de vie ont été brutalement interrompus le 13 décembre 2013, date où il a été violemment arrêté à la fin d’une manifestation contre la hausse des tarifs du métro à Mexico.

Dès son arrestation, Luis Fernando a été porté disparu et isolé, menacé, frappé, humilié et soumis à d’autres formes de mauvais traitements, d’agressions physiques et verbales de la part des policiers, des membres des services de renseignement, des policiers du ministère public entre autres ; de plus, depuis son arrestation et pendant les premières semaines du procès pénal à son encontre, il n’a disposé d’aucune défense juridique. Malgré cela, il a été condamné à 5 ans 9 mois de prison ferme pour les délits d’attaques à la paix publique et d’association de malfaiteurs, ce qui nous semble absurde et inconsistant puisque l’attribution de ces deux délits conduit de fait à un doublement de l’accusation contre Luis Fernando.

Le procès pénal dont Luis Fernando fait l’objet a été biaisé aux motifs de discrimination ; le fait d’être jeune et conséquent avec ses idées a entraîné la violation de ses droits humains et de son droit à un procès équitable. L’appel a été présenté il y a 5 mois et déposé devant cette Chambre Pénale, sans que jusqu’à présent il n’ait été examiné. C’est pour cette raison que nous nous prononçons pour que cette Chambre rende une décision rapide et favorable en remettant immédiatement en liberté notre compagnon.

Collectifs et organisations :

France : Les trois passants, Paris ; Mut Vitz 13, Marseille ; Terre et Liberté pour Arauco, Paris ; Alternative Libertaire, Toulouse ; Caracol Solidario, Besançon ; CSPCL-Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte, Paris ; Commission international d’Alternative libertaire ; État espagnol : La Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid ;  Ateneo Libertario LA IDEA, Madrid ; Confederación General del trabajo – CGT – État espagnol ; Sección sindical CGT-RTVE, État espagnol; Sección sindical CORREOS-CGT de Navarra, État espagnol ; Sindicato de Oficios Varios de Segovia-CGT, État espagnol ; Associació Solidaria Cafè Rebeldía-Infoespai, Barcelone.

Individus: Myriam Michel, Paris, France ; Valentin Gaillard, Rueil-Malmaison, France ; Rosa Guerrero, Paris, France ; Michèle Blossier, Paris, France ; Armand Congost i Maestre, Universitat de València, État espagnol ; Oscar Revilla Alguacil,Informático, Madrid, État espagnol ; Emilio Cortavitarte Carral, Profesor y exdelegado de la CGT-Enseñanza, Barcelone ; Julio César Sanz Polo, Representante de la CGT de Segovia, État espagnol ; Carina García Sanagustín, Barcelone ; Patricia Barcala Calveiro, Pontevedra , État espagnol ; Antonio J. Lopez Soler, État espagnol.

lettre en espagnol

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Pour rappel :
anarquistas-libertad1Fernando Bárcenas est un  militant anarchiste. Il a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de Noël de Coca-Cola. Il a été condamné à de la prison ferme pour les délits d’attaques à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense ; cependant, le 11 décembre 2014, il a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme pour les délits d’attaques à la paix publique, délit qui l’empêche de sortir sous caution.  Fernando, âgé de 20 ans, est étudiant au Collège de Sciences Humaines (CCH) de Vallejo établissement appartenant à l’Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM) et travaillait dans une usine de meubles pour aider sa famille. Il a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation contre la hausse de 67% des tarifs du métro décidée par le Gouvernement de la Ville de Mexico. Il se trouve dans la prison Nord à Mexico. A l’intérieur de la prison, Fernando a élaboré plusieurs projets de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral “El Canero”.

Plus d’infos et lettres du compagnon Fernando Barcenas

[Chiapas] Voix depuis la prison : Alejandro Diaz à 16 ans de son emprisonnement

Posted in Campagnes, Chiapas, Communiqués on 21 mai 2015 by liberonsles

ez_otra-presos SANTIZ LIBRE

Lette d’Alejandro Diaz à 16 ans de son emprisonnement

À l’opinion publique
Aux médias de l’État, nationaux et internationaux
Aux médias alternatifs
A la Sexta
Aux organisations indépendantes
Aux défenseurs des droits humains et aux ONGs
Au Congrès National Indigène et à l’EZLN

Injustement emprisonné, appartenant à l’organisation [de prisonniers] Les Solidaires de la Voix de l’Amate, adhérent à la Sexta. Je suis enfermé dans la prison numéro 5 de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas.

La justice ne se vend pas, ni ne s’achète, mais dans notre pays, c’est tout le contraire, ceux qui ont suffisamment d’argent font ce que bon leur semble. Le fruit de l’injustice fait que aujourd’hui, 11 mai 2015, cela fait 16 ans que je suis prisonnier, et ce malgré la promesse faite par le gouverneur Manuel Velasco Coello le 4 juillet 2013. Il s’était alors engagé à revoir mon cas auprès des autorités de l’État de Veracruz pour ma remise en liberté, mais depuis un an et 11 mois se sont écoulés et aucune réponse ne m’a été donnée. Une fois de plus j’exige que le gouvernement tienne parole et me libère, ainsi que les 6 prisonniers du terrain communal de San Sebastian Bachajon. En même temps, j’exige du président de la république qu’il fasse le nécessaire pour que le gouverneur de l’État de Veracruz me libère, ainsi que mes compagnons prisonniers de l’Etat d’Oaxaca, Puebla, Tlanixco dans l’État de Mexico, ainsi que les compagnons de la Tribu Yaqui dans l’État de Sonora.

Finalement, j’invite tous les compagnons, compagnonnes et organisations indépendantes à continuer d’exiger la justice véritable et la liberté de tous et de toutes les prisonnier-e-s politiques et de conscience dans le monde. Ensemble nous pouvons gagner la justice véritable.

Fraternellement
Solidaires de la Voix de l’Amate
ALEJANDRO DÍAZ SÁNTIZ,
Prison numéro 5, San Cristóbal de las Casas, Chiapas, 10 mai 2015.

Alejandro Díaz SántizAlejandro Díaz Sántiz, 34 ans, est un indigène Tzotzil originaire de Tsoeptic, Chiapas, il a été arrêté dans l’état de Veracruz il y a 16 ans, accusé d’homicide et condamné à 29 ans de prison, il est aujourd’hui incarcéré au centre pénitencier numéro 5 de San Cristobal de las Casas dans le Chiapas au Mexique.

Comme de nombreux détenues et détenus dans les prisons de cet État, Alejandro a été arrêté parce qu’au moment de sa détention il ne parlait pas espagnol, il a été brutalement torturé et contraint de signer une fausse déclaration, il n’a pas bénéficié d’un traducteur et comme beaucoup il n’avait pas d’argent pour payer un avocat.

Le cas d’Alejandro est exemplaire du fonctionnement de la justice au Chiapas et au Mexique en général, où le fait d’être indigène et pauvre est puni par de nombreuses années d’emprisonnement.

Alejandro a cherché sa liberté de différentes façons, en s’organisant avec les autres prisonniers au sein du Collectif « Les solidaires de la Voix de l’Amate », en adhérant à la Sixième déclaration de la Forêt Lacandonne, en participant aux jeûnes et grèves de la faim, dans le même temps il a prêté sa voix pour dénoncer les violations commises par les autorités à l’intérieur de la prison contre lui-même et contre les autres détenus.

L’organisation « Les Solidaires de la Voix de l’Amate », créée en 2009 regroupait au départ 1 femme et 8 hommes exposés aux mêmes injustices et arrêtés arbitrairement parce qu’ils et elles sont indigènes. Les Solidaires de la Voix de l’Amate sont devenus une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas, à présent Alejandro Diaz est le seul prisonnier de cette organisation, les autres compagnon-ne-s ont été libéré-e-s le 4 juillet 2013.

Traduction les trois passants / correction Val

Sources :
kolectivozero
noestamostodxs
komanilel

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