Archive for the Communiqués Category

[Oaxaca] Deux ans de réclusion – Lettre de Miguel Betanzos

Posted in Archives, Communiqués, compas anarquistas, Oaxaca on 25 avril 2017 by liberonsles

Le 30 avril, cela fera deux ans depuis mon arrestation et le début de ma réclusion. Deux longues années que je pourrais vous raconter : secondes, heures, minutes et nuits volées, jours d’angoisse et d’impuissance, de haine de l’État et de ses institutions. Le quotidien qui m’use. L’individualisme qu’on nous oblige à reproduire, et que j’abhorre. Les nécessités et les maladies que nous inoculent les murs de la prison. Est-ce du temps perdu ? Non, car ce furent aussi deux ans d’accompagnement par les compas, de solidarité, de résistance quotidienne, d’apprentissage en commun, d’appui de gens dont tu ne vois pas bien qui ils sont, et même aujourd’hui on ne se connaît pas personnellement, mais maintenant on sait qu’on est ensemble. Deux ans de rire, et deux ans où l’on ne cesse pas de regarder le nouveau soleil et de rêver, tandis qu’on s’oppose au contrôle de tous les faits et gestes.

Il est de notoriété publique que le système judiciaire officiel n’a pas été conçu pour les gens du peuple. La classe politique despotique veut nous faire croire qu’elle administre la justice grâce aux réformes élaborées selon son bon plaisir, alors qu’elle nous traite comme des délinquants, des terroristes ou des ennemis, faisant de nous un numéro de plus dans ses statistiques, tentant d’anesthésier nos consciences, décorant les archives et les dossiers couverts de poussière avec de nouveaux concepts. (De toute façon, à la fin t’es foutu si tu rentres pas dans leurs réformes.) Ça ne leur suffit pas de vérifier ton innocence, en plus ils prétendent te réadapter à leur manière de vivre, à toujours nous soumettre face à eux. Et pourtant, nous avons en nous cette petite goutte qui nous fait lutter et que nous essayons de répandre, ce que nous appelons liberté et qui jamais ne deviendra une loi ni ne pourra se réformer. Lire la suite

[Oaxaca] Depuis la Maison d’arrêt San Juan Bautista, Cuicatlán : Miguel Peralta Betanzos

Posted in Archives, Communiqués, compas anarquistas, Oaxaca, prisonnier-e-s de la guerre sociale. on 30 novembre 2016 by liberonsles

Souvenir

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Souvenir (non pas comme ces dates de commémoration, mais comme une vie toute entière de révolte) de tous les êtres ingouvernables et inadapté-e-s qui ont combattu l’Etat dans sa plus pure essence, le capitalisme, le militarisme, la domination et l’oppression, l’industrialisation de la pensée sous toutes ses formes et modalités et, pourquoi le taire, l’injustice et la justice coercitive.

Faisant un bref bilan des dommages, nous pensons tout particulièrement aux compas à qui l’on a arraché la vie dans les cages de la misère humaine, ce sont d’eux et d’elles dont nous nous souvenons parce que leurs esprits se sont propagés sur le chemin de la liberté, et tout spécialement celui de Ricardo Flores Magón qui, comme nous le disait Librado Rivera dans un écrit de 1923 où il évoque  l’assassinat de  Magón dans le pénitencier de Leavenwort :

magonvive“ même si sa mort soudaine ne lui a pas permis de voir ses chers idéaux de liberté, d’amour et de justice se réaliser, ses rêves de bonheur n’ont pas disparu avec lui : ils vivent comme des phares lumineux qui éclairent les esprits d’une humanité qui souffre les tortures de la faim et de la misère. Et tant que sur la Terre existera un seul coeur meurtri, un seul oeil empli de larmes, déclara-t-il à ses bourreaux, mes rêves et mes visions devront continuer à vivre.”.

Et c’est ainsi que 94 ans après son assassinat, ses idéaux résonnent toujours en nous, notamment pour atteindre ceux de justice et bonheur, alors que nous marchons aux côtés de nos frères et soeurs qui aujourd’hui, partout sur le globe, vivent l’enfermement pénitentiaire et tentent de soutenir leurs ailes que l’on a voulu briser.  A vous, sachez-le, nous ne vous oublions pas.

Aujourd’hui également, nous nous souvenons de tous ceux qui, jour après jour, combattent le grand enfermement à l’air libre, à elles, à eux vont ces paroles de souvenir, de mémoire, qui crient, et qui exigent…

Miguel Peralta Betanzos
Maison d’arrêt San Juan Bautista, Cuicatlán, Oaxaca
21/11/2016.

Traduction Amparo / Correction Myriam

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[Mexico] Aux accros du pouvoir, mais plus à ceux qui ont été « pourris par ce pouvoir » : Lettre de Luis Fernando Sotelo

Posted in Communiqués, prisonnier-e-s de la guerre sociale., Ville de Mexico on 14 novembre 2016 by liberonsles

Depuis la prison préventive Sud de la ville de Mexico

Vraiment ? personne ne se rend compte que je ne me manifeste pas en faveur de la loi d’amnistie ?

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Aux accros du pouvoir, mais plus à ceux qui ont été « pourris par ce pouvoir »

Lettre de Luis Fernando Sotelo

Il est de mon devoir de défendre la position que j’ai prise pour résister, que vous le vouliez ou non. Je sais que cela peut paraître difficile, mais je vois que ça l’est uniquement parce que vous ne pouvez négocier mes décisions, ni mes actions.

Alors, que veulent de moi ou de mes proches les gens des partis politiques ? Simplement parce qu’ils ont réussi à obtenir une photo qui virtuellement me rapproche de leur position.

Vraiment ? personne ne se rend compte que je ne me manifeste pas en faveur de la loi d’amnistie ?

Auparavant, j’ai essayé d’être critique, maintenant je veux être direct : je ne veux pas que quiconque, membres de partis politiques ou non, mette la pression ou sollicite la promulgation d’une loi d’amnistie ou de « pardon » pour me libérer. Si vous continuez à le faire, n’espérez de moi que mon désaccord. Et si vous l’obtenez, c’est-à-dire, si réellement il est possible qu’à travers la séparation des pouvoirs – législatif, exécutif, fédéral – on me libère  : sachez qu’ils m’auront donné raison de dire que pour la totalité des organismes instances gouvernementales, une solution réelle et transformatrice ne présente aucun intérêt.

Pourquoi ? puisqu’ils savent dans quel état, ou plutôt, dans quelle situation se trouve la structure de l’État ? On favorise l’instauration de politiques policières, il y a autour de celles-ci des courants de « néo-fascisme » et de « néo-conservatisme ». Et tous veulent oublier comment cela a commencé ? C’est-à-dire qu’ils veulent oublier que déléguer à un juge la vie (ou des vies) est la première erreur ? Oublier que déléguer c’est aliéner ? et plus… Ils veulent encore plus de délégation de responsabilités ?… Plus d’autels pour la politique d’en haut ? Cette politique qui normalise ma séquestration ?

Cela a déjà été dit et je l’assume : si je voulais m’asseoir pour parler ( ou si quelqu’un le faisait à ma place…) je le ferais par mes propres moyens. Mais en attendant, la position merdique de parler à ma place, me « représente » déjà comme une image du désespoir. Lire la suite

[Mexico] Fernando Barcenas: nous n’avons pas besoin d’amnistie parce que nous n’avons pas besoin de lois qui régentent nos vies

Posted in Communiqués, compas anarquistas, prisonnier-e-s de la guerre sociale., Ville de Mexico on 26 octobre 2016 by liberonsles

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Prison Nord de la ville de Mexico, octobre 2016

Fernando Barcenas: nous n’avons pas besoin d’amnistie parce que nous n’avons pas besoin de lois qui régentent nos vies

La loi est un artifice qui castre les aptitudes humaines ; qui pense, dirige,invente nos vies à notre place et une telle conception implique la mutilation de la parcelle la plus unique et authentique de nous-mêmes.

C’est pour cette raison que celui qui décide de prendre sa vie en mains propres en marge de la machine pourrie est considéré comme “bizarre, “antisocial”, “criminel”, etc…

Nous ne pouvons envisager de solutions à l’intérieur du “cadre démocratique », qui par sa politique d’extermination épouvante les habitants avec les spoliations, la violence et la mort.

Des rumeurs concernant une amnistie promue par quelques partis et institutions politiques me sont parvenues. Il me semble nécessaire de préciser ici ma position de refus à toute forme d’instrumentalisation des énergies du peuple pour le maintenir aux ordres. Certains pensent qu’une amnistie pourrait assainir les intérêts du peuple, réduits en mille morceaux par l’imposition de la richesse et grâce à l’esclavage économique ; nous, nous ne voulons pas “sortir” de prison pour entrer dans une autre. Nous voulons être libres, libres véritablement, en dehors de toutes leurs réalités virtuelles et cela implique forcément détruire la société. Nous le ferons en pensant que quelque chose de neuf doit naître pour engloutir à jamais cette civilisation pourrie qui nous transforme en automates et rouages de sa machinerie.

Les “luttes politiques” ne nous intéressent pas, mais plutôt le conflit permanent qui existe partout ; ils peuvent nous emprisonner mais ils n’arrêteront pas la révolte. Les voisins mécontents descendent dans la rue pour rejeter les projets immobiliers cause du dépouillement et du déplacement forcé de milliers de famille qui n’ont pas les ressources suffisantes pour financer la privatisation de l’espace public. La privatisation de l’eau est également un autre symptôme criant, reflet de toute la considération que nous portent en réalité les puissants. Esclavage moderne, aliéné et édulcoré par le luxe, les drogues et autres aspirations capitalistes.

Nous n’avons pas besoin d’amnisties parce que nous n’avons pas besoin de règles qui régentent nos vies; le miroir aux alouettes du progrès nous fait croire que l’État et le gouvernement sont indispensables et du coup nous ne nous rendons pas compte directement des indices indiquant qu’ils nous convertissent en complices des massacres de nos peuples… Lire la suite

[Mexique] Journée de lutte en prison: Luis Fernando Sotelo, Fernando Bárcenas, Abraham Cortés et Miguel Betanzos

Posted in Communiqués, compas anarquistas, prisonnier-e-s de la guerre sociale. on 3 octobre 2016 by liberonsles

Mexique : Journée de lutte en prison ; Luis Fernando Sotelo, Fernando Bárcenas et Abraham Cortés en grève de la faim.
Miguel Peralta Betanzos entame un jeûne.

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Depuis le 28 septembre les compagnons Fernando Bárcenas et Abraham Cortes, détenus à la prison préventive Nord, Luis Fernando Sotelo, détenu à la prison préventive Sud de la ville de Mexico et Miguel Peralta Betanzos dans la prison de Cuicatlán de l’état de Oaxaca ont débuté une journée de lutte anti-carcérale depuis l’intérieur de la prison.

Les trois compagnons à Mexico se sont déclarés en grève de la faim, alors que Miguel lui, entamera un jeûne.

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué signé par notre compagnon anarchiste Fernando Bárcenas et Abraham Cortés.

28 septembre 2016

Aux compagnon-ne-s rebelles

Aux peuples et communautés sur le pied de guerre

Aux esclaves émancipé-e-s

A ceux et celles qui se sentent concerné-e-s par ses positions et ces paroles…

Pour une libération totale, nous déclarons aujourd’hui une grève de la faim indéfinie comme acte d’autodétermination et d’incitation à la révolte généralisée. Parce que tout simplement, nous ne pouvons plus continuer à assister jour après jour, au génocide de nos communautés et de nos peuples.

Il existe dans cette société une réalité occulte ; la démocratie est un coup d’état qui n’embusque pas ses tanks dans les lézardes mais les remplace par des caméras de télévision et des micros de journalistes. La démocratie gouverne par le pouvoir de sa propagande et c’est pour cela que nous soutenons que la démocratie est la technique et la science qu’utilise le pouvoir pour qu’elle ne soit pas perçue comme une oppression, le capitalisme en est le chef et la démocratie son attaché de presse.

C’est pour cette raison que nous ne nous adressons ni aux médias ni aux classes dominantes, nous parlons et nous nous adressons à nos compagnon-ne-s de l’immense bagne appelé Terre, à ceux qui comme nous, sont les fils de la guerre dû au simple fait qu’ils sont nés dépourvus de tout.

Mais ces paroles n’ont aucune intention d’instrumentaliser leurs forces rebelles et encore moins de les unifier sous un quelconque drapeau, mais bien plutôt d’ouvrir un lien de communication, un espace de syntonie de luttes et de tout ce qui peut émerger de toutes parts comme contestation et actes d’auto-détermination.

Il nous semble et dans notre perspective, que là où il y a autorité la prison existe et c’est pour cette raison que la prison est bien plus qu’une simple structure physique qui s’impose à nous par l’image des murs et des barbelés. La prison, de notre point de vue est constituée par la société toute entière alors que les prisons physiques ne sont qu’une expression concrète de l’isolement social qui nourrit et légitime le pouvoir.

L’urbanisme (par exemple) est la représentation même de l’emprisonnement massif ou, ce qui revient au même, de la fortification de l’espace urbain qui s’accompagne de l’extermination des classes populaires les plus marginalisées et qui se présente aujourd’hui comme partie intégrante de la phase ultime géo-historique du capitalisme techno-industriel. (Ultime effort de restructuration dans cette étape de crise durant laquelle, la seule façon de consolider sa domination est la guerre). Lire la suite

[Ville de Mexico] Luis Fernando Sotelo condamné à 33 ans et 5 mois de prison. Que commence la tempête !

Posted in Campagnes, Communiqués, prisonnier-e-s de la guerre sociale., sexta, Ville de Mexico on 21 septembre 2016 by liberonsles

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Luis Fernando Sotelo condamné à 33 ans et 5 mois de prison.
Que commence la tempête !

Ce mardi 20 Septembre, après 1 an et 9 mois de procès, notre compagnon Luis Fernando Sotelo a été condamné en première instance à 33 ans et 5 mois de prison et à une amende de 519 815,25 pesos (26 000€) pour les délit d’attaques aux voix de communication, d’attaques à la paix publique qualifiées et dommages qualifiés.

Cette sentence est le reflet de la politique de répression et de criminalisation de l’État mexicain, en commençant par celle du Chef du Gouvernement Miguel Ángel Mancera* qui prétend condamner notre compagnon sans aucune preuve en lui assignant une peine ridicule et démesurée.

Face à sa politique de terreur nous lui disons que nous n’avons pas peur, que ses sentences s’effondreront parce que nous avons la raison et l’organisation de notre côté.

Aujourd’hui nous réaffirmons et nous renforçons notre solidarité avec notre compagnon, qu’ils sachent qu’il n’est pas seul, nous marcherons et nous lutterons jusqu’à faire s’écrouler les murs de leurs prisons, nous lutterons inlassablement jusqu’à ce nous soyons tous et toutes libres !

Que notre rage ne fasse qu’une, que le vent souffle, que commence la tempête !

Campagne Luis Fernando Libre.

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* Miguel Ángel Mancera est le chef du gouvernement de la ville de Mexico.

Source : Croix Noire Anarchiste de Mexico

Luis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 20 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014. Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique [délit qui est pénalement du même type que le délit de terrorisme], d’attaques aux voies de communication et de dégradations (d’une station de Tramway, d’un distributeur de titres de transport et de caméras de surveillance). Après 1 an et 9 mois de procès, notre compagnon Luis Fernando Sotelo a été condamné en première instance à 33 ans et 5 mois de prison et à une amende de 519 815,25 pesos (26 000€).

Voir : Dernière Lettre envoyée par Fernando Sotelo depuis la prison préventive Sud de la ville de Mexico (lettre publique)

[Mexico] Fernando Sotelo bientôt deux ans derrière les barreaux

Posted in Archives, Communiqués, sexta, Ville de Mexico on 20 septembre 2016 by liberonsles

« Chaque argument défendu par le maton pour justifier sa corruption et sa médiocrité, avec des mots « d’ordre social » contre le prisonnier, laisse voir l’incohérence de son éthique. Une éthique promue dans des relations « officielles » entre le maton et le/la prisonnier-e. Avec la capacité d’exploiter les prisonnier-e-s dans un ordre économique qui inclut les déshérités à cette participation. Le truc c’est que s’ils participent, ils le font en jouant le rôle du consommateur moderne – tel un spectateur - et le spectacle se joue sur la même scène que celle où agit le gouvernement « comme il se doit », « justement », « normalement » sur demande de la société ou, au mieux, en veillant aux intérêts de celle-ci. »

– Luis Fernando Sotelo –

ferzamLuis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 20 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014. Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique [délit qui est pénalement du même type que le délit de terrorisme], d’attaques aux voies de communication et de dégradations (d’une station de Tramway, d’un distributeur de titres de transport et de caméras de surveillance). Quatre entreprises privées et le gouvernement de la Ville de Mexico demandent à Sotelo de payer une somme effrayante de 13 millions de pesos, l’équivalent de 685 700 euros de dommages et intérêts. Cela signifie que Fernando sera soumis à un procès judiciaire, qu’il devra affronter enfermé dans la prison préventive Sud de la ville de Mexico. À présent, les avocats solidaires et la famille mènent une lutte acharnée et ardue contre le système judiciaire.

Le 10 novembre 2014, le juge lui a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique, d’attaques aux voies de communications et dégradations.

libertad-yaaaDernière Lettre envoyée par Fernando Sotelo depuis la prison préventive Sud de la ville de Mexico (lettre publique)

Bonjour, compagnonnes et compagnons solidaires, aux compagnonnes et compagnons de Caracol Solidario, du Groupe Proudhon, du Resto Trottoir, des Trois passants :

Je m’étais précédemment engagé à vous écrire, il me semble honnête de m’excuser.

L’information que je souhaitais partager avec vous quand je vous ai dit que je vous écrirais concernait la vie quotidienne.

Mais après une punition imposée par les autorités du Conseil Technique Inter-disciplinaire – organe administratif de la prison – et suite à notre contestation (articles dans la presse et recours en révision), ils nous proposent maintenant d’avoir des activités comme du sport, la tenue d’un séminaire de philosophie avec un autre compagnon, le Dr. Felix Hoyo, ou encore la participation à un cinéclub.

Ce qui est en train de se passer est ce qui se passe au niveau de beaucoup de processus d’organisations et de luttes : l’autorité en place essaie de réduire les autonomies.

Je pense qu’avec deux compagnons je pourrais réaliser certains projets. Et cela bien que les autorités nous surveillent particulièrement et nous traitent différemment de la majorité de la population (carcérale). Mais nous voyons que le problème est l’imposition – de quoi ? D’une exploitation subie. La corruption de la loi et de l’ordre est soutenue par les structures même du pouvoir en place.

Nous, avec nos petits efforts, nous avons dû commencer par ne pas oublier. Lire la suite