Infos/Actualités

CHAPELLEtroisdefPour télécharger le flyer cliquez ici

Nous vous invitons à une journée de solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique (Expo / Projections / Concert…)

Venez nombreuses et nombreux soutenir nos compagnons en lutte qui résistent et se battent contre le système pénitentiaire, l’isolement, le mépris et l’oubli, depuis les geôles de la ville de Mexico, d’Oaxaca et du Chiapas !

Samedi 11 juin 2016, à partir de 16h
à La Chapelle
36 rue Danielle Casanova
31000 Toulouse

Au programme :

À partir de 16h :

Exposition de tableaux et d’autels en solidarité avec les prisonniers
Vente des affiches des tableaux exposés en solidarité avec les compagnons anarchistes Fernando Barcenas Castillo et Miguel Ángel Peralta Betanzos ; les compagnons adhérents à la Sexta : Luis Fernando Sotelo Zambrano, Álvaro Sebastián Ramírez, Alejandro Díaz Sántiz, Emilio Jiménez Gómez, Esteban Gómez Jiménez et Santiago Moreno Pérez

Tables de presse :
– Les trois passants : Fanzines, brochures, autocollants, artisanat…
– Le KIOSK – librairie associative (livres, brochures, fanzines…)
– Librairie Itinérante Amalante
+ d’autres invités

Repas Solidaire pour les prisonniers :
Empanadas végétariennes à prix libre et Bar à prix fixe.

Dès 17h : Projections, échanges et lecture de lettres des prisonniers
Vidéos : « La lutte d’Álvaro Sebastián de la région de Loxicha, Oaxaca »
« San Sebastian Bachajon, Chiapas, liberté aux prisonniers en lutte »
Fernando Barcenas « Jeunes et Rebelles, la naissance du journal anti-carcéral El Canero »

Dès 19h : CONCERT avec l’Atelier Fandango Mano y Vuelta
Son Jarocho, musique traditionnelle mexicaine de la région de Veracruz  / mélange de trois cultures : l’indigène mexicaine, l’arabe-andalouse et l’africaine.

À bas les murs des prisons, la lutte durera jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres !

* L’argent recueilli lors de cette journée sera versé aux prisonniers par le biais de la Croix Noire Anarchiste de Mexico et au Groupe de soutien « No Estamos Todxs » du Chiapas

Journée organisée par les trois passants avec le soutien de la Chapelle, de l’atelier Fandango Mano y Vuelta et de copines et copains solidaires.

Les prisonnier-e-s que nous soutenons

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Toulouse : présentation du journal anti-carcéral de combat « El Canero N°4 »

Posted in Archives, événements, compas anarquistas on 25 avril 2016 by liberonsles

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Nous vous invitons à la présentation du journal anti-carcéral, indépendant et de combat « El Canero N°4 » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique.

Vendredi 20 mai 2016 à 19h
À LA LIBRAIRIE TERRA NOVA
18 rue Gambetta – 31000 Toulouse
Métro Capitole ou Esquirol

♦  La prison au Mexique, contexte général, la prison Nord et la naissance du journal anti-carcéral « El Canero » .

♦ Table de presse : Brochures, fanzines, autocollants, cartes postales …

♦ Projection de la vidéo de Fernando Barcenas : « Jeunes et Rebelles, la naissance du Canero ».

♦ Diffusion des journaux N°3 et N°4 en français.

♦ Lecture d’une lettre de Fernando Barcenas Castillo pour présenter ce journal ainsi que d’autres lettres envoyées pour l’occasion.

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico. En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Ce journal a pour but de voler, de voyager, d’être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s.

Le journal, étant à prix libre, a besoin de votre soutien pour faire plus de tirages et pouvoir continuer à être diffusé.

Organisé par les trois passants

Nous remercions la librairie Terra Nova qui nous aide à diffuser ce journal à prix libre dans leur espace.

Venez nombreux et nombreuses soutenir ce projet !

Toulouse : Journée anti-carcérale- Convergences et rencontres, jeudi 21 avril 2016

Posted in Actions, Archives, événements, Uncategorized on 19 avril 2016 by liberonsles

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Nous, collectifs, groupes et individus nombreux, avons répondu à l’Appel à « 10 jours d’autodéfense populaire » lancé par la CREA, Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion de Toulouse pour échanger, partager nos luttes et nos experiences et nous rencontrer du 15 au 24 avril 2016.

Le jeudi 21 avril 2016, nous vous invitons à toute une journée de rencontres, échanges, débats, ateliers et projections autour des luttes anti-carcérales.

Au Centre Social Autogéré
58, allées Jean Jaurès
Métro ligne A/B Jean Jaurès,
Toulouse.

Pour voir le Flyer – programme, cliquez ici

Au programme – jeudi 21 avril 2016 :

11h – Projection d’un documentaire sur l’ouverture d’un CRA en Belgique « Point.s de Fissures »

12h – Cantine populaire

13h30 – De la prison à l’HP, animé par le collectif Anti-psy

15h – Atelier : Lutte contre les dominations orales dans les assemblées anti-autoritaires

16h – Projection / débat : Présentation du journal anti-carcéral indépendant de combat « El Canero », luttes prisonnier.e.s Mexique, lecture de lettres (Les Trois Passants)

17h – Ateliers : Soutien aux longues peines et sur l’entraide Solidarité juridique pour les personnes incarcérées (Perce-Pierre et Kamelibre, deux collectifs de Marseille)

19h – Cantine populaire

19h – Émission « Bruits de Tôle » en direct

20h – Présentation du dernier journal de L’Envolée “Ça fait 20 ans …” discussion autour des peines infinies et des peines intérieures, à travers des récits et présentation de loi contre la criminalité organisée (L’Envolée) + Témoignage de vécu en centre de détention ou en centre de rétention (CREA) en présence de Jann Marc Rouillan

22h – CSA – Petit set de LYA, rap – Toulouse

10joursNous vous invitons également à assister aux nombreuses rencontres, débats, concerts et projections qui auront lieu pendant ces dix jours autour de thématiques diverses telles que  : migrations – papiers ; quartiers populaires ; anticolonialisme ; mouvement social ; gentrification ; luttes féministes & LGBT ; travail ; ZAD ; santé communautaire ; logements & squats; lutte anti-carcérale et antipsy ; violences policières ; islamophobie …

Le but de ces 10 jours est avant tout de partager nos pratiques, échanger nos outils et nos stratégies, construire ensemble un réseau d’autodéfense par et pour nous-mêmes.

Voir le programme détaillé de ces rencontres et plus d’infos sur : http://www.autodefensepopulaire.net/

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Besançon : Journée de Solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique

Posted in Actions, événements, Chiapas, compas anarquistas, Expo, Oaxaca, Ville de Mexico on 18 mars 2016 by liberonsles

Nous vous invitons à toute une journée de solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique

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Le samedi 9 avril 2016
À partir de 14h
À la librairie l’Autodidacte
5 rue Marulaz (Place Marulaz)
Besançon

À partir de 14h, venez découvrir l’Expo – vente des affiches des tableaux exposés au profit des compagnon-e-s incarcéré-e-s.
Exposition de tableaux et d’autels
Table de presse : Fanzines, brochures, autocollants à prix libre

À 19h : Repas Solidaire pour les prisonnier-e-s préparé par le Resto Trottoir

À 20h30 : Projection / débat : La prison au Mexique contexte général, la prison Nord et les conditions générales, naissance du journal anti-carcéral « El Canero » .

Présentation de la vidéo de Fernando Barcenas : «Jeunes et Rebelles, la naissance du Canero ». Présentation des journaux 3 et 4. Lecture d’une lettre de Fernando Barcenas et de la Croix Noire Anarchiste de Mexico pour présenter ce journal, ainsi que des autres lettres des prisonniers envoyées pour l’occasion.

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico. En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Ce journal a pour but de voler, de voyager, d’être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s.

Le journal, étant à prix libre, a besoin de votre soutien pour faire plus de tirages et pouvoir continuer à le diffuser.

L’argent recueilli lors de cette journée sera versé à la Croix Noire Anarchiste de Mexico et aux comités locaux de soutien aux prisonniers de la Sexta.

Venez nombreux et nombreuses !

À bas les murs des prisons !

Journée organisée par :

Caracol Solidario- Besançon (http://solidario.free.fr/);
Le Groupe Proudhon – FA, Besançon
(http://groupe.proudhon-fa.over-blog.com/);
Le Resto Trottoir – Besançon (http://restotrottoir.blogspot.fr/);
Les trois passants – Toulouse (https://liberonsles.wordpress.com)

Plus d’infos

Halte à la diffamation et à la persécution de nos compagnon‑e‑s anarchistes Mario González et Nuria Ramírez.

Posted in Archives, Communiqués, compas anarquistas, Ville de Mexico on 14 mars 2016 by liberonsles

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Notre compagnon anarchiste, Jorge Mario González García, est un étudiant qui a été exclu du Collège de Sciences Humaines de Naucalpan, établissement scolaire appartenant à l’Université Nationale Autonome du Mexique [UNAM], pour s’être largement opposé aux réformes éducatives de l’UNAM visant à privatiser l’Éducation publique et gratuite. Mario avait fait l’objet d’une forte répression et de menaces avant d’être arrêté d’une manière violente et arbitraire, le 02 octobre 2013, alors qu’il se dirigeait vers la manifestation commémorative du massacre des étudiants en 1968, dans la ville de Mexico. Lors de son arrestation, Mario a été torturé par la police (chocs électriques sur tout le corps, fracture du pied…) et condamné le 10 janvier 2014 à cinq ans et neuf mois de prison ferme pour attaques à la paix publique. Délits montés de toutes pièces pour pouvoir criminaliser son activisme politique et sa pensée anarchiste. Peu après minuit, le vendredi 31 octobre 2014, Mario est sorti de la tour médicale de Tetepan où il était incarcéré.

[Extrait du Communiqué de Mario González, mois de mai 2014]
« Beaucoup de gens disent que personne ne peut rien faire contre le gouvernement ni en venir à bout, que mes objectifs sont utopiques et que je ne dois me préoccuper que de moi-même parce ce que si je continue à agir ainsi, je vais rester enfermé ou je vais finir par disparaître ou par mourir. C’est probablement vrai, mais partout où je regarde, je vois la cruelle réalité dans laquelle nous nous trouvons coincés. Les motifs de nous révolter ne manquent pas et les motifs pour être heureux ne manquent pas non plus, je pense que vivre en se révoltant est la seule façon d’être heureux, c’est pourquoi parfois je suis à l’aise malgré les conséquences. C’est le chemin que je veux prendre, parce que pour moi, une petite dose de solidarité, de folie, de joie et de liberté, donne plus de satisfaction qu’une vie pleine de regrets, de tristesse, de lassitude, de résignation . »

Nuria Ramírez était la compagne de Mario González quand il s’est fait arrêté, elle a mené une lutte infatigable pour sa liberté et pour celle d’autres compagnon-e-s anarchistes qui étaient alors incarcéré‑e‑ s dans la ville de Mexico, après la libération des compagnon-e-s, Nuria a poursuivi la lutte sans relâche, et depuis lors, elle est dénoncée, mise à l’index, harcelée et criminalisée en permanence, non seulement par le Gouvernement de la Ville de Mexico mais par les médias de désinformation dominants. Elle et d’autres activistes de la ville sont pris pour cible chaque fois que les autorités cherchent des « ennemis » pour justifier la mise en scène, la violence et la répression qui en découlent. Les campagnes de lynchage médiatique menées par les autorités contre les compagnon-e-s anarchistes n’ont pas cessées, au contraire, elles se durcissent et s’intensifient chaque fois qu’un événement gênant ressurgit.

***

Depuis l’Europe nous exigeons halte à la diffamation et persécution contre nos compagnon-e-s anarchistes Mario González et Nuria Ramírez. Lire la suite

 

 

« Jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres »

Posted in Archives, Chiapas, Communiqués, Loxichas, Oaxaca, Ville de Mexico on 18 décembre 2015 by liberonsles

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À México, Oaxaca, Chiapas, Aguascalientes et dans d’autres endroits du Mexique, un appel a été lancé par les collectifs de soutien, les familles de prisonniers et de prisonnières, le Réseau contre la Répression et pour la solidarité, le groupe de travail Nous ne sommes pas tous et toutes là, la Voix des Zapotèques Xiches en prison, Collectif de soutien pour la liberté de Fernando Sotelo parmi d’autres, à se coordonner du 6 au 13 décembre autour des journées : « Jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres » cette journée s’est étendue au niveau international, certains collectifs solidaires dans l’État Espagnol et en France se sont fait l’écho de cette mobilisation.

À Paris, le 11 décembre, une rencontre avec les compagnonnes du journal anti-carcéral de l’Envolée a eu lieu pour présenter le journal anti-carcéral « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique et ailleurs, proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico depuis le 13 décembre 2013. Pendant la rencontre nous avons parlé du système pénitencier ici et là-bas, raconté brièvement la naissance de l’Envolée, la survie, la résistance et la désobéissance en prison, l’intérêt de tisser des liens entre nos luttes et de continuer à faire passer le message de résistance depuis la plus lointaine des tranchées et depuis les entrailles de la prison. Nous n’oublions pas les compagnon-ne-s qui se trouvent derrière les barreaux ici en France et au Mexique.

Voici quelques histoires de luttes évoquées pendant ces journées de solidarité : Lire la suite

[Paris] Présentation du journal anti-carcéral méxicain: El Canero

Posted in Actions, Archives, Campagnes, compas anarquistas on 26 novembre 2015 by liberonsles

Nous vous invitons à la deuxième présentation du journal anti-carcéral « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique.
Avec la participation du journal anti-carcéral « L’Envolée » qui présentera son dernier numéro.

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Le vendredi 11 décembre 2015 à 19h30
à la Librairie Publico
145, rue Amelot, 75011 Paris
Métro : République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire

* Projection de la vidéo : Jeunes et rebelles, présentation du journal « El Canero »
* Présentation et diffusion du journal original en espagnol et sa version française
* Lecture d’une lettre du prisonnier Fernando Barcenas Castillo, à l’initiative de la création de ce journal en prison, ainsi que d’une lettre de la Croix Noire Anarchiste de Mexico, envoyées pour l’occasion.
* Tables de presse , brochures, fanzines, affiches, écrits de prison …

Les trois passants – https://liberonsles.wordpress.com
L’Envolée – http://lenvolee.net

Flyer recto/verso

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[Paris] Présentation du journal anti-carcéral

« El Canero »

Posted in Actions, Archives, Campagnes, compas anarquistas on 7 novembre 2015 by liberonsles

Nous vous invitons à la présentation du journal anti-carcéral « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique.
Avec la participation du journal anti-carcéral « L’Envolée » qui présentera son dernier numéro.

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Le mardi 17 novembre 2015 à 18h30
À la Librairie Le Monte-en-l’air
71, rue de Ménilmontant / 2, rue de la Mare
75020 Paris – M° Ménilmontant et Bus 96

* Projection de la vidéo : Jeunes et rebelles, présentation du journal « El Canero »
* Présentation et diffusion du journal original en espagnol et sa version française
* Lecture d’une lettre du prisonnier Fernando Barcenas Castillo, à l’initiative de la création de ce journal en prison, envoyée pour l’occasion.
* Table de presse , brochures, fanzines, affiches, écrits de prison …

Les trois passants – https://liberonsles.wordpress.com
L’Envolée – http://lenvolee.net

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Présentation du journal anti-carcéral : El Canero

Posted in Archives, compas anarquistas, Ville de Mexico on 5 novembre 2015 by liberonsles

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Nous avons le plaisir de vous présenter le journal « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique que nous venons de traduire en français.

Plusieurs présentations du journal auront lieu à Paris et ailleurs 

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico.

En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Le projet cherche à élargir l’échange de communication à d’autres lieux en dehors de la ville de Mexico. Lire la suite

[Mexico] Fernando Sotelo, après un an d’incarcération, toujours debout !

Posted in Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 5 novembre 2015 by liberonsles

Luis-Fernando-4Luis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 20 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014. Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique [délit qui est pénalement du même type que le délit de terrorisme], d’attaques aux voies de communication et de dégradations (d’une station de Tramway, d’un distributeur de titres de transport et de caméras de surveillance). Quatre entreprises privées et le gouvernement de la Ville de Mexico, demandent à Sotelo de payer une somme effrayante de 13 millions de pesos, l’équivalent de 685 700 euros de dommages et intérêts. Cela signifie que Fernando sera soumis à un procès judiciaire, qu’il devra affronter enfermé dans la prison préventive Sud de la ville de Mexico. À présent, les avocats solidaires et la famille mènent une lutte acharnée et ardue contre le système judiciaire.

 

[Mexico] Attaque d’hommes de main contre « Regeneración Radio », radio libre contre le pouvoir

Posted in Archives, Communiqués, La Guerre du Mexique d’en haut, Ville de Mexico on 24 septembre 2015 by liberonsles

Attaque d’hommes de main contre Regeneración Radio, radio libre contre le pouvoir, qui transmet depuis 16 ans.
Regeneración Radio arrête sa transmission de radio

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Note: Regeneración Radio transmettait lors de son émission anti-carcérale, de nombreuses interviews des compagnon-ne-s en prison, dernièrement une émission en collaboration avec la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance ( C.I.P.RE ) se déroulait tous les lundis, mercredis et vendredis de 8h à 10h.

Communiqué de Regeneración Radio

regeneracin radioAu peuple mexicain,

À la Sexta Nationale et Internationale,

Aux organisations et aux collectifs,

À la communauté universitaire.

Aujourd’hui nous voulons vous faire part de l’escalade de violence contre notre espace. Aujourd’hui les conditions ne sont plus réunies pour nous permettre de réaliser nos activités comme média libre, principalement dans notre cabine d’émission de radio.

Il y a deux semaines a débuté la campagne pour l’élection du nouveau directeur du Collège de Sciences Humaines – CCH siège Vallejo* (lieu où se trouve la cabine d’émission de Regeneración Radio). Il y a deux semaines, cette escalade de la violence s’est accentuée suite à l’activation du groupe de choc, « groupe de porros 3 de marzo »**. Les participants de cette bataille cherchent à tirer profit de ces événements, ils offrent la paix dans l’école et promettent d’en finir avec nous tous. Coïncidence, ces attaques « porriles » ? Ou tout est-il programmé pour créer l’instabilité dans l’établissement et qu’apparaisse l’homme providentiel qui, avec sa baguette magique ou son gant de fer, mettra fin à l’organisation du CCH Vallejo et aux projets comme Regeneración Radio ?

Pourquoi les conditions de transmission ne sont-elles plus réunies aujourd’hui ?

Le 14 février 2015, alors qu’il attendait le bus à la porte de l’établissement, un des membres de Regeneración Radio a été frappé par Jorge Anhuar Batalla Martínez (membre du « groupe de porros 3 de marzo »), ce qui a entraîné la perte de 80% de la vision de son œil droit. Un procès a été intenté contre l’agresseur mais à ce jour il jouit toujours de l’impunité.

Le jeudi 17 septembre un membre d’un autre collectif a été frappé à l’intérieur de l’école, sous les yeux des vigiles, sans que ceux-ci n’interviennent pour empêcher l’agression. Les conséquences ont été les suivantes : déviation de la cloison nasale et traumatisme crânien.

Le jeudi 10 septembre, alors que le groupe d’hommes de main tentait de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement, un de nos compagnons a été profondément blessé à la lèvre supérieure ; la blessure a atteint la partie interne de la bouche.

Les membres de ce groupe délinquant portent des armes à feu dont ils se sont servis à plusieurs reprises pour menacer les membres de collectifs et des étudiants organisés. Ils sont aussi venus menacer et intimider, armés de bâtons et de barres de fer, à l’extérieur des espaces organisés.

Ces dernières semaines des rumeurs ont circulé concernant de possibles attaques de ce groupe d’hommes de main, provoquant un climat d’incertitude et de tension. Et tout laisse craindre que des attaques plus fortes ne se produisent dans les jours à venir.

Qui se trouve derrière ce groupe de choc ? Lire la suite

Chiapas : Le compagnon Alejandro Diaz Santiz a été transféré vers une prison de haute sécurité

Posted in Campagnes, Chiapas, Communiqués on 12 septembre 2015 by liberonsles

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Le prisonnier Alejandro Diaz Santiz, adhérent à la sexta, faisant partie de l’organisation de prisonniers « Les Solidaires de la Voix de l’Amate » a été transféré de façon arbitraire à la nouvelle prison de haute sécurité CEFERESO de Villa Comaltitlán. Ce transfert a eu lieu dans le cadre de transferts massifs de prisonniers, réalisés par plus de 2000 policiers. Durant cette opération 400 détenus de différentes prisons ont été re-localisés.

Note : Le groupe de soutien aux prisonniers du Chiapas « No Estamos Todxs » [ Nous ne sommes pas tous et toutes là] nous a fait parvenir des nouvelles du compagnon de la Sexta Alejandro Diaz Santiz.

Alejandro Díaz Santiz fait partie de l’organisation de prisonniers appelée “Los Solidarios de la Voz del Amate”, organisation créée en 2009 pour dénoncer les conditions carcérales dans cette prison, mais aussi pour faire sortir au travers de communiqués et de lettres les paroles de détenus. Par leur travail solidaire ils font une radiographie du système pénitentiaire : les traitements indignes que les matons et le personnel les font subir, le manque de suivi médical, les réductions et annulations de visites, la corruption qui se vit à l’intérieur, le racisme. Depuis 2009, ils tentent également de mettre en contact les prisonniers entre eux, en rapprochant des détenus exposés aux mêmes difficultés. Les détenus concernés ont été arrêtés de façon complément arbitraire, parce qu’ils sont indigènes ou pour des motifs politiques. Alejandro est le dernier et le seul prisonnier de l’organisation « Les Solidaires de la Voix de l’Amate » à rester en prison. Tous les autres ont été libérés le 4 juillet 2013.

Dans les cachots du mauvais gouvernement du Chiapas, dans la prison numéro 5 de los « Llanos », Alejandro Díaz Santiz menait une lutte exemplaire avec d’autres prisonniers et prisonnières. Dans la cour de cette prison, des réunions avaient lieu plusieurs jours par semaine, où les prisonniers échangeaient, réfléchissaient, écrivaient et recevaient les visiteurs venant échanger avec eux ; Alejandro encourageait les détenus à lire et à écrire, à se battre pour leur liberté malgré les dures conditions que la taule représente…Le 10 septembre 2015 au matin, Alejandro a été transféré de la prison de « los llanos » vers une prison de haute sécurité. Lire la suite

Mexico: Communiqué du transfert des compagnons de la C.I.P.RE et rapport médical.

Posted in Campagnes, Communiqués, compas anarquistas, Ville de Mexico on 12 septembre 2015 by liberonsles

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Communiqué du transfert des compagnons de la C.I.P.RE [Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance] vers la prison Nord de la ville de Mexico et rapport médical.

Par Fernando Bárcenas

Il y a quelques jours, je menais une grève de la faim qui aura duré 53 jours en tout ; cette situation a compliqué mon état de santé et j’ai dû être transféré à la tour médicale de Tepepan [prison-hôpital]. J’ai fait face aux mauvais traitements de la part du personnel administratif qui à plusieurs reprises a cherché à nous faire abandonner la grève de la faim, au harcèlement policier et à la négligence du personnel médical (médecins et infirmières),qui a essayé de nous changer de dortoir. Il a fallu nous confronter aux gardiens de prison, qui utilisent la force pour nous dissuader de défendre nos droits.

Par la suite, le personnel a menacé de nous mettre à l’isolement ou bien de nous transférer, c’est-à-dire se défaire du problème sans se préoccuper de l’état de santé de personne.

Dans la nuit du 31 août, ils sont venus nous informer de notre sortie de l’hôpital. Cela a été décidé arbitrairement par le personnel de sécurité, sans la moindre explication d’un médecin. J’ai contesté cette procédure : comme le médecin n’est jamais venu, j’ai refusé de manière pacifique de quitter l’hôpital. Les matons de Tepepan ont répondu comme d’habitude par l’intimidation ; comme nous ne cédions pas à leur chantage institutionnel, ils ont appelé des renforts en provenance de la zone féminine ainsi que des agents de sécurité de l’unité de réaction immédiate (URI). Au total, nous étions entourés par environ huit matons accompagnés de la sous-directrice de la prison ; tous ont essayé de nous faire sortir mais face à notre refus, ils m’ont poussé par terre avec un autre compagnon.Une fois par terre,ils nous ont tabassés à plusieurs reprises, sur le dos, les jambes et la tête ; ils ont essayé de nous séparer mais nous nous sommes serrés les uns contre les autres. Ils nous ont relâchés un moment en nous disant que nous allions tous y passer. Lire la suite

 

Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes !

Posted in Actions, compas anarquistas on 31 août 2015 by liberonsles

Dans le cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes : Solidarité avec les prisonniers anarchistes mexicains Fernando Barcenas et Miguel Betanzos, ainsi que pour Luis Fernado Sotelo…Liberté !

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Dans le cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes, nous voulons envoyer une forte accolade et une salutation à nos compagnons qui se trouvent enfermés, nous voulons vous dire que nous sommes là, tenez-bon, gardez le moral et ne vous découragez pas. Nous avons fait une petite journée de « pegas » affichage à Paris et dans notre quartier en banlieue…simplement nous vous disons que nous ne vous oublions pas, que nous ne nous rendons pas et tel que vous nous le démontrez tous les jours, nous ne nous fatiguons pas !

Jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres !
Liberté aux prisonnier-es anarchistes de toute géographie !
¡ Fuego a las cárceles !

Les trois passants

Appel : Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes

Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes

Posted in Campagnes, compas anarquistas, Oaxaca, Ville de Mexico on 29 août 2015 by liberonsles

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À l’été 2013, plusieurs groupes de la Croix noire anarchiste (Anarchist Black Cross ou ABC) ont discuté de la nécessité d’organiser une Journée internationale pour les prisonnier-e-s anarchistes. Étant donné qu’il existe déjà des dates prévues pour la Journée des droits des prisonnier-e-s politiques ou de la Journée de la justice en prison, nous trouvons qu’il est également important de mettre l’accent sur les histoires de nos compagnon-ne-s. De nombreux et nombreuses prisonnier-e-s anarchistes ne seront jamais reconnu-e-s comme des « prisonnier-e-s politiques » par les organisations droit-de-l’hommistes officielles, parce que leur idée de la justice sociale est strictement limitée aux lois capitalistes qui ne servent qu’à défendre l’Etat et empêcher tout changement social véritable. Dans le même temps, même au sein de nos propres communautés individuelles, nous savons très peu de choses sur la répression qui existe dans d’autres pays, nous ne connaissons pas les noms de plusieurs de nos compagnon-ne-s prisonnier-e-s, ni les affaires qui les concernent. Lire la suite

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Mario Luna, porte-parole de la tribu yaqui, est sorti de prison.
NAMAKASIA!

Mario Luna Romero, porte-parole de la tribu Yaqui, est sorti de prison le 23 septembre dernier après avoir passé un an derrière les barreaux du Centre de Réadaptation Sociale (Cereso n°2), dans l’État du Nord dmariolunalibreyau Mexique, Sonora. Un autre membre de la tribu Yaqui, Fernando Jiménez, a été également libéré le 27 août 2015 après avoir passé un an en prison.

Lors de leur sortie de prison, Mario et Fernando ont déclaré que la lutte pour la défense de leur terre et de la rivière Yaqui continuera malgré la persécution et la répression que le peuple Yaqui a connues pendant des siècles. Il faut rappeler en effet que leur histoire est remplie d’invasions, de menaces, d’humiliations, de guerres, d’expulsion, de répression ; nombreux et nombreuses ont été ceux et celles qui ont défendu coûte que coûte la terre, la rivière Yaqui, leur territoire ancestral des mains du pouvoir. Ils et elles ont constamment lutté contre la destruction et la mort.
En 1940 et après une longue guerre, les terres et la rivière Yaqui avaient été reconnues comme celles de la tribu Yaqui. Mais en 2010, l’arrivée au pouvoir de Guillermo Padres Elías [gouverneur de l’État de Sonora] marqua le lancement du projet Intégral « Sonora Si » : il prévoit la construction de « l’Aqueduc Independencia » destiné à extraire l’eau de la rivière Yaqui – 75 millions de mètres cube par an – et à l’acheminer vers la capitale de Hermosillo pour alimenter l’industrie et les zones résidentielles huppées de cette ville. La Tribu Yaqui étant fortement liée, économiquement et culturellement à la rivière Yaqui, ce projet de destruction et de mort représente une nouvelle menace contre la vie de la Tribu, en la condamnant à disparaître en tant que peuple et que culture.

C’est dans ce contexte que Mario Luna, porte-parole de l’Autorité Traditionnelle Yaqui et adhérent à la Sexta Déclaration de la forêt lacandonne, fut arrêté le 11 septembre 2014, accusé de séquestration aggravée et de vol de véhicule par les membres de la Procure Générale de Justice de l’État de Sonora. C’est dans le même contexte que fut également arrêté Fernando Jiménez. + d’infos

 Chiapas : Trois prisonniers de San Sebastían Bachajón ont été libérés !

 

Les compagnons prisonniers de San Sebastían Bachajón, Juan Antonio Gomez Silvano, Mario Aguilar Silvano et Roberto Gomez Hernandez, détenus à Yajalon au Chiapas (Prison N°12), ont été libérés le mardi 18 août de cette année en application de la décision de justice (amparo) qui reconnaît les détentions illégales et les tortures qu’ont subies nos compagnons.

Les compagnons luttaient depuis de nombreuses années pour les droits légitimes de leur communauté au territoire, pour le respect de leur mode d’auto-gouvernance et d’organisation communale, sans l’ingérence des partis politiques corrompus. Les trois compagnons et le terrain communale de Bachajon sont adhérents à la Sexta. Tous les trois avaient été enfermés pour s’être opposés à la tentative du gouvernement de les dépouiller de leur terre où se trouvent les Cascades d’Agua Azul, en vue du futur méga-projet touristique CIPP-CAA (Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul). Les compagnons organisés du terrain communal de Bachajon ont dénoncé sans cesse depuis des années la persécution politique et le pillage de leur terres.

bachajonvive

Communiqué

Depuis l’ejido de San Sebastían Bachajón adhérent à la Sixième déclaration de la jungle Lacandone.

Chiapas, Mexique.
Le 19 août 2015.

Au Commandement Général du Comité Révolutionnaire Indigène de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale,
À l’assemblée de Bon Gouvernement,
Au Congrès National Indigène,
Aux compagnon-e-s adhérent-e-s à la Sixième déclaration de la jungle Lacandone,
Aux médias de communication massifs et alternatifs,
Au Réseau contre la Répression et pour la Solidarité,
Au Mouvement Justice pour le Quartier de New York,
Aux défenseurs des droits humains nationaux et internationaux,
Au peuple du Mexique et du monde.

Les compagnons prisonniers politiques de San Sebastían Bachajón, Juan Antonio Gomez Silvano, Mario Aguilar Silvano et Roberto Gomez Hernandez, détenus à Yajalon au Chiapas (Prison N°12), ont été libérés le mardi 18 août de cette année en application de la décision de justice (amparo) qui reconnaît les détentions illégales et les tortures qu’ont subies nos compagnons. Ainsi nous exigeons la libération d’autres prisonniers injustement détenus, Esteban Gomez Jimenez détenu à Cintalapa de Figueroa (Prison N°14, El Amate), Santiago Moreno Perez et Emiliano Jimenez Gomez, détenus à Plages de Catazaja Chiapas (Prison N°17) et la libération des autres prisonniers du Mexique et du monde.

Liberté immédiate pour les défenseurs de l’eau de la tribu Yaqui, Mario Luna et Fernando Jimenez détenus injustement, et en général pour tous et toutes les prisonniers politiques du pays.

Nous rendons responsable le mauvais gouvernement, les forces fédérales et étatiques des faits récents qui se sont produits dans la communauté de Santa Maria Ostula, où le 19 juillet dernier, les forces fédérales sont entrées dans cette communauté en ouvrant le feu et en tirant contre des civils désarmés, et ont assassiné un enfant de 12 ans, Edilberto Reyes Garcia.

Avant cet homicide le compagnon Cemei Verdia Zepeda a été détenu. Ce dernier avait été nommé par sa communauté Premier Commandant Général de Santa Maria Ostula.

Nous dénonçons les responsables qui ont laissé en liberté les deux auteurs intellectuels de l’assassinat du maître d’école et compagnon zapatiste Galeano. L’auto-dénommé Juge, Victor Manuel Zepeda Lopez, de la cours pénale de Comitán de Dominguez au Chiapas, a rendu le 12 août de cette année un verdict innocentant Messieurs Carmelino Rodriguez Jimenez et Javier Lopez Rodriguez, alors qu’eux et leurs complices de la CIOAC-Historique savent qu’ils sont coupables d’avoir organisé le crime contre le compagnon Galeano.

Compagnons et Compagnonnes, nous voulons dire à la communauté indigène Otomi San Francisco Xochicuautla, Municipalité de Lerma dans l’État de Mexico que vous n’êtes pas seuls car nous sommes attentifs à votre lutte, c’est pourquoi nous avons la rage que le méchant gouvernement veuille vous enlever vos terres par la violence et la répression de la même façon qu’il veut nous enlever nos terres.

Depuis San Sebastían Bachajón, nous demandons aux compagnons et compagnonnes du Mexique et du monde que selon leur temps et leurs modes d’action, ils lèvent leurs voix pour San Francisco Xochicuautla en ces moments importants pour leur lutte pour la défense de leur territoire et leurs sites sacrés, que le mauvais gouvernement veut détruire pour construire des autoroutes sans se préoccuper de la nature.

Justice pour les compagnonnes et compagnons assassinés pour avoir défendu la liberté, la paix et la vie.

Depuis la zone nord de l’État du Chiapas au Mexique, nous vous envoyons une accolade et un salut combatif des femmes et des hommes de San Sebastían Bachajón.

Jamais plus un Mexique sans nous.

Terre et Liberté
Zapata est en vie !
Jusqu’à la victoire, toujours !
Prisonniers Politiques, Liberté !
Juan Vázquez Guzmán est en vie, la Lutte de Bachajón continue !
Juan Carlos Gómez Silvano est en vie, la Lutte de Bachajón continue !
Non au pillage des territoires indigènes !
Présentation immédiate des compagnons disparus d’Ayotzinapa !
Vive la digne lutte des compagnons et compagnonnes de l’ejido de Tila !
Justice pour Ayotzinapa, Acteal, ABC, Atenco !

Ejido de San Sebastían Bachajón

Source Kolectivozero

Traduit par les trois passants / correction Myriam

Le contexte: Bachajon, histoire de résistance, répression et prison

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Mexico: Communiqué de la C.I.P.R.E, fin de la grève de la faim

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Communiqué de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance – C.I.P.R.E, fin de la grève de la faim

17 août 2015

Aujourd’hui, nous les prisonniers en résistance qui nous maintenons en grève de la faim depuis le 26 juin de cette année, avons pour le quatrième jour consécutif reçu une quantité de plus en plus petite de miel, qui depuis samedi avait été réduite au minimum. Une quantité qui ne représente même pas une cuillère à soupe de cet apport en calorie vital pour nous. C’est clairement une réponse au jeûne que nous maintenons depuis déjà plus de 50 jours et à la situation critique très avancée dans laquelle nous nous trouvons à cause de la grève.

Il faut signaler qu’on nous a refusé la possibilité d’ingérer des bonbons, de l’eau aromatisée ou même du glucose sous le prétexte du Protocole de Malte, que nous suivons (avec de l’eau, du miel et des citrons), cependant la quantité limitée de glucose auquel nous avons accès tous les jours – en effet ils ne permettent à ceux qui nous visitent d’en faire entrer – met en évidence la ferme intention de l’institution de freiner à peu de frais cette forme de protestation.

La diminution de la quantité de miel que nous recevons par jour et qui doit nous durer 24 heures, a fait que certains d’entre nous, afin d’en obtenir plus, ont dû prendre d’autres mesures de pression. Des mesures tel que le refus de prendre des médicaments, le refus des examens vitaux et même le refus de prendre le miel qu’ils nous avaient fourni les jours précédent. Cependant, ils nous ont ignorés, en effet le personnel médical et de la cuisine se limitent à dire que cela n’est pas de leur ressort et que ce sont les instructions du docteur, en d’autre terme ils se refilent la patate chaude.

Dans ce contexte nous annonçons aujourd’hui l’arrêt de cette grève de la faim, car dans l’état où nous nous trouvons il est très compliqué pour nous de faire l’effort de lutter pour du glucose sans glucose et avec tant d’autres bâtons dans les roues pour nous faire abandonner cette grève, telle que nous la faisons aujourd’hui.

C’est un fait que nous étions, sans aucun doute, très près de l’arrêter, mais certainement pas aujourd’hui, c’est pourquoi l’unique satisfaction qui nous reste est que c’est avec des méthodes si peu éthiques et sans aucun principe qu’ils ont réussi, après que nous ayons résisté 52 jours à leurs pièges minute après minute et le plus important… Quelle est la suite ? Nous sommes déjà en train de penser à nos prochaines actions anticarcérales et impatients déjà de les commencer. Premièrement nous allons nous remettre sur pied, ici où peu importe où ils nous enverront, parce que nous sommes prêts pour ce qui suit. Une fois que nous aurons récupéré, nous redémarrons à fond par des actions directes à l’intérieur de la prison en cherchant à réduire le joyau le plus précieux du monde carcéral : la corruption.

Important ! Ceci est le communiqué officiel de l’arrêt de notre grève de la faim à l’intention du peuple en général de manière sincère et fraternelle, en effet nous n’élaborons aucun écrit pour cette institution, comme nous nous refusons à le faire depuis le début.

Source Cruz Negra Anarquista de Mexico

Traduit par Les trois passants

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C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) « est une forme et un espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire, qui n’est rien d’autre que le bouclier de la structure étatique qui lui permet de se perpétuer et de se maintenir sur la base des intérêts les plus viles et mesquins ; la prison est une affaire commerciale d’État car en même temps elle terrorise et maintient la domination par le chantage, la peur et l’intimidation. Elle pratique l’exploitation des prisonnier-e-s et fabrique la « délinquance » par son biais utilisant les filtres, la subornation et la corruption pour maintenir l’environnement social sous contrôle ». [CIPRE]

Plus d’infos

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Mexico: 50éme jour de Grève de la faim de la C.I.P.R.E.

FERPORT
Hier 14 août, Fernando Bárcenas, José Hernández et Julián Barrón ont été transférés à l’Hopital Général de Tetepan* pour être examinés. Après avoir été examinés Julian a été renvoyé à la Prison Nord, le compagnon a en effet décidé d’arrêter la grève de la faim depuis le 11 août dernier.

Fernando et José ont été internés à la Tour Médicale*, ils continuent de ne pas s’alimenter, de plus leur santé est fragile à cause des 3 jours de grève de la soif qu’ils ont réalisés en solidarité avec Jesse Montaño, qui avait été tabassé par les matons de la Prison Sud.

L’état de santé des compagnons est délicat selon l’équipe médicale solidaire, qui a enfin pu entrer hier pour les examiner, après en avoir été empêché pendant des heures par le personnel de la Tour Médicale.

José et Fernando sont ensemble, bien que surveillés par des gardiens et le personnel de l’hôpital. Ce matin ils ont pu entendre les cris et les slogans lancés par les personnes solidaires qui s’étaient donné rendez-vous à l’extérieur de l’hôpital pour leur dire qu’ils n’étaient pas seuls.

Nous appelons à rester attentifs et attentives, nous ne pouvons pas écarter le fait que le personnel de l’hôpital tente de renvoyer les compagnons à la Prison Nord, prétendant qu’ils sont en bonnes conditions.

Que la solidarité continue à s’étendre !

Source: La Cruz Negra Anarquista – Mexico (CNA)

Traduit par les trois passants

« Ce texte peut contenir des erreurs d’orthographe, mais étant donné l’urgence de la situation nous avons décidé de le publier ainsi. Le texte est en cours de correction, il sera publié bientôt. En vous remerciant de votre compréhention. »

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* L’Hopital Général de Tetepan est une prison-hôpital située dans la prison de femmes de Tetepan dans la ville de Mexico. La Tour Médicale est le bâtiment à l’intérieur de la prison, où est situé l’hôpital et les chambres-cellules où sont enfermés les prisonniers.

Note :

C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) « est une forme et un espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire, qui n’est rien d’autre que le bouclier de la structure étatique qui lui permet de se perpétuer et de se maintenir sur la base des intérêts les plus viles et mesquins ; la prison est une affaire commerciale d’État car en même temps elle terrorise et maintient la domination par le chantage, la peur et l’intimidation. Elle pratique l’exploitation des prisonnier-e-s et fabrique la « délinquance » par son biais utilisant les filtres, la subornation et la corruption pour maintenir l’environnement social sous contrôle ». [CIPRE]

Fernando Bárcenas Castillofer est un jeune anarchiste, musicien et étudiant du Collège de Sciences Humaines, siège Vallejo – ville de Mexico. Il a 20 ans et a été arrêté le 13 décembre 2013, dans le cadre des protestations contre l’augmentation du prix des billets du métro. Il a été accusé d’avoir mis le feu à un l’arbre de Noël de l’entreprise Coca-Cola, depuis lors il se trouve dans la prison Nord à Mexico. Pendant son arrestation, il a un temps disparu et n’a pas eu le droit à un coup de téléphone, il a aussi subi des agressions physiques et verbales et il n’a disposé d’aucune défense juridique durant la première partie de son procès pénal. En décembre 2014 il a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison pour les délits d’attaques à la paix publique et association délictueuse, il a fait appel et il est dans l’attente de la décision. A l’intérieur de la prison, Fernando a élaboré plusieurs projets de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral “El Canero”.

La C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) a été impulsée par Luis Fernando Bárcenas Castillo : “ C’est un mouvement qui émerge des entrailles de la prison, depuis l’organisation des prisonnierxs qui aujourd’hui ont décidé de crier !!”

Voir : La grève de la faim, une stratégie de lutte par Fernando Barcenas

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Mexico: La Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance (C.I.P.RE) annonce une grève de la soif à partir du 10 août 2015

Le 27 juin 2015 plusieurs prisonniers de la ville de Mexico ont entamé une grève de la faim. Les revendications de la grève visent l’arrêt des tortures et des abus à l’intérieur des prisons, ainsi que la dénonciation du comportement de la Commission des Droits de l’Homme de la ville, institution complice des autorités pénitentiaires.

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Communiqué de la C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance)

[après 48 jours de grève de la faim]

L’intention de cette coordination informelle de prisonniers n’est pas la recherche de sensationnalisme, il s’agit de la compréhension totale de notre réalité comme esclaves de la société.

Nous sommes conscients que dans ce système, nous ne pouvons aspirer à être libres et donc à pouvoir exercer l’auto-détermination : la vie « civilisée », cette tentative de « société » de babiole pour ceux qui ont le pouvoir, pour ceux qui peuvent jouir de cela… ce n’est pas une vie, c’est un façon de végéter, d’être condamné aux chaînes étouffantes de l’esclavage domestique et du travail.

Nous refusons de devenir des serfs dociles d’un quelconque système autoritaire, quelque soit celui qui essaie de nous enfermer et nous faire taire…

Nous avons choisi le chemin de l’inconnu et de l’insoumission, de l’exploration libre de la vie sans médiateurs ou représentants.

Nous sommes ceux qui essaient de vivre aux dépens des riches et de leurs usines d’esclaves et ceux qui n’acceptons pas d’être apprivoisés, ceux qui font face à la société avec les mêmes armes, sans baisser la tête; parce que cela reste la manière la plus digne de faire face à cette réalité pourrie et comme il n’y a pas d’avenir mais une autodestruction silencieuse, nous décidons d’attaquer et de détruire le système qui a attaqué et détruit nos vies et nous a condamnés à l’esclavage carcéral.

La révolte ne se prépare pas, ni ne s’organise, elle surgit comme sa nature violente et désordonnée, nous faisons référence à l’éclatement d’insurrections quotidiennes propagées de manière diffuse par les rebelles qui se trouvent en tous lieux.

La révolte est une réalité sociale qui existe dans chaque coin de la terre et l’intention est de pouvoir la coordonner et ainsi la propager et canaliser les énergies collectives contre la vraie cause qui gêne l’être humain : l’État.

C’est cela la base de l’organisation informelle et diffuse, laissons de côté « les acronymes » et « les sigles ».

Nous ne nous connaissons pas, et si ça se trouve nous n’aimons même pas les mêmes choses, mais nous nous reconnaissons comme oppressés et cette seule affinité, quand elle nous prend et nous fait coïncider, nous rend sensibles à l’autre et par conséquent nous ressentons le besoin de dire à l’autre qu’il n’est pas seul, que même devant la soumission la plus abjecte, il existe quelqu’un qui partage encore le plaisir exquis de la dignité et de la révolte.

Pour cette raison, nous nous solidarisons avec le compagnon Jessi Alejandro Montaño.

Face à une action, une autre répond ; parce qu’ainsi nous communiquons et nous nous renforçons les uns aux autres.

À partir du 10 août 2015 nous cesserons d’ingérer des liquides et nous nous déclarons en désobéissance, comme un moyen de revendiquer notre liberté et notre droit à l’autodétermination face à n’importe quel système qui abuse de l’individu.

Les « compas » [compagnons] en grève de la faim qui participent à cette action sont : Julián López Barrón, Fernando Bárcenas Castillo depuis la prison nord de la ville de Mexico, et nous invitons ceux qui désirent se joindre à ce jeûne solidaire de 3 jours pour dénoncer les conditions d’isolement et de répression psychologique et physique que subissent ceux qui osent se rebeller et résister aux tortionnaires et domestiqueurs.

Pour l’extension de la révolte.

Parce que la solidarité entre prisonniers ne reste pas lettre morte.

Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance – C.I.P.RE.

Traduction Les trois passants et Caracol Solidario
Correction Amparo

Source : Croix Noire Anarchiste de Mexico

Note :

C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) « est une forme et un espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire, qui n’est rien d’autre que le bouclier de la structure étatique qui lui permet de se perpétuer et de se maintenir sur la base des intérêts les plus viles et mesquins ; la prison est une affaire commerciale d’État car en même temps elle terrorise et maintient la domination par le chantage, la peur et l’intimidation. Elle pratique l’exploitation des prisonnier-e-s et fabrique la « délinquance » par son biais utilisant les filtres, la subornation et la corruption pour maintenir l’environnement social sous contrôle ».

Fernando Bárcenas Castillo, militant anarchiste, a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de Noël de Coca-Cola. Il a été condamné à de la prison ferme pour délits d’attaque à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense, cependant, le 11 décembre 2014, Fernando a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme. Fernando, âgé de 20 ans, est étudiant au Collège de Sciences Humaines (CCH) de Vallejo et travaillait pour aider sa famille. Il a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation contre la hausse de 67% des tarifs du métro décidée par le Gouvernement de la Ville de Mexico. Fernando est très actif à l’intérieur de la prison, il a participé à la création du journal anti-carcéral « el Canero » et élaboré un long fanzine : « Un an après l’arrestation – la prison »

Jesse Alejandro Montaño Sánchez, a été condamné le 12 janvier 2015 à 7 ans et 7 mois de prison pour le délit d’outrages à l’autorité.

Note de la CNA-Mexico : au delà des divergences de méthodes et de stratégies (pour notre part, la prison ne doit être ni améliorée ni réformée mais elle doit être détruite), nous nous solidarisons avec la lutte que mènent les compagnon-es et nous appelons les organisations, les collectifs et individus sympathisants à exprimer leur solidarité. (Grève de la faim de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance)

Voir : MEXIQUE – La Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance (CIPRE) après 33 jours de grève de la faim.

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[Mexico] Déclaration de Fernando Barcenas Castillo à propos de la grève de la faim.

FERPORT

Déclaration de Fernando Barcenas Castillo à propos de la grève de la faim.

La répression silencieuse, l’isolement prolongé et l’impossibilité de communiquer sont des formes de torture pratiquées par l’administration pénitentiaire afin d’assassiner la résistance, tuer la force morale et faire plier les volontés.

Cette grève de la faim collective est un signal, un « J’accuse » collectif qui fait connaître et dénonce l’absurde supercherie qu’est la prison. L’inexistence de ce que l’on appelle “ré-insertion sociale” pour justifier et mettre en place l’exploitation des prisonniers, commerce obscur et vil mis en place par des syndicats du crime, dont la politique est la conséquence d’une soumission absolue du prisonnier à la classe gouvernante de la prison.

Nous nous rejoignons dans le refus de reconnaître les “autorités” pénitentiaires, car nous ne sommes pas disposés à les laisser continuer à nous assassiner en silence…

Nous dénonçons aussi la collaboration et la complicité de la CDHDF (Commission des Droits de l’Homme de la ville de Mexico), puisque les visiteurs ont dit qu’il ne leur était pas permis de rendre visite aux membres de la Coordination Informelle des Prisonnier-e-s en Résistance.

En plus de cela, l’administration nous a effrayés et menacés pour nous faire renoncer aux dénonciations pénales et aux plaintes que nous avons déposées, en envoyant aussi des groupes de choc qu’elle promeut à cause des mesures d’austérité.

Nous ne sommes disposés à reconnaître l’autorité d’aucun criminel de l’État. Nous sommes fatigués d’être marginalisés sous le prétexte d’être des “délinquants”, alors que le premier à utiliser la violence est le système.

Hier samedi 27 juin, lorsque nous nous sommes déclarés collectivement en grève de la faim, le passage à la zone de gouvernement nous a été refusé, et nous nous sommes confrontés aux gardiens qui ont répondu de manière agressive et violente.

Il faut aussi souligner que notre compagnon en grève José Santiago Hernández a été emprisonné et condamné 8 mois avant sa majorité.

Suite à cela, nous avons été emmenés à l’isolement dans la zone 1 des arrivées. Ils prétendent nous maintenir toute la journée en isolement à l’intérieur de la cellule, ce que nous assimilons à une mesure répressive supplémentaire. Il nous a été interdit d’avoir accès à la radio et à nos instruments de musique, qui n’ont d’autre objet que la récréation culturelle. Ils veulent ainsi nous épuiser mentalement.

Nous n’avons rien d’autre à dire que cela : nous ne nous rendrons pas tant que séviront les abus et la domination, tant que les prisons (commerce de la mafia de l’État) ne seront pas à terre et que les murs ne seront pas réduits en miettes…

Pour la dignité, la vie et la liberté !
Parce que la solidarité entre prisonnier-e-s n’est pas un simple mot !

Fernando Bárcenas Castillo
(A)
Que tombent les murs des prisons ! Que la peur change de camp !

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Traduit par les trois passants
Correction Valérie
Diffusé par la Croix Noire Anarchiste de Mexico (CNA- Mx)

Des nouvelles de Fernando Bárcenas

Voir le Message de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance + Actualisation de la situation de Fernando Bárcenas

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[Mexico] Déclaration collective. Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance en Grève de la faim

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Déclaration collective. Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance en Grève de la faim :

Il ne fait aucun doute que le désintérêt général et l’indifférence des “autorités” ont fait de mesures violentes comme la torture, l’abus de pouvoir et les mauvais traitements des procédures communes de l’activité pénitentiaire.

Dans ce contexte de répression silencieuse et cachée, nous avons commencé diverses actions pour ne pas reconnaître ces pratiques autoritaires et dénoncer, avant tout, les irrégularités dont nous sommes l’objet. En effet, certains de nos compagnons ont déjà par le passé porté plainte au niveau pénal contre des serviteurs et fonctionnaires de l’État qui n’ont pas respecté le règlement et les articles de la Constitution, tels que nos garanties et droits humains consacrés dans la Constitution et les traités internationaux.

Nous reprenons le slogan “la réinsertion sociale n’existe pas”, puisqu’en prison se crée et se fomente la fabrication de la “délinquance” à des fins d’exploitation politique et économique, qui la convertit en un commerce de l’État. En prison, on extorque la population carcèrale par des ponctions écononiques et on fait payer illégalement les prisonniers pour être inscrit sur la liste des prisonniers autorisés à recevoir des visites et il y a bien d’autres anomalies.

La cruauté, la torture, l’enfermement et la sur-population n’apportent aucune solution au problème majeur de l’inégalité sociale, de l’opulence de certains et de la misère de la majorité…

Ils nous ont menacés et intimidés pour nous réprimer et nous essouffler, et pour que nous retirions nos dénonciations et nos plaintes. C’est pour cela que nous rendons responsables de notre intégrité physique et psychologique les autorités administratives pénitentiaires de la prison où nous nous trouvons – la Prison Préventive des Hommes Nord – son directeur Lic. Rafael Oñate Farfán, le sous-secrétaire du Système Pénitentiaire Hazael Ruiz et le chef de gouvernement de la ville de Mexico Miguel Ángel Mancera, puisqu’à partir du 27 juin 2015 et de manière indéfinie, nous nous déclarons en grève de la faim, moyen pacifique et légitime de protester face à l’arbitraire auquel nous sommes confrontés : en effet, nous ne sommes pas disposés à tolérer ni à accepter plus d’abus ni de violations institutionnelles.

C’est pour cela que nous disons : « ça suffit ! »
Parce que la solidarité entre prisonniers n’est pas un simple mot !

Julián López Barrón (dortoir 3 bis)
Brayan Reyes Rodríguez (anexe 3-1-8)
Irwin García Freire (anexe 8-2-3)
Luis Lozano Urgell (dortoir 8 bis)
Luis Fernando Bárcenas Castillo (anexe 3-1-8)
José Santiago Hernández (dortoir 3 bis)

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Traduit par les trois passants
Correction Valérie

Diffusé par la Croix Noire Anarchiste de Mexico (CNA-MX)

Voir: [Mexico] Grève de la faim de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance

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MEXIQUE : Message de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance + Actualisation de la situation de Fernando Bárcenas

Diffusé par la Croix Noire Anarchiste de Mexico (CNA- Mx)

Note CNA- Mx : A propos de Fernando Bárcenas : Il aurait théoriquement dû être présenté à partir du 24 juin durant la séance du Conseil Technique du Pénitencier Nord pour déterminer s’il devait ou non être sanctionné. Cependant, la matinée s’est terminée sans que le compagnon ne soit appelé. A l’extérieur du pénitencier les compagnon-es solidaires se sont rassemblés pour dénoncer les tortures, les abus et mauvais traitements qui ont lieu quotidiennement derrière ces murs. Des mots d’ordre en solidarité avec Fernando ont été criés élargissant les liens de solidarité avec Fernando et la lutte qu’il mène. La session du CT (Conseil Technique) s’est conclue à 14 h, sans que le compagnon ne soit appelé. Le rassemblement a pris fin à la même heure, nous continuons cependant à êtré vigilants à ce que qui pourrait se passer avec nos compagnons séquestrés et enfermés dans le pénitencier Nord.

Le message suivant nous est parvenu de l’intérieur de la prison afin que nous le diffusions.

« Ils essaient de m’accuser de façon arbitraire et mensongère à cause du travail d’organisation qui est en train de surgir ces derniers mois à l’intérieur de la prison. Il y a eu des affrontements continus avec la police et les administrations ; il faut qu’il soit clair qu’il ne s’agit pas de situations isolées, parce que comme membres de la Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance dispersés dans différents pénitenciers du District Fédéral (Ville de Mexico) nous avons été réprimés pour avoir mené des actions de désobéissance et de rejet ignorant les fonctions pénitentiaires car nous les considérons non seulement inutiles mais aussi préjudiciables ». Fer Barcenas

C.I.P.R.E (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) est une forme et un espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire, qui n’est rien d’autre que le bouclier de la structure étatique qui lui permet de se perpétuer et de se maintenir sur la base des intérêts les plus viles et mesquins ; la prison est une affaire commerciale d’état car en même temps elle terrorise et maintient la domination par le chantage, la peur et l’intimidation. Elle pratique l’exploitation des prisonnier-e-s et fabrique la « délinquance » par son biais utilisant les filtres, la subornation et la corruption pour maintenir l’environnement social sous contrôle.

Nous en avons ras le bol d’être stigmatisés et limités par l’ostracisme pratiqué à notre encontre ; l’état constant de non défense dans lequel nous nous retrouvons tous en raison de l’existence de ces structures vaines, inutiles que sont la prison… Nous autres nous n’acceptons pas leurs « traitements » parce que nous ne reconnaissons pas la légitimité « morale » de ces bandits et voleurs organisés en syndicats du crime qui fondent leur critère sur l’acceptation de la soumission et de l’obéissance de nous envers eux et elles. Nous disons ça suffit et c’est pour cela que nous nous organisons pour faire cesser la répression et la torture, l’exploitation à laquelle nous sommes soumis pour que ne se répètent jamais plus les situations similaires ni en prison ni dans aucun autre lieu occupé par l’avant garde fascistoïde déguisée en gouvernement démocratique.

Pour la liberté et le respect à la vie
Parce que solidarité entre prisonnier-e-s n’est pas seulement un vain mot écrit
Nous vous encourageons à rompre avec l’inertie et la passivité

Mercredi 24 juin à 10 h auront lieu les audiences définitives qui détermineront la sanction ou l’acquittement des charges qui pèsent sur ma personne [Fernando Bracenas], sans oublier le compagnon Bryan Reyes Rodríguez qui a reçu un avertissement pour avoir déposé une plainte dénonçant un harcèlement sexuel ; la compagnonne Jacqueline Selene Santana López à qui l’on a confisqué du matériel de diffusion informatif au prétexte qu’il s’agissait d’incitation à la rébellion ; n’oublions pas non plus le compagnon Jessi Alejandro Montaño qui se trouve à l’isolement et privé de visites pour avoir mené une journée de désobéissance et de répudiation à l’autorité pénitentiaire en faisant appel à son humanité et en refusant de porter l’uniforme de prisonnier.

Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance

Traduction Amparo

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Fernando Bárcenas Castillo, militant anarchiste, a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola. Il a été condamné à de la prison ferme pour délits d’attaque à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense, cependant, le 11 décembre 2014, Fernando a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme. Fernando, âgé de 20 ans, est étudiant au Collège de Sciences Humaines (CCH) de Vallejo et travaillait pour aider sa famille. Il a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation contre la hausse de 67% des tarifs du métro décidée par le Gouvernement de la Ville de Mexico. Fernando est très actif à l’intérieur de la prison, il a participé à la création du journal anti-carcéral « el Canero » et élaboré un long fanzine : « Un an après l’arrestation – la prison ». Plus d’infos

Dans le cadre des manifestations pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa de nombreuses personnes ont été arrêtées, dans ce contexte, le 15 novembre 2014, deux étudiants Jacqueline Santana et Bryan Reyes ont été arrêtés pour le délit de vol à un agent fédéral. Le 22 novembre une sentence à de la prison ferme leur a été dictée.

Jesse Alejandro Montaño Sánchez, a été condamné le 12 janvier 2015 à 7 ans et 7 mois de prison pour le délit d’outrages à l’autorité .

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Quelque part dans un coin du monde : lettre du compagnon Carlos López “Chivo”

libertad-anarquiaCompagnons,

J’écris ces quelques lignes dans l’intention de faire connaître ma condition actuelle de vie, que j’ai décidé de mener d’une perspective très particulière, suite à une série d’évènements qui ont surgi dans le contexte récent de la lutte individuelle et/ou sociale et de la répression contre celle-ci.

Ces derniers temps, nombreux sont les compagnons et compagnonnes harcelés et enquêtés en raison de leur activité anarchiste, ici dans le pays, plus particulièrement dans le centre et le sud. Ils ont été pris en filature, surveillés afin d’observer leurs mouvements et les personnes avec qui ils s’organisent.

Des crétins de balances dégueulasses ont été envoyées pour obtenir des informations, dénoncer les camarades étrangers en disant qu’ils finançaient les luttes…

Lors de l’arrestation qui m’a conduit en prison avec mes campagnonnes d’affinité Amélie et Fallon, on a essayé de mêler à notre affaire (5E) de nombreuses personnes de la mouvance libertaire/anarchiste. Des perquisitions ont eut lieu dans certaines maisons pour trouver des « indices », sans y parvenir, et avoir ainsi plus d’arguments pour monter un coup décisif à l’intérieur du petit monde anarchiste(acrate). Cela a conduit à l’arrestation du camarade « tripa » (et à la persécution de bien d’autres camarades qui ont eux dû aussi s’éloigner). Heureusement, nous avons pu compter sur la réaction opportune des camarades du GASPA* pour le libérer immédiatement, vu que l’accusation n’était pas bien fondée.

Par la suite, sa décision de fuite à été immédiate.

Il n’avait de toute façon pas beaucoup d’autres choix. Les accusations d’antécédents délictueux, la citation dans des enquêtes sur des faits de terrorisme, sabotage ou autres conneries qu’ils voulaient nous faire porter ne lui laissaient que cette alternative.

Pour des raisons similaires évidentes et ayant la possibilité de choisir librement, j’ai décidé de prendre le chemin de la fuite. Principalement pour ma propre sécurité mais aussi pour celle de mes autres compagnons, en raison de la série de filatures qui s’en est suivie. Je ne serai pas le premier ni le dernier à le faire, à prendre le chemin de la lutte qui comporte la réappropriation de ma vie, avec aussi son côté violent, frontal et réfractaire à toute autorité.

Il n’y a pas besoin d’être un érudit pour se rendre compte que tu seras toujours dans le viseur de ces enquêteurs et contrôleurs qui essaieront toujours de te lier ou de t’impliquer dans tout type d’action directe qui se passera sur le champ de bataille.

Et dans mon cas, sortant sous contrôle judiciaire devant aller signer régulièrement, il est évident qu’ils m’auront à leur merci pour me reprendre dès qu’ils en auront envie, plaisir que je ne pense pas leur donner, au moins dans la mesure de mes possibilités.

En plus de ne pas avoir la moindre intention de collaborer avec ce foutu petit théâtre juridique qui suivra immanquablement après mon ex-carcération, c’est depuis le premier jour de ma libération physique que j’ai décidé de n’être plus leur proie, controlé à travers des visites périodique m’obligeant à aller apposer mon horrible signature et ce, pendant un an et demi de plus.

C’est la raison pour laquelle j’ai choisi, dès le lendemain, de ne pas me présenter au tribunal, cherchant ainsi à rompre ce que je considère comme une procédure de filature.

Ce qui ne signifie pas que je m’éloigne de la lutte ou que je refuse ce que je dois vivre pour pouvoir mener cette lutte jusqu’au bout ; bien au contraire, celle-ci reste le facteur personnel principal qui me pousse vers cette face insurrectionnelle, cette face cachée de la liberté, du « dehors » où l’on peut aussi continuer la quotidienneté de l’attaque permanente sous ses multiples formes et contenus ; cherchant à poursuivre mes projets en d’autres lieux mais avec les mêmes visions, sachant parfaitement que je n’ai pas la prétention de mener ma lutte volontairement de façon clandestine ni de chercher une forme spécialisée ou supérieure d’attaque, mais sachant que cela fait partie des conséquences que nous devons affronter et assumer lorsque l’on emprunte ces sentiers du conflit, faire les choses pour ce que à quoi nous croyons et de la façon dont elles nous semblent possibles et nécessaires. J’ai toujours su que s’opposer résolument aux formes de subordination et aux contenus idéologiques que les techniciens du mensonge démocratique emploient pour garder leurs privilèges et l’état des choses, signifie des conditions de vie très éloignées de ce à quoi n’importe quelle personne normale aspire pour sa propre vie.

Mais comme je ne veux pas être ce type de personne normale, ni accepter d’être un esclave de plus, j’ai choisi de faire les choses de cette façon, comme agirait n’importe quel irréductible cherchant à vivre selon sa façon de voir les choses.
Du point de vue de la commodité, il aurait été bien plus confortable pour moi une fois sorti de prison et avoir foulé les rues, de voir ma famille, mes amis et d’être aux côtés de ma très chère fille.
D’être aussi aux côtés des compagnons, compagnonnes et affinités de diverses tendances pour, ensemble, continuer à agir.

Mais comprenant qu’il ne s’agit pas d’un jeu et que la lutte doit se mener jusqu’à ses ultimes conséquences, il est nécessaire de lui donner tout le sérieux requis et qu’en certaines occasions, il est nécessaire de prendre des décisions qui peuvent être douloureuses à cause de l’éloignement physique d’avec les êtres aimés.

C’est pour cela que je considère la fuite non pas comme l’unique issue mais comme la plus proche de la vision que j’ai concernant la situation. J’ai considéré qu’il était correct d’agir ainsi, pour entre autres choses ne pas, comme je l’ai déjà dit auparavant, permettre les filatures et ne pas prêter le flanc aux tentatives de m’associer à de futurs actes violents, similaires à ceux pour lesquels j’ai été arrêté et pour éviter qu’y soient associés d’autres camarades que je pourrais croiser sur mon chemin. Nous connaissons tous les méthodes de l’État et de ses sbires de la loi et de l’ordre ; c’est clair, ce n’est pas de la peur, je considère que le fait de prendre soin des nôtres est aussi un acte insurrectionnel.

Une partie de mon insurrection individuelle consiste en une rupture avec toutes les formes de liens. Un des aspects primordiaux est la destruction systématique de tout type de relation personnelle/sociale qui provienne de l’odieux ennemi État/Capital et de n’importe quelle autorité contre lesquels je continue à me déclarer en guerre à l’échelle de mes modestes possibilités.

Ces rapports sont inscrits dans la société aliénée qui se contente de reproduire à des fins de domination ce que l’on apprend dans ses instituts éducatifs et religieux, les moyens d’informations et de production économique/technologique, ainsi que dans les manières de se comporter dans les divers aspects de la vie quotidienne. C’est pour cette raison que je m’obstine à ne pas participer à leur jeu juridique ni à en être « un bon citoyen » qui pourrait démontrer que la punition prévue par les lois et leurs mentors fonctionne. Merde à tout ce cirque !

Je préfère mourir en essayant de me rebeller, plutôt que de chercher à faire des concessions, médiations, soutien ou un pacte avec l’ennemi que je cherche justement à détruire. Je comprends que chacun a ses propres perspectives et manières de faire les choses, je respecte ce que chacun fera de ses luttes, et je soutiens celles avec lesquelles j’ai des affinités ou qui du moins présentent un caractère d’hostilité envers l’ennemi.

Mais ma forme de lutte est celle-ci et c’est à celle-ci que je veux me tenir.

N’ayant rien d’autre à ajouter, une très forte accolade à ceux qui parviendront à me lire, tout particulièrement mes amis, mes compagnons et compagnonnes de lutte, ma famille et tous ceux qui se reconnaissent dans cette lutte contre le pouvoir sous toutes et chacune de ses multiples facettes.

La lutte continue, cette situation n’est pas le début de la fin, mais seulement la poursuite de la liberté d’agir.
POUR LA LIBERTE DE TOUS LES PRISONNIERS ET PRISONNIERES DANS LE MONDE !
POUR LA SOLIDARITE DES COMPAS EN FUITE, QUE LE VENT EFFFACE LEURS TRACES !
POUR LA DESTRUCTION DU POUVOIR SOUS TOUS SES ASPECTS !
SOLIDARITE AVEC LES COMPAS EN GREVE DE LA FAIM !
GUERRE SOCIALE PARTOUT !
VIVE L’ANARCHIE !

Carlos López “Chivo”
Quelque part dans un coin du monde
5 avril 2015

Traduit par Amparo et Les trois passants/correction Val

*GASPA : Grupo de Abogados en Solidaridad con los Presos Anarquistas [Groupe d’avocats en solidarité avec les prisonniers Anarchistes]

Source Cruz Anarquista de Mexico

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FALLONS

Lettre de Fallon : de retour au quartier.

De retour au quartier, après plus d’un an de prison. Ce serait mentir que de dire que tout est facile. C’est un mélange d’expériences merveilleuses et de moments d’incertitudes difficiles à partager. Après avoir été déposée de mon corps et de toute autonomie physique, être seule avec soi-même est un combat quotidien. Un mélange de peur et de joie. Mais les complices qui m’accompagnent, proches ou lointains, en sont plus que conscients et très présents. La sensibilité est la force d’une solidarité sans limites.

J’aimerais par cette courte lettre envoyer un salut sincère aux amis et complices qui sont en fuite, à celles et ceux qui sont séquestré-es dans les prisons du monde et à celles et ceux qui luttent pour leur liberté dans cette grande prison à ciel ouvert. Je ne suis plus en prison, mais chaque jour de nouvelles personnes y entrent, la répression se fait plus forte et après cette expérience, j’aimerais remercier pour la solidarité sans frontières que j’ai reçu. La lutte continue avec toutes celles et tous ceux qui luttent pour leur liberté.

Un cri de force rebelle et sincère pour les âmes rebelles qui ont croisé mon chemin et qui m’ont marquées par leur sensibilité et leur force.

Un salut particulier à Chivo, mon compagnon, mon frère, j’espère que tu es bien là où tu es, je pense toujours à toi. Et aussi une forte accolade aux compagnonnes de Santa Marta, qui restent dans mon coeur.

Traduit par Myriam

Source Cruz Negra Anarquista

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México : Amelie, Fallon et Carlos, sortent de prison sous caution.

yafueenfin

Finalement, après avoir été acquittés le 27 février 2015 de l’accusation fédérale pour le délit de dommages à la propriété sous forme d’incendies et après avoir payé une caution pour la sentence de 2 ans 7 mois pour les délits d’atteinte à la paix publique avec dommages, les compagnons Amelie Trudeau et Fallon Roullier, ainsi que Carlos Lopez « Chivo » ont été mis en “liberté sous caution » le 13 mars.

En raison de leur nationalité canadienne, les compagnonnes Amelie et Fallon ont été directement amenées dans l’un des locaux de l’Institut National de Migration [type de Centre de Rétention Administrative], une prison pour ceux qui n’ont pas les papiers nécessaires pour franchir les frontières imposées par les États et le Capital. Une prison dans laquelle des centaines de personnes passent des jours dans l’attente d’une solution à leur situation parce qu’elles n’ont pas de papiers en règle. Une prison comme toutes les autres où règnent les mauvais traitements, les humiliations, l’entassement, l’insalubrité, etc.. Elles sont restées quelques jours dans ce centre. En raison des conditions du lieu: visites restreintes et le peu d’information, la situation des compagnonnes a été confuse, jusqu’à ce qu’elles soient déportées le 23 mars dans leur pays d’origine.

Même si la sortie de prison des compagnonnes et du compagnon date déjà de quelques jours, nous pensons qu’il est important de diffuser cette information pour actualiser la situation de nos compagnon-nes prisonnier-e-s.

Le fait d’avoir été acquittés de l’une des accusations, et bien que pour nous, plus que de parler d’innocence ou de culpabilité,il s’agisse d’un mauvais montage du théâtre répressif de l’Etat qui de fait s’est effondré de lui-même, comme lorsque pendant 40 jours ils se sont retrouvés au Centre National d’Arraigos* sous le coup d’une inculpation pour terrorisme.

Il nous semble plus que probable que la prochaine fois l’Etat affine ses formes de répression, il nous faut donc réfléchir constamment à nos pratiques de sécurité et nous tenir prêt-e-s à affronter la campagne anti-anarchiste que l’Etat mexicain ne manquera pas de poursuivre.

Nous nous réjouissons de savoir que nos compagnon-e-s marchent à nouveau dans la rue !

Des prisonnier-e-s nous manquent toujours !
Liberté pour Fernando Bárcenas, Abraham Cortés et Luis Fernando Sotelo!
A bas les murs de toutes les prisons !
Croix Noire Anarchiste Mexico

Traduit par les trois passants / correction Amparo

*NdT: Littéralement « arraigo » signifie « enracinement ». Au départ, ce terme désignait avant tout l’assignation à résidence. Aujourd’hui, il fait principalement référence à une forme de détention provisoire préalable à toute enquête et inculpation pour les personnes soupçonnées de liens avec le crime organisé. Au Mexique, les personnes suspectées d’appartenance à la criminalité organisée sont placées en garde à vue par le ministère public pour une période pouvant aller jusqu’à 96 heures. À l’issue de cette période, elles peuvent être : relâchées faute d’éléments ; inculpées, mais libérées ou assignées à résidence dans l’attente d’un procès ; inculpées et mises en détention provisoire ; ou, comme c’est le cas le plus courant, mises en détention sous arraigo pour une période de 40 jours renouvelable une fois, soit jusqu’à 80 jours.

Source: Cruz Negra Anarquista Mexico
Qui est Abraham Cortés Ávila ?
Qui est Fernando Barcenas Castillo ?

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Situation actuelle de Carlos López, Fallon Roullier, Amelie Trudeu

LIBRES
Le 28 février 2015, la Croix Noire Anarchiste de Mexico qui suit de près et accompagne les trois compagnons anarchistes arrêtés depuis plus d’un an déjà, nous a fait parvenir le message suivant :

Nous en profitons pour partager avec vous quelques nouvelles. Hier, Amélie, Fallon et Carlos ont reçu la notification de non-lieu s’agissant du délit fédéral pour les dommages dont ils-elles étaient accusé-e-s. La sentence de 2 ans et 7 mois pour les délits locaux d’attaque à la paix publique et dommages ont été confirmés. (1)

Chronologie :

Dans la nuit du 5 janvier 2014, Carlos ainsi qu’Amélie et Fallon, ont été arrêté-es dans la ville de Mexico et ont été mis en détention provisoire (arraigados) le 9 janvier.

Le 17 février 2014 marquait la fin des quarante jours « d’arraigo » (détention provisoire) décrétés par le Procureur Général de la République contre les militants anarchistes Carlos, Amélie et Fallon.

Amélie et Fallon ont été transférés à la prison pour femmes Reclusorio Femenil de Santa Martha Acatitla, Carlos au Reclusorio Oriente. Il et elles sont accusé-e-s d’avoir lancé le 5 janvier 2014 des pierres et des cocktails Molotov sur des installations du Secrétariat de Communications et Transports et sur une concession NISSAN. Les charges retenues contre lui et elles étaient : dégâts matériels, sabotage, délinquance en bande organisée et terrorisme. Cependant, à la fin de « l’arraigo », il et elles ont été relâché-e-s faute de preuves. Mais la Police du District Fédéral (Ville de Mexico) les a ensuite remis-e-s en détention pour des accusations de dommages et attaques à la paix publique.

Leur procès a débuté le 3 avril 2014 ; cependant, le 16 mai 2014 les trois compagnons ont été informés du fait qu’ils devaient affronter deux procès pénaux distincts, un au niveau local pour l’attaque à une concession NISSAN, et l’autre au niveau fédéral pour l’attaque du Secrétariat de Communications et Transports.

Le 31 octobre 2014, la sentence concernant le procès fédéral qu’affrontent Carlos López, Fallon Roullier, Amelie Trudeu, accusé-e-s d’atteinte à la propriété en la modalité d’un incendie, a été prononcée. Cette sentence est de 7 ans et 6 mois de prison ferme. Ensuite, le 6 novembre dernier, la sentence concernant les accusations d’attaques à la paix publique et dégât aggravé en bande qu’affrontent parallèlement Amelie, Fallon et Carlos, a été prononcée ; cette sentence est de 2 ans, 7 mois et 15 jours de prison ferme, à laquelle s’ajoute une amende pour réparation de 108 000 pesos.

Sources Cruz Negra Anarquista México.

Traduit par les trois passants / correction Val

NdT: Littéralement « arraigo » signifie « enracinement ». Au départ, ce terme désignait avant tout l’assignation à résidence. Aujourd’hui, il fait principalement référence à une forme de détention provisoire préalable à toute enquête et inculpation pour les personnes soupçonnées de liens avec le crime organisé. Au Mexique, les personnes suspectées d’appartenance à la criminalité organisée sont placées en garde à vue par le ministère public pour une période pouvant aller jusqu’à 96 heures. À l’issue de cette période, elles peuvent être : relâchées faute d’éléments ; inculpées, mais libérées ou assignées à résidence dans l’attente d’un procès ; inculpées et mises en détention provisoire ; ou, comme c’est le cas le plus courant, mises en détention sous arraigo pour une période de 40 jours renouvelable une fois, soit jusqu’à 80 jours.

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Expo « Ici et la bas, un reflet de notre douleur et notre rage, le 15 mars 2015 à partir de 17H

affiche

Expo « Ici et la bas, un reflet de notre douleur et notre rage »
Au Moki Bar et à l’Atelier (en fond de cour)
61 rue des Vignoles , 75020 (métro Avron)

Soirée-Apéro vernissage le 15 mars 2015 à partir de 17H durant laquelle seront mis en vente des affiches en solidarité avec les prisonnier-e-s adhérents à la 6ème déclaration zapatiste « La sexta » et les anarchistes incarcéré-e-s au Mexique.

Venez nombreuses et nombreux les soutenir et boire un verre avec nous !

Plus d’infos sur les prisonnier-e-s au Mexique sur : https://liberonsles.wordpress.com (les trois passants)
et sur un retour en dessin et couleur de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes en soutien à la ZAD (Zone à défendre) de Notre Dame des Landes
http://encressurphotos.jimdo.com/nddl

L’argent recueilli lors de cette expo sera versé à la Croix Noire Anarchiste de Mexico et aux comités locaux de soutien aux prisonniers de la sexta.

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primerolapalabra

En réponse au texte de non-fides : Mexico/Paris : A propos d’un « Repas solidaire pour les prisonnièr-e-s incarcéré-e-s au Mexique »

En réponse au texte de non-fides : Mexico/Paris : A propos d’un « Repas solidaire pour les prisonnièr-e-s incarcéré-e-s au Mexique » (http://www.non-fides.fr/?Ce-n-est-pas-parce-que-nous-sommes).

La veille du repas solidaire pour les prisonnièr-e-s incarcéré-e-s au Mexique, le site non-fides a publié un texte qui critique et remet en question notre lutte.

Pourquoi publier ce texte si tard ?

Le repas est annoncé depuis presque un mois. S’il s’agissait de créer un débat, il aurait pu être publié beaucoup plus tôt. Et il aurait aussi pu nous être envoyé par mail, par exemple. Mais non, il a été publié directement sur plusieurs sites internet la veille du repas. Ce que nous ne comprenons pas. Sommes nous des ennemis avec lesquels on ne peut discuter ou débattre ? Qu’il faut détruire, dénigrer, décrédibiliser ? Saboter les événements ? En tout cas les personnes de non-fides n’aiment pas le débat, malgré ce qu’ils-elles veulent faire croire sur leur site, car ils-elles n’ont jamais essayé de nous contacter ou de parler avec nous.

Dans ce texte, nous apprenons que les personnes de non-fides, à la lecture de notre tract, ont « immédiatement pensé que ça ne plairait pas aux compagnon-ne-s de voir leurs noms utilisés de cette façon et associés à des personnes qui n’ont rien à voir avec elles. »

À notre tour de répondre et nous ne citerons pas des textes des prisonnier-e-s comme le fait non-fides, nous ne parlons pas à leur place !

Nous ne pensons pas non plus à la place des prisonnières et des prisonniers, nous échangeons régulièrement avec elles et eux. Ils et elles sont au courant de ce que nous faisons, nous les consultons, ainsi que leurs groupes de soutien. Nous allons les voir quand nous le pouvons et nous traduisons et diffusons leurs communiqués.

Mais nous ne parlons pas en leur nom et nous ne pensons pas à leur place !

Dans ce texte les personnes de non-fides disent aussi que les prisonniers de la guerre sociale ne sont pas des pions, ni des variables, ni un gros tas informe de corps éloignés qui n’ont pas leur mot à dire, et qui sont hors de la société et de nos vies. Nous sommes d’accord avec cette affirmation.

Alors pourquoi les personnes de non-fides pensent à la place des prisonnier-e-s ? Les personnes de non-fides devraient plutôt relire leur texte et se l’appliquer eux-elles-mêmes.

Pour ne pas ressembler à des journalistes de merde à la solde de l’État, les personnes de non-fides feraient mieux de se renseigner et de parler avec les personnes qu’ils-elles souhaitent critiquer, ça leurs éviterait d’écrire des sottises.

À moins que… à moins qu’au final le but de ce texte de non-fides soit simplement de se faire de la publicité sur le dos des prisonnier-e-s en les utilisant.

Au final le texte de non-fides n’est rien d’autre qu’une coquille vide. Il agglutine des critiques vides sans fondement, puisqu’elles se basent sur des éléments non-vérifiés, sans analyse, ni réflexion réelles, utilisant des arguments sur lesquels tou-te-s sont d’accords, escamotant et citant des parties du tract et des textes des prisonnier-e-s, hors de leurs contextes et omettant des parties de ceux-ci, de tel façon qu’il est facile de démontrer ce qu’ils-elles veulent. Comme ça, c’est sûr, ils-elles ont toujours raison ! Qu’elles-ils s’amusent bien !

Notre solidarité va aux prisonnier-es, à leurs proches et à leurs groupes de soutien. Ils et elles sont parfaitement au courant des actions/événements/repas/concerts que nous faisons.

À bas les murs de toutes les prisons !

Les trois passants

PS1 : Vous trouverez ci-dessous deux communiqués de groupes ou collectifs qui accompagnent certain-e-s prisonnier-es au Mexique à propos de ce repas et du texte de non-fides.

Croix Noire Anarchiste de Mexico:

C’est avec beaucoup de joie que nous saluons cet événement. Savoir que la situation de nos frères et soeurs emprisonné-e-s sur ces terres sera connu sur les vôtres nous rempli d’émotion. Cela démontre une fois de plus que la solidarité ne connaît ni frontières ni distances.

Depuis déjà plusieurs années, depuis 2009 pour être exact, nous connaissons le travail du groupe Trois passants et leurs efforts pour accompagner les prisonnier-e-s. Cette année-là nous avons commencé un travail de solidarité qui persiste jusqu’à maintenant. Cette relation s’est basée sur le respect de nos différences et dans l’effort mutuel de construire des ponts entre les résistances. Ainsi depuis lors, nous avons essayé de construire des relations solidaires entre nos différentes réalités, en incluant sur ce chemin nos camarades prisonnier-e-s.

Nous ne croyons pas à l’unité en toutes choses, nous savons parfaitement qu’il existe des postures et des pratiques que nous ne partageons pas, dont nous ne voulons même pas être proches. Cependant, ce en quoi nous croyons est de se regrouper avec ceux-celles avec lesquel-les nous sommes d’accord sur certaines choses, pas pour être plus, nous ne croyons dans les masses, mais pour partager et apprendre.

Ensemble avec Les Trois Passants, nous avons appris que la solidarité n’est pas une relation unilatérale, mais une relation avec des aller-retour. C’est pour cela que chaque fois qu’ils-elles vont réaliser un évènement pour soutenir les prisonnier-e-s de la région mexicaine, on en parle avec les camarades, ce qui nous parait extrêmement important, en effet comme le dit Amèlie dans son texte « Nous ne voulons pas être récupéré-e-s. « Ce n’est pas parce que nous sommes en prison que nous n’avons pas de voix ».

En ce sens, nous ne sommes les porte-parole de personne, si ce n’est nous-mêmes ; les camarades prisonnier-e-s sont capables de parler pour eux-elles et ils-elles l’ont fait à chaque fois qu’ils-elles l’ont trouvé pertinent. Et nous sommes sûr qu’ils-elles le feront à propos de cet évènement.

Nous en profitons pour partager avec vous quelques nouvelles. Hier, Amélie, Fallon et Carlos ont reçu la notification de non-lieu au niveau du délit fédéral pour les dommages dont ils-elles étaient accusé-e-s. Et la sentence de 2 ans et 7 mois pour les délits locaux d’attaque à la paix publique et dommages leurs ont été confirmés.

Liberté pour tou-te-s !

Croix Noire Anarchiste Mexico
http://www.abajolosmuros.org/index.php/textos-y-documentos/369-saludo-a-les-trois-passants

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Comité de solidarité avec Mario González:

Nous saluons l’effort solidaire qui est réalisé ce jour pour rendre visible la situation de différent-e-s camarades prisonnier-e-s, pour que leurs voix soient écoutées et qu’on les connaissent.

D’autre part, nous avons vu un texte qui remet en question cette activité parce qu’elle réunit de l’information à propos de différent-e-s prisonnier-e-s, qui n’ont effectivement aucune relation ni affinité dans beaucoup de cas.

Cependant, nous ne comprenons pas sur quoi se basent les accusations contres nos camarades les trois passants, qui se sont montrés très solidaires et ont maintenu une communication constante avec les camarades prisonnier-e-s au Mexique et les collectifs ou groupes qui les accompagnent (ce dont nous sommes témoins); Les accusations portées contre les trois passants dans le texte suivant http://www.non-fides.fr/?Ce-n-est-pas-parce-que-nous-sommes sont incorrectes, nous demandons à ceux-celles qui ont écrit ce communiqué qu’ils-elles se renseignent bien avant de lancer des commentaires qui peuvent affecter un travail qui a été fondamental pour les prisonnier-e-s en luttes sur ces terres. Cela fait plusieurs années que ce collectif a accompagné des prisonnier-e-s enfermés au Mexique et marché avec eux-elles dans une lutte continue pour leur liberté.

Depuis octobre 2013, quand notre camarade Mario González a été détenu, ce collectif en particulier nous a apporté sa solidarité constante, s’est maintenu en contact permanent. Nous savons qu’ils-elles demandent toujours avant d’agir, ils-elles sont totalement respectueux-ses des intérêts et des décisions des prisonnier-e-s.

Nous avons été témoins que cette dynamique a continué avec les autres prisonnier-e-s : Fer, Abraham, Carlos, Amelie et Fallon, qui sont au courant de l’activité d’aujourd’hui 28 février et certain-e-s ont même écrits des textes pour qu’ils soient lus dans cet espace.

Nous savons que les prisonnier-e-s pour lesquel-le-s se fait cette activité ont des idées et des affiliations très différentes, mais nous savons aussi qu’ils-elles sont au courant de cette activité et sont d’accord que l’on parle de leur situation durant ce repas.

Nous exprimons notre complète solidarité et appui au travail des trois passants, nous appelons à formuler des critiques informées et constructives, à exprimer notre solidarité par des actions concrètes et pas à travers des rumeurs.

Les prisonnier-e-s dans la rue !

Nuria Ramìrez et Mario Gonzàlez.
Lettre en espagnol sur le site du Comité de solidarité avec Mario González

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[PARIS] Repas Solidaire pour les prisonnièr-e-s incarcéré-e-s au Mexique, samedi 28 février à partir de 19h au CICP

tractrepas28imagen3Cliquez ici pour lire le Flyer

Nous vous invitons à un repas solidaire pour les prisonniers adhérents à la sexta zapatiste, les anarchistes incarcéré-e-s à Mexico et les étudiant-e-s arrêté-e-s suite aux dernières manifestations pour Ayotzinapa – Mexique.

SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 DE 19H À 23H
À LA CAFÉTÉRIA DU CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e (métro : Rue des Boulets [L9]- RER : Nation)
AU MENU :
Empanadas végétariennes, guacamole, salade grecque et tiramisu – prix libre
boisons, bières, vin
ACCORDÉON- GUITARE /LECTURE DES LETTRES DES PRISONNIER-E-S

Ces dernières années au Mexique une guerre contre le peuple a été déclenchée sous le prétexte d’arrêter le crime organisé et le trafic de drogue. Des milliers de personnes ont été assassinées, portées disparues et emprisonnées. Tout le Mexique vit une situation de violence grandissante contre toute forme de protestation. Dans cette guerre multiforme, l’en-bas organisé survit, résiste et construit sa révolte dans tous les espaces dans lesquels il se trouve, en s’adaptant désormais à un climat de plus en plus violent, où la solidarité devient le bouclier, le refuge et le germe de la résistance.

Dans l’histoire récente du Mexique, nous avons assisté à une vague répressive où les manifestations et les luttes sociales se sont vues attaquées férocement par les forces de l’ordre, la police, les militaires, les paramilitaires. Si bien que l’abus de pouvoir et la main de fer de l’Etat n’ont pas cessé de blesser le mouvement social depuis de nombreuses années. Dès son arrivée au pouvoir le 1er décembre 2012, Enrique Peña Nieto démontrait que son mandat allait se nourrir d’autoritarisme, d’assassinat, de disparitions forcées et de prison. En se servant des médias dominants, le gouvernement préparait le terrain pour continuer sa guerre, une guerre contre les jeunes, les étudiant-e-s, les organisations sociales, les indigènes, les militant-e-s, les encagoulé-e-s, les casseur-e-s, les anarchistes, les squatteurs … bref, contre la société civile organisée ou non qui met en péril son projet de « nation » : la privatisation.

Depuis lors, nous avons compté de nombreuses arrestations à chaque manifestation à chaque cri de rage. Aujourd’hui dans le contexte actuel, la solidarité est remise en cause par le pouvoir, elle devient dérangeante, elle devient aux yeux de l’Etat et ses autorités un délit qu’il faut surveiller de près. Contre la guerre menée par le capitalisme et sa logique de domination, d’oppression, de répression, de mépris, de fascisme, la lutte anti- carcérale est plus que jamais nécessaire. C’est pourquoi nous nous battons aux cotés des camarades incarcéré-e-s et leurs familles pour la liberté de tous et de toutes, pour que la solidarité continue à être notre refuge et notre germe de résistance coûte que coûte.

En cette occasion, venez nombreux et nombreuses en solidarité avec :

♦ Les adhérents à la sexta zapatiste : Alvaro Sebastian Ramirez (Oaxaca), Alejandro Díaz Santis (Chiapas), Mario Luna (tribu Yaqui).

♦ Les compagnon-n-e-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico : Fernando Bárcenas, Abraham Cortés, Fallon Roullier, Amelie Trudeu et Carlos López.

♦ Les étudiant-e-s arrêté-e-s, suite aux manifestations pour les 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa : Luis Fernando Sotelo, Jacqueline Santana et Bryan Reyes.

L’argent recueilli lors de cette soirée sera versé à la Croix noire anarchiste de Mexico et aux comités locaux de soutien aux prisonnier-e-s de la sexta.

Soirée organisée par Les trois passants (Libérons-les !) avec le soutien du CSIA-Nitassinan

Personne ne sera complètement libre tant qu’il existera une seule personne prisonnière.
Ici en bas, quand la rage inonde notre cœur, nous ne nous fatiguons pas, nous ne nous rendons pas !
À bas les murs de toutes les prisons !

***

Communiqué de Mario González à propos de sa libération

Voici une vidéo de Mario pendant sa libération la nuit du 31 octobre 2014.

Aux peuples du monde Aux médias libres À tous et à toutes les dépossédé-es et privé-es de liberté

Hier dans la nuit j’ai été libéré grâce à la toujours respectable et appréciable solidarité qui a fait trembler le despotisme et qui a aidé à ce que peu à peu la liberté trouve sa place bien qu’il nous manque encore de la déguster dans une totale plénitude, mais cela dépend de la construction du bien-être dans notre présent et de la lutte conjointe du peuple pour cette liberté à laquelle nous aspirons tant.

L’engagement, l’implication, la solidarité, le goût de ne pas respirer des airs contaminés par la misère et par l’oppression, mais des airs pleins d’amour, de respect, d’harmonie et de bien-être sont la force qui en finira avec l’exploitation de l’humanité par l’humanité, la force qui nous libérera tous et toutes de tous les types de chaînes et de grilles qui freinent notre bonheur.

Liberté pour tous et à toutes les séquestré-es par l’État ! Liberté pour Carlos, Amelie, Fallon, Fernando, Abraham et pour tous et toutes les prisonnièr-es anarchistes du monde ! Liberté pour Alvaro Sebastian Ramirez et pour les prisonniers du NOTAV ! Liberté pour tous ceux et toutes celles qui vivent enchaîné-es à cette misère brutale. De nous tous dépend l’abolition de l’exploitation et la transformation vers l’anarchisme ici et maintenant.

Anarchie, santé et révolution sociale !

Mario

Source

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Traduit par les trois passants/correction : Myriam Mexico: Mario González García est libre !

Peu après minuit, ce vendredi 31 octobre 2014, Mario Gonzalez Garcia, arrêté le 2 octobre 2013 alors qu’il se rendait à la manifestation commémorant le massacre de Tlatelolco, est sorti libre de la tour médicale de Tetepan où il était incarcéré.

Mario González libre

La lutte continue !

Brève description du cas de Mario Gonzalez :

Mario González García est un étudiant du Collège de Sciences Humaines (CCH) de Naucalpan, âgé de 22 ans et militant anarchiste. Il a été arrêté dans un transport public avec d’autres compagnons, quelques heures avant la manifestation commémorative du 2 octobre à laquelle il se rendait. Lors de son arrestation, Mario a été torturé par la police (chocs électriques sur tout le corps, fracture du pied…). Mario a été condamné le 10 janvier 2014 à cinq ans et neuf mois de prison pour attaques à la paix publique. Les délits d’atteinte à la paix publique (ou attaques à la paix publique, en espagnol) ont été montés de toutes pièces pour pouvoir criminaliser son activisme politique et sa pensée anarchiste.

– Le 8 octobre, au moment de quitter la prison, sa détention a été prolongée et ce même jour il a commencé une grève de la faim.

– Le 3 décembre, après 56 jours et dans un état de santé critique, il met fin à sa grève de la faim sans avoir eu droit à une seule audience, car toutes ont été reportées par la juge Marcela Angeles Arrieta.

– Le 10 janvier 2014 il reçoit une sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à son égard.

– Le 21 mars, Celia Marín Sasaki, magistrate de la cinquième chambre du tribunal supérieur de justice de la ville de Mexico (TSJDF), ratifie la sentence.

– Le 8 mai, un recours (Amparo) a été présenté par la défense de Mario au deuxième tribunal collégial pénal de la ville de Mexico.

– Le 11 juillet 2014, la magistrate Marín Sasaki a dicté une nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison à l’encontre du compagnon Mario González García. Le CAZ – Collectif d’Avocats Zapatistes et le CADJS – Collectif d’Avocats en Défense de la Justice Sociale ont presenté un recours de protection directe (Amparo directo) qui a été remis au Tribunal Associé du Circuit, en signalant encore une fois toute la série de violations concernant la procédure et de violations des droits humains dont a fait l’objet Mario González.

– Du 1er octobre au 17 octobre 2014, Mario Gonzalez, Carlos López “El Chivo”, Fernando Bárcenas Castillo et Abraham Cortes Ávila se mettent en grève de la faim et ils déclarent : « Motivés par un sentiment de rébellion et par un clair et véritable rejet de tous les mécanismes de contrôle et, parmi eux, de celui du système carcéral, nous, anarchistes et libertaires, prisonniers séquestrés par l’État mexicain, nous avons décidé d’utiliser l’un des outils de lutte dont nous disposons depuis l’enfermement : la grève de la faim (…) Nous ne cherchons pas l’amélioration des conditions en prison. Il s’agit simplement de ne pas accepter ni reconnaître sa fonction dans nos vies, en agissant de façon coordonnée et solidaire »

Peu après minuit , ce vendredi 31 octobre 2014, Mario Gonzalez Garcia est sorti libre !

Liberté pour Carlos, Amélie et Fallon! Prisonnier-e-s Anarchistes Liberté ! Liberté pour Abraham Cortez Avila et Luis Fernando Bárcenas ! À bas les murs des prisons !

La lutte continue !

Les trois passants __________ Voir aussi le blog (espagnol) Solidaridad Mario Gonzalez Plus d’infos et photos (espagnol) ici

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Mexico : fin de la grève de la faim des prisonniers anarchistes

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Communiqué sur la fin de la grève de la faim des prisonniers anarchistes

Aux gens solidaires Aux médias libres

De manière collective et coordonnée, nous avons décidé, ce 17 octobre, de mettre fin à notre grève de la faim. Nous estimons que nous avons formulé notre revendication de négation et de mépris profond envers les prisons et le système pourri qui depuis ses racines les régit, et nous continuerons de le nier depuis la quotidienneté de nos vies, à l’intérieur ou à l’extérieur de la prison.

Le but de cette action a été de casser l’isolement et la dispersion, pour soutenir, pour créer un lieu de lutte et pour démontrer que même si nous sommes derrière les barreaux, ils n’ont pas pu refroidir nos esprits rebelles.

En tant qu’anarchistes, une part de la rupture que nous choisissons de réaliser consiste à nier le contrôle et la régulation qu’essaie d’exercer l’état et n’importe quelle forme d’autorité sur nos corps et nos vies. C’est nous, d’une manière individuelle et consciente, qui devons décider pour nous mêmes, et personne d’autre. Pour cela nous avons repris le contrôle de nos corps, la grève de la faim a été un clair exemple de cela.

Nous pouvons résumer notre action comme un petit apport à la guerre irréductible contre la domination du pouvoir établi, pour la dignité de ceux et celles qui peuvent regarder en face l’ennemi sans baisser les yeux. Un acte de révolte et de désobéissance et non un acte de victimisation ; un acte qui unit nos coeurs et qui nous fait sentir partie prenante d’une lutte conséquente qui ne s’arrêtera pas.

Nous n’écartons pas la possibilité de recommencer à employer la grève de la faim ou n’importe quel autre outil que nous considérons nécessaire pour mener à bien nos luttes.

Nous remercions profondément toutes les personnes qui ont été attentives pendant notre protestation, pour leur accompagnement et leur solidarité, en leur rappelant que les prisons n’arrêteront pas notre révolte.

Parce qu’il ne suffit pas de parler d’anarchie, nous devons être l’expression de cette dite anarchie.

Jusqu’à ce que tous nous soyons libres!!

Mario González García Carlos López “Chivo” Fernando Bárcenas Abraham Cortés

Source

Traduit par les trois passants/correction Myriam

plus_d_infos

Mexique : Des prisonniers anarchistes se déclarent en grève de la faim. Solidarité !

hueloctCommuniqué de Jorge Mario González García, Carlos López “El Chivo”, Fernando Bárcenas Castillo et Abraham Cortes Ávila

Aux médias libres Au peuples du monde Aux opprimé-e-s

Motivés par un sentiment de rébellion et par un clair et véritable rejet de tous les mécanismes de contrôle et, parmi eux, de celui du système carcéral, nous, anarchistes et libertaires, prisonniers séquestrés par l’État mexicain, nous avons décidé d’utiliser l’un des outils de lutte dont nous disposons depuis l’enfermement : la grève de la faim. Et cela à partir d’aujourd’hui, 1er octobre, un an après les arrestations du 2 octobre 2013, dix mois après la séquestration de Fernando Barcenas et neuf mois après celle d’Amélie, Carlos et Fallon.

Pour nous, la grève n’est pas synonyme de faiblesse. Nous cherchons encore moins à endosser une posture de victime. Au contraire, nous assumons la grève comme une alternative de lutte que nous jugeons adéquate pour protester et proclamer dans les faits notre insoumission face à l’enfermement de nos corps, à l’humiliation, à l’isolement et à la frustration que signifie le fait d’être incarcéré dans ces centres de terreur. Nous avons choisi de passer à l’action au lieu d’accepter la prison comme une situation « normale ».

L’État cherche à former des citoyens dociles et serviles pour maintenir son « ordre social » établi et pouvoir ainsi soutenir la structure de production capitaliste qui ne bénéficie qu’à la classe dominante. Les prisons jouent un rôle primordial dans la configuration de ces bons citoyens et c’est la société bourgeoise qui cherche la réadaptation de la ou des prisonnier-e-s.

Nous rejetons la supposée fonction de réinsertion que la prison peut exercer dans nos vies. Nous la considérons non seulement comme inutile, mais aussi comme largement nocive. C’est pour cela que nous avons décidé de continuer à lutter pour la détruire, en commençant par de petites actions de négation et de non-reconnaissance de son influence dans nos vies.

Nous déclarons cette grève de la faim pour un temps indéfini, sans demander ou clamer quoi que ce soit. Nous ne cherchons pas l’amélioration des conditions en prison. Il s’agit simplement de ne pas accepter ni reconnaître sa fonction dans nos vies, en agissant de façon coordonnée et solidaire.

Par cette action nous accompagnons la manifestation de protestation du 2 octobre, 46 ans après le génocide de Tlatelolco, sans oubli ni pardon et menant la guerre jusqu’à la fin de l’oppression.

Nous ne cesserons jamais d’aspirer à la liberté ! Nous n’abandonnerons pas la lutte pour elle !

Jorge Mario González García (Torre Médica del Reclusorio de Tepepan) Carlos López “El Chivo” (Reclusorio Oriente) Fernando Bárcenas Castillo (Reclusorio Norte) Abraham Cortes Ávila (Reclusorio Norte)

Traduit par les trois passants/correction Valérie

Source 1

Source 2

 

(Urgent) Campagne : Tous et toutes pour la liberté de Mario !

cartasasakidef

Appel à l’envoi de messages pour la liberté de Mario González à la magistrate Celia Marín Sasaki, chargée de résoudre son cas dans les jours qui viennent. ( Le 11 juillet 2014 ).

La prochaine audience de Mario aura lieu le 8 juillet 2014.

Tous et toutes pour la liberté de Mario !

Campagne lancée le 3 juillet 2014.

Le 23 juin 2014, la résolution du recours (Amparo Directo) présenté par la défense de Mario a montré une fois de plus l’arbitraire du système judiciaire, à cause duquel notre compagnon est maintenu en prison.

Bien que le recours fasse état de la violation des droits humains et des irrégularités présentes tout au long du procès, qui devraient suffire pour obtenir la libération de Mario, la résolution dit que sa défense n’est pas adéquate. Un appel a été relancé et nous devrons attendre quinze jours pour avoir la réponse. Ainsi, encore une fois, le pouvoir judiciaire fédéral remet le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate de consigne : Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico.

Avec cette manœuvre, il est clair que même en manipulant les lois, les autorités n’ont pas réussi à prouver les accusations contre Mario, et qu’il s’agit donc d’une vengeance contre ceux qui défient ce système autoritaire. Il est très clair en même temps que les lois sont au service du contrôle social. Dans cette pantomime, le principe de légalité, du cadre juridique et de l’État de droit se moque de notre liberté.

Face à ce montage répugnant, nous avons deux options : rester figés face à l’enfermement de nos compagnons et compagnonnes, ou bien nous mobiliser sans arrêt jusqu’à ce que nous puissions cheminer à leurs côtés en liberté.

Nous insistons : liberté inconditionnelle pour Mario González !

Nous vous invitons à exprimer votre solidarité et à exiger de la juge Celia Marin Sasaki et des autres membres de la cinquième chambre qu’il soit remis en liberté.

Vous pouvez envoyer vos messages, avant le 11 juillet, en ce sens à :

celia.marin@tsjdf.gob.mx sala.penal05p3@tsjdf.gob.mx

Vous pouvez écrire votre message vous-même ou vous servir de cette phrase :

Desde Francia, exigimos a la magistrada Celia Marín Sasaki, otorgue la libertad inmediata a nuestro compañero Jorge Mario González García, detenido de manera violenta y completamente arbitraria el 2 de octubre de 2013 cuando se dirigía a la manifestación del 2 de octubre por la conmemoración de la matanza de Tlatelolco, día emblemático para miles de estudiantes y para el pueblo de México en su conjunto. El compañero no tuvo ni tiempo de llegar a dicha marcha cuando fue detenido y posteriormente torturado por las autoridades del Gobierno del DF; cabe mencionar que ya se había pagado su fianza y de manera arbitraria se le volvió a detener y a encarcelar sin pruebas y sin razones.

Exigimos su libertad inmediata y estamos atentos a una resolución satisfactoria que dicte la libertad inmediata e incondicional para Jorge Mario González García preso político desde el 2 de octubre de 2013.

Atentamente:

(mettre la signature d’organisation ou personne)

Traduction du texte:

Depuis la France, nous exigeons que la juge et magistrate Celia Marín Sasaki se prononce pour la liberté immédiate de notre compagnon Jorge Mario González García. Mario a été arrêté de manière violente et complètement arbitraire le 2 octobre 2013, alors qu’il se dirigeait vers la manifestation du 2 octobre commémorant le massacre de Tlatelolco, jour emblématique pour les étudiants et pour le peuple Mexicain en général. Le compagnon n’avait même pas encore rejoint la manifestation quand il fut arrêté, puis ultérieurement torturé par les autorités du Gouvernement de la Ville de Mexico. Ensuite, bien que la caution ait été réglée, Mario a été de nouveau arrêté et mis en prison sans preuves ni raisons.

Nous exigeons sa liberté immédiate et nous restons attentifs à une résolution positive qui impose la libération immédiate et inconditionnelle de Jorge Mario González García, prisonnier politique depuis le 2 octobre 2013.

(mettre la signature d’organisation ou personne)

Vous pouvez également envoyer la carte postale (en pièce jointe) avec votre message.

___________ Source en espagnol plus_d_infos

Du jugement contre Mario González ou l’Anarchie face au droit

tousettoutespourmarioLe 11 juillet prochain, la magistrate Celia Marín Sasaki, chargée de résoudre le cas de notre compagnon anarchiste et étudiant de 21 ans, Mario González, devra se prononcer à son égard : soit Mario est libéré, soit il devra rester en prison pour le temps dicté par sa sentence, c’est-à-dire 5 ans et 9 mois de prison ferme. Nombreuses ont été les initiatives solidaires pour le faire sortir. Au Mexique, contre vents et marées, sa famille et ses proches ont réalisé depuis son arrestation des forums, des rencontres, des manifestations, des piquets de protestations, des concerts. Ils ont également lancé, dès le début, plusieurs campagnes de solidarité au niveau international. Certains de nos collectifs ont fait de leur mieux pour s’y joindre et y participer. Aujourd’hui, le cas de Mario se trouve à une étape décisive.

Dernièrement une campagne nationale et internationale intitulée Tous et Toutes pour la liberté de Mario ! avance peu à peu, ayant pour but de mettre la pression au juge, même si nous sommes loin, et de continuer à montrer que Mario n’est pas tout seul. Nous vous encourageons à y participer !

balade

Nous voulons vous partager une lettre que sa famille et ses proches ont écrit à propos des juges, des lois, des jugements. Il nous semble important de diffuser cette réflexion.

Du jugement contre Mario González ou l’Anarchie face au droit

Par la famille et les proches de Jorge Mario González García

Mois de juin 2014, lettre écrite avant que le Deuxième tribunal Collégial en matière pénale de la Ville de Mexico ait décidé si le recours présenté par la défense était valide ou pas.

«Les pieds sur le cou de la victime, le juge ne voit que du sang, il ne ressent autre chose que la haine. Il est une bête qui reste confiante de son impunité et aussi convaincue que cela l’honore et la façonne, la fait passer au-dessus des hommes, comme quelque chose de grandiose, serein et respectable (…) Il serait curieux de savoir sur quelle abyssale folie se fonde sa croyance d’être supérieur au criminel qu’il condamne ; avec quoi il se lave les mains pour ne pas tacher ses fils après avoir tué ; où il dépose sa conscience pour pouvoir dormir ; comment il résiste, au final, à la tentation de s’égorger. Au fond, tous les tribunaux sont la même chose, tous les juges. Que la bouteille soit de fer ou de cristal, le liquide-autorité pue et empoisonne pareil, qu’elle se débouche ou qu’elle s’épande. Le pouvoir de condamner : C’est ça le crime !» (Rodolfo González Pacheco)

Dans les prochains jours, le Deuxième tribunal Collégial en matière pénale de la Ville de Mexico décidera si le recours (Amparo) est accordé à Mario González pour qu’il retrouve sa liberté ou s’il sera obligé d’accomplir sa sentence de 5 ans et 9 mois de prison.*

Ceci nous a amené à nous demander : une personne peut-elle décider du destin d’une autre ? Depuis plus de huit mois, une juge, Marcela Ángeles Arrieta, a décidé que notre compagnon devrait être incarcéré pour attitude suspecte alors qu’il se rendait à une manifestation ; elle-même a décidé à partir de suspicions, que notre compagnon devait rester enfermé pour « dangerosité sociale ». Sur quoi la juge base t’elle ses décisions ?

Ce n’est pas sur le droit en vigueur, ce n’est pas en faveur de la justice, tous deux de source bourgeoise et pour cela inutiles pour le peuple. Mais en supposant que les lois servent, que la justice existe, il n’existe aucun élément qui prouve que Mario González soit « tellement dangereux » qu’il mérite de rester enfermé. Non, la juge Marcela Ángeles Arrieta et la magistrate Celia Marín Sasaki, qui a ratifié la sentence condamnatoire, ont basé leurs décisions sur un ensemble d’éléments ridicules qui ne sont qu’une grossière farce, qui ne peut même pas s’appeler montage.

Alors : « sur quelle abyssale folie fondent-ils leur croyance d’êtres supérieurs qui peuvent juger ? », demandons-nous avec González Pacheco. Et bien, elles et ils, les juges, trouvent seulement un fondement pour leur action dans le mépris infini qu’ils ont à l’encontre de la liberté, de la justice et des personnes qui luttent. Et ils-elles ont jugé (en condamnant et en acquittant) et continueront de juger ceux et celles qui continuent à lutter, parce que ce qui est véritablement assis sur le banc des accusés ce sont les idées… ils jugent l’Anarchie. Comme il y a plus d’un siècle, d’abord dans la vieille Europe et ensuite en Amérique.

Si l’Anarchie est l’antithèse de leur Droit, divin ou étatique, peu importe la source de ce dernier, il représente une contrainte ; alors, nous nous présentons à une répétition de l’affrontement, dans les tribunaux, entre le Droit et l’Anarchie. Et le Droit a violé son principe de ne pas être juge de sa propre cause.

Dans les jours qui viennent les juges Alejandro Gómez Sanchez, Rosa Guadalupe Malvina Carmona Roig et Irma Rivero Ortiz, condamneront ou acquitteront Mario González. Il serait bon que, comme le dit Aníbal D’Auria : « s’ils veulent être conséquents, devant les charges que lui formule l’Anarchie, le Droit seulement peut se taire ou ne plus parler comme Droit ».

Prisonniers Politiques Liberté ! À bas les murs de toutes les prisons ! La famille et les proches de Jorge Mario González García juin 2014 ________________ *Le 23 juin le pouvoir judiciaire fédéral remet le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer le 11 juillet sur le cas de Mario. Il faut mentionner que le 21 mars 2014, Celia Marín Sasaki a ratifié la sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à l’égard de Mario.

Traduit par les trois passants Correction Myriam

Source Solidaridad Mario Gonzalez

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Communiqué sur la situation juridique de Mario González

FuegoCarcel-JorgeLinares-LR-3 Écrit par la famille et les proches de Jorge Mario González García Juin 2014 Au peuple en général Aux médias libres et indépendantes

Après plus de 8 mois de séquestration de notre compagnon Mario González par l’État Mexicain, sa situation juridique arrive à une étape cruciale, dont dépend la résolution de son cas : de la décision des autorités fédérales dépendra le fait que Mario retrouve sa liberté ou reste incarcéré le temps fixé par sa sentence (5 ans et 9 mois de prison).

Pour rappel :

– le 2 octobre 2013, il a été arrêté de façon illégale, sans mandat d’arrêt et sans qu’il soit pris en « flagrant délit », c’est-à-dire au moment de commettre un délit.

– Le 8 octobre, au moment de quitter la prison, sa détention a été prolongée et ce même jour il a commencé une grève de la faim.

– Le 3 décembre, après 56 jours et dans un état de santé critique, il met fin à sa grève de la faim sans avoir eu droit à une seule audience, car toutes ont été reportées par la juge Marcela Angeles Arrieta.

– Le 10 janvier 2014 il reçoit une sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à son égard.

– Le 21 mars, Celia Marín Sasaki, magistrate de la cinquième chambre du tribunal supérieur de justice de la ville de Mexico (TSJDF), ratifie la sentence.

– Le 8 mai, un recours (Amparo) a été présenté par la défense de Mario au deuxième tribunal collégial pénal de la ville de Mexico.

– Les magistrats de ce tribunal seront responsables de la résolution de ce recours d’Amparo direct (d’habeas corpus) qui laisse concrètement deux possibilités :

1. Que ce recours (d’Amparo) lui soit accordé, d’une part à cause des multiples violations aux droits humains et des irrégularités commises tout au long du procès par les autorités du Gouvernement de la Ville de Mexico, de sa mise en détention jusqu’à aujourd’hui. Et d’autre part car les preuves à son encontre sont inexistantes et qu’en revanche une expertise menée par le Bureau du procureur général de la justice de la ville de Mexico a déterminé que les faits qui sont reprochés à Mario n’ont jamais eu lieu.

2. Que le recours (Amparo) soit rejeté et que Mario reste en prison pendant le temps dicté par sa sentence, c’est-à-dire 5 ans et 9 mois.

Ndt : Le 23 juin 2014, le pouvoir judiciaire fédéral place encore une fois le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate de consigne, Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer au début du mois de juillet sur la libération de Mario. La prochaine audience de Mario aura lieu le 8 juillet 2014.

Pour toutes ces raisons la famille et les proches de Mario ont lancé un appel urgent à participer à la campagne pour la liberté de Mario : plusieurs actions et rencontres sont en cours au Mexique, une manifestation a eu lieu le 26 juin devant le tribunal à Mexico. D’autres initiatives, telles que l’envoi de messages à la juge Sasaki, exigeant la libération de Mario, ont été diffusées au niveau national et international. Ainsi, vous pouvez envoyer vos messages exigeant la liberté de Jorge Mario González García à :

celia.marin@tsjdf.gob.mx, sala.penal05p3@tsjdf.gob.mx

Dernièrement, la famille et les proches de Mario signalent :  » Nous dénonçons le fait que tout au long de ces 8 mois, notre compagnon a été continuellement harcelé et intimidé par le personnel de la prison, les matons de la tour médicale de Tepepan, en particulier par Teodoro Arismendi et Raúl Clemente ».

Halte au harcèlement contre Mario González ! Nous exigeons du tribunal pénal de la Ville de Mexico l’acquittement de Jorge Mario González García.

La famille et les proches de Jorge Mario González García Juin 2014

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Traduit par les trois passants Correction Myriam Source en espagnol plus_d_infos

Cas de Mario González : réflexions autour de l’arrestation et de l’enfermement.

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Par le groupe de soutien à Jorge Mario González García

28 juin 2014.

Brève description du cas de Mario Gonzalez :

Jorge Mario Gonzalez Garcia est un étudiant du Collège de sciences humaines de Naucalpan (établissement dépendant de l’UNAM), qui s’est opposé aux réformes éducatives de l’Université Nationale Autonome du Mexique visant à mettre en place la privatisation de l’éducation publique. Ces réformes nuisent en effet aux intérêts des étudiants et du pays en général. À cause de son opposition, Mario avait reçu des menaces.

Le 02 octobre 2013, Mario a été arrêté avec dix autres personnes dans un transport en commun, de façon violente et arbitraire, alors qu’il se rendait à la manifestation commémorative du 2 octobre. Sa détention a été clairement illégale et jusqu’à présent tout le processus de son incarcération a été rempli d’irrégularités. Il s’agit d’un prisonnier politique. Il reste enfermé car ses idées représentent une menace pour le pouvoir politique en place.

Alors qu’une importante caution a été versée, Mario reste détenu sous l’accusation « d’Attaques à la Paix Publique » et il est considéré comme un « individu socialement dangereux ». (1)

Du fait de toutes ces irrégularités, Mario a entamé une longue grève de la faim dont le but était de signaler l’injustice commise à son encontre et d’exiger sa libération. Elle a duré 56 jours, causant des dommages irréversibles dans son organisme et nécessitant son transfert à la tour médicale du centre carcéral féminin de Tepepan, dans la Ville de Mexico où il se trouve actuellement hospitalisé. Cependant, le système carcéral du Gouvernement de la Ville de Mexico (GDF), fidèle à son mépris de la vie humaine et à son autoritarisme, le maintient toujours en prison.

Quelques réflexions sur l’incarcération

Les objectifs de la prison : soumettre la personne à l’isolement, à l’intimidation et à la destruction non seulement de son corps mais de sa dignité afin de briser sa participation politique.

Nous savons que les lois servent à défendre les intérêts du mauvais gouvernement, à justifier la répression en soi. Nous savons que nous ne pouvons rien attendre de ce soi-disant appareil légal, c’est-à-dire qu’il n’y aura aucun type de justice pour nous car aucun procès à notre égard n’a été attaché conforme à ses propres lois et à ses propres normes.

Cependant, le prisonnier doit continuer à suivre son procès juridique et à épuiser toutes les instances, afin de saisir la moindre erreur de leur part comme occasion de rendre sa libération possible. Toutefois, nous sommes sûrs que ce sont les mobilisations sociale et politique qui feront sortir notre compagnon de prison.

Nous considérons que les premières heures de détention sont les plus Importantes. Il faut avoir les numéros de téléphone des avocats afin de pouvoir avoir une représentation juridique adéquate, de préférence des avocats expérimentés dans les cas d’emprisonnement politique.

Il est nécessaire d’user de toutes les ressources juridiques, de tous les recours, les habeas corpus (Amparos) etc. Nous savons que l’État ne reconnaîtra jamais que la prison accomplit une fonction de punition envers la dissidence sociale.

Évidemment il s’agit d’un processus long et épuisant, ce pourquoi il est toujours avantageux et indispensable de chercher des réseaux de soutien, familiaux, économiques et politiques.

Les impacts du système carcéral

Pour ceux et celles qui sont à l’extérieur (la famille, les amis, les proches, etc.) il existe des impacts psychologiques : peur, tristesse, énervement, frustration, fatigue, maladie. Pour ceux et celles qui sont à l’intérieur (pour le prisonnier-e-s) : torture, mauvais traitements, coups, impact économique car la prison coûte cher et les frais juridiques également, épuisement physique et psychologique. Nous avons tout de même expérimenté des changements dans les dynamiques politiques des personnes impliquées.

Possibles apprentissages

Pour Mario, le processus carcéral a connu différentes étapes, grâce auxquelles nous nous sommes rendu compte qu’il générait une grande capacité à se surpasser, se mettre debout. C’est difficile mais possible et grâce à cette capacité, nous pouvons aller de l’avant.

Il s’agit d’une lutte continuelle, la lutte pour la survivance de soi-même. Malgré l’emprisonnement entre les griffes de ce monstre gouvernemental, on peut continuer à être soi-même.

Il est possible de trouver d’autres moyens de transgresser l’enfermement , il y aura toujours différentes façons de dépasser l’enfermement. Apprendre à nous organiser autrement. Les expériences vécues par d’autres prisonniers ou ex-prisonniers, desquelles nous pouvons apprendre, seront toujours de grand utilité. Connaître profondément le système carcéral nous permet de mieux le comprendre et de pouvoir mieux le combattre.

Nous voyons la nécessité de repenser un monde sans prisons, car le système carcéral ne permettra jamais aucune réinsertion sociale. Il faut repenser d’autres formes de « réinsertion sociale ». Pour toutes ces raisons, il est indispensable de ne pas oublier les compagnons qui sont en prison.

Conclusion

Nous ne pouvons pas nous habituer à la répression. Il est nécessaire de trouver des alternatives qui nous aident à la combattre, à nous coordonner avec d’autres luttes, à nous mettre en relation pour faire face à la politique de terreur menée par l’État Mexicain.

(1) Le 7 octobre la juge des délits non graves Marcela Ángeles Arrieta a fixé une caution de 130, 000 pesos (un peu plus de 7000 euros, ce qui est totalement disproportionné par rapport au salaire minimum mexicain qui est de 3 euros par jour environ). Cette somme a été réglée mais le jour prévu de sa libération, un groupe de policiers ont ramené Mario en prison, la tête couverte et en le rouant de coups, sans donner d’explications. L’argument de la Juge a été que Mario est une personne dangereuse pour la société. De cette façon, la juge a annulé sa remise en liberté sans prévenir la défense.

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Traduit par les trois passants Correction Myriam et Valérie

Source en espagnol (Reseña tomada de la exposición de Nuria Ramírez en el I Foro contra la Represión)

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Val de Suse, Italie : Déclaration de la rencontre des collectifs européens solidaires avec la lutte zapatiste.

encuentrovaldesusaim Piquet de Venaus, Val de Suse, Italie. Dimanche 15 juin 2014. Aux communautés bases d’appui zapatistes, À l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, Aux compañeros et compañeras de la Sexta dans le monde, Aux peuples qui luttent depuis en bas et à gauche Compañeras et compañeros,

Les 13, 14 et 15 juin de cette année au Piquet de Venaus, lieu emblématique de la lutte NoTAV à Val de Suse en Italie, a eu lieu la rencontre des collectifs européens solidaires avec la lutte zapatiste nommée : Galeano Vive !

Nous commençons par remercier le peuple digne et rebelle de Val de Suse pour nous avoir accueillis et pour nous avoir permis de partager sa lutte. Nous voulons vous dire que nous les voyons comme un exemple très important de résistance et de construction de l’autonomie, et que nous apporterons la parole de leur lutte chez nous. Nous envoyons également une accolade rebelle aux prisonniers et prisonnières arrêtés pour s’être opposés au projet destructeur et absurde du train à grande vitesse (TAV) Turin-Lyon. Nous remercions également les compañeras qui nous ont invités à l’événement « Voci di donne sulla violenza di stato » (Voix de femmes contre la violence d’État), où elles ont partagé avec nous leur douleur et leur rage.

Dans un récent communiqué, le commandement de l’EZLN déclarait que le lâche assassinat du Votan Galeano les avait amenés à La Realidad, et il nous demandait en même temps : « Et vous, où vous ont amenés la douleur et la rage ? ». Nos pas et le calendrier de nos luttes nous ont amenés ici, c’est pourquoi nous avons dédié cette rencontre au compañero zapatiste José Luis Solís López, connu comme Galeano, assassiné dans une embuscade par les paramilitaires de la CIOAC historique le 2 mai dernier.

Lors de cette rencontre, nous avons eu une réflexion collective sur les thématiques suivantes : Solidarité avec les communautés zapatistes, Résistance face aux méga-projets, Répression et Prisonnier-e-s Politiques. Ces travaux, menés en construisant des consensus, ont eu pour résultat d’analyser les actions à entreprendre.

Nous manifestons notre rage face aux attaques perpétrées ces derniers mois contre les communautés zapatistes en résistance. Ces attaques s’inscrivent dans une guerre intégrale d’épuisement qui cherche, par divers moyens tels que l’utilisation des forces paramilitaires, à anéantir le processus d’autonomie.

Premièrement, nous avons décidé de répondre à l’appel de solidarité avec La Realidad, lancé par les compas zapatistes, en promouvant dans nos géographies la participation au Campement de Paix et en nous associant activement à la collecte de fonds pour la reconstruction de l’école et de la clinique autonomes.

Nous croyons que la guerre contre les communautés zapatistes fait partie d’un projet global de spoliation mené par ceux d’en haut, qui adopte des formes différentes partout dans le monde. La destruction de la nature, l’invasion des territoires ainsi que le déchirement du tissu social et communautaire sont un autre visage de cette stratégie néolibérale.

C’est pourquoi nous faisons nôtres les luttes des communautés et des peuples qui résistent, en bas et à gauche, contre les méga-projets en Europe, au Mexique et partout dans le monde.

Nous voulons rappeler en particulier la lutte des compañeros et compañeras de la Zone à Défendre (ZAD) à Notre-Dame-des-Landes en France et celle de San Salvador Atenco dans l’État de Mexico, engagées toutes deux contre la construction d’aéroports internationaux et la spéculation que tout ceci implique. Nous voulons rappeler aussi l’opposition des communautés de l’Isthme de Tehuantepec, dans l’État d’Oaxaca, au projet éolien dans leurs territoires, la lutte NoTAV à Val de Suse en Italie, le refus manifesté par le Brésil d’en bas et à gauche des méga-évènements tels la Coupe du monde de football ou les Olympiades, ou encore les résistances contre les projets d’extraction minière et de développement touristique incontrôlé et privatisable, tels le cas de l’Ejido de Bachajón au Chiapas ou les plans d’urbanisation, de gentrification, et d’expulsion au profit du capital.

Nous nous solidarisons avec la lutte de Can Vies à Barcelone, où se reconstruit de manière autonome et par le travail collectif, un centre social qui fut expulsé et détruit par le mauvais gouvernement.

Nous envoyons une accolade à la famille de David Ruiz García, décédé alors qu’il revenait de l’évènement réalisé au Chiapas en hommage à Galeano, ainsi qu’à ses compañeros de Xochicuautla, État de Mexico, qui s’opposent à un projet d’autoroute.

Nous reconnaissons la répression et la prison comme les principaux instruments de la stratégie du capital néolibéral pour mener à bien ses plans. Dans notre analyse nous ne pouvons pas cesser de dénoncer la criminalisation des mouvements sociaux, ses instruments comme par exemple la loi Mordaza, et ses conséquences comme le grand nombre de victimes de la violence policière partout dans le monde.

C’est ainsi que nous voyons notre réalité et notre lutte. Dans cette rencontre nous réitérons notre engagement solidaire et cheminons avec les apprentissages de la Petite École Zapatiste, soutenant dans nos géographies les efforts pour la construction de nos autonomies.

Liberté pour les prisonnier-e-s ! Halte aux méga-projets ! Vive les communautés autonomes zapatistes ! Vive l’EZLN ! Galeano Vive !

Collectifs ayant participé à la rencontre :

– Associació Solidaria Cafè Rebeldia-Infoespai, Barcelona (Estado español) – Camminar Domandando, Italia – Coalizione Associazioni Ya Basta Marche, NordEst, Emilia Romagna e Perugia (Italia) – Comitato Chiapas Maribel (Italia) – Comité Tierra y Libertad, Lille (France) – Colectivo Kamara-DA, France-Mexique – CSPCL Paris, France – La Adhesiva Barcelona, Estado español – LaPirata: Nodo Solidale (Italia-Mexico) Nomads (Italia) Colectivo Zapatista Lugano (Suiza) – Les Trois passants Paris, France – Mut Vitz 13 Marseille (France) – Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas (País Vasco) – The UK Zapatista Solidarity Network: Dorset Chiapas Solidarity Group Edinburgh Chiapas Solidarity Group Kiptik (Bristol) London Mexico Solidarity Group Manchester Zapatista Collective UK Zapatista Arts, Culture and Education Collective UK Zapatista Translation Service Zapatista Solidarity Group – Essex University – Ya Basta! Milano (Italia)

Collectifs qui se joignent à cette déclaration :

– ASSI (Acción social Sindical Internacionalista) – Associacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas France – Caracol Zaragoza (Estado español) – CSOA Il Molino, Lugano (Suiza) – CSOA La Strada, Roma (Italia) – CEDOZ (Estado español) – CGT – (Estado español) -Fédération anarchiste (France, Suisse, Belgique) – Fédération SUD éducation, France – Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Alemania – Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid (Estado español) – Union Mexicana Suiza (UMES) de Zurich – Union syndicale Solidaires, France ——- Source en espagnol

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Depuis le piquet de Venaus dans le Val de Suse, Italie : solidarité avec les prisonnier-e-s de toute géographie

VALDESUSAEN Déclaration en solidarité avec les prisonnier-e-s de toute géographie et contre le système carcéral. Depuis le piquet de Venaus dans le Val de Suse, Italie, lors de la rencontre des collectifs européens solidaires avec les zapatistes et avec ceux et celles d’en bas et à gauche.

Aux prisonniers et prisonnières de tout calendrier et de toute géographie Aux familles et aux collectifs des prisonniers et prisonnières À la Sexta Aux peuples du Mexique et du monde 15 juin 2014

Compañeros et compañeras :

Depuis ces terres rebelles où une lutte se mène contre la construction du train à grande vitesse (TAV), contre le pillage, l’exploitation et le capitalisme, des hommes, des femmes et des enfants se sont organisés et ont formé le mouvement NoTAV. Ici dans cet espace de lutte, la rencontre des collectifs européens de solidarité avec les zapatistes et avec ceux et celles d’en bas et à gauche a eu lieu du 13 au 15 juin de cette année.

Depuis cet espace nous voulons vous dire :

Dans tout calendrier et dans toute géographie, la prison, l’enfermement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale et toute institution qui exerce l’enfermement étaye et consolide les quatre roues du capitalisme : l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris.

C’est pourquoi la lutte anticapitaliste englobe nécessairement la lutte contre l’enfermement.

Nous pensons que le capitalisme se sert de l’enfermement et du système carcéral pour épuiser, désarticuler, paralyser et détruire les luttes sociales et les résistances, non seulement par la voie de l’enfermement physique, de la torture, et des violations sexuelles, commises contre les femmes, mais aussi par la voie de la pression économique à travers les amendes, les cautions, et les frais lors du procès qui mènent d’une part à l’appauvrissement, et d’autre part à l’enrichissement des institutions et des entreprises qui font de l’enfermement un business juteux.

Notre lutte s’insère dans la résistance et le combat anti-carcéral contre tout type de répression et de criminalisation, que ce soit contre les migrants ou contre ceux et celles d’en bas, organisés ou non.

Nous n’oublions pas les prisonniers et les prisonnières en lutte qui résistent et cherchent des alternatives face aux méga- projets et méga -événements de mort et de destruction, ni ceux et celles qui défendent leurs territoires et communautés ; nous n’oublions pas ceux et celles qui luttent pour le logement, ni les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale, les antifascistes, les anarchistes et ceux et celles qui en bas et à gauche luttent et résistent au capitalisme, au fascisme, au racisme, au sexisme et à toute forme de domination et d’oppression.

Depuis ici, nous saluons les compañeras et compañeros prisonnières et prisonniers de la Sexta : Alejandro Díaz Sántiz, Alvaro Sebastián Ramírez, Máximo Mojica Delgado, María de los Ángeles Hernández Flores et Santiago Nazario Lezma.

Nous saluons également notre compañero anarchiste Jorge Mario González García.

Nous n’oublions pas et saluons les prisonniers et prisonnières du Congrès National Indigène (CNI).

Nous n’oublions pas et saluons notre compañero Mumia Abu Jamal, enfermé par le gouvernement des États-Unis depuis plus de 30 ans.

Nous n’oublions pas et saluons également Leonard Peltier, membre du mouvement indigène américain (AIM) qui est incarcéré depuis 38 ans aux États-Unis.

Et depuis ces terres où la rébellion inonde les cœurs, nous n’oublions pas et saluons Chiara, Niccolò, Mattia et Claudio, séquestrés par l’État italien pour s’être opposé-es, comme tant d’hommes et de femmes à la construction du train à grande vitesse qui cherche à détruire les montagnes, les vallées et les villages d’où germent la rébellion et la dignité.

Nous lançons un appel à la Sexta à se solidariser et à participer à la journée internationale pour les prisonniers et prisonnières politiques le 17 avril 2015, jour créé pour ne pas oublier les prisonniers et prisonnières du peuple palestinien, qui à présent compte 4 millions des déplacés dans le monde. Cette journée de mobilisation a été reprise par les compañeras et compañeros kurdes, basques, kanaks, sahraouis, mapuches et continue à s’étendre aux prisonniers politiques et révolutionnaires d’autres coins du monde.

Aujourd’hui à cette rencontre, nous nous sommes écoutés, nous avons partagé nos douleurs, nos rages et nos initiatives. Notre engagement est de continuer à cheminer ensemble, avec nos différentes formes et moyens, pour la liberté à laquelle nous aspirons, pour le monde auquel nous rêvons et que depuis en bas et à gauche nous sommes en train de construire.

Nous saluons les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale de toute géographie ! Nous ne sommes pas tous là, il manque les prisonnier-e-s ! À bas les murs des prisons ! Collectifs ayant participé à la rencontre : – Associació Solidaria Cafè Rebeldia-Infoespai, Barcelona (Estado español) – Camminar Domandando, Italia – Coalizione Associazioni Ya Basta Marche, NordEst, Emilia Romagna e Perugia (Italia) – Comitato Chiapas Maribel (Italia) – Comité Tierra y Libertad, Lille (Francia) – Colectivo Kamara-DA, Francia-Mexico – CSPCL Paris, Francia – La Adhesiva Barcelona, Estado español – LaPirata: Nodo Solidale (Italia-Mexico) Nomads (Italia) Colectivo Zapatista Lugano (Suiza) – Les Trois passants Paris, Francia – Mut Vitz 13 Marseille (Francia) – Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas (País Vasco) – The UK Zapatista Solidarity Network: Dorset Chiapas Solidarity Group Edinburgh Chiapas Solidarity Group Kiptik (Bristol) London Mexico Solidarity Group Manchester Zapatista Collective UK Zapatista Arts, Culture and Education Collective UK Zapatista Translation Service Zapatista Solidarity Group – Essex University – Ya Basta! Milano (Italia) Collectifs qui se joignent à cette déclaration : – ASSI (Acción social Sindical Internacionalista) – Associacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas Francia – Caracol Zaragoza (Estado español) – CSOA Il Molino, Lugano (Suiza) – CSOA La Strada, Roma (Italia) – CEDOZ (Estado español) – CGT – (Estado español) – Federacion anarquista (Francia, Suiza, Belgica) – Fédération SUD éducation, France – Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Alemania – Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid (Estado español) – Union Mexicana Suiza (UMES) de Zurich – Union syndicale Solidaires, France

Source

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La Realidad: Galeano vive !

23.la realidadParoles du commandement général de l’EZLN, par la voix du sous-commandant insurgé Moises, durant l’hommage au compañero Galeano.

Quand nous avons été au courant de l’assassinat lâche et cruel de notre compañero Galeano, cela nous a provoqué beaucoup de douleur et beaucoup de rage. Mais on ne peut pas faire comme on veut, on a à respecter et à obéir à nos villages pour voir quel est le chemin à suivre et ce que nous devons faire, en tant que l’EZLN que nous sommes.

Le respect que nous disons, c’est comme ça que nous le pratiquons avec les villages et les autorités autonomes zapatistes, c’est pour ça qu’on prend sur nous, la rage et la douleur qu’on porte.

C’est jusqu’au moment où nous l’a demandé le Conseil de Bon Gouvernement de La Realidad, et qu’ils nous ont dit « on est arrivé à ce point et nous voulons que le commandement de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale intervienne pour que justice soit rendue, contre l’attaque et l’assassinat contre nous et contre notre organisation zapatiste ». Et donc là on peut intervenir… Lire le communiqué complet

Infos:

4000 zapatistes rendent hommage à Galeano, assassiné dans la communauté de la Realidad

Entre ombre et lumière: dernier communiqué du sous-commandant Marcos, avant de disparaître.

Vidéos (médias libres)

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GALEANO VIVE !

 » Et voyez comment sont les choses, pour qu’ils nous voient, nous avons caché nos visages. Pour qu’ils nous nomment, nous n’avons pas de nom. Nous risquons le présent pour avoir un futur, et pour vivre… nous mourons « . (Sous-commandant Insurgé Marcos, 17 mars 1995)

HomenajeGaleano24mayoParis

En ce 24 mai 2014, jour de l’hommage qui est rendu à Galeano à La Realidad et à travers le monde, nous voulons aussi dire que l’esprit de la Commune souffle aujourd’hui au Chiapas !

VIVE LA COMMUNE DE PARIS ! VIVE L’AUTONOMIE ZAPATISTE ! VIVE GALEANO !

SIGNATAIRES :

Confédération nationale du travail (CNT), Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), Espoir Chiapas, Fédération anarchiste (FA), Grains de sable, SUD éducation, Les Trois passants, Tamazgha, Tamèrantong, Union syndicale Solidaires.

Tract Galeano 24 mai***

Manifestation – Dimanche 18 mai 2014: Justice pour Galeano ! Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !

manifezln18parisManifestation : Justice pour Galeano ! Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !

Dimanche 18 mai 2014 – PARIS 14h00 – Place de l’Hôtel-de-Ville

Suivie d’un Rassemblement à 16h30 à La fontaine des Innocents. Châtelet/Les Halles

Le 1er janvier 1994, date d’entrée en vigueur de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain), les sans-terre, les sans-voix, les « oublié-e-s de toujours » que sont les Indien-ne-s, occupent au cri de « ya basta ! » (ça suffit !) plusieurs villes du Chiapas, État riche en ressources, où la population est la plus pauvre du Mexique. L’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) apparaît publiquement pour la première fois et, avec elle, tou-te-s les Indien-ne-s en lutte déclarent la guerre pour la dignité, la justice et la démocratie, ainsi que la reconnaissance de leurs droits et de leur culture. Le feu et la parole qui ont surgi de la forêt Lacandone ont offert une alternative au capitalisme.

Tout au long de ces vingt années, des groupes, collectifs, organisations, syndicats et individus très divers ont accompagné et soutenu chacune et chacun à sa façon leur cheminement… tout au long de ces années nous ne les avons pas oublié-e-s !

Face aux zapatistes, le pouvoir, à tous les niveaux, a toujours répondu par la répression, la violence et les assassinats. Il se sert de ses militaires et paramilitaires pour mener cette guerre.

Mais les zapatistes restent fermes et continuent à construire leur autonomie pacifiquement, sans chercher à prendre le pouvoir, sur la base d’assemblées communautaires, s’organisant en communes autonomes. De nombreuses réalisations pour la mise en place d’une autonomie durable voient le jour – écoles, cliniques, coopératives, transports, agriculture, artisanat – dans une région où la plupart des paysan-ne-s sont privé-e-s des services de base.

Le 2 mai 2014, des groupes paramilitaires ont attaqué le caracol de La Realidad, siège du Conseil de bon gouvernement zapatiste de la région. Le bilan de cette attaque se solde par la destruction d’une clinique et d’une école autonome, par plusieurs blessés par balle dans une lâche embuscade et l’assassinat de Galeano. Il a été clairement ciblé pour son rôle dans l’organisation de la Petite École (Escuelita) qui symbolise la nouvelle initiative zapatiste internationale et nationale. Cette attaque est d’une telle gravité que le Conseil de bon gouvernement, représentation civile des communautés zapatistes de la région, a fait appel à l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Le commandement de l’EZLN a répondu positivement à l’appel du Conseil et est chargé par celui-ci de faire face à la situation créée par cette attaque.

Un coup porté contre l’un-e d’entre nous est un coup porté contre tou-te-s ! Justice pour Galeano ! Halte à la guerre contre les communautés zapatistes ! Solidarité avec les zapatistes !

Nous lançons un appel aux associations, collectifs, individus, à signer et à faire signer cette lettre collective de solidarité. Envoyez vos signatures à: chiapas@solidaires.org

Alternative Libertaire, Collectif Grains de sable, Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL), Compagnie Tamerantong, Espoir Chiapas, Fédération anarchiste, Fédération SUD éducation, Les trois passants, Secrétariat internationale de la CNT, Union syndicale Solidaires.

Lettre de solidarité

Voir le Communiqué: LA DOULEUR ET LA RAGE, Sous-commandant Insurgé Marcos.

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TRACT Mexique: Manifestation Justice pour Galeano ! Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !

petiteimmanif

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Lettre depuis plusieurs endroits du monde en solidarité avec L’EZLN

HALTE22

De nos compañeros zapatistes, nous avons toujours appris, de leur cheminement, de l’histoire qu’ils ont changée, des cours qu’ils nous ont donnés et des enseignements de liberté. Aujourd’hui nous partageons leur rage et leur douleur.

Certains parmi nous, signataires de cette lettre, avons été des élèves de la petite École Zapatiste, d’autres non, mais nous savons que les maîtres et maîtresses d’école, les votanes, gardiens, gardiennes, sont des êtres humains exemplaires qui, avec dignité, ont enseigné et partagé leur vie quotidienne et ce monde qui se construit depuis en bas, dans les montagnes du sud-est mexicain. Nous savons que la lutte zapatiste a été une école de dignité qui a semé la révolte et l’espoir partout dans le monde.

L’agression du 2 mai contre le Caracol I de La Realidad n’a fait qu’indigner profondément tous ceux qui voient dans la lutte zapatiste quelque chose de très profond : un référent, un chemin, une inspiration, une façon de voir, de vivre, de résister, qui nous anime.

L’assassinat de notre compañero Galeano, d’un votán, d’un professeur, de l’une de ces nombreuses voix qui sont aujourd’hui la voix par laquelle l’EZLN parle et partage avec le monde, cet autre monde qui grandit en toute autonomie, cet assassinat est une agression contre nous tous qui avons appris et qui continuons d’apprendre de ces nombreux votanes, qui nous ont enseigné et continuent à nous enseigner le visage de la liberté.

Que pouvons-nous comprendre de cette agression paramilitaire qui est arrivée au centre du Caracol de La Realidad ? Que visent ces balles, ces coups, cet assassinat ? Que cherchent les gouvernements de Manuel Velasco et de Enrique Peña Nieto?

S’ils cherchent à voir jusqu’où ils peuvent agresser, jusqu’où ils peuvent continuer à agresser, jusqu’où ils peuvent intensifier la guerre contre les zapatistes, qu’ils sachent que le monde est en train de regarder, que ni un autre mensonge dans la presse sur les « conflits entre communautés ou organisations », ni les vielles versions qui disent que les zapatistes sont les agresseurs, ni tout le venin et la violence lancés depuis le pouvoir, ne pourront arrêter tant de rage, de révolte et de solidarité qui débordent de partout.

L’assassinat du compañero Galeano, la façon dont il a été tué, est la preuve de la lâcheté du pouvoir, de ceux qui se cachent derrière les balles, de ceux qui veulent taper et mutiler la justice, de ceux qui veulent assener le coup de grâce à la liberté.

Nous réclamons l’arrêt de la stratégie de guerre et de para-militarisation à l’encontre des communautés Zapatistes.

Kristinn Hrafnsson Wikileaks, Naomi Klein, Avi Lewis, Manuel Castells, Arundhati Roy, Noam Chomsky, Yvon Le Bot, Michael Hardt, Greg Grandin, Department of History, NYU, Eduardo Almeida Acosta, Ma. Eugenia Sánchez Díaz de Rivera, José Luis San Miguel Espejel, Oscar Soto Badillo, Ana Lidya Flores, Pablo Reyna Esteves, Francisco Valverde Díaz de León, Guiomar Rovira, Raquel Gutiérrez Aguilar, Guillermo Briceño, Aurora Berlanga, Daniel Mato, Buenos Aires, Argentina, Pierre Beaucage Montreal, Canadá, Dario Azzellini profesor asistente, Universidad Johannes Kepler Linz, Patricia Benítez Muro, Comité Civil de Diálogo ESPACIO CIUDADANO, Dra. Dianne Rocheleau, Clark University, Worcester MA USA, Nuria Ciófalo California EUA, Gustavo Esteva Figueroa, Fernando Matamoros, José Günther Petrak Romero, Raúl Nezahuacoyotzin, Axel Didriksson, Sara Andrade Narváez, Esperanza Terrón Amigón, Anahí Espíndola Pérez, Luis Mauro Izazaga Carrillo UIA Puebla, Claudia Magallanes Blanco, UIA Puebla, Ariadna Flores Hernández, Eréndira Dérbez, Alfonso Flores., Guadalupe López Nava, Vicente Carrera Alvarez, Daniela Parra Hinojosa, Iliana Galilea Cariño Cepeda, Guadalupe Chávez Ortiz., Alejandro Ortiz Cotte., José Cervantes Sánchez., Norma Ramírez Alpírez, Teresa Yurén, José Antonio Arnaz, Jorge Basaldúa Silva, Lourdes Pérez Oseguera, Marcela Ibarra Mateos, Judith Chaffee, José Cervantes Sánchez, Teresita Sevilla Zapata, Daniel Jiménez García, Héctor Bernal Mendoza, Carlos Ocaña Parada, Miriam Gamez Cabanzos, Úrsula Guadalupe Torres Rosales, Vicente Alcazar Arzate, Isabel Lozano Maurer, Lucía Elena Rodríguez Mc Keon, Paloma Galeana Barranco, Norberto Castillo González, Eduardo Ulises Ortíz Pino, Vicenta Cuaya Cuaya, Rocío Huanetl Cuaya, Alberto González Tlacotla, Erick González Mejía, Perla Barreto Sánchez, Maria del Pilar López Pereyra, Verónica Dávila Velasco, César Francisco Barranco Cacique, Isidro Martínez García, Antonio Gama Muñoz, Juan Manuel Soto Blanco, Araceli López Varela, Martín Navarrete García, Beatriz López Marín, Ramón Cruz Angulo, Marco Antonio Sandoval Elías, Belem Nepomuceno Moreno, Ángeles Cebada Alonso, Israel García Plata, Juan Carlos Flores Caballero, Miguel Ángel Sánchez Rodríguez, Marco Delgado Martínez, Marco Antonio Palomeque Tapia, Alexia de la Cruz Aguilar, Miguel Ángel Gómez Albores, Andrea Sheila Gallo Zapata, Mario Andrés León Ojeda, Adrián Maldonado Aragón, Laura Ríos Díaz, Javier Suárez Montiel, Pedro Calderón Martínez, Daniel Arellano Vázquez, Daniela Guzmán Guzmán, Fabiola Monterrubio Ruíz, Gabriela Moreno Subiaur, Andrés Peláez Montaño, Itzel del Carmen Peña Quevedo, Alberto Salado Mellado, Jorge Alejandro García Rodríguez, Roberto Alejandro Carrillo Padrón, María Fernanda Díaz Cortés, Nayeli Galindo Briones, María Fernanda Limón Merlo, Melissa Nataly Franco Lujan, María Fernanda Proal Sánchez, Arantxa Ricardez Pérez, Carolina González Barranco, Manuel Martínez, Bermary García, Natalia de Bengoechea, María de la Paz Angélica Cuahutle Gaytan, Laura Yolanda Rodríguez Matamoros, Jose Alejandro Fernandez Diaz, Antonio Kuri Breña, Jesús Antonio Rojas, Carolina González Barranco, Jorge Rodríguez., Sara Alicia Andrade Narváez (UPN Ajusco)., José Andrés Fuentes, Eugenia Legorreta Maldonado, María Ignacia Ibarra, Raúl Romero Lara, Elisa Gutiérrez Díaz, Oscar Gonzalo Hernández Valdez, Guillermo Alfaro Telpalo, Carlos A. Ventura Callejas, Lorena Álvarez Moreno, Rosario Ton Lugo, Juan Pablo Vázquez Gutiérrez, Eugenia Legorreta Maldonado, Elena Luengas Dondé, Francisco Javier Bautista de la Torre, Javier Urbano Reyes, Julio César Colín, Conrado Zepeda Miramontes SJ, Gisela Martínez, Sandra Pätargo, Erika Lozano, Aldabi Olvera, Tania Gómez, Ignacio Martínez, Eduardo Velasco, Aicia Patricia Balderas Romero, Luis Mauro Izazaga Carrillo, Miriam Carrillo Ruiz., Erick Ramírez Medina, Samuel Barroeta Valderrrama, Laura Durán Fernández, Adriana Paola Palacios Luna, Gabriela Farías Islas, Jorge Jiménez Gómez, Cecilia Zeledón, Universidad de la Tierra en Puebla, Luis Maralet, Jimena Morales, Jacinto Victoria Rojas, María Guadalupe Velázquez Guzmán, Daniela Lechuga Herrero, Inti Barrios Hernández, Concepción Hernández, Noe Arteaga, Martin Barrios, Homero Mendoza, Viviana Medina, Karina Castro, Carmelo Monge, Melina Gómez, Tamara San Miguel Suárez, Eduardo Almeida Sánchez

ORGANISATIONS : Les trois passants, París (Francia) Secrétariat international de la CNT (Francia) Comite de solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha –CSPCL (Francia) Union Syndicale Solidaires (Francia) Fédération SUD éducation (Francia) Mut Vitz 13 de Marseille (Francia) Comité Tierra y Libertad, Lille (Francia) Caracol Solidario, Besançon (Francia) Confederación General del Trabajo –CGT (Estado Español) Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid (Estado Español) Caracol Zaragoza (Estado español) Centro de Documentación sobre Zapatismo –CEDOZ (Estado Español) Uniòn Mexicana Suiza -UMES (Suiza) Red-Latino americana de Zürich –RLZ (Suiza) Dorset Chiapas Solidarity Group (Reino Unido) Gruppe B.A.S.T.A., Munster (Alemania) LaPirata: – Nodo Solidale, México y Roma (Italia y México) – Colectivo Zapatista Lugano (Suiza) – Nomads, Bologna, Berlin (Alemania) – Adherentes individuales Enlace Urbano de Dignidad (Puebla) Nodo de Derechos Humanos (Puebla) Proyecto de Animación y Desarrollo – PRADE (Puebla) Comisión Takachiualis de Derechos Humanos (Puebla) Casa Sin Puertas (Ciudad de México) Más de 131 (Ciudad de México) Centro de Derechos Humanos Miguel Agustín Pro Juárez (Ciudad de México) Programa de Interculturalidad y Asuntos Indígenas, Ibero Cd. deMéxico Colectivo Obreras Insumisas (Puebla) Asociación Tetela Hacia el Futuro (Puebla) Costureras de Sueños, grupo de teatro independiente (Ciudad de México) Colectivo de Trabajadores Democráticos de Puebla (Puebla) Source

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La petite école : Notes sur le cours « La Liberté selon les Zapatistes

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Mexico: Communiqué de Jorge Mario González García, première et deuxième partie.

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Jorge Mario González García, Ville de Mexico, mai 2014.

Aujourd’hui, je veux envoyer une salutation aux gens pauvres, rebelles, conscients, solidaires, dépossédés, dissidents, exclus, qui cheminent à contre-courant, inadaptés à cette société malade, aux gens exploités, nobles, humbles, sensibles, misérables, malheureux, prisonniers, différents de l’exploiteur, trompés, désespérés, attrapés, tristes, maltraités, frappés, humiliés, discriminés, piétinés et à ceux qui lisent ces simples lignes de quelqu’un qui pense que toute cette injustice ne peut pas continuer.

Une excuse pour mon silence, je sais qu’il est très important de maintenir la communication, bien que je n’ai pas écrit depuis longtemps, c’est grâce à l’aide de ma compagne que mes lettres peuvent se répandre ailleurs, j’essaierai d’écrire plus souvent, j’ai beaucoup de choses à dire, bien que parfois il m’est difficile de le faire.

Un mois est passé à peu près depuis que j’ai reçu le résultat de l’appel déposé, qui a confirmé la sentence du juge. A partir de cet instant, j’ai commencé à comprendre que ma réclusion allait durer un bon moment, peut-être jusqu’au recours qui vient d’être déposé, à une autre instance, ou même jusqu’à 50 ou 60 % de ma condamnation à 5 ans 9 mois de prison ; le fait d’y penser a été difficile pour moi, puisque la réclusion est une méthode de répression qui implique beaucoup de choses négatives à tous points de vue. Je pense aux autres prisonniers et prisonnières politiques qui sont en train de vivre des moments difficiles, comme Álvaro Sebastián et bien d’autres ex-prisonniers qui ont montré une grande force : Alberto Patishtan, condamné à 60 ans et emprisonné pendant 13 ans, ou encore, les prisonniers et prisonnières d’Atenco qui ont été condamnés à de lourdes peines de prison après avoir vécu une forte répression pour défendre leurs terres, tous ont été libérés grâce à la solidarité, je les salue tous et toutes. Ces histoires témoignent de la lutte impressionnante menée pour changer l’ordre des choses.

Ces dernières semaines j’ai reçu des bonnes nouvelles puisque plusieurs compagnons qui étaient prisonniers dans la prison nord et qui avaient été arrêtés suite à la répression du 2 octobre 2013, ont été libérés.

J’ai aussi été mis au courant qu’apparemment, les personnes arrêtées le 1er décembre 2012 seront indemnisées du fait que l’État les a torturées et arrêtées arbitrairement, comme il a l’habitude de le faire et continuera de le faire, puisque la répression est son unique fonction professionnelle ; cyniquement l’État pense qu’avec l’indemnisation tout finira par être oublié, alors que la mort du compagnon Kuy n’est même pas mentionnée. Les seuls qui veulent oublier ce sont eux, les gens du pouvoir. Et que dire d’Almeida ? Qu’après la répression qui s’est abattue contre la marche silencieuse de mardi dernier en protestation contre les lois de télécommunications, on prétend que la police de la ville de Mexico est démocratique -comme si cela pouvait être crédible- et que cette ville protège la liberté d’expression, alors que nous savons que tout cela est dit seulement pour satisfaire les oreilles du pouvoir et pour tromper les ingénus.

À quelques jours du XVe anniversaire du début de la grève de l’UNAM de 1999, je veux exprimer mon admiration à cette génération qui a marqué l’histoire par sa grande conviction solidaire, rebelle, et combattante, qui a influencé les générations suivantes.

J’ai reçu la revue « Rebeldia Zapatista » dont une bonne partie est consacrée aux lettres anarchistes avec diverses réflexions, parmi ces lettres il y a celle d’un collectif de compagnons solidaires du Costa Rica qui m’a mentionné, je remercie cette revue d’avoir inclus cette lettre, ainsi qu’une photo où l’on voit une banderole portée par deux compagnons sur laquelle est écrit qu’ils réclament ma liberté depuis Guadalajara. Aux compagnonnes et compagnons de l’EZLN, je vous envoie une forte salutation et ma solidarité dans les moments difficiles et répressifs que vous êtes en train de traverser.

Je remercie pour leur inestimable solidarité, les compagnons et de compagnonnes prisonnier-e-s et ex-prisonnier-e-s politiques, les individus et organisations en tout genre et du monde entier, cela me fait plaisir de voir toute cette solidarité envers moi : communiqués, banderoles, slogans criés, manifestations, blocages et tagues dans la rue, rassemblements, assemblées, évènements, flyers, affiches, émissions de radio, notes dans les espaces de médias alternatifs, les vidéos qui parlent de ma situation, les livres, les fanzines que m’ont été envoyées, les lettres reçues, le soutien économique et juridique… tout cela m’encourage à ne jamais abandonner pour me relever après être tombé, je remercie beaucoup tous ceux et toutes celles qui ont soutenu la lutte pour la liberté de prisonnier-e-s.

Beaucoup de gens disent que personne ne peut rien faire contre le gouvernement ni en venir à bout, que mes objectifs sont utopies et qu’il faut seulement me préoccuper de moi-même, que si je continue en agissant ainsi, je vais rester enfermé ou je vais finir par disparaître ou par mourir. C’est probablement vrai, mais partout où je regarde, je vois la cruelle réalité dans laquelle nous nous trouvons coincés. Les motifs de nous révolter ne manquent pas et les motifs pour être heureux ne manquent pas non plus, je pense que vivre en se révoltant est la seule façon d’être heureux, c’est pourquoi parfois je suis à l’aise malgré les conséquences. C’est le chemin que je veux prendre, parce que pour moi, une petite dose de solidarité, de folie, de joie et de liberté, donne plus de satisfaction qu’une vie pleine de regrets, de tristesse, de lassitude, de résignation et d’oppression.

Est-ce qu’il est possible de « ne pas chercher des ennuis », de vivre « tranquille », sans risques et confortablement ? Peut-on être « impartiale » dans un monde comme celui-ci où il y a celui qui galère et celui plein de billets, celui qui arnaque et celui qui est arnaqué ? Est-il normale et plus convenant d’être une partie du problème et non pas une solution ? Est-ce que c’est mieux de se résigner parce que nous pensons que nous ne pouvons rien changer plutôt que de se battre et en finir avec tout ce qui nous opprime ? Nous vivons tranquillement tandis que les ressources naturelles sont sur-exploitées en condamnant les générations futures à (sur)vivre sur une planète privée des belles ressources naturelles que nous voyons encore ? Est-il préférable de supporter tant d’injustice, d’exploitation, de misère et d’hypocrisie qui nous entourent ?

Est-ce qu’il vaut mieux fuir toute cette réalité ou l’ignorer, alors qu’elle est tout le temps sous notre nez ? Quelle est la meilleure méthode pour combattre tout cela ? Si l’on choisit de faire face à l’exploiteur, chacun, selon les différentes situations et raisons, choisit sa méthode ; pour certains il est plus important de diffuser l’information, pour d’autres c’est l’action (qui peut être considérée aussi comme une forme de diffusion), et autres moyens. L’important est de choisir de quel côté on est, ou si on reste juste spectateur / position dans laquelle normalement tu ne risques pas grande chose sauf que tu peux subir les conséquences de la guerre, même si tu n’as pas décidé d’y participer.

Ce serait bien si tout cela n’existait pas, mais bien que nous soyons nombreux à le vouloir, malheureusement cela ne se passe pas ainsi : si tu ne fais pas partie de la solution, tu fais partie du problème. Je pense que faire partie de la solution c’est chercher et se battre pour l’émancipation : la solidarité de l’humanité pour et par l’humanité. Je suis sûr que c’est ça la solution : essayer de lutter pour tout cela, tout le temps, à travers l’action, la parole, l’écriture, la réflexion, la pensée, l’écoute, l’entraide, la lecture, le partage, l’observation, les cris, la lutte, la chanson, les pleurs, le rire, la danse et l’amour.

Pour tous et toutes, anarchie, santé et révolution sociale ! Solidarité avec Carlos, Amélie, Fallon et tous les prisonnier-e-s politiques dans le monde ! Communiqué de Mario González , mois de mai 2014. Traduit par les trois passants et Caracol Solidario Source

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CNA – Mexique : depuis dix ans, nous luttons pour la destruction du système carcéral.

anarmex

La Croix Noire Anarchiste – CNA est un réseau international de groupes qui travaillent pour la liberté des prisonniers et prisonnières, pour qu’ils et elles ne soient jamais oublié-e-s. Nous soutenons particulièrement des prisonnières et prisonniers anarchistes, mais nous n’oublions pas qu’il y a d’autres prisonniers qui luttent depuis l’intérieur même de la prison, qui ont des idées différentes et voient la lutte d’une autre façon. Ces derniers, nous les soutenons sans que cela veuille dire que nous nous identifions à leurs idées, mais nous nous identifions à leur résistance contre la bête carcérale. Nous ne nous pensons pas comme un collectif homogène, mais plus comme un espace pour coordonner des travaux et à travers l’appui mutuel et le libre consentement, nous nous accompagnons sur le chemin pour la liberté.

Nous sommes un groupe qui depuis dix ans se dédie à apporter une solidarité à nos frères et nos soeurs en prison. Nous luttons pour la destruction du système carcéral, car nous voyons que la prison, l’isolement et la punition, ne sont pas des solutions aux problèmes sociaux, mais qu’au contraire, ils renforcent le système. Nous ne voyons pas la prison comme un élément en plus du capitalisme et de la domination, mais comme un de ses piliers, c’est pour cela que nous considérons notre lutte anti-carcérale comme une lutte anti-capitaliste et anti-autoritaire. Nous pensons qu’il n’y a pas de remède aux prisons, elles ne servent à rien, nous n’en voulons pas. Nous désirons voir tomber ses murs et avec eux ce système. Nous recherchons une société libre avec des alternatives efficaces pour éviter l’existence de ces centres d’extermination. Nous voulons construire cette société dans le présent, dans notre quotidien, nous n’attendons pas qu’il y ait les conditions pour une révolution. Nous faisons la révolution dès maintenant. Nous savons qu’il y a différentes manières et modes de comprendre et de pratiquer l’anarchisme, mais nous croyons qu’il existe plusieurs points communs : la recherche du meilleur bien-être, de la plus grande liberté et du plus grand épanouissement pour tous les êtres humains, le fait de ne pas vouloir être opprimé ni oppresseur, le rejet de l’autorité centralisée et coercitive, la recherche de l’autorégulation de la liberté.

C’est pour cela que l’anarchisme, ou les anarchismes, sont extrêmement gênants pour le Pouvoir et nous, les anarchistes, sommes un énorme danger. Un danger qu’il faut combattre et pour cela, l’État utilise toutes les ressources légales, extra-légales qu’il a à portée de main pour fabriquer des cas et monter des accusations. Ce qui est en train de se passer dans la région mexicaine est une démonstration de cela. Arrestations, déportations, persécutions, menaces font partie d’une chasse aux sorcières que l’État a décrétée contre les anarchistes.

Depuis plus d’un an, le Gouvernement de la ville de Mexico conjointement avec les grands médias de communication, ont commencé une campagne contre l’anarchisme, en créant l’image d’un ennemi dangereux qu’il est nécessaire de combattre pour le bien de la société, et sous prétexte de combattre ce danger, ils ont approuvé et mis en place des mesures qui renforcent la machine du contrôle social : l’installation de plus de 20 mille caméras de surveillance dans toute la ville, la mise en place du Protocole de Contention des Foules, les réformes du code pénal local afin de durcir les peines, la fermeture du zocalo (place centrale) de la capitale pour empêcher l’arrivée de manifestations, l’augmentation toujours plus forte de la présence policière dans les rues, tout ceci n’est qu’une partie de ce contrôle.

Le bilan de cette politique, c’est plus de 500 personnes détenues durant différentes manifestations et mobilisations. Bien qu’elles ne soient pas toutes anarchistes, les médias répètent inlassablement qu’elles le sont. Cela fait partie de sa scénographie répressive, ils cherchent à lier chaque acte de désobéissance et de protestation à l’anarchisme, dans une tentative désespérée de cacher la réalité sociale où existe un énorme mécontentement qui est en train de s’étendre. En effet, il y a chaque fois plus de personnes qui sont dégoûtées des mensonges de la démocratie bourgeoise capitaliste et qui cherchent à construire des alternatives viables pour avoir une vie digne. Et nous sommes aussi de plus en plus nombreux à savoir que nous ne pouvons construire sans détruire jusqu’à ses fondations, tout ce qui nous opprime et nous exploite.

Plusieurs de ces détenus sont toujours enfermés. Notre frère anarchiste Jorge Mario González est l’un d’entre eux. Le 10 janvier, il a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison. Mario est en lutte depuis son arrestation. Il a fait une grève de la faim de 56 jours. Il y a aussi Salvador Martinez, skinhead antifaciste détenu le 2 octobre 2013 et qui se trouve dans l’attente de sa condamnation. Et aussi Luis Fernando Bárcenas, accusé d’avoir brûlé une arbre de noël propriété de Coca-cola, le 13 décembre dernier.

José Alejandro Bautista Peña, Abraham Cortez Ávila, Víctor Efrén Espinoza Calixto, José Daniel Palacios Cruz, Ilia Daniel Infante Trejo, Miguel Adrián Gutiérrez et Iribar Ibinarriaga Ramírez, ainsi que Gabriela “Luna” Flores sont aussi toujours détenu-e-s. Ils et elles ne se revendiquent pas anarchistes. Mais tant qu’ils sont prisonniers, tant qu’une seule personne est séquestrée par l’État, enfermée dans une cellule et privée de sa liberté, personne, aucun d’entre nous ne peut être complètement libre. C’est pour cela que nous exigeons leur liberté.*

Le 5 janvier, trois compagnons anarchistes ont été arrêtés après qu’une concession Nissan et un bâtiment du Ministère des Communications et des Transports aient été attaqués. Les arrestations de Carlos López, Amélie Pelletier et Fallon Poisson ont été le prétexte pour une recrudescence de la chasse aux anarchistes. Ils accusent nos frères de terrorismes. Face à cela nous n’avons rien d’autre à dire que pour nous, les seuls terroristes sont l’État et le Capital.

Au milieu de cette campagne anti-anarchiste, certains compagnons et compagnonnes ont organisé le Symposium International Anarchiste / Journées Informelles, en décembre dernier, avec l’intention de renforcer le discours et la pratique anarchiste. Dans ce Symposium, une intervention du compagnon Alfredo Maria Bonanno était prévue. L’État mexicain lui a refusé l’entrée sur le territoire en argumentant qu’il s’agissait d’une personne dangereuse et indésirable. A la fin du Symposium, le compagnon Gustavo Rodríguez a été arrêté et expulsé du pays. Récemment, Mario López “Tripa” qui avait été arrêté en 2012 et dont le procès est toujours en cours, a été arrêté. Le compagnon est sorti sous caution quelques jours plus tard.

Nous n’oublions pas non plus notre compagnon Álvaro Sebastián Ramirez, indigène de la région Lóxicha, actuellement emprisonné dans une prison de haute sécurité.

Nous ne demandons pas un jugement juste pour nos compagnons, ni n’implorons que cesse la persécution contre l’anarchisme. Nous savons que le Pouvoir continuera à nous persécuter et à nous criminaliser. Nous démontrerons que malgré la répression, la prison et les menaces, nos envies de liberté sont grandes et que, à travers l’organisation et la lutte, il est possible d’arriver à un monde meilleur.

PERSONNE NE SERA COMPLÈTEMENT LIBRE TANT QU’IL EXISTERA UNE SEULE PERSONNE PRISONNIÈRE.

À bas les murs des prisons ! Liberté pour toutes et tous ! Vive la Terre et la Liberté ! Vive l’anarchisme !

Croix Noire Anarchiste du Mexique.

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario

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Note : Lettre envoyée pour la Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique (16 avril 2014).

* Víctor Efrén Espinoza Calixto, Salvador Martinez, Ilia Daniel Infante Trejo, Miguel Adrián Gutiérrez et Iribar Ibinarriaga Ramírez ont été libérés.

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Oaxaca: Álvaro Sebastián Ramírez de retour à la prison d’Ixcotel.

Aujourd’hui 17 avril 2014, en fin de la journée, dans le cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, depuis Oaxaca nous informons de ce qui suit :

Aujourd’hui à 17h36, soit à quelques heures de la fin de la conférence de presse dans les cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, les proches d’Álvaro Sebastián Ramírez et les membres du collectif La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión, ont reçu un appel depuis l’intérieur de la prison centrale d’Ixcotel (Oaxaca), où le responsable de la cabine téléphonique nous a informé que notre compagnon Alvaro y était entré à 16h30. Il s’agit d’un nouveau transfert de la prison CEFERESO No.13 de Mengolí de Morelos vers la prison centrale de Santa María Ixcotel, Oaxaca, centre. Quelques minutes après nous avons reçu un appel d’un proche d’un autre prisonnier de Loxicha qui nous a dit qu’il avait reçu le même appel.

Suite à cette nouvelle, nous avons décidé d’aller en personne à la prison d’Ixcotel pour confirmer si il était vrai que nos compagnons se trouvaient là et dans quelles conditions. L’actuel directeur de la prison d’Ixcotel a reçu la compagnonne Erika Sebastian Luis, fille d’Alvaro et un proche d’un autre compagnon prisonnier Loxicha venu aussi à la prison. Le directeur leur a confirmé l’information : Six des sept prisonniers Loxicha se trouvent depuis aujourd’hui 16h20 dans la prison de Ixcotel.

Justino Hernández José, Eleuterio Hernández García, Agustín Luna Valencia, Abraham García Ramírez, Fortino Henriquez Hernández et Álvaro Sebastián Ramírez, ont été transférés à la prison d’Ixcotel ; nous ne savons pas pour l’instant où se trouve le compagnon Zacarías Pascual García López.

La compagnonne Erika a seulement pu avoir accès au bureau de la direction de la prison, et n’a pas pu vérifier de visu la condition de nos compagnons. Le directeur de la prison a assuré qu’ils sont en bonne santé, qu’ils n’ont pas subi de mauvais traitements durant le transfert, qu’actuellement ils sont à la visite médicale et que demain le 18 avril à 8h30 du matin, nous pourrons entrer dans la prison pour les visiter.

A la sortie d’Erika, accompagnée de compagnons et compagnonnes solidaires et des médias libres, nous avons conclu l’activité en lisant à nouveau le communiqué rendu public aujourd’hui, cette fois-ci en face de la prison, accompagné de slogans pour qu’ils arrivent jusqu’aux oreilles de nos compagnons prisonniers.

Que veulent les prisonniers politiques ? LA LIBERTÉ !

Les prisonniers Loxicha ne sont pas seuls !

Liberté pour Alvaro Maintenant !

Compagnons, compagnonnes, la sortie d’Alvaro et de ses compagnons du Centre d’Extermination n°13 est le résultat de l’effort collectif et de la solidarité que l’ont sent depuis différentes latitudes.

Un coup porté contre l’un-e d’entre nous est un coup porté contre tou-te-s !

La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión

Avril 2014

Traduit par les trois passants

Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique.

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Note: Le 7 juin 2013, Álvaro ainsi qu’Abraham García Ramírez, Agustín Luna Valencia, Eleuterio Hernández García, Fortino Enríquez Hernández, Justino Hernández José, tous prisonniers de Loxicha, Oaxaca, sont transférés arbitrairement et sous torture physique et psychologique de la prison d’Ixcotel à la prison n°13 de « Mengoli de Morelos, Miahuatlán », dans l’État d’Oaxaca.

Le 20 juin 2013, les prisonniers Loxicha sont transférés de la prison n°13 de « Mengolí », vers la prison n°6 « Huimanguillo », État du Tabasco. Puis ils sont de nouveau transférés de celle-ci vers la prison de haute sécurité n°13 de « Mengolí de Morelos, Miahuatlán »

Le 17 avril 2014, Justino Hernández José, Eleuterio Hernández García, Agustín Luna Valencia, Abraham García Ramírez, Fortino Henriquez Hernández et Álvaro Sebastián Ramírez, ont été transférés à la prison d’Ixcotel. source

Voir aussi l’article : Malgré 18 ans de prison, Alvaro Sebastián Ramírez est toujours debout !

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[Paris] Samedi 19 avril : Journée festive pour la libération des prisonnières-ers politiques

17avril semainePP concert 2014 Pour conclure la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnières-ers politiques, une grande journée festive est organisée le samedi 19 avril 2014 au CICP, 21ter rue Voltaire, Paris 11.

Nous vous y attendons nombreux !

Au programme dès 16h : Tables de presse / Théâtre / Bar et buffet de la solidarité

Et concert à partir de 18h Concert « Hip-hop for prisoners » avec :

Zimanbaz (rap Kurdistan)

Refugees of Rap (rap Palestine / Syrie)

Latypik (Reggae 93 indépendant)

Akye & Skalpel de Première Ligne (rap 93 indépendant)

Entrée : prix libre.

Programme détaillé de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Site Internet de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

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semintpresmix

Dans le cadre de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e- s politiques 2014, nous vous invitons à la Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique.

En solidarité avec les compagnon-ne-s incarcéré-e-s au Mexique venez nombreux et nombreuses

Le mercredi 16 avril à 19h dans les locaux de la CNT 33 rue des Vignoles, Paris 20e ( métro Avron ou Buzenval ).

Au programme : Projection d’une vidéo sur la situation du compagnon anarchiste Jorge Mario González García et d’une vidéo sur notre compagnon de la Sexta Álvaro Sebastián Ramírez « Luchar por la dignidad », présentée par le collectif Kamara-D.A. Repas Solidaire : Tacos végétariens- Boissons -Musique avec « Bato Loko & la Revolu-SoN ».

Soirée organisée par Les Trois Passants (Libérons-Les !) avec le soutien du Secrétariat international de la CNT et du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL).

Programme détaillé de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Site Internet de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Solidarité avec les prisonnier-e- s de la Sexta

La Sixième (Sexta) Déclaration Zapatiste est une proposition politique lancée par l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) à la société civile au Mexique et ailleurs sur la planète. Dans cette déclaration, les zapatistes concluent à la nécessité d’élargir le mouvement à d’autres secteurs de la société et de mettre en oeuvre une nouvelle forme de rencontre et de solidarité des luttes, dans une logique anticapitaliste. Il s’agit d’une proposition organisationnelle qui se confronte aux campagnes électorales et à toute logique électorale. Finalement, la Sixième Déclaration propose une façon inédite de faire la politique, « en bas à gauche ». Des milliers de personnes, de groupes et de collectifs au Mexique et dans le monde ont adhéré à cette initiative. Cependant, la réponse de l’État mexicain à ces luttes a toujours été la répression et la prison. Dès lors, plusieurs campagnes nationales et internationales ont été lancées pour la libération des compagnons et compagnes adhérents à la Sexta. À ce jour cinq prisonnier-e-s de la Sexta sont encore en prison.

Solidarité avec les anarchistes incarcéré-e-s à Mexico.

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux mènent un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », depuis 2012 le gouvernement fédéral d’Enrique Peña Nieto et celui de la ville de Mexico ont déclenché une véritable persécution contre les mouvements sociaux, en particulier contre les mouvements anarchistes. À ce jour sept compagnon-e-s anarchistes ou liés au mouvement anarchiste se trouvent incarcéré-e-s pour avoir participé à des manifestations, piquets de protestation, actions, etc. Certains ont été condamnés à plus de cinq ans de prison ferme, comme Jorge Mario González García.

Pour tous et toutes nous exigeons la liberté !!!
 Ici en bas, quand la rage inonde notre cœur, nous ne nous fatiguons pas,nous ne nous rendons pas ! 
À bas les murs de toutes les prisons !

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tract

Halte aux agressions contre les communautés zapatistes !

HALTE22Cette année, le 1er janvier, nous avons commémoré en France et partout dans le monde le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste du Chiapas au Mexique (1994-2014).

Après cinq cents ans d’oubli, après dix années de travail silencieux, clandestin, « YA BASTA ! » a été le cri qui a brisé le silence de l’histoire, la nuit du 1er janvier de 1994, dans la forêt d’un endroit oublié du sud-est mexicain appelé le Chiapas. Des milliers d’indigènes formant l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) se sont couvert le visage pour enfin être vus et ont déclaré la guerre au gouvernement mexicain pour exiger liberté, démocratie et justice. Le feu et la parole qui ont surgi de la forêt lacandone ont offert une alternative à ce monde assailli par l’avancée brutale du capitalisme. La parole qui fut alors prononcée ne pouvait l’être qu’avec une voix humble et simple : celle de la dignité.

Pendant vingt ans, le gouvernement et toute la classe politique ont pourtant répondu à cette dignité par la guerre, la destruction et le mensonge, essayant de noyer dans l’oubli l’incessante construction collective zapatiste qui se bat pour un autre monde, meilleur. Tout au long de ces vingt ans de rébellion, d’autonomie, de guerre, d’apprentissage constant, les communautés zapatistes ont réussi à construire leurs propres systèmes de santé, d’éducation, d’économie, de vie collective, leurs conditions de vie se sont largement améliorées, malgré ce que les médias nationaux et internationaux officiels font croire.

Alors que les Zapatistes viennent de commémorer le vingtième anniversaire de leur soulèvement, le vingtième anniversaire de leur autonomie, le gouvernement à la main des organisations officialistes et partidaires continue à mener sa guerre :

Le 30 janvier 2014, trois cents membres de la CIOAC – Centrale indépendante des ouvriers agricoles et des paysans- démocratique (1) ont attaqué brutalement les bases d’appui zapatistes de la terre communale « ejido » 10 de abril , municipalité autonome 17 de noviembre. Suite à cette attaque, les Zapatistes ont demandé des secours à l’hôpital San Carlos, mais les agresseurs ont interdit le passage de l’ambulance et agressé les personnes qui se trouvaient à bord ; ils ont saisi l’ambulance et une autre camionnette. Le résultat de cette agression : plusieurs Zapatistes blessés, dont trois gravement et se trouvant dans un état délicat. Sebastian, âgé de 20 ans, souffre de plusieurs fractures dont une du crâne ,d’un traumatisme ophtalmique, d’une hémorragie rétinienne sévère et risque de perdre la vision. Ismael, âgé de 22 ans, souffre d’une fracture du nez et des lèvres, d’un traumatisme crânien et d’un traumatisme oculaire. Jhony, âgé de 32 ans, souffre également d’un traumatisme crânien et d’un traumatisme oculaire.

Ce n’est pas la première fois que les compagnonnes et compagnons zapatistes sont attaqués par la CIOAC ; depuis 2007 cette organisation lance des provocations en menaçant les Zapatistes de les chasser des terres récupérées depuis 1994.

L’Assemblée de Bon Gouvernement a signalé que les agresseurs du 30 janvier ont reçu chacun une somme de 100 pesos, environ 7 euros, pour perpétrer cette agression et rendu responsable de cette attaque paramilitaire les trois niveaux du gouvernement (municipal, étatique et fédéral). « Nous savons qu’Enrique Peña Nieto est l’éhonté contremaître qui est en train de vendre tout, nos ressources naturelles, notre terre mère (…) Concernant l’enfant majordome du Chiapas Manuel Velazco cuello, qui avait dit après sa victoire électorale qu’il respectecterait notre autonomie et les Assemblées de Bon Gouvernement, il a démontré dès premiers jours de janvier 2014 qu’il nous mentait encore en prétendant respecter les terres récupérées depuis 1994. Quant au caporal de la municipalité officielle de las Margaritas, le monsieur Manuel Culebro Gordillo (2), il n’est qu’un autre menteur de plus, voleur et complice des membres de la CIOAC- Démocratique. Tous les trois ont une dette de plus envers nous pour le sang de nos compagnons versé et ça a un prix » (Dénonciation de L’Assemblée de Bon Gouvernement de Morelia, 1er février 2014.)

HALTE AUX AGRESSIONS CONTRE LES COMMUNAUTES ZAPATISTES !

PAS UNE PROVOCATION DE PLUS CONTRE L’EZLN !

Les trois passants

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1) La CIOAC – Centrale indépendante des ouvriers agricoles et des paysans – est née en 1975. Cette organisation est connue par ses multiples relations avec l’État Mexicain et les partis politiques. De par son caractère clientéliste, elle s’adapte et promeut les projets productifs néolibéraux du gouvernement, sans mentionner les financements qu’elle reçoit de la part de l’État pour l’exécution de ces mêmes projets.

2) Enrique Peña Nieto est l’actuel président mexicain ; Manuel Velazco cuello est l’actuel gouverneur de l’État du Chiapas et Manuel Culebro Gordillo est l’actuel président municipal de las Margaritas, Chiapas.

Info sur Enlace Zapatista

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Francisco Kuykendall Leal, est décédé à 6h du matin à Mexico.

kuykendall

Ni oubli, ni pardon !

Le 1er décembre 2012 à 4 heures du matin, alors que la mobilisation contre l’investiture-imposition présidentielle d’Enrique Peña Nieto avait commencé, les forces de l’ordre ont réprimé de façon brutale les manifestants et manifestantes qui avec rage et dignité, étaient sorti-e-s dans la rue pour faire entendre leur colère contre un système qui prend uniquement en compte ses propres intérêts et contre l’imposition de Peña Nieto.

Les évènements du premier décembre confirment une fois de plus la brutalité policière et la répression qui caractérise l’État Mexicain, reprises et élargies par Peña Nieto, mais aussi par le maire de la ville de Mexico Marcelo Ebrard, connu aussi pour sa répression et sa persécution des mouvements sociaux, des étudiants, des compagnons militants de la Sexta de l’EZLN et des compagnons anarchistes.

Depuis cette répression, le compagnon adhérent à la Sexta zapatiste, Francisco Kuykendall Leal, se trouvait dans un état grave. Il souffrait d’un traumatisme crânio-encéphalique qui l’a pratiquement laissé paralysé.

Outre son militantisme, Kuykendall avait une passion particulière pour le théâtre ; il était directeur, producteur et acteur. Tous ceux et celles qui le connaissent l’appellent « Kuy ». Ce 1er décembre, Kuy n’est pas rentré chez lui comme il avait l’habitude de le faire, ni vu ses compagnons de lutte comme d’habitude. Il s’est retrouvé dans un lit d’hôpital. Il a résisté longtemps et aujourd’hui, 25 janvier 2014, il est décédé à 6h du matin à Mexico.

Ni oubli, ni pardon !

Nous n’oublions pas le compagnon Kuykendall, ni les arrestations, ni les blessures!

Un coup porté contre l’une ou l’un d’entre nous est un coup porté contre toutes et tous !

Les trois passants

Source: reçu par mail de la Red Contra la Represión y por la Solidaridad, voir aussi Regeneración Radio

plus_d_infos, Voici une vidéo du 1er décembre 2012 sur l’agression subie par le compagnon Kuy.

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Paris: Balade Carnavalesque « les Zapatistes sont toujours là ! »

Pour partager, s’informer et fêter ce vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste du Chiapas au Mexique (1994-2014)., ils étaient nombreuses et nombreux à cette Balade Carnavalesque qui a eu lieu le 11 janvier 2014.

marchacarparis20Durant ces vingt années de résistance, de construction, de partage et d’autonomie, les Zapatistes nous ont inspiré dans nos luttes collectives et quotidiennes, nous n’avons pas cessé d’apprendre et d’être surpris de leur parcours rebelle. Tout au long de ces vingt années, des groupes, collectifs, organisations, syndicats, individus très divers ont accompagné et soutenu chacune et chacun à sa façon leur cheminement … tout au long de ces années nous ne les avons pas oubliés !

La lutte continue !

En solidarité :

Les Trois Passants (Libérons-Les !), l’Association Terre et Liberté pour Arauco, la marionnettiste Lyllunik, la batucata Yolande do Brasil, Albert Sandoz et ses contes du Viel Antonio et d’autres artistes solidaires.

Vingt ans après, les zapatistes sont toujours là !

Après cinq cents ans d’oubli, après dix années de travail silencieux, clandestin, « YA BASTA ! » a été le cri qui a brisé le silence de l’histoire, la nuit du 1er janvier de 1994, dans la forêt d’un endroit oublié du sud-est mexicain appelé le Chiapas. Des milliers d’indigènes formant l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) se sont couvert le visage pour, enfin, être vus, et ont déclaré la guerre au gouvernement mexicain pour exiger liberté, démocratie et justice. Le feu et la parole qui ont surgi de la forêt lacandone ont offert une alternative à ce monde assailli par l’avancée brutale du capitalisme. La parole qui fut alors prononcée ne pouvait l’être qu’avec une voix humble et simple : celle de la dignité.

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Dans le cadre de la Balade Carnavalesque « les Zapatistes sont toujours là ! » et de la SEMAINE ZAPATISTE « Fêtons les 20 ans de solidarité avec les communautés zapatistes », les trois passants et plusieurs artistes solidaires ont réalisé une performance en solidarité avec les prisonnier-e-s et contre l’oubli. contraelolvidoparis À Jorge Mario González García À Álvaro Sebastián Ramírez À Máximo Mojica Delgado À María De los Ángeles Hernández Flores À Santiago Nazario Lezma À Alejandro Díaz Santiz Aux compañeros-as de la Sexta Aux compañeros-as Anarquistas Paris, 14 janvier 2014 lire la suite ————————————————————————————————————————————————————————————————————

Spécial Vingt ans après, les zapatistes sont toujours là !

baladezapatisteS

Invitation à la Balade Carnavalesque : les Zapatistes sont toujours là !

Le samedi 11 janvier 2014 à 14h.

RDV à l’angle de la rue du Faubourg du Temple et du boulevard Jules Ferry, métro : République ou Goncourt.

Salut à tous et à toutes !

Fêtons ensemble le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste du Chiapas au Mexique (1994-2014). Et oui… les Zapatistes sont toujours là !

Durant ces vingt années de résistance, de construction, de partage et d’autonomie, les Zapatistes nous ont inspiré dans nos luttes collectives et quotidiennes, nous n’avons pas cessé d’apprendre et d’être surpris de leur parcours rebelle. Tout au long de ces vingt années, des groupes, collectifs, organisations, syndicats, individus très divers ont accompagné et soutenu chacune et chacun à sa façon leur cheminement … tout au long de ces années nous ne les avons pas oubliés !

C’est pourquoi nous vous invitons tous et toutes à la « Balade Carnavalesque : les Zapatistes sont toujours là ! » le samedi 11 janvier 2014 à 14h. RDV à l’angle de la rue du Faubourg du Temple et du boulevard Jules Ferry, métro : République ou Goncourt.

Tout en racontant le cheminement des Zapatistes par la lecture d’extraits de leurs déclarations, une balade artistique, festive et collective arpentera les rues de Paris. Tout au long du trajet : de la musique avec la batucata Yolande do Brasil, de la guitare, du saxo, de la trompette et aussi du cirque, une danse de la couleur de la terre, un peu de théâtre avec « nous n’oublions pas les prisonnier-e-s », les marionnettes de Lyllunik. À mi-parcours pour se réchauffer, une pause café avec les contes zapatistes du vieil Antonio par Albert à la Petite Rockette-Ressourcerie, et enfin une performance collective « El Caracol ».

Pour partager, s’informer et fêter ce vingtième anniversaire, nous vous attendons nombreuses et nombreux à cette Balade Carnavalesque, organisée par les Trois Passants (Libérons-Les !) et l’Association Terre et Liberté pour Arauco avec la participation solidaire de la marionnettiste Lyllunik, de la batucata Yolande do Brasil, d’Albert Sandoz et ses contes du Viel Antonio et d’autres artistes solidaires.

balade Voici le tract de la balade et la carte pour trouver plus facilement le RDV de la Balade.

Vingt ans après, les zapatistes sont toujours là !

Après cinq cents ans d’oubli, après dix années de travail silencieux, clandestin, « YA BASTA ! » a été le cri qui a brisé le silence de l’histoire, la nuit du 1er janvier de 1994, dans la forêt d’un endroit oublié du sud-est mexicain appelé le Chiapas. Des milliers d’indigènes formant l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) se sont couvert le visage pour, enfin, être vus, et ont déclaré la guerre au gouvernement mexicain pour exiger liberté, démocratie et justice. Le feu et la parole qui ont surgi de la forêt lacandone ont offert une alternative à ce monde assailli par l’avancée brutale du capitalisme. La parole qui fut alors prononcée ne pouvait l’être qu’avec une voix humble et simple : celle de la dignité.

Pendant vingt ans, le gouvernement et toute la classe politique ont pourtant répondu à cette dignité par la guerre et le mensonge, essayant de noyer dans l’oubli une semence d’où fleurissent des lieux de rencontre appelés « caracoles ». Dans ces lieux,les peuples indigènes et les peuples du monde entier se parlent, se retrouvent pour apprendre les uns des autres, mais aussi pour résister au pouvoir et pour construire, par l’autonomie, un autre monde, meilleur. Tout au long de ces vingt ans de rébellion, d’autonomie, de guerre, de fête, de rencontres et de ruptures, d’apprentissage constant et de regards qui parlent depuis le silence, les communautés zapatistes ont réussi à construire leurs propres systèmes de santé, d’éducation, d’économie, de vie collective. Sept principes les ont guidées dans la construction de cette autonomie : servir et non pas se servir ; représenter et non pas dominer ; construire et non pas détruire ; obéir et non pas diriger ; proposer et non pas imposer ; convaincre et non pas vaincre ; descendre et non pas monter. Et aussi le socle de leur éthique : « Tout pour tous et rien pour nous ».

Venez nombreuses et nombreux !

les trois passants

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Manifestation de solidarité avec les communautés zapatistes dans le cadre des 20 ans du soulèvement au Chiapas (Paris, le 18/01/14)

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Manifestation festive – Samedi 18 janvier – 14 heures – Place des Droits de l’Homme (parvis du Trocadéro)

Vingt ans de révolte et de résistance contre le néolibéralisme !

Vingt ans d’autogestion et de construction de l’autonomie !

Le 1er janvier 1994, date d’entrée en vigueur de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain), les sans-terre, les sans-voix, les « oublié-es de toujours » que sont les Indien-nes, descendent des montagnes et, au cri de « ¡ ya basta ! » (ça suffit !), occupent plusieurs villes du Chiapas, État riche en ressources, où la population est la plus pauvre du Mexique. L’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) apparaît publiquement pour la première fois et, avec elle, tous les Indien-es en lutte réclament la dignité, la justice et la démocratie pour tou-tes, la reconnaissance de leurs droits et de leur culture.

Face à eux-elles, le « pouvoir », à tous les niveaux, a toujours répondu par le mépris et par les armes des militaires et des groupes paramilitaires, pour menacer, expulser, harceler, assassiner.

Mais les zapatistes restent fermes et continuent à construire leur autonomie pacifiquement, sans chercher à prendre le pouvoir, sur la base d’assemblées communautaires, s’organisant en communes autonomes. De nombreuses réalisations pour la mise en place d’une autonomie solide voient le jour – écoles, cliniques, coopératives, transports, agriculture, artisanat – dans une région où la plupart des paysan-nes sont privé-es des services de base comme l’eau, l’électricité, l’éducation, la santé.

Leur exemple et leur expérience peuvent nous inspirer aussi ici, car c’est la même logique de domination et d’exploitation qui nous opprime et nous réprime. Au Chiapas comme ailleurs, la résistance continue ! 20 ans après, les zapatistes sont toujours là, et nous sommes là pour manifester notre solidarité avec eux.

Manifestation le 18 janvier 2014 – 14 heures au Trocadéro

Programme de la SEMAINE ZAPATISTE – Fêtons les 20 ans du soulèvement au Chiapas (du 11 au 19 janvier 2014)

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Alberto Patishtán, libre !

Le professeur indigène tzotzil est sorti de prison ce jeudi 31 octobre 2013.

sortiealb1 Alberto Patishtán Gómez sort de prison. Au terme de ces longues années d’enfermement, il laisse toute une vie de lutte qui a permis la création de plusieurs organisations de prisonniers adhérentes à la Sexta zapatiste, telles que La Voix de L’Amate et les Solidaires de la Voix de L’Amate. Ces deux organisations dénoncent le fonctionnement arbitraire du système judiciaire mexicain, la torture physique et psychologique que les matons font subir aux détenus, et la corruption qui sévit dans les prisons de l’État du Chiapas.

Patishtan a été arrêté le 19 juin 2000 dans sa municipalité d’origine, El Bosque, et accusé d’embuscade, de port d’armes et d’homicide qualifié d’agents de la police d’État. Une fois jugé, son cas est resté dans l’oubli. Il n’a fait l’objet d’une enquête ni pendant l’arrestation, ni après. Le professeur indigène tzotzil est passé par cinq prisons différentes, dont une de haute sécurité dans l’État de Sinaloa. C’est grâce à la forte mobilisation des organisations, des centres de droits de l’homme, des adhérent-e-s à la Sexta, collectifs, individus, avocats solidaires entre autres, que son cas est sorti du placard.

Après treize longues années d’enfermement mais aussi de résistance et de lutte, le professeur Alberto Patishtán Gómez a enfin obtenu sa liberté, en raison d’une grâce accordée par le président mexicain Peña Nieto. En effet, jeudi dernier, c’est la modification par le sénat du Code Pénal Fédéral, qui donne désormais au président la faculté de gracier des prisonniers quand il existe des preuves de violations des droits de l’Homme lors de leurs arrestations ou de leurs procès, qui a permis la libération de Patishtán.

Bien que dans les derniers communiqués, Patishtán ait souligné que la grâce présidentielle n’était pas la meilleure voie pour obtenir sa libération, toutes les possibilités juridiques étaient épuisées. La Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) avait refusé d’assumer sa compétence et ses responsabilités en se déclarant incompétente sur le cas du professeur Alberto. Elle l’avait renvoyé vers le tribunal de Tuxtla Gutierrez au Chiapas qui, à son tour, s’était prononcé contre sa remise en liberté et avait confirmé sa condamnation à soixante ans de prison. L’un des chemins pour obtenir sa libération à long terme était de recourir à la Cour Interaméricaine de Droits de l’Homme, ou bien de promulguer une loi autorisant le président de la République à exercer le droit de grâce.

Le 24 octobre dernier, le professeur déclarait : « Il est venu à ma connaissance que les députés et les sénateurs cherchent des solutions concernant mon cas. Indépendamment de ce qu’ils veulent ou peuvent faire, ce qui m’intéresse, c’est qu’il soit bien clair que je suis innocent. Ils doivent me libérer, un point c’est tout. » C’est ainsi qu’il s’exprimait depuis une maison de la ville de Mexico, où il était assigné à résidence alors qu’il recevait des soins pour sa tumeur au cerveau.

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L’après-midi du 31 octobre 2013, jour de sa libération, le professeur Patishtán a donné une conférence de presse. Visiblement ému, l’indigène tzotzil a rappelé sa lutte contre l’esclavage et la marginalisation auxquels sont soumis les plus pauvres au Chiapas. « Je suis sorti pour défendre mon peuple, lever la main. C’est la cause pour laquelle ils m’ont envoyé en prison en me condamnant à mort. Ils ont voulu achever ma lutte, ils ont voulu la faire tomber, mais ce qui s’est véritablement passé, c’est que la lutte s’est multipliée. Ils ont voulu la cacher mais elle n’a fait que resplendir », a souligné le professeur Patishtán entre des applaudissements et des acclamations approbatrices.

« Dès le premier jour de ma captivité , je me suis senti libre. Quelques personnes me demandent : Qu’est-ce qui fait que tu ne cesses pas de rire ?, et je leur dis : C’est que j’ai la conscience tranquille. Si je cesse de rire un jour, je sens que c’est un jour perdu pour moi. Si vous me voyez très souriant, ne vous préoccupez pas, c’est ma profession », a-t-il dit au milieu des éclats de rire de l’assistance.

Ainsi au milieu des cris, des embrassades, et des visages heureux, le public criait enthousiaste : « Liberté, liberté, vive Alberto Patishtán ! Le prof, personne ne l’a gracié, la liberté, c’est grâce au peuple organisé qu’il l’a gagnée ! »

Dans une déclaration, des organisations membres du Réseau National « Tous les droits pour toutes et tous » signalent à propos de la libération d’Alberto que, malgré cette bonne nouvelle, la préoccupation persiste autour des fautes graves commises par le système judiciaire mexicain. L’application de la grâce (indulto) confirme qu’au Mexique la justice est totalement absente, dans ce procès comme dans tant d’autres. Le Réseau signale également : « Un des sujets sur lesquels l’État mexicain ne s’est pas encore exprimé, dans ce cas, est la reconnaissance publique de l’innocence de Patishtán. Il est nécessaire de rappeler que l’État mexicain doit réparer le dommage causé à Alberto et à sa famille, après avoir violé ses droits humains ».

marchapatNous partageons la joie de cette libération sans oublier que, pendant ces dernières années, une mobilisation forte, solidaire, infatigable et très diverse s’est amplifiée comme le vent partout dans le monde à travers des actions, des événements, des festivals, des performances, des émissions de radio, des vidéos, des manifestations… Cette résistance créative et déterminée nous a réunis, avec nos différentes formes de lutte, autour de la liberté non seulement de Patishtán mais de tous ceux et celles qui résistent encore et qui se battent toujours à l’intérieur des geôles.

Notre justice, celle qui se construit en bas et à gauche reste à faire, le chemin parcouru est déjà tracé mais il n’est pas fini. Nous ne sommes pas toutes et tous là, il manque les prisonniers et les prisonnières !

La lutte continue ! Liberté aux prisonniers et prisonnières ! À bas tous les murs des prisons ! Les trois passants Correction : Valérie Références : *Journal mexicain « La Jornada » 1º novembre 2013, p. 3, par Fernando Camacho S. *Journal mexicain « La Jornada » 24 octobre 2013, p. 2, par Hermann Bellinghausen *Bulletin No. 34/2013 , Red “Todos los Derechos para Todas y Todos”, 30 octobre 2013 plus_d_infos

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OAXACA-CHIAPAS-MEXICO Des nouvelles des prisonniers (octobre 2013)

Bulletin du mois d’octobre concernant les dernières nouvelles des compagnons prisonniers d’Oaxaca, du Chiapas et de Mexico.

OAXACA: Sept pièces du puzzle Loxicha

Alavrotros

De nuit ils ont été pris. Plusieurs personnes fortement armées, habillées tout en noir et encagoulées ont tout à coup fait irruption dans la cellule que les prisonniers partageaient. Avec violence, ils ont été fouettés contre le mur et on leur a attaché les mains derrière le dos. Ils ont été maintenus ainsi, attachés, debout pendant des heures jusqu’à ce que les hommes habillés en noir les fassent sortir de leur cellule, sans qu’ils sachent quand ils allaient revoir cette cellule qu’ils avaient partagée pendant seize ans.

Jamais aucun d’eux, ni personne, n’aurait voulu vivre dans ce lieu construit dans le seul but d’enfermer les gens et de leur arracher la liberté. Cependant, après seize ans, les sept hommes avaient changé les murs de cette prison en la rendant un peu plus habitable, un peu plus humaine. C’était déjà leur foyer, le lieu où ils travaillaient, où ils préparaient la nourriture, où ils recevaient leurs petits-fils et petites-filles et leurs visites, où ils écrivaient des lettres à la machine. Tout ce qu’ils avaient réussi à construire tout au long d’une demi-vie a disparu en un instant.

En les poussant avec violence, les hommes en uniforme les ont obligés à monter dans un autobus qui les attendait, le moteur allumé, pour ensuite les emmener loin de là. Ils ont été emmenés avec d’autres prisonniers qui montaient eux aussi, les mains attachées. Ils soupçonnaient déjà où on les amènerait mais l’incertitude était suffocante, plus encore pour ces sept hommes qui avaient tant de fois été arrêtés, séquestrés, portés disparus, torturés, et transférés d’une prison à l’autre. Ce qu’ils savaient avec certitude c’est qu’ils ne reviendraient jamais dans ce lieu où ils n’avaient jamais voulu venir, mais qu’au cours de presque dix-sept ans, ils avaient converti en foyer, leur foyer.

Ce texte est la première partie d’une série d’écrits qui s’intitulent : Sept pièces du puzzle Loxicha. Ce travail collectif a été réalisé par « La Voix des zapotèques xiches en prison », L’agence indépendante « Subversiones » entre autres.

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CHIAPAS

1. Le terrain communal de San Sebastián Bachajón : toujours en résistance en dehors et à l’intérieur de la prison.

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À six mois de l’assassinat de leur compagnon Juan Vázquez Guzmán, malgré les pièges juridiques, les harcèlements constants et les intimidations systématiques, les compagnons continuent la lutte pour la défense de leur territoire. « Nous n’allons pas nous taire comme le mauvais gouvernement le souhaite, Juan Vázquez Guzmán vit, la lutte de Bachajón continue ! (…) Les mauvais gouvernements assassinent et emprisonnent tous ceux et celles qui luttent pour de meilleures conditions de vie dans leurs villages » – signalent leurs compagnons dans leurs communiqués récents.

Malgré les nombreuses dénonciations et les exigences répétées, tant au niveau juridique que par la pression sociale et la résistance locale, deux compagnons se trouvent toujours derrière les barreaux : Antonio Estrada Estrada et Miguel Demeza Jiménez. Tous les deux luttaient pour leurs droits légitimes au territoire depuis 2008 et contre la stratégie du gouvernement qui veut les dépouiller de leur terre où se trouvent les Cascades d’Agua Azul pour le futur méga-projet touristique millionnaire, dit CIPP-CAA-Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul.

Antonio et Miguel continuent à rédiger des communiqués depuis la prison et à exiger leur libération. Dans son dernier communiqué du mois d’octobre 2013, Antonio Estrada Estrada, incarcéré dans la prison numéro 17 à Plages de Catazaja depuis le 7 août 2011, s’adresse aux assemblées zapatistes de bon gouvernement, aux compagnons adhérents à la sixième déclaration zapatiste, aux défenseurs des droits de l’homme au niveau international et national, aux médias, aux peuples du Mexique et aux peuples du monde, aux peuples indigènes en résistance, au mouvement états-unien « Justice pour les quartiers de New York » et à l’opinion publique générale.

Tout d’abord et comme d’habitude, il se présente toujours comme membre du terrain communal de San Sebastián Bachajón et adhérent de la sixième déclaration de la Forêt Lacandone lancée par l’EZLN. Dans son dernier texte il dénonce publiquement le manque d’intérêt et de respect de ses droits de la part de son avocat commis d’office et du ministère public, de par leurs nombreuses absences répétées les jours des comparutions. La dénonciation souligne également le comportement du juge en charge de son dossier qui a décidé sans enquête préliminaire de le condamner à tort à sept ans de prison pour vol et délinquance organisée.

Enfin, il exige sa liberté immédiate ainsi que celle de Miguel Demeza Jiménez, arrêté le 7 octobre 2010 par la police préventive de l’Etat du Chiapas, accusé d’enlèvement et qui compte ses jours d’enfermement dans la prison N°14 « El Amate ». Le compagnon exige également la libération immédiate d’Alberto Patishtán Gómez et Alejandro Diaz Santiz, arrêté il y a 13 ans, accusé d’homicide et condamné à 29 ans de prison. Tous les deux sont incarcérés au surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas.

Par les trois passants Références : Enlace zapatista.

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2. « Je demande urgemment la libération de mon père à cause de son mauvais état de santé », déclare le fils d’Alberto Patishtán.

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Plus d’un mois après que le premier tribunal collégial de la vingtième cour siégeant à Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, ait ratifié la condamnation à 60 ans de prison du professeur tzotzil, Alberto Patishtán Gómez, son fils Héctor Patishtán a déclaré qu’en raison des mauvaises conditions de santé de son père, il est urgent qu’il soit libéré.

Il a souligné qu’il n’est pas question de demander la grâce présidentielle ; celle-ci n’est pas la meilleure voie car il s’agirait d’un pardon gouvernemental, quand cela devrait être le contraire, ce sont eux qui devraient nous demander pardon pour ces 13 années d’injuste impunité.

Après avoir participé au forum intitulé « Chiapas, la guerre et les résistances continuent : EZLN, Alberto Patishtán et le déplacement forcé », organisé par le Programme Interculturel et d’Affaires Indigènes de l’Université Iberoaméricaine, Héctor Patishtán a précisé que quand toutes les voies juridiques s’étaient épuisées dans le pays, l’un des chemins pour obtenir la libération de son père est de recourir à la Cour Interaméricaine de Droits de l’homme (CIDH), bien qu’il existe également la possibilité de légiférer pour une loi d’amnistie.

« Nous ne tarderons pas à obtenir la libération de mon père » a déclaré confiant le jeune homme âgé de 17 ans – qui a regretté que la justice mexicaine soit faite pour servir seulement à certains. « Les classes vulnérables, les indigènes, sommes les plus blessés » ; par exemple, les prisons du Chiapas sont remplies d’indigènes accusés de délits qu’ils n’ont pas commis, mais ne parlant pas espagnol, sous torture, ils admettent les avoir commis.

« Nous sommes ouverts aux voies possibles afin d’obtenir la liberté de mon père » a déclaré son fils. De la même manière, il a remarqué que les jeunes ont entre leurs mains l’avenir du pays et ils doivent se battre pour les changements afin que les injustices ne se répètent pas comme celle commise contre son père.

« Nous, les jeunes qu’est-ce que nous pouvons attendre ? Si nous continuons sans rien faire qu’est-ce qui arrivera ? La criminalisation de la protestation sociale va continuer ainsi que les disparitions forcées. Il est temps de réfléchir et de penser ce que nous voulons. Nous, les jeunes, sommes l’espoir du Mexique et si nous voulons le transformer, il faut commencer maintenant » a-t-il déclaré.

Il a assuré que malgré son état de santé et les revers judiciaires, son père garde courage : « Il m’a rappelé que ce qu’ils ne peuvent jamais enfermer ni tuer en prison c’est la dignité, la liberté et l’orgueil, même s’ils te condamnent à mille ans de sentence. »

Alberto Patishtán est originaire du village d’El Bosque au Chiapas, accusé d’avoir participé à une embuscade le 12 juin 2000, entre les municipalités d’El Bosque et de Simojovel dans laquelle sept policiers sont morts.

Source : Journal la Jornada, 19 octobre 2013, p. 17 Traduit par les trois passants plus_d_infos __________________________________________________________________________________________________________________

MEXICO

Ville de MEXICO – Le 2 octobre 2013, lors de la commémoration du massacre de Tlatelolco du 2 octobre 1968, la répression a de nouveau frappé la population mexicaine. Liberté à tous les prisonnier-e-s du 2 octobre !

2octnopardonLe 2 octobre 2013, la ville de Mexico se réveille sous un fort dispositif policier, des murs métalliques de 2.5 mètres de haut entourent une bonne partie de la ville et des centaines de CRS sont mobilisés. Et cela à quelques heures des manifestations prévues pour commémorer le massacre des étudiants en 1968.

À quelques jours de l’imposition des Jeux Olympiques, le 2 octobre 1968, le gouvernement de Gustavo Díaz Ordaz et son Ministre de l’intérieur, avec l’aide de l’armée ont brutalement réprimé la révolte estudiantine, en assassinant plus de 300 personnes et faisant 700 blessés et 6000 arrestations.

Ce 2 octobre 2013, des affrontements entre des groupes de manifestants et la police ont fait au moins 50 blessés lors d’une manifestation de plusieurs milliers de personnes à Mexico, en commémoration du 45e anniversaire du massacre des étudiants en 1968.

Une fois de plus la répression policière fait irruption à cette date déjà historiquement douloureuse. L’usage de gaz lacrymogène démesuré, le lancement aveugle de flash-balls ont laissé derrière eux plus d’une centaine de détenu-e-s (5 détenus étaient des mineurs, plusieurs vidéos le démontrent).

Malgré les déclarations du Gouvernement de la ville de Mexico niant cette violence policière, le constat des organisations, des collectifs, de médias libres et indépendants, de vidéastes solidaires laisse connaître aux yeux de tous la forte répression qu’ont subi ce jour-là, non seulement les manifestant-e-s mais aussi les passant-e-s. Plusieurs personnes arrêtées sont sorties de prison sous caution ; dans certains cas, elles ont du payer 130 000 pesos, 8000 euros environ, ce qui représente un abus de pouvoir total étant donné les dures conditions économiques.

Selon les dernières informations provenant de la Croix Noire Anarchiste du Mexique, le compagnon anarchiste Mario González García se trouve encore en prison. Mario a été arrêté avec dix autres compagnons ce 2 octobre 2013, en se rendant à la manifestation. Le bus qui le transportait a été intercepté par plusieurs voitures de police ; après avoir fait descendre tous les passagers, ils ont arrêté onze personnes, parmi elles se trouvait Mario.

Mario-GonzálezMario et d’autres jeunes arrêtés avaient installé un piquet de protestation contre les réformes éducatives, en dehors du rectorat de l’Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM). Quelques jours avant son arrestation, les jeunes avaient été menacés par le propre recteur de cette université, Jose Narro qui a exigé qu’ils quittent le lieu et abandonnent le piquet, sans se soucier de leurs demandes et en leur disant de faire attention à leur situation juridique qui risquait de se dégrader. Il faut souligner que tous les compagnons qui participaient à ce piquet de protestation ont été victimes d’une constante campagne de lynchage, de criminalisation et de persécution politique. Cette arrestation laisse penser que les étudiants arrêtés, dont Mario, ont été suivis tout au long du trajet de leur sortie de l’université jusqu’à la manifestation.

L’arbitraire ne s’arrête pas là : ces jeunes ont été portés disparus pendant quatre heures après leurs arrestations et pendant ce temps là ils ont été torturés, passés à tabac et ont reçu des décharges électriques. C’est à cause de cela que Mario a été blessé principalement au bras droit et à la jambe gauche ; jusqu’à aujourd’hui il n’a pas reçu le traitement médical adéquat.

Actuellement il y a huit autres prisonniers, en plus de Mario, incarcérés dans la maison d’arrêt – «Nord» à Mexico. Ils sont accusés d’attaques à la paix publique en bande organisée, raison pour laquelle ils n’ont pas pu sortir sous caution. Quant à Mario, il se trouve actuellement à la maison d’arrêt «d’Oriente » à Mexico ; la libération sous caution lui a été concédée mais une fois payée, sa liberté lui a été révoquée à nouveau. Toute une campagne médiatique a été montée pour le décrédibiliser en soulignant ses antécédents et en l’accusant de vol et d’occupation de l’université . Mario et sa famille ignorent sa situation juridique, la seule réponse qu’ils ont obtenu jusqu’ici est que sa libération sous caution a été révoquée par ordre du juge. À tout moment les droits de Mario ont été bafoués… Une fois de plus l’arbitraire l’emporte, la justice s’efface sans laisser de traces de son pourrissement.

Liberté pour Mario !

Liberté à tous les prisonnier-e-s du 2 octobre !

Par les trois passants Références : Croix Noire Anarchiste.

Autres vidéos:

http://www.youtube.com/watch?v=UdLeGuIirFQ

http://www.youtube.com/watch?v=c0wuhVGgyCc

http://www.youtube.com/watch?v=bFoPOGqejsU

estrellita

521 ans de résistance – Retour sur l’Escuelita zapatiste

JOURNÉE INTERNATIONALE DE SOLIDARITÉ AVEC LES PEUPLES AMÉRINDIENS

Le samedi 12 octobre 2013, de 14h à 23h

au Centre international de culture populaire (CICP)

21ter rue Voltaire, Paris 11e

M° Rue des Boulets (L9)- RER : Nation – Bus : 56 ou 76

-Projections / débats en présence de délégués amérindiens

(Amérique du Nord, Centrale et du Sud)

Diné / Navajo (Dinetah, USA) – Choctaw (Oklahoma, USA) – Innu (Nitassinan, Canada) – Mapuche (Chili)- Palikur-Téleuyu (Guyane “française” – sous réserve) – Information “Idle no more” (Canada) – Information sur les “escuelitas” zapatistes au Chiapas (Mexique)

Événement organisé par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques(CSIA-Nitassinan), avec le soutien de Terre et Liberté pour Arauco, du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte(CSPCL), Les Trois Passants / Liberons-les et d’Échanges solidaires.

Programme détaillé de la Journée de solidarité, cliquez ici

Tables de presse – librairie amérindienne – bar – artisanat – exposition de lithographie de Leonard Peltier

CSIA 12oct2013_zapVous pouvez lire des articles sur les petites écoles zapatistes sur la rubrique « La liberté selon les zapatistes »

estrellita

Chiapas-Oaxaca: Des nouvelles des prisonniers adhérents à la Sexta de l’EZLN (Août-Septembre)

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Après la libération des compagnons de l’organisation de la Voix de l’Amate et de l’organisation des Solidaires de la Voix de l’Amate le 4 juillet dernier, trois campagnes nationales et internationales sont toujours en cours : celle pour la libération d’Alberto Patishtán et d’Alejandro Díaz Sántiz, une autre pour la libération des prisonniers de Bachajon, Miguel Demeza Jiménez et Antonio Estrada Estrada, enfin celle pour la libération d’Alvaro Sebastian Ramirez et des six autres compagnons prisonniers de Loxicha, Oaxaca, transférés à nouveau le 19 août dernier de Tabasco à la prison n°13 de Miahuatlán, Oaxaca. Il s’agit du troisième transfert de prison en seulement 73 jours.

presos Amate libres_0CHIAPAS :

Les compagnons libérés du Chiapas Rosario Díaz Méndez, Rosa López Díaz, Pedro López Jiménez, Alfredo López Jiménez, Juan Collazo Jiménez, Enrique Gómez Hernández, Juan López Gonzalez, Benjamin López Aguilar et Juan Díaz López ont recommencé leurs vies et leurs luttes à l’extérieur de la prison. Rosa et Alfredo ont retrouvé leurs enfants et leurs activités quotidiennes après plus de 6 ans d’enfermement. Rosa a repris son activité de commerçante de nourriture et de fruits et, durant la petite école zapatiste qui a eu lieu pendant le mois d’août, nous l’avons retrouvée au CIDECI (Centre indigène de formation intégrale) avec ses enfants,vendant des aliments pour les visiteurs et les étudiant-e-s. Quant aux autres ex-prisonniers, certains sont retournés auprès de leurs familles, se sont rendus à leurs villages et reprennent peu à peu leur chemin collectivement ou non. Ils ignorent si l’organisation qu’ils ont maintenue en prison servira à présent qu’ils sont dehors, mais une chose est sûre : ils sont tous et toutes conscientes que ce sont la lutte et la résistance individuelle et collective qui les ont fait sortir de prison.

La lutte continue pour ceux qui sont toujours derrière les barreaux.

solidarios Amate libres1Les visites à la prison numéro 5 de San Cristobal ne cessent pas pour Alberto Patishtán et Alejandro Díaz Sántiz. Des interviews, des chroniques, des programmes de radio, des manifestations et des articles continuent à se diffuser au niveau national et international. Diverses initiatives émergent en solidarité avec les deux prisonniers. Concernant tout particulièrement Patishtán, une nouvelle campagne de signatures intitulée « Pas un jour d’injustice de plus » a été lancée dernièrement, en raison de la révision de son cas prévu ce 12 septembre 2013 par le 1er tribunal du Chiapas. (Vous pouvez envoyer votre signature si vous le souhaitez à http://www.alzatuvoz.org/patishtan/). En effet, le 7 septembre 2013, le magistrat Freddy Gabriel Celis Fuentes, du premier tribunal du Chiapas, qui travaille sur le dossier de résolution du cas d’Alberto Patishtán enfermé depuis 13 ans sans aucune preuve de sa culpabilité, a signalé que le cas sera révisé ce jeudi 12 septembre 2013 ; ce sera alors le moment où l’on saura publiquement si son innocence est reconnue ou pas – a déclaré son avocat Sandino Rivero. S’il est reconnu innocent par le tribunal, alors Patishtán sortira en liberté dans quelques heures seulement, mais s’il n’est pas reconnu innocent, alors tous les outils juridiques et judiciaires nationaux auront été épuisés et seule resterait la possibilité de faire appel au système interaméricain des droits de l’homme.

Son avocat a déclaré qu’au niveau juridique, la défense est convaincue du fait qu’existent des éléments significatifs et des analyses novatrices en matière de droits de l’homme, permettant au professeur Patishtán d’être libéré. Nous restons attentifs quant à la résolution du tribunal et vous tiendrons informés de la situation et de la réponse du tribunal.

Sources : http://www.jornada.unam.mx/2013/09/07/politica/010n3pol http://www.alzatuvoz.org/patishtan/

OAXACA :

La même histoire se répète, le même mépris émerge dans la prison… la lutte continue!

Nous partageons avec vous un petit résumé du rapport d’accompagnement des prisonniers de la région de Loxicha, transférés une fois de plus de la prison de Tabasco vers la prison No. 13 de Mengolí de Morelos, Miahuatlán, Oaxaca où ils avaient été transférés dans un premier temps le 7 juin 2013.

4a brigadaC’est le 19 août dernier que les familles de prisonniers de Loxicha ont reçu la notification que leurs prisonniers avaient été encore re- transférés ; il s’agissait du troisième transfert de prison en seulement 73 jours. Malgré la fatigue, la colère et l’inquiétude, les familles n’ont pas cessé – avec difficulté – d’organiser des caravanes vers les lieux où leurs prisonniers avaient été transférés, de faire des visites et de rédiger des communiqués pour vérifier et faire connaître l’état de santé physique et psychologique de leurs pères, fils, frères et époux, plusieurs fois maltraités et torturés durant leurs transferts. Ainsi les familles et les ami-e-s de prisonniers se sont réunis et mis d’accord, une fois de plus, pour réaliser une nouvelle brigade, la quatrième depuis le 7 juin dernier.

C’est le 21 août que les familles se rendirent à la prison pour constater encore une fois l’état et la situation des leurs. Après plus de 2 heures de route et en criant les consignes : « Liberté aux prisonniers de Loxicha pour avoir lutté ! », les visiteurs se sont rendus à l’entrée de la prison. Ils ont été reçus de manière méprisante et avec des manoeuvres d’intimidation de la part des gardians fédéraux. Toujours sous un environnement hostile, sous surveillance permanente et après plusieurs actes d’intimidation de la part de l’appareil pénitentiaire, les familles des prisonniers Agustín Luna Valencia, Álvaro Sebastián Ramírez, Abraham García Ramírez, Eleuterio Hernández García, Justino Hernández José ont enfin réussi à entrer dans la prison. Malgré les nombreux obstacles, ils ont encore réussi à voir leurs êtres chers.

Pendant que les familles subissaient toutes sortes de contrôles et de questionnements à l’intérieur de la prison, les autres membres de la brigade installaient des banderoles et des panneaux informatifs en dehors. Certains travailleurs s’approchaient et lisaient les panneaux… mais toujours sous l’œil vigilant de geôliers, toujours avec la même surveillance que celle qui s’exerce quotidiennement à l’intérieur. Soudain vers 14h30, des camionnettes remplies d’agents de police encagoulés et bien armés se sont garées devant le petit piquet de protestation installé par les membres de la brigade. Après avoir marqué le coup ceux-ci se sont retirés.

Quant aux familleprotesta Loxichas, après avoir passé 5 ou 6 contrôles par la police pénitentiaire et subi de nombreuses procédures, après être passées par des détecteurs de haute technologie inconnue même de certaines des personnes présentes, après avoir subi le harcèlement caractéristique du milieu carcéral, après avoir été prises en photo et malmenées à plusieurs reprises jusqu’à l’arrivée dans les modules de visite, elles réussirent à approcher leurs prisonniers à travers une vitre qui les séparait d’eux, et à communiquer avec eux par téléphone.

Ainsi, malgré les trois transferts de prison, les familles ont dû recommencer leurs dossiers de visiteurs, remplir des formulaires, demander des dates de visite, passer sans cesse des contrôles. Et après avoir vu leurs prisonniers, elles ont encore dû subir le même mauvais traitement à la sortie.

Tout est pareil, chaque fois qu’elles rendent visite aux leurs. Mais cette fois une chose a changé : cette fois leurs prisonniers n’ont pas été torturés et ont reçu leurs aliments comme il se doit.

100613-FAMILIARES-DE-PRESOS-LOXICHA-JAP-11Une fois dehors, les familles informent sur la situation des compagnons prisonniers et font connaître leurs messages. Notre compagnon Álvaro Sebastián Ramirez nous dit : « À l’intérieur de la prison ils savent et reçoivent la solidarité, le soutien et l’accompagnement, et reconnaissent les efforts de tous ceux et celles qui, par leurs actions, exercent une pression politique et médiatique et font connaître l’attitude répressive du gouvernement concernant le cas Loxicha », « Nous continuons à être forts et nous continuons à lutter ». Tel est le message du compagnon Alvaro.

Les familles continuent à exprimer publiquement leur engagement à poursuivre la lutte, jusqu’à la libération de leurs prisonniers. Elles se méfient du bon traitement qu’ils reçoivent en ce moment et n’oublient pas l’injustice qui a perduré pendant plus de 17 ans d’enfermement des leurs. Elles n’oublient pas l’isolement que leurs prisonniers ont vécu pendant des mois.

La lutte continue !

Source : Rapport de la 4e brigade des familles et d’amis des prisonniers politiques et de conscience de la région de Loxicha, Oaxaca. Mois d’août 2013.

Propos recueillis et traductions par les trois passants Correction : Valérie

estrellita

MEXICO: Infos sur les détenu-e-s du 1er septembre 2013

1ersep

Le 1er septembre a eu lieu une grande manifestation à Mexico contre les politiques répressives du gouvernement mexicain d’Enrique Peña Nieto, alors que ce dernier présentait le premier rapport de son gouvernement et que les profs sont en grève contre la Réforme de l’éducation.

Durant la manifestation, les différents cortèges ont été encerclés, certains gazés et harcelés par la police de la ville de Mexico, envoyée par son maire Miguel Ángel Mancera du PRD (Parti Révolutionnaire Démocratique), et par la police fédérale.

Il y a eu 22 arrestations, 5 personnes ont été immédiatement libérées, les 17 autres ont été mises à disposition du Ministère Public et donc détenues. Parmi ces 17 personnes, plusieurs font partie des Médias Indépendants adhérents à la Sixième Déclaration de la jungle Lacandone, et membres du Réseau contre la Répression et pour la Solidarité. Elles couvraient les évènements et documentaient les violations aux droits humains perpétrés par les différents corps policiers présents.

Actuellement, elles ont, tous et toutes, été libéré-e-s à l’exception de Jesse Alejandro Montaño, qui est toujours en prison car il n’a pas encore été possible de payer son amende.

Certain-e-s sont sorti-e-s libres, d’autres sous caution qui devront donc affronter un procès plus tard.

Concernant Jesse, un compte bancaire est mis à disposition par la Croix Noire Anarchiste de Mexico pour aider au paiement de l’amende :

Compte Banamex,

número : 2877071 clé : 002180700628770710

au nom de José de Jesús Maldonado Alva.

À bas les murs de toutes les prisons ! Liberté pour Jesse Alejandro !

Par les trois passants

Sources

La Jornada Croix Noire Anarchiste de Mexico Réseau contre la Répression et pour la Solidarité.

Voir aussi: [Mexique] Emeute dans le cadre du mouvement étudiant: plusieurs anarchistes arrêtés

VIDEO: 1er septembre 2013, lors de la manifestation convoquée par la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Education (CNTE) de nombreuses arrestations arbitraires ont eu lieu parmi lesquelles plusieurs journalistes indépendants tel Gustavo Ruiz, photographe et collaborateur de l’agence Subversiones d’où nous proviennent ces images. http://subversiones.org/

estrellita

La discrimination et le racisme ont prévalu une fois de plus contre le Professeur Patishtán

zap

Ce jeudi 12 septembre 2013, les magistrats Freddy Gabriel Celis Fuentes, Manuel de Jesús Suárez Rosales et Eduardo Arturo Garduño Zenteno se sont prononcés contre la remise en liberté de notre compagnon Alberto Pathistan, une fois de plus l’arbitraire l’a emporté.

Nous venons d’apprendre, selon les déclarations de Rivero, avocat d’Alberto Pathistan, que le premier tribunal de Tuxtla Gutiérrez, Chiapas a déclaré infondé la procédure de reconnaissance d’innocence demandée par l’indigène Alberto Pathistan. Cela veut dire que le professeur tzotzil, après treize longues années d’enfermement et d’arbitraire, reste en prison. Tous les outils juridiques et judiciaires nationaux ont été épuisés et seule resterait la possibilité de faire appel à la Cour Inter-américaine des Droits de l’Homme.

Nous nous souvenons du jour où la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) devait étudier le cas d’Alberto Patishtán Gómez, afin de présenter son analyse. Cependant le 6 mars 2013, celle-ci a refusé d’assumer sa compétence et ses responsabilités en se déclarant incompétente sur le cas du professeur Alberto Patishtán Gómez, condamné à 60 ans de prison. Elle l’a renvoyé vers le tribunal de Tuxtla Gutierrez au Chiapas.

Nous nous souvenons aussi que la Cour Suprême de Justice de la Nation Mexicaine ne s’attendait pas à la réaction sociale qu’a soulevée sa réponse négative concernant la révision du cas de Patishtán. La solidarité n’a pas cessé un seul instant, des actions, des communiqués, des évènements, des piquets de protestations, des manifestations n’ont pas cessé de s’accumuler les uns après les autres…

Aujourd’hui la lutte continue et ne s’arrêtera pas, car nous n’attendons plus rien de la justice mexicaine, nous attendons une autre justice, construite par l’en-bas rebelle. Les trois magistrats qui avaient dans leur mains la résolution du cas de Pathistan sont le miroir tout entier de la justice servile qui maintient le pouvoir en place, tout comme la corruption et le mépris.

Nous n’oublions pas la phrase du professeur Alberto « Nous sommes gouvernés par l’injustice », prononcée suite au refus de la Cour de réviser son cas. « C’était une bonne occasion de voir si au Mexique il y a une justice ».

Nous n’avons pas d’autre alternative que la lutte, non seulement pour la liberté d’Alberto mais aussi pour la nôtre et celle de tous et toutes…la lutte continue. Vous n’êtes pas seul compagnon Alberto, nous sommes toujours là ! Les trois passants

Plus d’infos

estrellita

Ce jeudi 12 septembre 2013, les magistrats Freddy Gabriel Celis Fuentes, Manuel de Jesús Suárez Rosales et Eduardo Arturo Garduño Zenteno décidront de son sort.

yalbertém

Le 7 septembre 2013, le magistrat Freddy Gabriel Celis Fuentes, du premier tribunal du Chiapas, qui travaille sur le dossier de résolution du cas d’Alberto Patishtán enfermé depuis 13 ans sans aucune preuve de sa culpabilité, a signalé que le cas sera révisé ce jeudi 12 septembre 2013 ; ce sera alors le moment où l’on saura publiquement si son innocence est reconnue. S’il est reconnu innocent par le tribunal, alors Patishtán sortira en liberté dans quelques heures seulement, mais s’il n’est pas reconnu innocent, alors tous les outils juridiques et judiciaires nationaux auront été épuisés et seule resterait la possibilité de faire appel à la cours inter-américaine des droits de l’homme.

Diverses initiatives émergent en solidarité avec Patishtán, une campagne de signatures intitulée « Pas un jour d’injustice de plus » a été lancée dernièrement, en raison de la révision de son cas prévu ce 12 septembre 2013, plus de 13 682 personnes ont déposé leurs signatures pour la liberté immédiate de Patishtán. Des interviews, des chroniques, des programmes de radio, des manifestations, un piquet de protestation et un jeûne en demandant sa libération ont commencé à San Cristobal, des articles, des lettres de solidarité et des communiqués continuent à être diffusés au niveau national et international. Ces derniers jours plusieurs actions ont eu lieu en solidarité avec Patishtán à Valence, Barcelone, États-Unis, Mexico et Chiapas.

Patishtán fut arrêté le 19 juin 2000 dans sa municipalité d’origine, El Bosque, Chiapas. Son arrestation était une vengeance politique, ouvertement soutenue par le gouvernement de l’Etat, dirigé à l’époque par Roberto Albores Guillén. Aujourd’hui la résolution de son cas est entre les mains des trois magistrats et des milliers de personnes attendent leur réponse.

Patishtán est enfermé depuis treize ans déjà, accusé d’avoir assassiné sept policiers dans une embuscade en juin 2000. Une fois jugé, le cas est resté dans l’oubli, sans faire l’objet d’une enquête ni pendant l’arrestation ni après; c’était bien ça l’idée de ceux qui veulent que rien ne se sache, pour continuer de priver de liberté notre compagnon passé par cinq prisons différentes, dont une de haute sécurité dans l’État de Sinaloa.

La Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) devait étudier le cas d’Alberto Patishtán Gómez, afin de présenter son analyse. Cependant le 6 mars 2013, celle ci a refusé d’assumer sa compétence pour prendre en compte la reconnaissance de l’innocence du professeur Alberto Patishtán Gómez, condamné à 60 ans de prison. Or, la Cour Suprême de Justice de la Nation Mexicaine ne s’attendait pas à la réaction sociale qu’a soulevée sa réponse négative concernant la révision du cas de Patishtán. Dans l’attente d’une solution juridique, la pression s’exerce à un autre niveau, par la voie de la solidarité nationale et internationale !

Aujourd’hui, trois magistrats du Premier tribunal de Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, décidront de son sort. Partout dans le monde. … nous attendons la réponse avec impatience.

Liberté immédiate pour Alberto Patishtán !

Par les trois passants

Sources : Enlace Zapatista

Emission de Radio spéciale en direct du piquet de protestation pour la liberté d’Alberto Patishtán à San Cristobal de las Casas, Chiapas.

komalilel

http://orelha.radiolivre.org:8000/komanilel.mp3

 PLUS D’INFOS sur le blog d’Alberto Patishtán (en français)

estrellita

La petite école : Notes sur le cours « La Liberté selon les Zapatistes »

Les Petites écoles d’en-bas

Par Raúl Zibechi*

zapatistas22 Il y aura un avant et un après la petite école zapatiste. De celle qui vient d’avoir lieu et de celles que viendront. L’impact sera lent, diffus, il se fera sentir dans quelques années mais il marquera pour des décennies la vie de ceux et celles d’en-bas. Ce que nous avons vécu a été une éducation non institutionnelle, où la communauté est le sujet éducatif. Une auto-éducation, face à face, en apprenant avec l’âme et avec le corps, comme dirait le poète.

 Il s’agit d’une non-pédagogie inspirée de la culture paysanne : sélectionner les meilleures graines, les répandre sur les sols fertiles et arroser la terre pour que le miracle de la germination se produise, chose qui n’est jamais sûre et ne peut être planifiée.

 La petite école zapatiste, que nous avons vécue avec plus de mille élèves dans des communautés autonomes, a été une façon différente d’apprentissage et d’enseignement, sans salles et sans ardoises, sans maîtres et sans professeurs, sans notes. Le vrai enseignement commence par la création d’un environnement fraternel entre une pluralité de sujets et non par la division entre un éducateur, doté de pouvoir et de savoir, et les élèves ignorants à qui doivent être inculquées des connaissances.

Parmi les apprentissages, impossible à résumer en si peu de lignes, je voudrais souligner cinq aspects, peut-être influencé par la conjoncture que nous traversons dans la sud du continent. (lire la suite)

PLUS D’INFOS/VIDEO (articles sur la petite école zapatiste, notre expérience partagée et photos) cliquez ici caraIII

estrellita

Prisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques, invité-e-s par l’EZLN à la petite école zapatiste.

escuelita zapatistaPrisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques, invité-e-s par l’EZLN à la petite école zapatiste qui aura lieu pendant le mois d’août au Chiapas.

L’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) a fait savoir que parmi ses invités au cours sur la liberté selon les zapatistes, se trouvent de nombreux prisonniers et réfugies politiques, tels qu’Alberto Patishtán, Julian Assange, Leonard Peltier, Bradley Manning, les Pussy Riot, Mumia Abu Jamal et les cinq prisonniers cubains.

Dans un nouveau communiqué sur « les condisciples » de l’événement annoncé par L’EZLN, le Sous-commandant Marcos se dirige maintenant à tous les absents-présents à la petite école zapatiste qui aura lieu au mois d’août.

« En plus des mort-e-s et disparu-e-s qui ne seront pas là et y seront, nous accompagneront dans la petite école zapatiste les prisonnier-e-s politiques qui, par divers magouilles juridiques, se trouvent dans les prisons du monde ou en situation d’asile politique ».

Le premier est Alberto Patishtán: « Condamné à 60 ans de prison, qui ce 19 juin aura passé 13 ans derrière des barreaux. Son délit : être mexicain, originaire du Chiapas, indigène, professeur et sympathisant zapatiste. Bien que son incarcération injuste ait été démontrée, les autorités judiciaires retardent sa libération. Selon les mots d’un fonctionnaire gouvernemental « si l’on libère Patishtán ce serait un mauvais signal : nous mettrions en évidence que le système judiciaire est une merde, et nous inciterions la lutte pour la liberté d’autres prisonniers. C’est quelque chose qui ne nous convient d’aucun point de vue. Mieux vaut attendre que se fatiguent tous ceux qui font du bruit avec ça. Mais ici, nous savons que le système judiciaire au Mexique est une merde et que celles et ceux qui luttent pour la liberté des prisonniers politiques ne se fatigueront… jamais ».

Marcos explique qu’ont été invités, « parmi de nombreux autres, certains qui symbolisent non seulement l’idée absurde de prétendre enfermer la liberté, mais aussi, et surtout, la résistance digne et la persévérance de ceux qui ne sont pas vaincus par les geôliers, les murs et les barreaux ».

Concernant Julian Paul Assange, réfugié politique, Marcos écrit :  » Son délit : diffuser mondialement le pourrissement de la politique extérieure nord-américaine. Et pour ce qui est de Bradley Manning, soldat de première classe de l’armée nord-américaine, son délit : diffuser une vidéo où l’on voit, depuis un hélicoptère, des soldats ricains tuant des civils en Irak. Parmi les assassinés se trouvent deux journalistes. Il est aussi accusé d’avoir exfiltré des documents sur la barbarie états-unienne en Afghanistan et en Irak. La charge principale contre Manning, qui pourrait signifier sa mort, est celle « d’aider l’ennemi » c’est-à-dire aider à faire connaître la vérité ».

Antonio Guerrero Rodríguez, Fernando González Llort, Gerardo Hernández Nordelo, Ramón Labañino Salazar et René González Sehwerert font partie des autres invités :  » La patrie de ces cinq personnes est Cuba, premier territoire libre d’Amérique. Leur délit : avoir donné des informations sur les plans de groupes terroristes basés sur le territoire des États-Unis et d’avoir paradoxalement sauvé de nombreuses vies du pays qui les emprisonne et qui dit lutter contre le terrorisme ».

Parmi les invités se trouvent également, les Russes Maria Alyójina, Yekaterina Stanislávovna Samutsévich y Nadezhda Tolokónnikova, membres du groupe de rock punk Pussy Riot. « Leur délit : dénoncer l’autoritarisme de Vladimir Poutine avec la complicité du haut clergé de l’église orthodoxe russe. Et cela « dans le pays qui se vante de s’être libéré de la « tyrannie communiste » ».

Puis, dans l’invitation formelle faite à ces personnes, les sous-commandants Moisés et Marcos admettent : « Nous savons qu’il vous sera peut-être impossible de participer personnellement à cette occasion. Mais nous savons bien que le jour arrivera où les portes des prisons s’ouvriront pour celles et ceux qui, comme vous, ont été fait prisonniers et prisonnières par l’injustice devenue gouvernement. Et ces mêmes portes resteront ouvertes suffisamment pour que par elles entrent les banquiers et leurs serviteurs. Quoi qu’il en soit, ici, nous attendons, tôt ou tard, votre participation. Car si notre détermination est la liberté, l’une de nos particularités est la patience ».

San Cristóbal de las Casas, Chiapas., 20 juin 2013. Par Hermann Bellinghausen, journal, La Jornada.

Traduit par les trois passants et Val

Voir le communiqué complet, intitulé LES CONDISCIPLES II. Il manque les… LES PRISONNIER-E-S POLITIQUES. Par les sous-commandants Moises et Marcos de l’EZLN

estrellitaCHIAPAS: Libres 9 prisonnier-e-s des organisations La voix de l’Amate et Solidaires de la voix de l’Amate !

VictorRosario Díaz Méndez de l’organisation de la Voix de l’Amate ; Rosa López Díaz, Pedro López Jiménez, Alfredo López Jiménez, Juan Collazo Jiménez, Enrique Gómez Hernández, Juan López Gonzalez, Benjamin López Aguilar et Juan Díaz López de l’organisation des Solidaires de la Voix de l’Amate ont été libéré-e-s le 4 juillet dernier.

Rosario Díaz Méndez et Alberto Pathistan Gómez font partie de la Voix de l’Amate organisation de prisonniers appartenant à la Sexta, qui dénoncent le fonctionnement arbitraire du système judiciaire mexicain, la torture physique et psychologique que les matons leur font subir, ainsi que la corruption qui sévit dans les prisons de l’État du Chiapas.

L’organisation « Les Solidaires de la Voix de l’Amate » regroupe des jeunes exposé-e-s aux mêmes injustices et manifestant un engagement équivalent dans la lutte des prisonnier-e-s, et qui ont été arrêté-e-s sans fondement parce qu’ils et elles sont pauvres, indigènes ou pour des motifs politiques. Comme Díaz Méndez et Patishtán, ils et elles sont devenu-e-s une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas.

Ils et elles tracent depuis de nombreuses années une radiographie du système carcéral où devient évident le mépris total de la dignité humaine. Ils et elles l’ont fait en défiant les menaces des autorités de la prison, en mettant leurs noms et leurs corps en danger.

Nous sommes heureux d’apprendre cette nouvelle, c’est grâce à la solidarité que les compagnons et compagnes peuvent embrasser leurs familles, leurs amies, qu’ils peuvent marcher dans leurs villages, saluer leurs compagnon-e-s, leurs voisin-e-s….finalement ils peuvent dormir, se réveiller à côté de leurs enfants et de leurs familles… la lutte continue pour tou-te-s ceux et celles qui sont encore enfermé-e-s : Alberto Patishtán Gómez, Alejandro Díaz Santiz, Antonio Estrada Estrada, Miguel Demeza Jiménez, Alvaro Sebastián Ramírez, Agustín Luna Valencia, Eleuterio Hernández García, Fortino Enríquez Hernández, Justino Hernández José, Abraham García Ramírez, Zacarías Pascual García López, Máximo Mojica Delgado, María De los Ángeles Hernández Flores, Santiago Nazario Lezma et notre compagnon anarchiste Braulio Durán.

À bas les murs de toutes les prisons ! Liberté à tou-te-s les prisonnier-e-s ! La lutte continue ! Les trois passants Plus d’infos sur les prisonnier-e-s du Chiapas Voir les vidéos :





Source: Noestamostodxs

estrellita

CHIAPAS – Bachajón : Miguel Vazquez Deara a été libéré !

1044329_565034883537841_1330572782_nCe mercredi 26 juin 2013, le compagnon Miguel Vázquez Deara a été libéré.

Miguel, « prisonnier politique » adhérent à la sixième déclaration de la forêt Lacandone de l’EZLN et membre du terrain communal de San Sebastián Bachajón, a été remis en liberté par un Juge d’Ocosingo suite à un vice de procédure (le tribunal a mis trop de temps à déterminer sa situation juridique).

Miguel Vázquez Deara avait été arrêté le 25 septembre 2011, dans la ville de Palenque au Chiapas. Il a été directement dénoncé par les membres pro-gouvernement, « officialistes » du conseil des terres communales de San Sebastian Bachajón. Ces derniers ont fabriqué et mis en scène une attaque à main armée pour l’accuser de vol avec violence et d’association de malfaiteurs. Miguel a été torturé et obligé à signer des aveux auto-inculpatoires.

Deux compagnons sont encore en prison :

*Miguel Demeza Jimenez a été arrêté le 7 octobre 2010 dans la ville d’Ocosingo, Chiapas, par la police préventive de l’Etat. Il est accusé d’enlèvement. Le compagnon Miguel a été porté disparu et torturé. Miguel Demeza est enfermé dans la Prison N°14 El Amate à Cintalapa de Figueroa.

*Antonio Estrada Estrada a été arrêté le 7 août 2011, par des éléments de la police préventive qui ont mis en scène un délit pour l’accuser d’attaque à main armée. Le lendemain il a été mis à la disposition du ministère public, après avoir été torturé et obligé à signer des aveux rédigés par les autorités ministérielles. Antonio est enfermé dans la Prison N°17 de Plages de Catazajá.

Les trois compagnons luttaient pour leurs droits légitimes au territoire depuis 2008, et deux d’entre eux se trouvent encore enfermés pour avoir fait face à la stratégie du gouvernement qui veut les dépouiller de leur terre, où se trouvent les Cascades d’Agua Azul, dans le cadre du futur méga-projet touristique « CIPP-CAA -Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul ». Les compagnons organisés du terrain communal de Bachajón n’ont pas cessé de dénoncer depuis des années la persécution politique et le pillage de leurs terres. Aujourd’hui on assiste à une nouvelle vague de répression, comme celle qui s’est abattue sur Bachajón le 2 février 2011. Ce jour-là, les autorités officielles, des policiers fédéraux, étatiques et des éléments de l’armée fédérale ont expulsé, de manière violente, les compagnons en résistance qui avaient décidé de gérer eux-mêmes le guichet d’entrée des Cascades de Agua Azul, construit pour le bénéfice collectif du terrain communal. Bilan de cette répression : 117 personnes furent détenues de manière arbitraire.

Par les trois passants/correction, Myriam

Sources: La Jornada, Blog SIPAZ, Enlace Zapatista

Plus d’infos sur Bachajon

Patishtán est enfermé depuis treize ans, il fut arrêté le 19 juin 2000 au Chiapas.

ALBERTOPatishtán est enfermé depuis treize ans, il fut arrêté le 19 juin 2000 dans sa municipalité d’origine, El Bosque, Chiapas. Son arrestation était une vengeance politique, ouvertement soutenue par le gouvernement de l’Etat, dirigé à l’époque par Roberto Albores Guillén.

Nous n’oublions pas !

Patishtán est enfermé depuis treize ans déjà, accusé d’avoir assassiné sept policiers dans une embuscade en juin 2000. Une fois jugé, le cas est resté dans l’oubli, sans faire l’objet d’une enquête ni pendant l’arrestation ni après; c’était bien ça l’idée de ceux qui veulent que rien ne se sache, pour continuer de priver de liberté notre compagnon passé par cinq prisons différentes, dont une de haute sécurité dans l’État de Sinaloa.

La Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) devait étudier le cas d’Alberto Patishtán Gómez, afin de présenter son analyse. Cependant le 6 mars 2013, celle ci a refusé d’assumer sa compétence pour prendre en compte la reconnaissance de l’innocence du professeur Alberto Patishtán Gómez, condamné à 60 ans de prison. Or, la Cour Suprême de Justice de la Nation Mexicaine ne s’attendait pas à la réaction sociale qu’a soulevée sa réponse négative concernant la révision du cas de Patishtán. Dans l’attente d’une solution juridique, la pression s’exerce à un autre niveau, par la voie de la solidarité au travers de manifestations, événements, actions, piquets de protestation, émissions radio, lettres de soutien, dénonciations auprès des instances consulaires, etc.

Le 19 juin le professeur Patishtán aura passé 13 longues années d’enfermement et d’arbitraire, c’est pour cette raison que sa famille et son village de « El Bosque » ainsi que diverses organisations solidaires ont lancé un appel à la mobilisation nationale et internationale, campagne intitulée « Pour la Justice et la liberté de Patishtan » du 4 mai au 19 juin 2013.

Cette campagne a pour but de diffuser la nouvelle vidéo intitulée « Vivre ou mourir pour la justice et la liberté » sur la lutte et l’enfermement de Patishtán ; envoyer des lettres aux magistrats responsables de la révision de son cas, un blog a été conçu pour signer en ligne la pétition pour sa libération, cliquez ici

Au niveau international, plusieurs mobilisations se sont jointes à cet appel et depuis le mois d’avril 2013 il y a eu des mobilisations au consulat du Mexique au Canada, devant les ambassades mexicaines à Madrid, au Royaume Uni, à Chicago, Valence, Barcelone et Bilbao. En France, dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui a eu lieu du 14 au 21 avril 2013, deux événements ont été organisés concrètement pour la liberté de compagnons et compagnes adhérents à la Sexta dont le professeur Patishtán.

estrellita

CHILI – MEXIQUE : Projection de documentaires – Mercredi 29 mai à partir de 19h, Cinéma La Clef

va-por-kuy-kermesDans le cadre de la soirée « Chili – Mexique : Solidarité avec les Peuples en résistance » organisée par l’Association Terre et Liberté pour Arauco, notre groupe Les Trois Passants (Libérons-Les!) présentera le court métrage « MEXIQUE, 1er DÉCEMBRE 2012« . La vidéo nous donne un aperçu assez clair de la répression par l’État mexicain de la mobilisation populaire contre l’investiture présidentielle d’Enrique Peña Nieto. Nous vous invitons à cette soirée de solidarité. Le produit de la vente d’empanadas sera envoyé à notre compagnon adhérent à la Sexta zapatiste, Francisco Kuykendall Leal “Kuy” qui a été gravement blessé par la police lors de la répression du 1er décembre et lutte actuellement pour sa vie.

Venez nombreux et nombreuses !

EN SOLIDARITÉ AVEC LES PEUPLES EN RÉSISTANCE AU CHILI ET AU MEXIQUE TERRE ET LIBERTÉ POUR ARAUCO VOUS INVITE À UNE SOIRÉE DE PROJECTIONS

MERCREDI 29 MAI À PARTIR DE 19 HEURES AU CENTRE CULTUREL – CINEMA LA CLEF 21 RUE DE LA CLEF 75005 PARIS (Mo Censier Daubenton)

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Programme

20h – 21 h30 CAIMANES : LES EAUX VOLEES (AGUAS ROBADAS) Chili, 2013, 60’

Film produit et réalisé par Elif Karakartal et Alfonso Ossandon, à partir d’un projet collectif du Comité de Défense Personnel de Caimanes, avec le soutien de la Municipalité de Los Vilos. La résistance des habitants du petit village de Caimanes – situé à 200 km au nord de Santiago du Chili, en amont duquel une puissante entreprise minière a fait construire le plus grand bassin de déchets miniers d’Amérique Latine qui a asséché ses cours d’eau et pollué son réseau d’eau potable. Treize années de lutte face à l’incommensurable pouvoir économique et à la complicité des autorités locales et gouvernementales. Mémoire historique de quelques épisodes clefs de cette lutte non violente, ponctuée des réflexions actuelles des habitants de Caimanes et des commentaires sur le vif de quelques communicants qui les ont soutenus. Débat en présence de la réalisatrice Elif Karakartal.

21h 30 – 22h 30 MEXIQUE, 1er DÉCEMBRE 2012, vidéo de 30’ réalisée par Emergencia MX, présentée par le groupe de solidarité Les Trois Passants (Libérons-Les !).

1er décembre 2012, le pouvoir mexicain réprime la mobilisation populaire contre l’investiture présidentielle d’Enrique Peña Nieto. Bilan de la répression : plus de 90 détenu-e-s, de nombreux blessé-e-s et un adhérent à la Sexta porté disparu. La projection est dédiée aux inculpés du 1er décembre et à notre compagnon adhérent à la Sexta zapatiste, Francisco Kuykendall Leal, blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive et actuellement à l’hôpital, dans un état toujours critique. Dans ce contexte de criminalisation, l’État a déclenché une véritable chasse contre les militants sociaux, les mouvements politiques, les étudiants, les professeurs et les groupes anarchistes. Cependant la résistance continue sa route ainsi que la solidarité et l’organisation.

Débat avec le groupe de solidarité des Trois Passants.

• Expositions sur les thèmes des films projetés

• Stands d’information.

Ventes de poleras et bijoux mapuche et CD du groupe Wechekeche de jeunes musiciens mapuche urbains.

• Buffet latino et végétarien

• Participation aux frais : 5 €

Affiche

***

LE CONTEXTE – MEXIQUE : 1er DECEMBRE 2012 et ensuite…

punoobreronoquearpenanieto1303Le 1er décembre 2012 à 4 heures du matin, alors que la mobilisation contre l’investiture-imposition présidentielle d’Enrique Peña Nieto avait commencé, les forces de l’ordre ont réprimé de façon brutale les manifestants et manifestantes qui avec rage et dignité, étaient sorti-e-s dans la rue pour faire entendre leur colère contre un système qui prend uniquement en compte ses propres intérêts sans se soucier du reste.

Enrique Peña Nieto est le reflet et la synthèse parfaite du Parti Révolutionnaire Institutionnel, organisation responsable depuis presque 100 ans de tous types de massacres et d’abus : assassinat de plus de 200 étudiants à Tlatelolco en 1968, de 45 indigènes à Acteal en 1997, répression des 3 et 4 mai 2006 lors de laquelle le terrorisme d’État a balayé Texcoco et Atenco (sous le mandat local du même Enrique Peña Nieto, gouverneur de l’État de Mexico à cette époque), réforme de l’article 27 de la Constitution pour privatiser les terres communales, signature de l’ALENA (L’Accord de libre-échange nord-américain) avec les terribles conséquences économiques et humaines engendrées, attaques perpétrées contre les Bases d’Appui Zapatistes non seulement par le PRI et ses raccourcis du PRD, PVEM mais aussi par le PAN… La liste d’abus est longue. Aujourd’hui, Enrique Peña Nieto rend hommage à tout cet arbitraire.

Les évènements du premier décembre confirment une fois de plus la brutalité policière et la répression qui caractérise l’État Mexicain, reprises et élargies par Peña Nieto, mais aussi par le maire de la ville de Mexico Marcelo Ebrard, connu aussi pour sa répression et sa persécution des mouvements sociaux, des étudiants, des compagnons militants de la Sexta de l’EZLN et des compagnons anarchistes.

kuykendallDepuis cette répression, le compagnon adhérent à la Sexta zapatiste, Francisco Kuykendall Leal, se trouve dans un état grave. Il souffre d’un traumatisme crânio-encéphalique qui l’a pratiquement laissé paralysé.

Outre son militantisme, Kuykendall a une passion particulière pour le théâtre ; il est directeur, producteur et acteur. Tous ceux et celles qui le connaissent l’appellent « Kuy ». Le théâtre est pour lui un outil pour transmettre les différentes réalités, les luttes, les douleurs, les résistances ; ainsi il s’en sert pour mener la lutte, pour sensibiliser et faire passer un message. Ce 1er décembre, Kuy n’est pas rentré chez lui comme il avait l’habitude de le faire, ni vu ses compagnons de lutte comme d’habitude. Il s’est retrouvé dans un lit d’hôpital. Il résiste toujours, il s’accroche, comme d’habitude… car il a l’habitude de se battre.

Dans ce même contexte, Teodulfo Torres Soriano, adhérent à la Sexta zapatiste, a été porté disparu depuis le mois de mars. Ses compagnons et sa famille ont commencé une campagne de diffusion pour l’apparition en vie de Teodulfo et lancé un appel à la solidarité. Il faut souligner que le compagnon est un témoin fondamental de la Teodulforépression exercée par la police sur les manifestants du 1er décembre. Non seulement il était présent lors des faits mais il a enregistré en vidéo l’agression subie par Kuykendall. Par sa condition de témoin oculaire, Teodulfo était obligé de s’exprimer sur les faits et les arrestations arbitraires qui ont eu lieu ce jour-là. Il devait rendre son témoignage le 27 mars 2013. Cependant il n’a jamais assisté au rendez-vous prévu pour le 27 mars, et c’est à partir de ce moment précis qu’il est porté disparu

Cette criminalisation des mouvements sociaux, des défenseurs de droits humains, des mouvements d’étudiants et de professeurs, bref de tous ceux et celles qui s’organisent, se solidarisent, résistent aux politiques capitalistes et se battent pour la construction d’un autre monde, s’est accélérée depuis le 1er décembre 2012, lors de la mobilisation contre l’imposition présidentielle d’Enrique Peña Nieto.

Nous n’oublions pas ! Tiens bon, compa Kuy ! Apparition en vie de Teodulfo Torres Soriano ! Solidarité avec tous et toutes les inculpé-es du 1er décembre !

Plus d’infos

estrellita

Rosario Díaz Méndez enfermé : entre bureaucratie et vengeance politique.

Rosari.grandeRosario Díaz Méndez, originaire de Huitiupán, Chiapas, fait partie avec Alberto Patishtán de ce qui reste de l’organisation de prisonniers de « la Voix de l’Amate » à l’intérieur de la prison. Comme pour le professeur tzotzil Patishtán, son dossier est rempli d’irrégularités et de mensonges. Il s’agit d’une vengeance politique, parce que tant Alberto que Rosario ont toujours mené une lutte pour la reconnaissance de leurs droits humains et contesté les méthodes de surveillance comme les traitements dégradants à l’intérieur de la prison, mais surtout parce qu’ils ont élargi le mouvement de protestation en y incorporant d’autres prisonniers également convaincus et engagés.

Rosario est emprisonné pour des délits qu’il n’a pas commis mais qui ont été fabriqués de toutes pièces, et condamné à 45 ans de prison pour séquestration et homicide. Cela fait plus de sept ans qu’il se trouve enfermé, et bien que son cas soit en révision par le gouvernement de l’État et qu’une résolution judiciaire ait dû être émise depuis longtemps par le juge de première instance à Simojovel, son dossier reste dans les limbes de l’abandon.

Le 7 mai 2013, nous avons appris que l’examen de son dossier avait été de nouveau retardé, comme si une consigne bureaucratique était de prolonger son enfermement ; c’est ce qu’a toujours fait Jaqueline Ángel, la juge du district de Simijovel responsable du suivi de son cas. Rosario a rendu publiques plusieurs dénonciations et il a exhorté à plusieurs reprises le juge du district de Simijovel « à respecter exhaustivement les analyses de son dossier, numéro 47/2006, en tenant compte de toutes et de chacune de ses confrontations, puisque les personnes supposées être offensées ne l’ont jamais signalé comme responsable, et les témoins à charge non plus (…) Personne ne m’accuse » – c’est comme cela que Rosario résume sa situation juridique. « Dans la plainte initiale mon nom n’apparaît pas. Il y a sept autres co-accusés dans la prison de l’Amate, que je ne connaissais même pas, qui ont été arrêtés pour les mêmes faits que moi, faits qui ont eu lieu à Huitiupán en 2005 ». (1)

DSC03693Rosario a eu une activité politique très active à l’intérieur de toutes les prisons où il a été détenu depuis le 23 août 2005. En 2008, quand il se trouvait à la prison de l’Amate et qu’il n’était pas encore membre de la Voix de l’Amate, il s’est solidarisé avec les grévistes de la faim de la dite organisation, comme des dizaines de prisonniers. Cette protestation a été le facteur qui a permis la libération de tous les prisonniers de cette organisation, sauf celle de Patishtán ; c’est alors que Díaz Méndez s’est joint à cette organisation aux côtés de Patishtán. Quand tous les deux ont été transférés à la prison de San Cristobal, ils ont continué la lutte qui avait été conçue à l’intérieur de la prison de l’Amate. À San Cristobal, Rosario a participé aux actions solidaires avec les villages adhérents à la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandonne.

Ensuite, il s’est joint à l’organisation d’une grève de la faim massive en juin 2011, quand environ 580 prisonniers de Los Llanos ont manifesté pour le respect de leurs droits en tant que personnes. Trois mois plus tard, Díaz Méndez a participé à la grève de la faim et au piquet de protestation de l’organisation de la Voix de l’Amate et des Solidaires, grève qui a duré 39 jours, et qui avait pour but d’exiger leur libération. (2)

C’est grâce à la forte mobilisation à l’intérieur et à l’extérieur que presque tous les membres de « la Voix de l’Amate » ont réussi à se faire libérer, suite aux protestations, aux efforts réalisés de la part des avocats et aux incessantes dénonciations concernant les irrégularités et les mensonges qui les avaient amenés à la prison du Chiapas.

ferIl ne faut pas oublier l’encouragement et le soutien que Rosario Diaz Mendez et Alberto Patishtan ont apportés à la plus récente organisation de prisonniers, créée en 2009, également adhérente à Sixième Déclaration zapatiste, qui s’appelle « Les Solidaires de la Voix de l’Amate ». Elle regroupe des jeunes exposés aux mêmes injustices et manifestant un engagement équivalent dans la lutte des prisonniers, et qui ont été arrêtés sans fondement parce qu’ils sont pauvres, indigènes ou pour des motifs politiques. Comme Díaz Méndez et Patishtán, ils sont devenus une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés – CERSS, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas.

Finalement, dans un communiqué, le groupe de travail et d’accompagnement aux prisonniers du Chiapas « No estam@s tod@s » lance un appel à rester attentifs, solidaires et vigilants quant aux prochaines actions pour la libération des compagnons et compagnonnes en lutte, adhérents à la Sexta Déclaration zapatiste. Rosario fait appel à tous ceux et toutes celles qui comme lui veulent que la justice et la liberté puissent trouver leur place dans ce monde, et exhorte les personnes solidaires à continuer la lutte.(3)

Depuis la France, nous réitérons notre entière solidarité avec le compagnon Rosario Diaz Mendez et lui envoyons une forte salutation et une embrassade le jour de son anniversaire le 15 mai 2013.

Nous lui disons comme toujours qu’il n’est pas seul !

Par les trois passants

Merci à Valérie pour les corrections.

Sources:

(1, 2) Nadie me acusa, expresa Rosario Díaz Méndez, otro indígena inocente preso. Periódico La Jornada, artículo de Hermann Bellinghausen. (3) Pronunciamiento del GT No Estamos Todxs en favor de Rosario Diaz Mendez et Denuncia de Rosario sobre el nuevo boicot a su proceso

estrellita

Halte à l’harcèlement contre le NODHO et Enlace Urbano de Dignidad, adhérents à la Sexta, PUEBLA – MEXIQUE

nodho-defenderse-para-resistirA la Sexta, Au Réseau contre la répression et pour la Solidarité, Aux compagnes et compagnons de Enlace Urbano de Dignidad et du Nodo de Derechos Humanos adérents à la Sexta;

Hier 27 avril 2013, des personnes non-identifiées sont entrées au domicile de Eduardo Almeida et Tamara san Miguel, membres du Nodo de Derechos Humanos et de Enlace Urbano de Dignidad. Ces personnes n’ont pris aucun objet de valeur, elles ont uniquement fouillé les meubles, ont volé des papiers et deux ordinateurs, ce qui exclut clairement un vol ordinaire. Il est clair qu’il s’agit d’un acte de harcèlement et de persécution contre deux défenseurs des droits humains et promoteurs communautaires, un de plus dans un pays qui tombe en ruine à cause de la corruption et de l’ignorance des mauvais gouvernements, un de plus venu du pouvoir qui persécute et agresse ceux qui essaient de faire un autre Mexique, un Mexique plus digne.

Face à cette agression, nous les signataires de cette déclaration, sommes solidaires des compagnons de Enlace Urbano de Dignidad et du Nodo de Derechos Humanos et exigeons qu’une enquête soit menée, que les responsables soient sanctionnés et que cesse toute forme de persécution, de harcèlement ou d’agression contre celles et ceux qui luttent pour la dignité et la justice.

Halte à l’harcèlement contre le NODHO et Enlace Urbano de Dignidad !

En Solidarité:

Réseau contre la Répression et pour la Solidarité, Mexique Centro de Documentación sobre Zapatismo, CEDOZ, État espagnol CGT, État espagnol Caracol Zaragoza, État espagnol Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte, Paris, France Fédération SUD éducation, France Les trois passants, France Nodo Solidale, Italie et Mexique Secrétariat international de la CNT, France Tamazgha, France Terre et Liberté pour Arauco, France Toile Libre, France LA PIRATA composée de : Nomads, Nodo Solidale, Colectivo Zapatista Marisol, Lugano, Italie et Suisse Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Allemagne Corsica Internaziunalista Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques(CSIA-Nitassinan) Groupe de soutien à Leonard Peltier (LPSG-France) Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas. Grains de sable (France) Grupo IRU, État espagnol

Communiqué de soutien, plus de signataires sur Enlace Zapatista

Informations complémentaires : Quelques heures après ce vol, il y a eu des tentatives de piratage des mails et sites web de ces organisations.

NODHO

ENLACE URBANO DE DIGNIDAD

Antécédents (2010)

Aux compagnes et compagnons du NODHO des Droits de l’Homme – Puebla Au Conseil Démocratique des Maitres d’Ecole de Puebla (CDMP) Au Réseau contre la Répression et pour la Solidarité Aux compagnes et compagnons de l’Autre Campagne Aux médias de communication alternatifs nationaux et internationnaux

23 mars 2010

Depuis l’Europe, c’est avec beaucoup d’indignation et de préocupation, que nous avons appris que la Procure Générale de la Justice dont le directeur est Rodolfo Igor Archundia Sierra, a par l’intermédiaire du Ministère Publique de Javier Carrión Jiménez, déposé devant la deuxième juge du tribunal pénal de Puebla, Rosa Celia Pérez González, la demande d’enquête préliminaire 400/2009/-DMS-3º/DMS-II pour le supposé délit de « dégât à la propriété privée » du Syndicat Nacional des Travailleurs de l’education (SNTE) Section 23 et 51 et a demandé la mise en détention de Tamara San Miguel Suárez, et de Itzel Sánchez Martínez toutes deux apartennant au Nodho des Droit de l’Homme et adhérentes à l’Autre Campagne, ainsi que contre des Maîtres d’écoles, tous faisant parti du Conseil Démocratique des Maitres d’Ecole de Puebla : Mariano Rolón Castelán, Evaristo Matero Hernández, Lourdes Valderrábano Teresa, María de Jesús Herrera López, Marcelino Becerra Sollo, Justino Jacinto Rosas, Floriberto Vergara Cañongo, Rosa Isela Hernández Viderique, Mario Rubén Caamaño Lara, Gregorio Martínez Hernández, Marcelino Vázquez Ildefonso, Verónica Ramírez Jarquin, Lorena Ramírez Jarquin, Manuel Morales Espíndola, Élfego Márquez Luna.

Les 17 accusés sont les mêmes qui ont été frappés et détenus arbitrairement le 10 juin 2009 par des Policiers Ministériels, des policiers de l’Etat, des policiers métropolitains et des policiers municipaux de Puebla, quand le Gouvernement de l’Etat de Puebla en charge de Mario Marín Torres a réprimé une manifestation des maîtres d’Écoles contre l’Alliance pour la Qualité de l’Éducation (ACE).

Depuis différents pays d’Europe, nous condamnons ces actes d’intimidation et exigeons que la Juge Rosa Celia Pérez annule l’Enquête préliminaire 400/2009/-DMS-3º/DMS-II pour le supposé délit de « dégât à la propriété privée » mené contre les maitres du Conseil Démocratique des Maitres d’Ecole de Puebla et contre les deux compagnes appartenant au Nodho des Droits de l’Homme de Puebla et adhérentes à l’autre Campagne.

Nous informerons les gens ici de ces actes d’injustice. Nous restons attentifs à ce cas.

Halte à la répression et à la criminalisation du mouvement social !

Prisionnières et prisionniers liberté !

S’ils en touchent unE, ils nous touchent touTEs !

Confederación General del Trabajo CGT del Estado Español Grupo IRU (estado español) Red Libertaria Apoyo Mutuo (estado español) Plataforma de Solidaridad con Chiapas-PLATA (Madrid-Estado Español) Comite de Solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha, Cspcl-París,Francia Grupo Les trois passants, Francia La Unión Mexicana Suiza (UMES) de Zürich Suiza, Colectivo ALANA (Solidaridad, Resistencia, Dignidad) Grecia. Cooperativa de Comercio Solidario “LA SEMILLA” Grecia Grupo Zero Hebdo, Paris, Francia Collettivo zapatista marisol, lugano

Nouvelle menace de répression contre le NODHO et les Maîtres d’écoles PUEBLA – MEXIQUE

clip2Le 19 mars 2010 la Commission Juridique du Consejo Democrático Magisterial Poblano (CDMP) et le Nodo de Derechos Humanos (NODHO), nous avons été informés que la Procure Générale de Justice de Puebla (PGJ) en charge de Rodolfo Igor Archundia Sierra, par l’intermédiaire du Ministère Public (MP) Javier Carrión Jiménez, a déposé devant la deuxième juge du tribunal pénal de Puebla, Rosa Celia Pérez González, une demande d’enquête préliminaire pour le supposé délit de « dégât à la propriété privée » contre deux Défenseurs des Droit de l’Homme et 15 Maîtres d’écoles, les mêmes qui ont été détenus le 10 juin 2009 durant la répression contre une manifestation du Magistère.

Les Faits :

Le 19 mars on nous informe que depuis le 5 mars la PGJ, dont Rodolfo Igor Archundia Sierra est à la tête, par l’intermédiaire du MP Javier Carrión Jiménez,a déposé devant la deuxième juge Rosa Celia Pérez la Demande d’Enquête Préliminaire 400/2009/-DMS-3º/DMS-II pour le supposé délit de « dégat à la propièté privée » contre le Syndicat National des Travailleurs de l’Éducation (SNTE) Section 23 et 51 et demande la détention de Tamara San Miguel Suárez, Itzel Sánchez Martínez, toutes deux membres du Nodo de Derechos Humanos; de Mariano Rolón Castelán, Evaristo Matero Hernández, Lourdes Valderrábano Teresa, María de Jesús Herrera López, Marcelino Becerra Sollo, Justino Jacinto Rosas, Floriberto Vergara Cañongo , Rosa Isela Hernández Viderique, Mario Rubén Caamaño Lara, Gregorio Martínez 3Hernández, Marcelino Vázquez Ildefonso, Verónica Ramírez Jarquin, Lorena Ramírez Jarquin, Manuel Morales Espíndola, Élfego Márquez Luna, tous membres du Consejo Democrático Magisterial Poblano. Les 17 accusés sont les mêmes qui ont été frappés et détenus arbitrairement le 10 juin 2009 par des Policiers Ministériels, des policiers de l’Etat, des policiers métropolitains et des policiers municipaux de Puebla, quand le Gouvernement de l’Etat de Puebla en charge de Mario Marín Torres a réprimé une manifestation des maîtres d’Écoles contre l’Alliance pour la Qualité de l’Éducation (ACE). Les 17 détenus le 10 juin sont restés en liberté et ont déposé plus tard plainte auprès de la Commision des Droits de l’Homme de Puebla et auprès de la PGJ (No. 386/2009). Celle-ci a été enregistré le 17 Février par la Procureur de Puebla.

Une fois de plus ce 10 juin 2009 est marqué par la répression.

La seule réponse du gouvernement au mouvement, c’est la répression armée, des incarcérations arbitraires, de nombreux enseignants mais aussi parents d’élèves et étudiants ont été blessées lors de manifestations pacifiques qui ont eu lieu dans plusieurs régions du Mexique : Morelos, Quintana Roo, Guerrero, Veracruz, Puebla, Hidalgo, Coahuila et Basse Californie.

En mai 2008, le gouvernement du président mexicain Felipe Calderón lançait un grand plan de réforme du système éducatif mexicain. : l’Alliance pour la qualité de l’éducation (ACE).

L’ACE vise notamment la mise en place de tests standardisés pour contrôler le personnel enseignant, la sélection sur des bases politiques en vue de leur accès à l’emploi, la réduction de la liberté académique, l’accentuation de la sélection étudiante et, à terme, l’ouverture à un contrôle plus important de l’éducation par les intérêts corporatifs des entreprises privées.

Un plan d’action nationale contre l’ACE a été mis en place dans dix-huit États du Mexique. Il rassemble enseignants, parents d’élèves et étudiants qui refusent l’ACE.

À Puebla lors d’une manifestation dans le centre ville alors que les manifestants étaient en train d’occuper un bâtiment appartenant à la SNTE [Syndicat national des travailleurs de l’éducation], la police ainsi que des personnes vêtus en civil avec le visage masqué sont intervenus. Ces corps de police étaient armés de matraques, de boucliers et de gaz lacrymogènes. La répression contre les manifestants et les observateurs des droits de l’homme a été féroce et brutale. On dénombre à l’heure actuelle plus d’une trentaine de blessés et dix-sept personnes ont été arrêté violemment dont deux personnes de l’Autre Campagne, qui ont été libérées depuis.

Video de la représsion du 10 juin 2009

http://www.cgtchiapas.org/denuncias/comunicado-denuncia-puebla-10-junio-2009 http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2010/03/22/nueva-amenaza-de-represion-contra-el-nodho-y-maestros-puebla/

Traduit par les trois passants et Val.

estrellita

Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques du 14 au 21 avril 2013 à Paris

imagesitedef20Dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui aura lieu du 14 au 21 avril 2013, le groupe les trois passants (Libérons-Les!) vous invite à une soirée dédiée aux Prisonnier-e-s adhérents à Sexta de L’EZLN- Mexique

SAMEDI 20 AVRIL 2013- 17h00 à 19h00

Présentation de la situation des prisonnier-e-s adhérents à la Sexta de L’EZLN, Mexique/ Projection du documentaire « Koltavanej -libération » sur la vie de Rosa Lopez, la seule femme prisonnière de la Sexta au Chiapas et performance « femmes prisonnières – solidaridad»/ Lecture des lettres des prisonnier-e-s de la Sexta envoyées pour l’occasion/ Échanges avec le public/ Tables de presse/19h Concert organisé par le Transfo pour la caisse d’autodéfense juridique du Transfo.

Le Transfo 57 avenue de la République, Bagnolet (93) Métro : Gallieni (L3) ou Robespierre (L9)

A propos du documentaire « Koltavanej – libération » et de la petite pièce-performance « Femmes prisonnières – Solidaridad ».

Nous avons rencontré Rosa en prison, et elle nous a donné une force énorme et l’envie de continuer à nous battre pour la libération des personnes enfermées pour des raisons politiques ou autres. La situation de Rosa comme celle de beaucoup de femmes incarcérées est extrêmement difficile, car non seulement elles ont été torturées sexuellement mais certaines sont mères et militantes, chose très compliquée dans le cadre extrêmement patriarcal de la prison (au Mexique comme ailleurs). Comme la parole des femmes prisonnières est difficilement reprise à l’extérieur, il est essentiel, dans la lutte, de leur accorder une place importante en tant que femmes, prisonnières, militantes, mères et indigènes. De là l’intérêt de donner une place spéciale à l’évocation de leur résistance, lors de cette journée internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques.

Le documentaire intitulé « Koltavanej » – qui en tzotzil veut dire « libération » – a été réalisé par la compagne et militante de la Sexta Concepción Suárez, que nous remercions pour nous avoir permis de diffuser cette vidéo en France.

Quant à la performance « Femmes prisonnières -Solidaridad », nous l’avons construite à partir d’échanges (lettres, réflexions, passages du journal en prison, pensées) avec notre compagne ex-prisonnière et adhérente à la Sexta, Mariana Selvas, que nous remercions chaleureusement pour ce tissage collectif. Mariana a été arrêtée le 4 mai 2006 à San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico. Pendant le trajet jusqu’à la prison elle a été tabassée, menacée de mort et elle a subi des agressions sexuelles par des membres de la police de l’État.

Nous dédions cette pièce aux femmes prisonnières et ex- prisonnières quel que soit le moment, quel que soit le lieu ! Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers ! Pour la mémoire et contre l’oubli !

*Tract et présentation de cette soirée

*Les prisonnier-e-s de la SEXTA où sont-ils, qui sont-ils ?

* Voir le Programme complet de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques

blog http://17avril2013.unblog.fr

Infos- Transfo

estrellita

17avril-2013-affichepetit

Voir le Programme complet de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques Du 14 au 21 avril 2013, à Paris

En 2004, réunies à l’occasion de la Première Conférence Internationale sur les Prisonniers Politiques à Donostia (Euskal Herria), plusieurs organisations ont adopté une déclaration faisant du 17 avril la Journée Internationale des Prisonniers Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques.

Aujourd’hui encore, des dizaines de milliers de militants-es politiques sont incarcérés-ées dans les geôles britanniques, irlandaises, marocaines, françaises, espagnoles, étasuniennes, israéliennes, mexicaines, sri lankaises, turques et autres…

Ceux/celles-ci sont confrontés-ées quotidiennement aux brimades, aux traitements dégradants, à la torture et aux procès d’exception, auxquels s’ajoutent les conditions inacceptables de tout enfermement.

Les prisonniers et prisonnières politiques sont les parties et les conséquences de conflits politiques causés par le non-respect des droits nationaux et sociaux des peuples. C’est pour cela qu’il est nécessaire de construire de larges mouvements de solidarité en leur direction.

A Paris, depuis 2008, différentes organisations participent à la mise en place de cette solidarité en exigeant la reconnaissance du statut de prisonnier politique partout dans le monde mais aussi, et surtout, leur libération.

Cette année, conscients-es que la mobilisation se doit d’être large et prendre en compte la diversité des situations, nous avons décidé de consacrer une semaine entière à la question des prisonnières et prisonniers politiques. Celle-ci se déroulera du 14 au 20 avril dans différents lieux.

LA SOLIDARITE EST UNE ARME, UTILISONS-LA !

LIBERTE POUR LES PRISONNIERES ET PRISONNIERS POLITIQUES DU MONDE ENTIER !

Organisateurs :

Académie des Arts et Culture du Kurdistan, Association des familles des prisonniers et des disparus sahraouis, Associu Sulidarità (Corsica), Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal, Comité de Solidarité avec le Peuple Basque, Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques, Groupe de Soutien à Leonard Peltier, Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara Occidental (CORELSO), Les trois passants (Mexique), Libération Irlande, Maison du Tamil Eelam, Secrétariat International de la CNT, Sortir du colonialisme, Terre et Liberté pour Arauco (Mapuches)…

blog http://17avril2013.unblog.fr

estrellita

Projection du film Koltavanej sur la vie de Rosa Lopez Diaz prisonnière au Chiapas, Mexique

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Tamazgha célèbre ses vingt ans

Les samedi 30 et dimanche 31 mars 2013,

À La Parole Errante

9, rue François Debergue,

93100 Montreuil

Métro : Croix de Chavaux (ligne 9).

Tamazgha : vingt ans déjà ! C’est en 1993 que l’association Tamazgha a vu le jour à Paris. Sa première activité fut l’organisation de la « Journée du livre Amazigh » le 12 janvier 1993, jour de l’an Amazigh (berbère), à l’Inalco. En mars 1993, sa création est annoncée dans le journal officiel de la république française. Malgré le contexte particulier de combat dans lequel le monde Amazigh se trouve et dans lequel Tamazgha est engagée, nous tenons à marquer cet anniversaire par un premier évènement qui aura lieu les 30 et 31 mars à Montreuil, en région parisienne.Durant cet évènement plusieurs activités sont prévues, dont un salon du livre Amazigh, des projections de vidéos, une soirée musicale et un débat sur l’Azawad.

P r o g r a m m e

Samedi 30 mars

12h00 : Ouverture des portes.

À partir de 12h : Salon du livre Amazigh. Vente et dédicaces par les auteurs présents.

14h30 : CHIAPAS- MEXIQUE. Projection : Koltavanej – « Libération », 20 min.- Film en espagnol, sous-titré en français. Ce film a été réalisé par la compagne adhérente à la Sexta de l’EZLN Concepción Suárez, que nous remercions pour nous avoir permis de diffuser cette vidéo en France. Le film raconte en toute simplicité la vie de Rosa López Díaz, indigène tzotzile, qui a été condamnée à 27 ans et 6 mois de prison en mai 2007 et qui lutte en prison au sein de l’organisation « Los Solidarios de la Voz del Amate ». La projection sera suivie par une discussion avec le groupe « Les trois passants »

17h00 : Projection du film de Stéphane Gatti « Kateb Yacine, poète en trois langues ». La projection sera suivie d’un débat.

20h00 : Soirée musicale.

Dimanche 31 mars

13h00 : Ouverture des portes.

A partir de 13h00 : Salon du livre Amazigh .Vente et dédicaces par des auteurs présents.

15h00 : Projection du film « Teshumara les guitares de la rébellion touareg », un film de Jérémie Reichenbach 2005. Suivi d’un débat. La naissance du groupe Tinariwen à l’aube des années 80 est intimement liée à la situation d’exil et d’errance du peuple touareg. Entre rock, blues acéré et musique traditionnelle, leurs guitares électriques saturées et leur chant de révolte d’errance et d’amour accompagnèrent toutes les étapes du mouvement de rébellion touareg jusqu’au plus fort des combats dans L’Azawad.

17h00 : Débat sur l’Azawad.

Entrée gratuite pour toutes les activités. Bar et restauration sur place.

Tamazgha

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CHIAPAS: tous les prisonniers de l’Autre Campagne ont vécu des arrestations arbitraires

soli

« Tous les prisonniers ont été arrêtés de façon arbitraire et à partir de délits fabriqués de toute pièce », a signalé le porte-parole des prisonniers de la prison n°5 au Chiapas. « Les autorités savent que nous sommes innocents », signalent les prisonniers indigènes du Chiapas Ils exigent du gouverneur Velasco qu’il intervienne face aux abus commis dans la prison, lundi dernier.

San Cristóbal de Las Casas, Chiapas., 23 janvier. « Cela fait plus d’un an que nous avons fait notre grève de la faim et il n’y a pas eu encore de réponse à notre exigence de liberté, ni à notre demande de réparation de toutes les irrégularités judiciaires commises à notre encontre », a déclaré Pedro López Jiménez, au nom du groupe de prisonniers de l’Autre Campagne au Centre Étatique pour la Réinsertion Sociale des Condamnés n°5 (Cerss). « Les autorités sont bien au courant de notre innocence ».

Il s’agit des prisonniers indigènes qui purgent des peines basées sur des mensonges et des irrégularités tout au long de leur procès. Les détenus les plus connus sont : Alberto Patishtán, de l’organisation de la Voix de L’Amate, et Francisco Santiz López, base d’appui de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, ces deux cas sont de compétence fédérale et les différents gouvernements du Chiapas n’ont jamais tenu leurs promesses.

En dénonçant les conditions carcérales de plus de 500 prisonniers dans cette prison, López Jiménez, du groupe des Solidaires de la Voix de l’Amate a souligné que le nouveau directeur de la prison n° 5, Wenceslao Urbina Gutiérrez, « a restreint beaucoup de choses, en violant les droits des prisonniers et sans respecter les us et coutumes de nous tous qui sommes en majorité indigènes ».

« Nous exigeons du gouverneur Manuel Velasco Coello qu’il intervienne à propos cette situation injuste », a t-il ajouté. « Depuis lundi denier ils ont empêché nos familles de nous apporter des aliments : bananes, boissons de mais et galettes. Nous sommes pauvres, mais nos familles nous apportent des choses qui complètent notre alimentation en prison, qui n’est pas bonne ni suffisante, et maintenant ils nous ont privé de ce droit ».

« De plus, les autorités de la prison n° 5 restreignent le passage des visiteurs, sans arguments valables et en toute mauvaise foi. Cette situation affecte la totalité de la population carcérale, et pas seulement nous qui sommes organisés », a déclaré le porte-parole tzotzil.

Des processus irréguliers

Les autres prisonniers de l’Autre Campagne sont : Alfredo López Jiménez, Rosa López Díaz, Juan Collazo Jiménez, Juan López Díaz et Alejandro Díaz Santiz. Tous ont vécu des arrestations arbitraires, la torture, le refus d’un traducteur dans leur langue, la corruption des agents de police. Ils ont été forcés de passer aux aveux et ont subi des fabrications de délits.

Pour sa part, Santiz López, base d’appui zapatiste, continu d’être détenu sans raison, et son cas est en suspens, il est plus un otage politique qu’un inculpé. Le professeur Patishtán espère aussi que la Cour Suprême de Justice de la Nation révisera son cas, remplit d’irrégularités tout au long du procès, raison pour laquelle il a été condamné à 60 ans de prison (il a déjà passé 12 ans en prison) pour un crime qu’il n’a pas commis.

Finalement, un autre retard inexplicable est celui du juge de Simojovel, qui doit se prononcer sur l’invalidité des charges contre Rosario Díaz Méndez, membre de la Voix de l’Amate et qui a retardé durant des semaines son intervention, sans respecter successivement les délais légaux.

Hermann Bellinghausen Envoyé Journal La Jornada 24 janvier 2013, p. 22 Source

Traduit pas les trois passants

Merci à Myriam pour les corrections

Communiqué des prisonnier-e-s du Chiapas suite à l’opération policière dans la prison n°5

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À L’opinion publique Aux Médias de communication de l’Etat, Nationaux et internationaux Aux médias alternatifs Aux Adhérents à l’Autre Campagne de l’EZLN A la Sexta Internationale Aux Organisations Indépendantes Aux défenseurs de droits humains et aux ONG

Nous, prisonniers politiques :

Base d’Appui de l’EZLN, organisation de la Voix de l’Amate, adhérents à l’Autre Campagne de l’EZLN, enfermés dans la prison numéro 5 de San Cristóbal de las Casas au Chiapas, déclarons :

Dans les centres pénitentiaires de notre État du Chiapas, il existe des opérations menées par les autorités qui, selon celles-ci, ont pour but le bien-être de la population interne. Concrètement dans la prison nº5, le 16 janvier dernier à environ 7h40 du matin est arrivé un groupe de policiers appelés des « loups », commandés par le commandant Reinol, et qui se sont mis au travail : d’abord ils nous ont enfermés dans la cour de sport, tandis qu’ils se dirigeaient vers les cellules pour les fouiller et soi-disant vérifier s’il n’y avait pas quelque chose qui pourrait affecter la prison ou la population interne. Nous sommes conscients qu’ils doivent faire leur travail, nous sommes toutefois contre le fait qu’ils ne respectent pas nos droits et garanties individuelles, le plus triste c’est qu’ils viennent seulement voler nos affaires.

Notamment à notre compagnon prisonnier politique Alberto Patishtán Gómez, à qui ils ont volé deux stylos de marque d’une valeur de 250 pesos, ainsi qu’à notre compagnon de l’organisation de Solidaires de la Voix de l’Amate Juan López González à qui ils ont volé sa montre, marque Casio d’une valeur de 120 pesos, sans compter toutes les affaires qu’ils ont volées aux autres internes.

D’une part nous exigeons du gouvernement de Manuel Velasco Coello qu’il trouve une solution immédiate à ce sujet et demandons la destitution immédiate des voleurs qui, en toute impunité, viennent nous fouiller ; nous exigeons également l’indemnisation des affaires qui nous ont été volées par ce groupe appelé « loup ».

D’autre part nous continuons d’exiger du gouverneur notre remise en liberté immédiate et inconditionnelle.

Finalement nous invitons la société civile, les organisations indépendantes au niveau national et international à mettre fin aux abus des autorités pénitentiaires et à continuer d’exiger la liberté qui nous revient.

Fraternellement Les prisonniers politiques : Base d’appui de l’EZLN : Francisco Sántis López. Les prisonniers de « La Voix de l’Amate” Alberto Patishtán Gómez et Rosario Díaz Méndez. Et les prisonniers de l’organisation de Solidaires de la Voix de l’Amate : Juan Díaz López, Alejandro Díaz Sántis, Juan Collazo Jiménez, Rosa López Díaz, Pedro López Jiménez, Juan López González, y Benjamín López Aguilar.

Prison nº5 de San Cristóbal de Las Casas, Chiapas ,21 janvier 2013.

Traduit par les trois passants

Merci à Valérie pour les corrections

Source

CHIAPAS: Patishtán dénonce des vols durant l’opération policière dans la prison n°5

Hermann Bellinghausen Correspondant Journal La Jornada Vendredi 18 janvier 2013, p. 22 San Cristóbal de las Casas, Chiapas.,17 Janvier.

violenciacarcelariaAlberto Patishtán Gómez, au nom des prisonniers de l’Autre Campagne incarcérés dans la prison de San Cristobal, a dénoncé le fait que des membres du Groupe « Lobo » (groupe qui réalise des opérations de sécurité dans les prisons de l’État du Chiapas) ont soustrait aux détenus des effets personnels et de l’argent liquide leur appartenant, durant la grande opération exceptionnelle de fouille qui a eu lieu durant la matinée.

« Une chose est qu’ils fassent leur travail, une autre est qu’ils volent », a dit ce défenseur des droits humains des prisonniers. « Il semblerait que cela soit arrivé à beaucoup de compañeros, mais ils préférent ne pas donner leur nom par peur des représailles ». Patishtán s’est lui-même fait voler un ensemble de stylos dans leur étui, d’une valeur de 500 pesos.

Les détenus de la Voz del Amate et les Solidaires de la Voz del Amate exigent que leur soient rendus leur argent et leurs objets, ainsi que ceux de toute la population pénitentiaire. Ils exigent aussi « le respect des droits humains durant ces opérations ».

Concernant la possible révision de son cas par la Cour Suprême de Justice de la Nation, Patishtán Gómez a signalé qu’il n’a toujours pas reçu de réponse. « Nous attendons », a-t-il ajouté au pluriel, en se référant aussi à Rosario Díaz Méndez, l’autre membre de la Voz del Amate. En effet, la juge de Simojovel continue de retarder sans fondement la résolution du cas de Rosario Diaz Mendez,alors que son innocence a été démontrée concernant le délit pour lequel il est depuis plusieurs années en prison.

Au groupe des Solidarios de la Voz del Amate, se sont joints récemment Juan López González et Benjamín López Aguilar, tous deux tzotziles. Patishtán nous informe que le premier est de San Juan Chamula et le second de Chalchihuitán. Les autres « Solidaires » au Centre Étatique de Réinsertion Social pour les personnes jugées (CERSS) numéro 5 sont Pedro et Alfredo López Jiménez, Juan Díaz López, Rosa López Díaz, Juan Collazo Jiménez et Alejandro Díaz Sántiz.

Déploiement de 40 agents

À propos des prisonniers évadés du CERSS numéro 5, les autorités continuent toujours aujourd’hui leur enquête sur les circonstances de l’évasion. Ce mercredi la police étatique préventive a déployé 40 agents autour et à l’intérieur de la prison.

Les personnes qui se sont enfuies ont été identifiées comme étant Pedro Pérez Pérez et Lucio Flores López (ou Lucio Bautista López). La Police Fédérale et de l’État continuent à les rechercher. Les autorités ont annoncé avoir réalisé, dans l’immédiat, des interrogatoires de gardiens et de l’équipe de direction pour essayer d’établir des responsabilités.

Traduit par les trois passants

Source

Communiqué des prisonnier-e-s du Chiapas pour le 19 ème anniversaire de l’EZLN

ANNIVERSAIRE2À L’opinion publique Aux Médias de communication de l’Etat, Nationaux et internationaux Aux médias alternatifs Aux Adhérents à l’Autre Campagne de l’EZLN A la sexta Internationale Aux Organisations Indépendantes Aux défenseurs de droits humains et aux ONG

Nous, les prisonniers politiques de la Voix de l’Amate adhérents à l’Autre Campagne de l’EZLN, enfermés dans la prison numéro 5 de San Cristóbal de las Casas Chiapas, déclarons :

En raison de l’exploitation par quelques capitalistes néolibéraux des ouvriers et des paysans qui travaillent du lever au coucher du soleil, pour seulement subvenir aux besoins de leurs familles, nos soeurs et frères zapatistes de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale se sont soulevés en 1994 et sont sortis de leurs maisons avec leurs machettes, leurs bâtons et leurs armes sans faire cas de leurs vies. Ils sont sortis parce qu’ils ne supportaient plus l’exploitation, la discrimination, le pillage de la terre, l’inégalité, les mauvais traitements, les emprisonnements, la pauvreté, la misère.

Tous ces héros qui nous enseignent et nous enseigneront leurs valeurs et leur courage d’affronter le mauvais gouvernement sont pour nous un exemple, et nous continuerons à observer le chemin qu’ils ont tracé. Et aujourd’hui premier janvier, ce chemin arrive à son 19 ème anniversaire, chemin d’exigence, de résistance qui est apparu à la lumière avec clarté et ne peut plus être occulté, parce que ce chemin a fleuri et fleurira partout dans le monde.

Finalement nous lançons un appel au gouvernement de l’Etat Manuel Velasco Coello, et demandons notre libération immédiate et inconditionnelle,en raison de l’injustice de notre emprisonnement. Vivre ou mourir pour la vérité et la justice !

Prisonniers de la Voix de l’Amate et Solidaires de la Voix de l’Amate adherents à l’Autre Campagne de l’EZLN.

Alberto Patishtan Gómez Rosario Díaz Méndez Pedro López Jiménez Juan Collazo Jiménez Juan Díaz López Rosa López Díaz Alejandro Díaz Sánchez

Prison No. 5 à San Cristóbal de las Casas, Chiapas, 01 janvier 2013.

Traduit par les trois passants

Source

En silence, plus de 40 mille zapatistes se mobilisent dans 5 municipalités du Chiapas

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En silence, ils occupent les places centrales d’Ocosingo, de San Cristobal de Las Casas, de Palenque, d’Altamirano et de Las Margaritas.

Puis ils disparaissent de façon ordonnée.

Ocosingo, Chiapas, 21 décembre. Plus de 40 mille bases d’appui zapatistes ont marché ce matin en silence dans cinq villes du Chiapas. Il s’agit de la mobilisation la plus importante de cette organisation depuis le soulèvement de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), le premier janvier 1994.

Originaires des cinq caracoles* zapatistes de la forêt Lacandone, de la zone de Los Altos et de la zone nord, les peuples mayas en rébellion (tzeltales, tzotziles, choles, tojolabales, mames et zoques) du Chiapas ont occupé les places centrales d’Ocosingo, San Cristóbal de Las Casas, Palenque, Altamirano et Las Margaritas et cela dans un silence complet à chaque endroit où ils étaient présents.

À 6h30, près de 6 mille indigènes zapatistes, en majorité des jeunes, se sont concentrés dans les environs de l’Université de la Selva, près de la zone archéologique de Toniná. De là, ils ont marché vers le parc central d’Ocosingo, où ils sont restés pendant trois heures en face du bâtiment du conseil municipal, qu’il y a 19 ans les insurgés et les miliciens de l’EZLN avaient pris par les armes après avoir déclaré la guerre au gouvernement mexicain.

Cette fois, l’action a été civile et pacifique et les seuls qui ont parlé, ce sont les poings gauches levés de tous les zapatistes quand ils sont montés en ordre sur une estrade installée pour l’occasion. Vers 10h30 les derniers manifestants ont abandonné la place et sont retournés dans la forêt.

De la même façon, dans les autres endroits mentionnés les zapatistes ont placé des estrades où ils sont montés le poing levé, lors d’un défilé d’un impressionnant silence.

A San Cristóbal de Las Casas environ 20 mille hommes et femmes zapatistes ont marché. Selon des rapports, au moins 7 mille indigènes se sont réunis à Las Margaritas, et 8 mille à Palenque. À Altamirano le chiffre est inconnu. Conformément au témoignage d’un chauffeur de la zone d’Ocosingo, du Caracol de La Garrucha, le double d’indigènes aurait pu venir mais il n’y a pas eu suffisamment de véhicules pour les transporter, raison pour laquelle seulement 6 mille personnes se sont déplacées.

Les jeunes et les femmes étaient particulièrement nombreux.

Durant ces dernières semaines, de manière intermittente, le site web « Lien Zapatiste » (Enlace Zapatista) annonçait la publication d’un « message » du Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène, Commandement Général de l’EZLN, ainsi que des commissions Sexta et de la Sexta Internationale. On pense que ces communications pourraient se faire connaître bientôt, mais ce n’est pas encore le cas.

À la date où plusieurs imprudents dans le monde ont cru que le monde se terminerait, selon l’interprétation opportuniste des « prophéties » (en réalité, des calculs mathématiques) des anciens Mayas, les communautés bases d’appui de l’EZLN, appartenant aux peuples mayas contemporains qui, dans ces langues se nomment « les véritables Hommes », ont réalisé, le visage couvert, une puissante démonstration de force et de discipline, parfaitement alignés sous la pluie tenace, inhabituelle à cette époque de l’année, qui a accompagné les mobilisations dans les différentes régions pendant toute la matinée.

Habiles pour « apparaître » tout d’un coup, les rebelles indigènes ont « disparu » aussi proprement et silencieusement qu’ils étaient arrivés à l’aube, dans une ville qui, deux décennies après l’irruption traumatique de l’EZLN lors du nouvel an 1994, les a reçus cette fois avec étonnement et curiosité, sans aucune expression de rejet. Sous les arcs de la mairie, qui a suspendu aujourd’hui ses activités, des dizaines d’habitants se sont réunis pour photographier avec leurs téléphones portables et leurs appareils photo la concentration spectaculaire des hommes et des femmes cagoulés qui ont rempli à ras bord le parc comme dans un jeu de Tetris, avançant entre les jardinières avec ordre, comme dans une chorégraphie, pour monter sur l’estrade mobile installée avec rapidité depuis tôt le matin, pour lever le poing et pour dire, silencieusement, nous sommes toujours là. Encore une fois.

* Les Caracoles (les « escargots »): lieux ou structures d’autogouvernement, points de convergence, qui sont rattachés à cinq zones territoriales. Il existe cinq caracoles : La Realidad, Oventik, La Garrucha, Morelia, Roberto Barrios.

Traduit par les trois passants Merci Valérie pour les corrections Source ici Article d’Hermann Bellinghausen Envoyé : Journal La Jornada Samedi 22 de décembre 2012 Vidéo: En silence, les zapatistes occupent les places centrales estrellita

COMMUNIQUÉ DU COMITÉ CLANDESTIN RÉVOLUTIONNAIRE INDIGÈNE COMMANDEMENT GÉNÉRAL DE L’ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE MEXIQUE

21 DÉCEMBRE 2012 À QUI DE DROIT :

AVEZ-VOUS ENTENDU ?

C’est le bruit de votre monde qui est en train de s’écrouler.

C’est celui du nôtre qui est en train de ressurgir.

Le jour qui a été le jour était de nuit.

Et de nuit sera le jour qui sera le jour .

DÉMOCRATIE !

LIBERTÉ !

JUSTICE !

Depuis les montagnes du Sud-Est du Mexique.

Pour le Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène – Commandement Général de l’EZLN

Sous-commandant Insurgé Marcos

Mexique, Décembre 2012

Traduit par Les trois passants et ami-e-s

source : ici

Nous exigeons la libération immédiate des prisonniers politiques du 1er décembre 2012.

epn_protestas_san_lazaro_2Contre le harcèlement et la répression de la Croix Noire Anarchiste :

AUJOURD’HUI, NOUS SOMMES TOUS DES ANARCHISTES !

La fin du XIXème siècle et tout le XXème siècle ont été les témoins des infatigables luttes sociales dont ont fait partie, entre autres, les libertaires de la trempe de Praxedis Guerrero, Librado Rivera, Diódoro Batalla, Rosalío Bustamante, Enrique Flores Magón et bien évidemment l’immortel Ricardo Flores Magón. Leurs apports politiques sont toujours actuellement présents dans la Constitution en vigueur, ainsi que dans une infinité de lois secondaires et dans la mémoire des mouvements politiques et sociaux du pays.

Les militants du mouvement anarchiste sont, bien sûr, une partie fondamentale de la pensée de la gauche critique, décolonisée et provenant d’en-bas, dans notre pays. L’attitude des trois partis politiques instigateurs du néolibéralisme au niveau du pouvoir (PRI-PAN-PRD), qui a consisté à pointer du doigt et harceler les activités sociales et politiques des groupes qui se revendiquent de la pensée de Ricardo Flores Magón, est un blasphème historique.

La répression de la manifestation contre le régime du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) de Enrique Peña Nieto a eu comme objectif principal de criminaliser la jeunesse qui pense, qui débat, qui questionne, qui lutte pour un monde meilleur et qui, bien sûr, ne s’est pas faite piéger par « l’éducation-compétition » qui a été poussée par les groupes de pouvoir hégémoniques chargés de soumettre le peuple de cette nation.

Les compagnons du collectif libertaire de la Croix Noire Anarchiste ont été désignés de manière irresponsable par le chef du gouvernement du District Fédéral (Maire de Mexico) Marcelo Ebrard, comme les coupables des troubles qui ont eu lieu dans le centre historique de Mexico, le 1er décembre 2012. De plus, des jeunes détenus ont été obligés de déclarer faire partie de ce groupe alors qu’ils n’en étaient pas. Nous considérons que cela fait partie d’une stratégie contre-insurrectionnelle et que c’est un préjudice pour toute la gauche anti-système. Cette campagne est, sans nul doute, initiée et impulsée par les autorités du PAN (Parti d’Action National), du PRD (Parti Démocratique Révolutionnaire) et du PRI, qui pensent qu’avec ce type d’attitude, le peuple du Mexique oubliera la guerre génocidaire du mandat présidentiel sortant, la corruption, la misère et les promesses non tenues de leurs mandats.

Toute notre solidarité et tout notre respect vont au travail que réalisent les compagnons et compagnes de la Croix Noire Anarchiste, nous exigeons le respect total de leurs droits politiques et de leur intégrité. Nous sommes avec Vous et nous restons vigilants au cas où le gouvernement fédéral ou celui du DF (District Fédéral, Ville de Mexico) tenteraient des actions brutales contre vous.

Nous exigeons la libération immédiate des prisonniers politiques du 1er décembre 2012.

Face à la répression : aujourd’hui, nous sommes tous ANARCHISTES !

Fraternellement,

Contre le pillage et la répression, la Solidarité !

Red Contra la Represión y por la Solidaridad

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario

Source: http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2012/12/04/rvsr-contra-el-acoso-y-la-represion-a-cruz-negra-anarquista-hoy-todos-somos-anarquistas/


MEXIQUE – Vidéo : Répression lors de la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto

Le premier décembre à 4 heures du matin a commencé la mobilisation contre la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto, l’information change d’une source à l’autre, mais une chose est sûre, les forces de l’ordre ont réprimé de façon brutale les manifestants et les manifestantes. Le Réseau contre la répression et pour la solidarité a émis un communiqué très tôt ce matin condamnant la brutale répression contre des étudiants, des travailleurs, des manifestants qui se trouvaient à proximité du Congrès de l’Union et du Centre Historique de la ville de Mexico.

JALISCOIl y a beaucoup de détenus, le nombre exact est inconnu pour l’instant, certaines sources parlent de 90 à 100 détenu-e-s, de nombreux blessés, certains médias libres ou non parlent même d’un mort, difficile pour l’instant d’en avoir confirmation.

Lors de la visite de Peña Nieto en France, plusieurs collectifs avons déclaré qu’Enrique Peña Nieto est pour nous le reflet et la synthèse parfaite du Parti Révolutionnaire Institutionnel, organisation responsable depuis presque 100 ans de tous types de massacres et d’abus : plus de 200 étudiants assassinés à Tlatelolco en 1968, 45 indigènes assassinés à Acteal en 1997, la répression des 3 et 4 mai 2006 lors de laquelle le terrorisme d’État a balayé Texcoco et Atenco (sous le mandat local du même Enrique Peña Nieto), la réforme de l’article 27 de la Constitution pour privatiser les terres communales, la signature du TLC avec les terribles conséquences économiques et humaines engendrées, les attaques perpétrées contre les Bases d’Appui Zapatistes non seulement par le PRI et ses raccourcis du PRD, PVEM mais aussi par le PAN… La liste d’abus est longue. Aujourd’hui, Enrique Peña Nieto rend hommage à tout cet arbitraire.

Le premier décembre confirme une fois de plus la brutalité policière et la répression qui caractérise l’Etat Mexicain, reprises et élargies par Peña Nieto, mais aussi par le maire de la ville de Mexico Marcelo Ebrard connu aussi pour sa répression et persécution des compagnons militants de l’Autre Campagne et des compagnons anarchistes. Nous nous souvenons de sa responsabilité dans la forte répression contre les étudiants lors de la manifestation du 2 octobre 2009 commémorant les 41 ans du massacre des étudiants par les militaires de Gustavo Diaz Ordaz.

Nous avons été informés que le compagnon Carlos Jahir Valdez et notre compagnon de l’Autre Campagne Francisco Kuykendall Leal « Kuy » sont dans un état grave. Kuy a été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive et son état est critique.

Nous restons solidaires des compagnons de l’Autre Campagne, des compagnons Anarchistes qui subissent depuis plusieurs jours un lynchage médiatique et de tous ceux et celles qui ont combattu les forces répressives ce samedi 1 décembre 2012.

Nous condamnons ces actes de répression et exigeons la libération de tou-te-s les détenu-e-s du 1er Décembre !

La lutte continue !

Un coup porté contre l’une ou l’un d’entre nous et un coup porté contre toutes et tous !

No estan sol@s !

Les trois passants, Paris et Caracol Solidario, Franche-Comté

Répression brutale lors de la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto

sanlazaro

Le 1er décembre à 4 heures du matin, la mobilisation contre l’investiture présidentielle d’Enrique Peña Nieto a commencé et les forces de l’ordre ont réprimé de façon brutale les manifestants et manifestantes. Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité (RvsR) a émis plusieurs communiqués condamnant la répression brutale contre des étudiants, des travailleurs, des manifestants qui se trouvaient à proximité du Congrès de l’Union et du Centre Historique de la ville de Mexico.

Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité (RvsR) condamne les actes répressifs d’Enrique Peña Nieto ainsi que l’agression dont a souffert Francisco Kuykendall, adhérent à l’Autre Campagne.

Cela ne fait même pas 24 heures qu’Enrique Peña Nieto a pris le pouvoir en tant que président et il a montré ce qu’il est : un criminel. La brutale répression contre des étudiants, travailleurs, manifestants qui se trouvaient à proximité du Congrès de l’Union et du Centre Historique de la ville de Mexico le démontre. Il y a des détenus, des blessés, les médias libres parlent même d’un mort, Brayan Limón García, étudiant. Carlos Jahir Valdez ainsi que notre compagnon de l’Autre Campagne et de l’Autre Culture, Francisco Kuykendall Leal, connu par beaucoup d’entre nous sous le nom de Kuy, sont dans un état grave. Kuy a été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive et comme nous l’avons déjà dit, son état est critique.

Nous condamnons cette agression brutale, nous exprimons notre indignation, nous nous maintiendrons au courant de la santé des blessés et de notre compagnon Kuy.

HALTE A LA REPRESSION D’ENRIQUE PEÑA NIETO JUSTICE POUR CEUX QUI ONT ÉTÉ VIOLENTÉS PAR L’ÉTAT JUSTICE POUR FRANCISCO KUYKENDALL LEAL Contre le pillage et la répression… la solidarité

Déclaration de la RvsR Chiapas pour l’anniversaire de l’EZLN

Aujourd’hui 17 novembre 2012, vingt-neuf ans après la fondation de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, nous, Réseau contre la Répression et pour la Solidarité du Chiapas, nous joignons à l’action planétaire pour nous remémorer la digne date qui figure sur le calendrier de celles et ceux d’en bas : le 17 novembre 1983.

Ce 17 novembre, il y a vingt-neuf ans, a été fondée ce qui dix ans plus tard serait connu au niveau planétaire comme l’Armée Zapatiste de Libération Nationale. Fidèles à la déclaration du Général Emiliano Zapata « Terre et Liberté », des milliers d’insurgés ont, le 1er janvier 1994, récupéré plus de 250 000 hectares de terres qui avaient été accaparées entre les mains des propriétaires terriens – non indigènes, d’origine europénne ou nord-américaine. Avec l’adhésion de familles indigènes paysannes mayas au mouvement, la surface des terres occupées a augmenté.

Connaître le processus de récupération des terres par l’EZLN c’est évoquer le passage historique d’un système colonial représenté par les grandes propriétés terriennes aux « terres récupérées », et ainsi à la construction de territoires autonomes anticapitalistes, anti-systémiques, représentés aujourd’hui par les Municipalités Autonomes Rebelles Zapatistes et les Conseils de Bon Gouvernement.

Toutes et tous, membres du Réseau contre la Répression au Chiapas, nous fêtons cette date en tant qu’adhérent-e-s et signataires de la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone. Nous n’oublions pas qu’avec la fondation de l’EZLN le souhait des compagnons et compagnes des Forces de Libération Nationale d’en finir avec le système de mort qu’est le capitalisme est encore d’actualité, à la différence près que maintenant nous sommes très nombreux. Maintenant les géographies de la résistance et de la dignité dessinent l’un de ces autres mondes possibles. Nous sommes aujourd’hui les témoins de ce qui est possible et notre engagement est de nous joindre, depuis chacune de nos géographies, à la défense des géographies zapatistes.

Aujourd’hui nous nous remémorons la fondation de l’EZLN pour ce qu’elle représente pour celles et ceux qui luttent sur la planète. Nous prenons comme exemple digne et rebelle la lutte des zapatistes du sud-est du Mexique. Ce sont des anciens, des femmes, des enfants, des jeunes, des bases d’appui, des membres des Conseils de Bon Gouvernement, des promoteurs et promotrices de santé, d’éducation, de justice, des droits humains… Ils sont miliciens, insurgés, colonels, commandants, sous-commandants, et ils continueront à être non seulement une référence réelle mais aussi une possibilité de changer ce monde pour d’autres mondes possibles pour toutes/tous les exclu-e-s, les méprisé-e-s, les exploité-e-s et les opprimé-e-s de ce monde.

Réseau contre la Répression et pour la Solidarité (Chiapas) Traduit par Myriam

Source:http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2012/11/18/pronunciamiento-de-la-rvsr-chiapas-por-el-aniversario-del-ezln/

Communiqué collectif : Halte à la répression et à la criminalisation des mouvements sociaux !

Aux Bases d’Appui de l’EZLN Aux Conseils de Bon Gouvernement À l’Autre Campagne Au Réseau contre la Répression et pour la Solidarité À la Sexta Internacional Aux peuples du Mexique et du monde Paris, France, octobre 2012 Compañeros et compañeras;

Au motif de la visite officielle d’ Enrique Peña Nieto en France, nous, collectifs adhérents ou organisations solidaires de la Sixième déclaration, nous sommes retrouvés pour manifester et réaffirmer notre pleine solidarité avec les peuples du Mexique en lutte. Réunis sur le parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro à Paris, nous avons donc organisé un petit rassemblement d’information et, surtout, nous nous sommes manifestés contre la répression et contre l’oubli.

Nous ne pouvions manquer cette occasion : Enrique Peña Nieto est pour nous le reflet et la synthèse parfaite du Parti Révolutionnaire Institutionnel, organisation responsable depuis presque 100 ans de tout type de massacres et d’abus : plus de 200 étudiants assassinés à Tlatelolco en 1968, 45 indigènes assassinés à Acteal en 1997, la répression des 3 et 4 mai 2006 lors de laquelle le terrorisme d’État a balayé Texcoco et Atenco (sous le mandat local du même Enrique Peña Nieto), la réforme de l’article 27 de la Constitution pour privatiser les terres communales, la signature du TLC avec les terribles conséquences économiques et humaines engendrées… La liste est longue. Aujourd’hui, Enrique Peña Nieto rend hommage à tout cet arbitraire, allongeant ainsi la liste des violations et autres stupidités.

Alors qu’Enrique Peña Nieto vante « la main d’oeuvre qualifiée mexicaine », « la stabilité du système bancaire, la prospérité du marché interne » ou dénonce « l’exagération donnée à la violence et au crime organisé au Mexique », les Conseils de Bon Gouvernements zapatistes ne cessent de nous faire parvenir des lettres dénonçant les provocations systématiques contre les Bases d’Appui Zapatistes de la communauté de Jechvo, les attaques, expulsions, menaces, vols et intimidations contre les communautés Comandante Abel et Union Hidalgo, l’emprisonnement de six Bases d’Appui Zapatistes de l’ejido Guadalupe los Altos, où les compagnons sont non seulement humiliés par le PRI mais aussi par l’organisation CIOAC Historica – dans laquelle militent des membres du PAN et du PRD.

Alors que les malentendus diplomatiques entre la France et le Mexique « s’arrangent », les écoles normales rurales sont brutalement frappées. Au Michoacán, la police de l’État et la police fédérale exécutent une violente opération pour prendre l’École Normale Rurale Vasco de Quiroga, à Tiripetio, et le Centre Régional d’Éducation Normale d’Arteaga, frappant et arrêtant avec un luxe de violence environ 176 étudiants ; à Cheran, les forces fédérales et de l’État sont entrées brutalement dans la communauté et ont frappé comuneros et étudiants.

Alors que les marchandages diplomatiques entre François Hollande et Enrique Peña Nieto sont mis au point,à Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, 2000 gendarmes pénètrent et attaquent la ZAD, zone occupée par des centaines de personnes et où un projet de vie alternatif et anticapitaliste a grandi de jour en jour. La ZAD se trouve sur un terrain que le gouvernement veut utiliser pour construire un aéroport. Une zone où aujourd’hui des centaines de personnes résistent comme elles peuvent et défendent cet espace face à la police de l’État français et les intérêts économiques qu’elle protège. Avec cette même logique de contrôle social , expulsion, destruction, la France a coopéré avec le Mexique en fournissant véhicules blindés, hélicoptères avec système de détection ultra-moderne, formant les polices d’État et militaire mexicaines, implantant EDF dans l’Isthme de Tehuantepec ou encore les entreprises EADS, Eurocopter et le programme REED – contribuant ainsi au saccage, à la destruction de l’environnement et à l’expulsion de nombreuses communautés indigènes.

Alors qu’en haut ils préparent leur agenda pour piétiner et mépriser, nous tissons autre chose. Nous préparons un autre agenda, incompréhensible pour ceux qui d’en haut s’enrichissent et imposent leur gouvernement, leur capitalisme. Ici, en bas, nous continuons à être solidaires, à construire quelque chose de plus digne, à exiger comme toujours : halte aux menaces et aux actes de harcèlement contre les Bases d’Appui Zapatistes !

Paramilitaires hors du Chiapas ! Liberté pour les compagnons prisonniers, zapatistes comme de l’Autre Campagne ! Liberté pour tous les membres des Écoles Normales Rurales enfermés au Centre de Réadaptation Sociale « Francisco J. Mujica » Michoacán! Halte à la répression et à la criminalisation des mouvements sociaux ! Courage, compagnons, continuons ainsi ! Solidairement, Le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte – (CSPCL) Les trois passants Secrétariat international de la CNT Collectif De BoKa En BoKa Association Espoir Chiapas Association Terre et Liberté pour Arauco Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques – (CSIA-Nitassinan) Fédération SUD Éducation Union syndicale Solidaires Source: http://radiozapatista.org/?p=7046

Des prisonniers du Chiapas demandent les services médicaux nécessaires

La maladie d’Alberto Patishtán et son long cheminement vers une prise en charge médicale et le respect de ses droits humains ont mis en évidence les conditions de santé des prisonniers dans les prisons du Chiapas, ainsi que l’attention déficiente qu’ils reçoivent en étant sous la garde de l’État.

Le porte-parole des prisonniers de l’Autre Campagne dans la prison numéro 5 de San Cristóbal de las Casas, Pedro López Jiménez, parle des maladies non traitées des compagnons Alejandro Díaz Sántiz, Alfredo López Jiménez et de lui-même et il a demandé que leur soient apportés les soins médicaux nécessaires dont ils ont tous besoin.

Le porte-parole a ajouté que les prisonniers et les solidaires de l’organisation « la Voix d’Amate » demandent au juge de Simojovel de prononcer une fois pour toutes la sentence qui, selon eux, devra être absolutoire,concernant les accusations contre Rosario Díaz Méndez, accusations dont les témoins à charge l’ont déclaré innocent. Comme lui-même l’a exprimé, personne ne l’accuse de l’assaut ni du meurtre perpétrés dans la communauté Huitiupán en 2005, faits pour lesquels sept autres personnes ont été condamnées, sans avoir aucune relation avec Díaz Méndez.

Concernant tout particulièrement Pedro López Jiménez, le tribunal de Simojovel devra rendre sa sentence avant le 23 octobre prochain. Selon la version du tribunal lui-même, il y a 95% de certitude qu’il soit innocent mais le Ministère Public a refusé de se prononcer favorablement, peut-être parce que cela mettrait en évidence le fait que la consignation originale dont ce Ministère accuse l’indigène a été prononcée sans fondement.

En ce qui concerne l’abandon médical des prisonniers, bien qu’ils soient privés de leur liberté ils ont pourtant des droits humains et le gouvernement doit les respecter. Pedro López Jiménez a mentionné le cas de son frère Alfredo, lui aussi emprisonné, nécessitant une chirurgie inguinale que durant des mois les autorités pénitentiaires lui ont refusée ; alors qu’il était hospitalisé cette semaine, son opération a été reportée à plus tard par manque d’équipement chirurgical, et il est retourné en prison.

Un autre reclus de l’Autre Campagne, Alejandro Díaz Sántiz, souffre de fortes douleurs dans les yeux et d’une détérioration visuelle, sans que les autorités ne lui donnent l’attention minimale dont il a besoin.

Indigène Tzotzil originaire de Tsoeptic (municipalité de Mitontic), Díaz Sántiz a été arrêté dans l’état de Veracruz il y a 13 ans, accusé d’homicide, délit qu’il a toujours nié. Díaz Sántiz a été condamné à 29 ans de prison.

Et comme dans les autres cas de prisonniers adhérents à l’Autre Campagne au Chiapas, sa condamnation « résulte d’un procès corrompu dès le début ». Ce même argument a été invoqué par les avocats des paramilitaires responsables du massacre d’Acteal et dans leurs cas il a suffi pour libérer plus de 30 d’entre eux.

En raison de son problème de vue, Díaz Sántiz est obligé de porter en permanence des lunettes de soleil et ses activités sont limitées.

L’attention ophtalmologique brille par son absence (on lui donne seulement quelques gouttes qui ne servent à rien, ajoute López Jiménez), comme ce fut le cas pour le célèbre Alberto Patishtán à qui durant plusieurs années on a administré des gouttes alors qu’en réalité il avait une tumeur cérébrale.

Pedro López Jiménez lui-même souffre d’intenses maux de tête et les analgésiques qui lui sont administrés n’allègent pas la douleur, c’est pourquoi il exige une tomographie ; mais jusque-là, les autorités la lui ont toujours refusée.

Finalement, le porte-parole des prisonniers de l’Autre Campagne a réitéré une fois de plus, dans une interview, la demande de libération de tous les prisonniers en incluant celle de Francisco Sántiz, base d’appui de l’EZLN et celle du professeur Patishtán, actuellement hospitalisé à Tuxtla Gutiérrez, où il se remet peu à peu d’une chirurgie crânienne réalisée la semaine dernière dans la ville de Mexico. « Nous appelons le gouverneur Juan Sabines Guerrero à accepter enfin que nous méritons tous notre liberté », a-t-il ajouté.

Hermann Bellinghausen Journal : La Jornada, Samedi 20 octobre 2012, p. 15 Source: http://www.jornada.unam.mx/2012/10/20/politica/015n1pol Plus d’infos: https://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-de-la-voix-de-lamate-chiapas/

Solidarité avec la ZAD !

Aux habitant-e-s de la ZAD,

Les gouvernements au service du capitalisme, veulent nous arracher tout, que se soit au Mexique, au Chiapas avec la répression systématique contre le projet autonome zapatiste, dans le Michoacan contre le peuple de Cheran en lutte pour la protection de la forêt et pour leur processus d’autonomie, à Notre Dame des Landes où vous vous battez en ce moment pour un espace où le capitalisme n’a pas la moindre place.

Nous sommes avec vous, nous restons solidaires de votre lutte !

Ici, comme là-bas notre solidarité est une arme !

En solidarité, Les trois passants.

Ci-dessous une vidéo sur la lutte en cours contre l’aéroport de Notre Dame des Landes.

et aussi : http://vimeo.com/51634804

« Contrairement à ce qui a été mis en avant par le préfet, l’opération ne s’est pas terminée mardi matin à 10h. Jour et nuit la zone reste militarisée avec des effectifs et des moyens démesurés ; nous ne cessons d’être soumis-e-s à une pression permanente. »

Pour plus d’information sur ce qui se passe actuellement là-bas et pour les manifestations et actions à venir : https://zad.nadir.org

17 octobre – Rassemblement : Assez de répression au Mexique !

Rassemblement : Assez de répression au Mexique !

Nous lançons un appel aux organisations, collectifs, individus à manifester ce mercredi 17 octobre sur le Parvis des Droits de l’Homme, place du Trocadéro, à Paris 16E, à 18 heures.

À l’occasion de la visite en France du nouveau président mexicain, Enrique Peña Nieto, connu pour sa main dure, pour sa répression contre les mouvements sociaux et l’assassinat de militants, nous réaffirmons notre solidarité avec les peuples du Mexique en lutte et adressons un message à Peña : ici en France vous n’êtes pas le bienvenu, nous n’oublions pas votre responsabilité dans les faits répressifs des 3 et 4 mai 2006, quand le terrorisme d’Etat s’est abattu sur Texcoco et sur San Salvador Atenco.

Par la répression politique, le sang et la prison, le pouvoir a décidé de mettre fin au cheminement de l’Autre Campagne. Tout a commencé par un conflit ciblé entre de petits producteurs de fleurs et de légumes et les autorités municipales de Texcoco, qui niait leur juste droit de travailler en commercialisant leurs productions sur la voie publique. Le FPDT, toujours solidaire avec d’autres luttes, accompagnait les producteurs et jouait le rôle d’interlocuteur. Le solde répressif : Javier Cortés Santiago et Alexis Benhumea assassinés par la police, 207 personnes torturées et emprisonnées, des centaines de perquisitions, cinq personnes d’autres pays — survivantes de la répression — expulsées du pays, la persécution politique et judiciaire des membres du FPDT, l’utilisation de la torture sexuelle contre les femmes détenues. La classe politique dans sa totalité a légitimé les faits de diverses manières, il y a eu des applaudissements stridents et des silences complices.

M. Peña représente l’abus de pouvoir, l’impunité et la répression contre ceux qui s’organisent, il est le reflet de la politique menée, particulièrement par son parti politique le PRI, spécialiste en matière de corruption et de cooptation et responsable d’avoir perpétré durant presque 100 ans tous types de massacres : plus de 200 étudiants morts à Tlatelolco en 1968, 45 indigènes tués à Acteal en 1997, la répression sur la population d’Atenco en 2006, le siège meurtrier de San Juan Copala en 2010, ainsi que toute la répression à l’encontre du mouvement zapatiste. Nous pensons en ce moment tout spécialement aux bases d’appui zapatistes Comandante Abel chassées de leur territoire par des groupes paramilitaires. Mais aussi aux communautés de San Marcos Aviles, Union Hidalgo, Moises Gandhi et d’autres, subissant les agressions de ces groupes paramilitaires, créées et organisées par le pouvoir mexicain. On constate d’ailleurs que ces agressions ont redoublé depuis l’élection de Peña Nieto.

Nous craignons que la répression soit encore plus forte sous le mandat de M. Peña Nieto arrivé au pouvoir avec ses mains tachées de sang. Pour cette raison, nous lançons un appel aux organisations, collectifs, individus à se manifester ce mercredi 17 octobre sur le Parvis des Droits de l’Homme, place du Trocadéro, à Paris 16E, à 18 heures.

Vous pouvez amener vos banderoles afin d’envoyer un message collectif au gouvernement Mexicain :

Le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL) http://cspcl.ouvaton.org/

Les trois passants https://liberonsles.wordpress.com/

Kolectivo De BoKa En BoKa bocaenboca@riseup.net

Espoir Chiapas http://espoirchiapas.blogspot.fr/

Association Terre et Liberté pour Arauco

Journée internationale de solidarité avec les peuples amérindiens

520 ANS DE RÉSISTANCE AUTOCHTONE DANS LES AMÉRIQUES

Vendredi 12 octobre 2012, à partir de 19h

à l’Espace Daniel Sorano (Théâtre) 16 rue Charles Pathé, Vincennes (94) Métro : Bérault ou Château de Vincennes (L1), RER : Vincennes, Bus : 46, 56, 112, 114, 115, 118, 124, 210, 215, 318, 325

– Tables rondes, débats, projections, Interventions des représentants autochtones, tables de presse, librairie amérindienne, exposition de tableaux et de lithographies d’oeuvres réalisées en prison par Leonard Peltier –

Lors de cette soirée un hommage sera rendu à Leonard Peltier et aux prisonniers politiques autochtones en lutte (prisonniers mapuche de la communauté Wente Winkul Mapu du Lof Chekenco : Paulino Levipan Coyán, Daniel Levinao Montoya, Rodrigo Montoya Melinao / prisonniers de l’Autre Campagne zapatiste au Mexique : Alberto Patishtan Gómez, Rosa Lopez Diaz, Francisco Sántiz López, Alvaro Sebastian…)

Soirée co-organisée par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan) et Terre et Liberté Pour Arauco,

avec le soutien et l’aide de l’Espace Daniel Sorano, de Francis Geffard (Directeur de la collection Terre Indienne chez Albin Michel et co-fondateur du festival AMERICA), de Pierrette Birraux (co-fondatrice du Centre de Documentation, de Recherche et d’Information des Peuples Autochtones – doCip), du Collectif Guatemala, de l’Organisation Tohil Morales (OTM), du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), des Trois Passants et du Leonard Peltier Defense / Offense Committee (LPDOC).

12 octobre 2012 – Programme détaillé de la soirée organisée à l’Espace Daniel Sorano, dans le cadre de la Journée internationale de solidarité avec les peuples amérindiens (Vincennes)

(Paf. 8€ – tarif réduit : 6€)

Pour de plus amples informationsCSIA-Nitassinan – tél. 0143730580 (répondeur, laisser un message) ou www.csia-nitassinan.org

Patishtán sort de l’hôpital de Tuxtla au Chiapas et est transporté à l’aéroport.

La famille n’a pas été informée du lieu de destination mais un des gardiens a dit qu’ils l’emmenaient « là où il voulait« , ce qui laisse supposer qu’il s’agit de la ville de México.*

Hermann Bellinghausen, envoyé Publié : le 03/10/2012 20:17 Journal : La Jornada

San Cristóbal de las Casas, Chiapas. La ministre Olga Sanchez Cordero de la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) a accepté aujourd’hui d’étudier le cas d’Alberto Patishtán Gómez, prisonnier indigène de l’Autre Campagne au Chiapas, afin de présenter prochainement son analyse à la Première Salle de la Cour. C’est cette dernière qui statuera sur la recevabilité de la procédure de reconnaissance d’innocence présentée en septembre par la défense légale du condamné, laquelle demande que l’instance assume la compétence originaire que lui attribue l’article 561 du Code Fédéral de Procédures Pénales, pour traiter la dite procédure.

Dans le même temps, la famille de Patishtán Gómez a indiqué qu’aujourd’hui, vers 17 heures, Alberto a été transporté en ambulance de l’hôpital Vida Mejor de Tuxtla Gutiérrez vers l’aéroport Ángel Albino Corzo. La famille de Patishtán n’a pas été avertie de sa destination, mais l’un des gardiens a dit qu’ils l’emmenaient « là où il voulait ». Cela laisse supposer qu’il s’agit d’un transfert vers la ville de Mexico.

Ces derniers jours, le professeur indigène lui-même, a exprimé dans unelettre aux autorités gouvernementales, son refus d’être soigné à l’hôpital de Tuxtla au Chiapas où, durant une précédente hospitalisation en 2010, il n’avait pas reçu l’attention médicale adéquate et où un diagnostic erroné avait été donné. Par contre, il a demandé à être soigné à l’Institut Nationale de Neurologie “Manuel Velasco Suárez”, pour une tumeur cérébrale qui a progressivement affecté sa vision jusqu’à aujourd’hui, où il est presque aveugle.

Patishtán, qui s’est converti en un important prisonnier de conscience et défenseur des droits humains au sein des prisons du Chiapas, a déjà passé 12 ans en prison en purgeant une peine de 60 ans, accusé d’avoir participé au meurtre de six policiers de l’Etat et d’un policier municipal sur la route Simojovel – el Bosque en juin 2000.

Convaincus de son innocence, divers collectifs et organisations sociales du Mexique et de nombreux pays, ont demandé sa libération, de même que des personnalités telles que Pablo González Casanova, Luis Villoro, John Berger et Raúl Zibechi.

* Nous venons d’apprendre par la famille d’Alberto Patishtán, qu’il se trouve hospitalisé à l’Institut Nationale de Neurologie “Manuel Velasco Suárez”, dans la ville de Mexico. Son opération chirurgicale aura lieu ce lundi 8 octobre à 10 heures, la famille demande que nous restions attentifs.

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario Source: http://www.jornada.unam.mx/ultimas/2012/10/03/201740632-sacan-a-patishtan-de-hospital-en-tuxtla-y-lo-trasladan-a-aeropuerto

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Un appel a été lancé par les familles des prisonniers-e-s et par des organisations solidaires pour exiger leurs libérations, ce repas de solidarité est une initiative parmi d’autres pour y parvenir.

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Festival des Résistances et des Alternatives à Paris du 25 mai au 8 juin 2011

Samedi 4 juin à partir de 13h

Journée spéciale sur l’Amérique Latine, avec :

Collectif Guatemala / Vira Lata – Bresil / Alerte Honduras / Les Trois Passants -Mexique /Pico y Pala -Argentine

Casa Poblano 15, rue Lavoisier Montreuil (93) Métro Robespierre

PROGRAMME: Projections, débats

13 h Documentaires : Le business de l’or : chronique d’un conflit annoncé de G. Lassalle et M. Pérez (54 min.) [Collectif Guatemala] ; Énergie verte et colère noire (15 min.) du collectif Vira Lata.

15 h Débat : Luttes populaires face à des projets aux coûts sociaux et environnementaux désastreux.

16 h 30 Concert : Bato Loko & la Revolu-Son, rythmes latinos et révolutionnaires.

17 h30 Docus courts : Actions des féministes en résistance (15 min.) et Agression militaire contre les féministes (5 min) de Cattrachas [Collectif Alerte Honduras] ;Luciano Arruga, disparu en « démocratie » et Menaces suite au cas Luciano Arruga (2×10 min.) de DocSur [Collectif Pico y Pala] ; Éducation et résistance, Puebla, Mexique, d’Apollo Colectivo/NODHO (25 min.) [Collectif Les trois passants] avec deux adhérents à l’Autre Campagne Mexique d’Enlace urbano de dignidad et du Nodo de Derechos Humanos, Puebla.

18 h 30 Débat : S’organiser face à la répression et la désinformation.

20 h Repas : taco, gallo pinto, pao de queijo, gato.

21 h Concert : Cascabel SonFactory (son jarocho/acoustique/alternatif/latino)

22 h Slam : Amaranta.

http://www.frap2011.org et sur : http://www.demosphere.eu

Nous vous invitons à participer à une rencontre avec la revue Rebeldía (Mexique) le 12 mai 2011 au CICP, 21 ter rue Voltaire à partir de 19H00.

La revue Rebeldía sera à Paris pour nous raconter ce qui se passe actuellement au Mexique et chez les zapatistes.

Ces dernières années, une guerre contre le peuple mexicain a été déclenchée sous le prétexte d’arrêter le crime organisé et le narcotrafic. Près de 40 000 personnes sont mortes ; des villages entiers vivent sous le feu croisé des militaires, des policiers et des narcotrafiquants.

Tout le Mexique vit une situation de violence grandissante, d’hostilité majeure contre toute forme de protestation. La militarisation et para militarisation du territoire progresse continuellement.

Cette guerre arrange bien les États-Unis et le système capitaliste. Malgré tout, des milliers de personnes, villages et communautés résistent sans se rendre ni se vendre. Dans cette guerre, les communautés zapatistes continuent à résister et à construire en bas et à gauche leur autonomie.

Qu’est-ce-que la revue Rebeldía ?

Rebeldía se déclare ouvertement zapatiste et publie les histoires d’en bas et à gauche au Mexique, comme d’autres coins du monde. C’est une revue où il y a de la place pour l’information des plus petits, des sans-voix, pour l’information dont ne parle pas la télévision. C’est un média où l’on peut lire les réflexions des acteurs eux-mêmes, entendre l’Autre Histoire du Mexique, celle qui n’est pas enseignée à l’école, les pas de ceux qui, dans chaque coin du Mexique, commencent à renforcer d’autres manières de faire de la politique. C’est aussi une revue où sont partagées les pensées et réflexions que construisent et continuent à construire les communes autonomes du Chiapas.

Au programme : vidéo et échanges avec Rebeldia, suivis d’un repas.

Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), Les trois passants, Tamazgha Secrétariat International de La Confédération Nationale du Travail (SI-CNT) et Union syndicale Solidaires.

Pour mieux aborder les thématiques « ce qui se passe actuellement au Mexique et chez les zapatistes » La revue Rebeldia nous propose de lire :

une lettre du Subcomandante Insurgente Marcos

l’article 2010 de la crise de la domination à l’organisation indépendante.

l’article La démarche collective zapatiste.

Voir le site de la revue Rebeldia ici

NOUS REJETONS LA REFORME DE LA LOI DE SECURITE NATIONALE ET L’ETABLISSEMENT D’UN ETAT MILITARO-POLICIER

Les groupes parlementaires du PAN et du PRI ont émis un projet de rapport à la chambre des députés visant à réformer la Loi de Sécurité Nationale.

Ce projet de réforme modifie la loi de référence en ce qu’elle permet au Président de solliciter l’intervention des forces armées contre des mouvements à caractère politique, électoral, social ou de travail, s’ils sont considérés comme une menace pour la sécurité intérieure.

Cette réforme donne aussi des attributions aux militaires, à la marine et au CISEN dans la réalisation des tâches d’espionnage. La loi place dans la même classification le crime organisé et les mouvements sociaux de caractère politique, social et électoral.

Elle permet à l’armée de procéder dans les rues à la fouille des affaires de particuliers, ainsi qu’utiliser « les outils jugés nécessaires » afin de leur soustraire des informations.

Elle prévoit l’usage par l’armée d’informateurs anonymes et l’utilisation « de n’importe quelle méthode afin de récolter de l’information ».

Sous le concept de “prévention sociale”, la réforme prétend obliger les citoyens à collaborer aux investigations judiciaires et militaires. Cela signifie une suspension des garanties sans nécessité du décret de l’état d’exception.

Le document signale que ses attributions de préservation de la tranquillité publique et de collaboration dans l’exercice des tâches de sécurité publique permettent à l’Armée et la Marine d’intervenir sans qu’il soit nécessaire de déclarer l’état d’exception. Les militaires pourront, si la loi est approuvée, intervenir sans l’autorisation préalable du Congrès de l’Union. Ils pourront de plus envoyer des troupes dans des conflits à l’étranger.

La porte est ainsi ouverte à la criminalisation de la protestation sociale et à sa répression. Si les actions des mouvements sociaux sont considérées comme une « menace », les forces armées pourront intervenir. La manœuvre utiliser pour donner ces attributions aux forces armées réside dans la définition du “temps de guerre”, que les politiques exposent clairement, à la différence du “temps de PAIX” qu’ils disent relatifs et toujours soumis au danger de rupture de la tranquillité et de l’ordre social.

La réforme énonce seulement le respect des droits humains, tout en ouvrant la porte à leur violation “légale”. Les contradictions dans l’exposé de la réforme, jointes au moment où son approbation est recherchée laissent penser que l’intention de fond n’est pas seulement de combattre le crime organisé, mais d’ouvrir le chemin à un coup d’état par voie législative et à l’établissement d’un état policier. Cette réforme prétend être approuvée avant le 30 avril prochain, durant la période des vacances.

La réforme se trouve entre les mains des commissions en charge de : Comisión de Gobernación Dip. Javier Corral Jurado (PAN) javier.corral@congreso.gob.mx Tel: (55) 50360000 ext. 57130 Twitter: @Javier_Corral Comisión de Seguridad Pública Dip. José Luis Ovando Patrón (PAN) jose.ovando@congreso.gob.mx Tel: (55) 50360000 ext. 51217 Twitter: @JLOvandoP Comisión de Defensa Nacional Dip. Rogelio Cerda Pérez (PRI) rogelio.cerda@congreso.gob.mx Tel: (55) 50360000 ext. 66004 Twitter: @rogeliocerda Comisión de Justicia Dip. Victor Humberto Benítez Treviño (PRI) victor.benitez@congreso.gob.mx Tel: (55) 50360000 ext. 57148 Twitter: @HumbertoBeniTre Comisión de Derechos Humanos Dip. Manuel Cadena Morales (PRI) manuel.cadena@congreso.gob.mx Tel: (55) 50360000 ext. 66318 Twitter: @manuelcadena38 En tant que citoyens exigeant « Pas de sang supplémentaire, halte à la Guerre de Felipe Calderón!

Nous proposons : 1 – d’envoyer à partir de maintenant des messages courrier et twitter aux présidents des commissions responsables en disant : « Nous rejetons la réforme de la Loi sur la Sécurité Nationale et l’établissement d’un Etat militaro-policier ! »

2- d’appeler à partir de lundi 25 avril 8h00 les téléphones des présidents des commissions responsables en disant : j’appelle parce que je m’oppose à la réforme à la Loi sur la Sécurité Nationale et l’établissement d’un Etat militaro-policier

traduction de l’appel del « nodo de derechos humanos » de Puebla: http://nodho.org/?p=528 Traduction faite par liuvan

COMMUNIQUE DE L’ASSEMBLEE DE L’AUTRE CAMPAGNE-CHIAPAS A PROPOS DE BACHAJON

Aux compagnons et compagnes de l’ejido San Sebastian Bachajón adhérents à la sixième déclaration de la forêt lacandonne Aux adhérents et adhérentes de L’Autre Campagne A la commission Sexta A la Zezta Internazional Aux médias de communication alternatifs

Aujourd’hui nous nous sommes réunis communautés, collectifs, organisations et individus adhérents à L’Autre Campagne signant cet appel (voir plus bas) en une assemblée chiapanèque, avec comme motif principal de discussion et d’analyse l’escalade de violence et de répression contre L’Autre Campagne au Chiapas. La Costa, Mitzitón, Candelaria, Cruztón et las Abejas de Acteal étant agressés par l’Etat, les paramilitaires et des groupes de chocs.

Plus bas nous documentons les faits survenus récemment à San Sebastian Bachajón, où nos compas sont en train d’être agresséEs:

Hier (8 avril) à 6h environ 600 compas, parmi eux des femmes et des enfants, nous avons repris le guichet d’accès aux cascades d’Agua Azul car ce sont des terres collectives ejidales qui n’appartiennent pas au gouvernement, et les ejidatarios en sont les propriétaires légitimes. A 11h arrivèrent des policiers de l’Etat, fédéraux (PGR, AFI), et l’armée mexicaine, armés, cagoulés et protégés avec des boucliers, des gilets pare-balles et des armes longues. A minuit près de 600 policiers ont commencé à entrer jusqu’au centre d’Agua Azul, sous les ordres du commissaire de l’ejido Francisco Guzmán Jiménez, Carmen Aguilar Gómez ainsi que l’ancien membre de L’Autre Campagne Miguel Ruiz Hernández.

A 11h ce matin 9 avril, les policiers arrivèrent préparer pour expulser, ils lancèrent des pierres sur les compas et tirèrent près de 15 coups de feu en l’air mettant en danger physique femmes et enfants, ce qui pouss les compas à se retirer.

En tant qu’assemblée nous condamnons ces mesures répressives. Nous demandons à tous les adhérents [de L’Autre Campagne] au Chiapas, au Mexique et au niveau international que, face à la continuation de telles agressions nous soyons attentifs, et que nous nous associions à toutes les éventuelles mobilisations et convocations en solidarité avec San Sebastian Bachajón.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle des 5 prisonniers politiques de Bachajón, la réapparition des trois compagnons portés disparus, ainsi que l’annulation des projets touristiques et le respect de l’autonomie et de la libre détermination des peuples et villages indigènes.

Vive L’Autre Campagne ! Vive Zapata ! Vive l’EZLN !

Signatures : Brigade féministe, Communauté « 5 de marzo », Conseil Autonome Régional de la Zone Côtière du Chiapas, Société Civile « Las Abejas » d’Acteal, Réseau contre la Répression au Chiapas, Radio Pozol de Tuxtla, adhérents individuels, Digne graine des villages des plateaux du Chiapas, village organisé de Mitzitón, comité des ex-prisonniers « Voix innocentes », communauté de Cruztón, Candelaria el Alto, groupe de travail « No estamos Todxs » Traduit par Luivan

Introduction et premières pages du rapport spécial du centre des droits humains “Frayba » sur le conflit de San Sebastian Bachajón, publié le 3 mars 2011 : « Le gouvernement crée et administre les conflits pour le contrôle territorial au Chiapas ».

Au Chiapas, les projets éco-touristiques constituent une des sources principales de richesse pour l’investissement privé. Certains de ces projets n’ont pas pu se concrétiser en raison de la résistance civile [des communautés] et de la mobilisation citoyenne manifestée en défense de leurs ressources naturelles et pour la conservation de leur territoire.

Parmi les projets les plus importants, rien qu’au niveau de la zone d’Agua Azul, on compte :

La construction d’une autoroute San Cristóbal – Palenque, le projet intégrant de plus la création d’un barrage hydroélectrique sur les rivières d’Agua Azul, Tulijá et Bascán, spoliant les communautés de leurs principales ressources naturelles.

Le projet dénommé « Centre Intégralement Planifié – Palenque (CIPP) présenté comme « contribuant à améliorer les conditions de vie de la population régionale, source d’une importante expansion économique et de nouveaux emplois ».

Ces deux projets, selon la documentation obtenue, ont tenté de s’approprier le territoire de l’ejido de San Sebastian Bachajón (SSB), au travers de différentes stratégies telles que les expulsions forcées, la cooptation afin d’obtenir la signature d’ « accords » et de « projets » de développement, l’occupation policière et militaire de la zone, la criminalisation et la judiciarisation des actions de défense des droits.

Dans ce contexte, les faits survenus le 2 février [2011] dernier dans la zone d’Agua Azul1, SSB, municipalité de Chilón, où Mr Marcos García Moreno perdit la vie et Mr Tomás Pérez Deara fut blessé, en plus de la détention de 117 personnes, dont [5] sont encore prisonnières, représentent la mise en œuvre d’une stratégie supplémentaire, programmée aujourd’hui depuis les bureaux du Secrétariat Général du Gouvernement de l’Etat du Chiapas.

La crise actuelle traversée par l’ejido de SSB est le produit d’une stratégie où ont été générées les conditions nécessaires à l’affrontement des organisations de cette région, et répond à un schéma déjà connu répondant aux stratégies de contrinsurrection développées depuis 1994. Ce qui est en dispute dans ce conflit ce n’est pas le contrôle d’un guichet d’accès aux cascades d’Agua Azul, mais comment éviter le renforcement [de la capacité] des villages indigènes de la région à exercer leur droit de décider ce dont ils ont besoin en tant que villages et de quelle façon ils peuvent protéger, surveiller et défendre leurs territoires.

Différents acteurs interviennent dans la conception et la mise en œuvre des étapes de cette stratégie. Notre Centre des droits humains (Frayba) a reçu des témoignages révélant que le secrétaire général du gouvernement de l’Etat du Chiapas, Noé Castañón León a participé à la conception du plan consistant, de manière synthétique, à provoquer une confrontation entre des acteurs de la zone, à criminaliser les adhérents de L’Autre Campagne ( « LOC » en espagnol, pour « La Otra Campaña »), l’intervention des effectifs policiers, la négociation institutionnelle et la délivrance du guichet d’Agua Azul afin de poursuivre la mise en place du CIPP2.

LE CIPP a été esquissé comme partie prenante des stratégies 2007-2012 de la FONATUR, l’agence mexicaine de planification des investissements touristiques. Le projet a pris un nouveau tour après la visite du président de la république Felipe Calderón Hinojosa, qui a parcouru le 1er février dernier les « routes touristiques 2011 » de l’Etat du Chiapas. D’un autre côté, les antécédents dénoncés par les ejidatarios de SSB adhérents à LOC confirment que la stratégie prise afin de concrétiser la spoliation territoriale implique des agissements de fonctionnaires publics à différents niveaux, qui en arrivèrent à différentes échelles de responsabilités à instrumentaliser les ejidatarios de SSB et les habitants d’Agua Azul afin de créer les conditions qui leur permettraient l’administration des ressources de la carrière de gravats et du guichet d’accès à l’aire de baignade d’Agua Azul, étape nécessaire pour le contrôle économique et politique de la zone.

En plus de cela, le gouvernement de l’Etat a rompu un processus de dialogue et d’arrangement communautaire en cours depuis 2010 entre les camps en désaccord, visant à ce que ce soit les habitants mêmes de la zone qui administrent et préservent les ressources naturelles héritées de leurs ancêtres.

En tant que partie intégrante des tâches de suivi et de documentation réalisées par le Frayba autour de l’exercice des droits des peuples indigènes habitant cette région, nous partageons les informations et les remarques suivantes, relatant la stratégie de spoliation territoriale mise en place à partir de différents services du gouvernement étatique en vue de permettre la réalisation des stratégies de « développement » impulsées par le gouvernement fédéral.

3 Note de presse sur la mise en place du CIPP, disponible sur le site:

http://www.cnnexpansion.com/obras/pulsode-la-construccion/chiapas-se-perfila-como-el-nuevo-cancun http://www.comunicacion.chiapas.gob.mx/documento.php?id=20080114103653

Traduit par Luivan

Voir les vidéos sur les prisonniers de Bachajon ici

Le 16 mars 2011 à 19h00 Nataniel Hernández Núñez a été libéré sous caution. Le Centre des Droits Humains « Digna Ochoa » remercie touTEs ceux et celles qui ont apporté leur soutien et leur solidarité pour permettre la libération de Nataniel.

L’information récente du conseil autonome régional de la zone côtière du Chiapas  indique que  les 4 personnes qui accompagnaient Nataniel ont été aussi libérées .

source: http://cmldf.lunasexta.org/node/18109 http://consejoautonomo.wordpress.com/2011/03/16/nueva-informacion/ Antécédents :

Le 15 mars, à 20 h, Nataniel Hernández Núñez, directeur du Centre des Droits Humains « Digna Ochoa » de la ville de Tonalá, Chiapas, a été arrêté et incarcéré à la prison numéro 3 de la ville de Tapachula, le délit qui lui est attribué étant celui « d’ATTAQUES aux VOIES de COMMUNICATION ». Nataniel Hernández Núñez a une habeas-corpus en vigueur (209/2011), mais son droit à la liberté est ainsi violé.

Le 22 février dernier le Directeur du CDDH « Digna Ochoa » avait déjà été détenu par le gouvernement du Chiapas durant 8 jours avec 18 autres personnes , un délit fabriqué leur ayant été imputé, ils avaient été libérés ce 02 mars grâce à la mobilisation et à la solidarité de nombreuses personnes du monde entier.

LES FAITS

Nataniel Hernández Núñez se trouvait dans la ville de Tapachula de Cordova et d’Ordoñez, Chiapas, exerçant son travail d’observation des droits humains : en l’occurrence, il accompagnait 5 personnes d’une communauté qui avaient sollicité son intervention et son soutien. L’information recueillie au cours de la journée indique que 4 des 5 personnes qui accompagnaient Nataniel ont été arrêtés. Le Directeur du Centre est d’abord resté dans la ville de Tapachula, examinant la situation des compagnons arrêtés et demeurant au sein des instances gouvernementales de la Cour. A 20 h, le mandat d’arrêt fédéral a apparemment été lancé pour « attaque aux voies de communication », suite à l’enquête préalable initiée en 2010 contre Nataniel Hernández Núñez, l’arrestation ayant été exécutée avec la rapidité dont le gouvernement fait preuve uniquement quand il s’agit de réprimer les militants sociaux ou les défenseurs de droits humains.

Nataniel Hernández Núñez défendait cette fois ci des personnes de plusieurs communautés qui avaient sollicité son intervention ; le 22 février dernier le Directeur du CDDH « Digna Ochoa » avait déjà été détenu par le gouvernement du Chiapas durant 8 jours avec 18 autres personnes , un délit fabriqué leur ayant été imputé, ils avaient été libérés ce 02 mars grâce à la mobilisation et à la solidarité de nombreuses personnes du monde entier.

On savait que le compagnon était visé et que le gouvernement voulait qu’il arrête son travail, comme si le fait de lutter pour les droits humains était un crime, tout comme lutter pour une vie digne dans ce pays, et le gouvernement de l’état du Chiapas a été celui qui a commencé à violer les droits humains ainsi que les garanties individuelles de notre Directeur du CDH « Digna Ochoa ».

C’est maintenant le gouvernement fédéral qui persiste à vouloir détenir le compagnon et qui continue à harceler les Défenseurs des droits humains. C’est maintenant ce gouvernement fédéral qui tente à tout prix d’empêcher que ces compagnons effectuent leur travail, violant ainsi le droit de libre exercice de la profession mentionné dans l’Art. 5° de notre Constitution Politique.

Nous ne cesserons pas de lutter pour la liberté de notre compagnon. Nous demandons à toutes celles et ceux qui nous ont aidés, de rester dans l’attente de plus d’information et de la convocation aux actions à mener pour la liberté du compagnon Nataniel Hernández Núñez et des autres compagnons arrêtés.

Nous ne pouvons permettre que le Gouvernement Fédéral « Claderonista » tente de faire taire  le peuple, que les autorités violent, attaquent et fassent ce qui leur chante avec nos garanties individuelles.

Nous lançon un appel urgent à :

a) Rester vigilant-e-s face à la situation qui règne dans la zone de la côte du Chiapas, concernant le défenseur et le directeur du CDH « Digna Ochoa », Nataniel Hernández Núñez, actuellement enfermé dans la prison de Tapachula, Chiapas, car il s’agit bien d’un acte de harcèlement et de violation des droits et des garanties individuelles.

b) nous demandons aux organismes de DDHH du Chiapas, du Mexique et du monde de se prononcer contre ces attaques répressives envers les défenseurs et promoteurs de Droits Humains.

c) Nous tenons pour responsable le gouvernement Fédéral et Étatique, de tout ce qui pourrait arriver à notre compagnon et aux personnes arrêtées.

Nous exigeons du Gouvernement de l’État du Chiapas et du Gouvernement fédéral :

a) La liberté immédiate faute d’éléments pour arrêter Nataniel Hernández Núñez (Directeur, observateur, promoteur et conseiller juridique).

b) Qu’il garantisse le respect des promoteurs et défenseurs des Droits Humains au Chiapas.

Le Centre des Droits Humains « Digna Ochoa »

Tonalá, Chiapas le 15 Mars  2011

Voir le texte original et envoi de signatures sur : http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2011/03/16/centro-de-derechos-humanos-digna-ochoa-denuncia-la-detencion-de-su-director/

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