Journal anti-carcéral “El CANERO”.

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Le journal El Canero, c’est quoi ?

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico.

C’est en prison que Fernando, jeune étudiant et musicien de 20 ans, a crée ce journal et l’a appelé « journal indépendant de combat : El Canero », qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’un média libre produit par des prisonniers et prisonnières, derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale mexicaine.

« Ce projet veut expliquer la réalité vécue dans les prisons et la mettre en rapport avec un contexte social plus large, dans lequel à différents niveaux nous sommes tous prisonniers. Le Canero contribue à diffuser la lutte anti-carcérale en tissant un lien de communication entre prisonniers et avec l’extérieur. Il s’agit de démontrer que la lutte se mène quel que soit le lieu et avec les moyens dont on dispose, sans attendre que toutes les conditions soient réunies (…) En prison aussi nous savons comment mener la lutte, comment résister, car la guerre sociale est une constante et se mène jour après jour, peu importe le gouvernement ou l’autorité en place ».

– Fernando Barcenas –

Le premier Canero est sorti en juin 2014. A ce jour, quatre numéros ont été écrits : au fil du temps, le contenu évolue. Il est en effet le produit des nombreuses réunions de prisonnier.e.s, des échanges et des réflexions, des actions conjointes, des grèves de la faim… Dans son cheminement, le Canero voit naître des organisations informelles de prisonnier.e.s en résistance, des actions coordonnées, des communiqués dénonçant la bête pénitentiaire, l’autorité et l’enfermement dans et hors les murs.

La compilation des articles est faite en prison et toutes les contributions sont mises en page et ré-écrites à la main par Fernando, puis elles sont photocopiées à l’extérieur pour être diffusées aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles.

L’exemplaire que vous avez entre les mains respecte la mise en page d’origine et la police utilisée est une police manuscrite qui souhaite rester le plus fidèle possible aux numéros originaux en espagnol.

Aujourd’hui, Fernando met en place avec d’autres prisonniers des ateliers de lecture et de réflexion. C’est dans l’affrontement avec les autorités et dans les multiples projets qu’il crée avec d’autres prisonniers que la liberté émerge.

Ce journal cherche à s’envoler, à voyager, à être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s de Mexique et d’ailleurs.

Ce travail a été possible grâce à la solidarité et la motivation de Fernando Barcenas, aux prisonnier-e-s qui racontent leurs expériences et les partagent et à la Croix Noire Anarchiste de Mexico.

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[Mexico] Voix depuis la prison : Extraits du journal anti-carcéral « El Canero n°4 »

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Extrait de l’article « La prison: centre d’intoxication » rédigé par l’équipe médicale solidaire de la CIPRE – Coordination Informelle des Prisonnier.e.s en Résistance, Ville de Mexico, Canero N° 4

C’est en prison que les délinquants se créent, et cela va des prisonniers aliénés au directeur, aux matons et aux autorités.

Les statistiques officielles récentes signalent l’existence de 420 prisons au Mexique où cohabitent 242 000 prisonniers dans un espace prévu pour en accueillir 190 000. Dans ces conditions, les prisons sont des lieux propices à la contagion criminologique. Plus de la moitié de la population carcérale est constituée d’individus qui purgent des peines inférieures à 3 ans pour délits non graves ni violents, mais ils ont bien « mérité la réponse plus « contondante » et ferme de la part de l’État Mexicain, la prison ».

Au Mexique, le code pénal se sert de la prison de façon intensive et irrationnelle. Unique endroit au monde où 95% des infractions prévoient la prison comme forme de sanction. Dans les faits, la présomption d’innocence n’existe pas ni d’autres sanctions alternatives à l’incarcération…

Selon les statistiques de 2013, 220 des 420 prisons se trouvent en situation de surpopulation. Les prisons les plus surpeuplées se trouvent dans l’État de Nayarit avec un taux de surpopulation de 188%, la Ville de Mexico avec 184% et celle de Jalisco avec 176%.

Dans la Ville de Mexico les prisons dépassent les taux de surpopulation pour plus de 200% :

-Prison Oriente avec 274.17%
-Prison Norte avec 250.85%
-Prison Sur avec 217.85%

Cependant dans la prison de Tepeaca dans l’État de Puebla, la surpopulation atteint le taux de 400% dans un espace pour 46 266 prisonniers.

58,8% des prisonniers ont des condamnations inférieures à 3 ans. En janvier 2013, on comptait un total de 101 224 prisonniers sans condamnation, en attente d’un procès, dans la majorité des cas en raison du manque de ressources économiques pour couvrir les frais nécessaires pour avoir une défense adequate. Autrement dit, la capacité répressive de l’État se déchaîne envers les couches les plus défavorisées…

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carcel5Les couloirs de la ville défectueuse

Par Tonatiuh
Depuis la prison Nord de Mexico
« Reclu Norte » (Canero n°4)

Les couloirs de la ville défectueuse; l’un des couloirs parmi les plus dangereux et effrayants que tu puisses imaginer.

Tu peux tomber sur toutes sortes de surprises; observer l’entrée et la sortie d’objets pointus et tranchants arrachant la vie des corps humains ; rencontrer des gens qui doivent survivre dans la jungle de murs ; voir des « Chineandolos » : étranglements, serrant le cou par derrière, obstruant le passage d’oxygène au cerveau, perdant connaissance, pour enfin tomber par terre à cause des convulsions et devenir ainsi une proie facile à voler par les prédateurs; se battre à cause d’un simple frottement ou d’un coup de pouce reçu au milieu de la surpopulation carcérale, et tout ça, sans compter tous ceux qui ont perdu la vie en raison d’un vol insignifiant, des tennis, par exemple, ou de trucs du « Barco » : des aliments ou des choses sans aucune valeur que les visites apportent aux détenus.

Il y a des tas de façons de survivre dans « el kilometro » la taule : en vendant « rancho » de la bouffe, des médicaments, des produits comestibles, des vêtements, des chaussures, du pain, des livres, des clés USB, des enceintes, des appareils électriques, des matelas, des couvertures, même du viagra…

On dirait un couloir du quartier d’Indios Verdes ou Pantitlan ; une cour de n’importe quelle station de bus, de n’importe quelle cité à Tlatelolco, ou à l’institut polytechnique national IPN, ou bien l’architecture de n’importe quelle école.

Ce sont les couloirs de cette ville défectueuse et quand on transite par la taule « el kilometro » on doit faire face à toutes ces adversités, en faisant semblant, en prenant l’image de chacal « gandalla » pour pouvoir se défendre de toute sorte d’adversité.

Mais nous sommes prudents pour ne pas tomber dans le jeu des autres, pour ne pas devenir une proie de la corruption des matons, pour ne pas arriver à la punition, perdre ses dents, se faire poignarder ou perdre la vie; pour pouvoir sortir de cette petite ville où t’apprends à voler à grande échelle, à extorquer, à séquestrer, à mentir…

Ce sont les prisons de la ville de Mexico; l’image et le reflet des villes urbaines.

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Depuis L’enfer…CARCELMX

Par Ivan Rodriguez Tamayo
Depuis la Prison Nord
« Reclu Norte » (Canero n°4)

Imaginez seulement la scène, une chambre de 4m x 4m, occupée par 12 individus qui avec toute la force de leurs coeurs et le peu qui reste de l’âme, se limitent à se regarder les uns les autres avec respect mais toujours en se méfiant ; peu importe combien de temps ça fait qu’ils se connaissent ils ne pourront jamais savoir véritablement ce que pense l’un de l’autre, énigmes dans les ténèbres qui rôdent dans les couloirs obscurs ; mensonge, amertume, jalousie, anxiété, peur, rancune, tristesse, insécurité, faim, froid, honte, solitude, adrénaline, colère, luxure, désespoir, orgueil, inégalité, abus, maltraitance, fatigue et surtout, douleur, beaucoup de douleur, de vide, ce sont quelques sentiments qui régnaient et gouvernaient cet endroit…

Ma maison depuis le 5 septembre 2009, je me souviens de la façon dont je suis arrivé ici, en réalité, j’avais mis du temps à arriver, mais quand ce fut mon tour, simplement je n’ai rien pu faire pour l’empêcher en touchant ainsi les portes de cet enfer…

Mes actions, mensonges, toxicomanie, jalousie, manque de confiance, peur, m’ont amené ici, dans un clin d’oeil j’ai atterri là, dans un monde nouveau avec ses propres règles, protocoles, systèmes d’organisation, totalement méconnus pour moi, un tunnel obscur où tes propres peurs et démons créent leurs propres histoires, l’imagination et le mythe urbain construisent maintenant ton chemin…

Les murmures depuis l’obscurité t’appellent, te guident ou simplement te parlent, règles qui cassent, accords qui finissent en trahison, un cercle vicieux de magouilles de tricheries que simplement commencent à nouveau, doutes, questions : Qu’arrivera-t-il demain ? Qu’est ce qui va suivre ?…

A la fin de tout, il s’agit d’un chemin sans retour qui recommence et t’enferme dans un endroit éternel, un abîme qui te regarde et toi, tu te demandes comme d’habitude, la même chose, pourquoi je suis là ? Quand est-ce que je partirai ?…

Et quand la nuit tombe, le père chronos continue d’avancer.

téléchargements

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Le Canero n° 4 – EN FRANÇAIS- Pour télécharger le journal, cliquez ici

Le Canero n° 4 – EN ESPAGNOL- Pour télécharger le journal, cliquez ici

Réflexions sur le journal « El Canero » par Fernando Barcenas

Prison Nord de la ville de Mexico, juin 2016

Le projet « El Canero » est né durant les heures d’ennui, de partage de discussions et réflexions dans les cellules d’isolement, dans la zone 3 du module d’entrée, en observant la routine et comprenant que nous devons toujours recommencer depuis le début ; c’est ainsi qu’a surgi la nécessité de redonner du sens.

Que signifiait réellement lutter contre la domination et l’état ?

Est-ce que croire aveuglément dans mes idées avait encore réellement un sens ?

Bien des questions se bousculaient dans ma tête et j’ai compris alors que je devais trouver une forme pour ne pas me retrouver en proie à l’angoisse et au désespoir…

J’ai d’abord commencé par écrire pour débuter un dialogue avec moi-même et ensuite, lorsque j’ai conçu la façon de matérialiser ma liberté intérieure, je l’ai alors utilisée comme lieu d’introspection depuis celui où je me trouvais avec mes bourreaux, de mes prisons subjectives, de mes attitudes autoritaires et de soumission, un lieu où je n’avais de sens qu’en me cherchant moi-même et qui a en effet fonctionné comme un outil pour reprendre confiance dans mon individualité unique et libre.

Par la suite, sont venues les questions.

Est-ce que cela avait un sens de n’écrire que pour soi ?

De quoi avait-on besoin pour briser les barrières de l’isolement.

Les réponses infinies à de tels questionnements m’ont conduit à une seule réponse : Écrire !

Si la liberté est aussi indispensable, aussi appréciée que la vie elle-même, à un point tel que nous serions capables de donner notre vie plutôt que de la soumettre à l’esclavage et aux chaînes ; alors pourquoi ne pas se battre pour l’étendre et faire en sorte que d’autres puissent expérimenter ici et maintenant la sensation de liberté et de plénitude qu’elle nous procure et qui parcourt notre corps chaque fois que nous nous échappons du périmètre légal, de la norme sociale ?

Nous sommes acteurs de la révolte et pour chacun des actes décidés, nous nous assumons comme des êtres capables de nous autodéterminer, de nous réapproprier nos vies et d’avancer de façon cohérente vers l’expérimentation et la création de nouvelles formes de rapports sans pour autant nous transformer en institutions sociales. C’est pour cela qu’à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons physiques nous devons réfléchir et nous interroger : sommes-nous satisfaits de vivre soumis à de telles conditions ? Avons-nous envie de détruire la réalité ou voulons-nous seulement la transformer ? Mais surtout nous devons savoir si ce choix, c’est bien nous qui le faisons, si c’est bien le nôtre.

FERNANDO BARCENAS
Prison Nord de la ville de Mexico

+ D’infos sur Fernando Barcenas

Lettre lue et envoyée pour la Journée de Solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique organisée à Toulouse par les trois passants avec le soutien de la Chapelle, de l’atelier Fandango Mano y Vuelta et de copines et copains solidaires.

Traductions : Amparo, Les trois passants / corrections : Val, Valérie et Myriam

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Le Canero n° 3 Pour télécharger le journal, cliquez ici

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« El Canero n°4 » [ en ligne ] Diffusion en cours 

version papier à prix libre, sur :

Toulouse

À LA LIBRAIRIE TERRA NOVA
18 rue Gambetta
Métro Capitole ou Esquirol

Besançon

À la librairie l’Autodidacte
5 rue Marulaz (Place Marulaz)

Paris

par le biais de L’Envolée ( table de presse )

Marseille

L’atinoir
4 rue Barbaroux

Contact : Les trois passants liberonsles@riseup.net )

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Toulouse : présentation du journal anti-carcéral de combat « El Canero N°4 »

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Nous vous invitons à la présentation du journal anti-carcéral, indépendant et de combat « El Canero N°4 » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique.

Vendredi 20 mai 2016 à 19h
À LA LIBRAIRIE TERRA NOVA
18 rue Gambetta – 31000 Toulouse
Métro Capitole ou Esquirol

La prison au Mexique, contexte général, la prison Nord et la naissance du journal anti-carcéral « El Canero » .

♦ Table de presse : Brochures, fanzines, autocollants, cartes postales …

♦ Projection de la vidéo de Fernando Barcenas : « Jeunes et Rebelles, la naissance du Canero ».

♦ Diffusion des journaux N°3 et N°4 en français.

♦ Lecture d’une lettre du prisonnier Fernando Barcenas Castillo, à l’initiative de la création de ce journal en prison, ainsi que d’une lettre de la Croix Noire Anarchiste de Mexico, envoyées pour l’occasion.

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico. En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Ce journal a pour but de voler, de voyager, d’être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s.

Le journal, étant à prix libre, a besoin de votre soutien pour faire plus de tirages et pouvoir continuer à être diffusé.

Organisé par les trois passants

Nous remercions la librairie Terra Nova qui nous aide à diffuser ce journal à prix libre dans leur espace.

Venez nombreux et nombreuses soutenir ce projet !

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+ d’INFOS ( Cliquez sur l’image )

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[Mexico] Journal indépendant de combat : El Canero

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Télécharger le journal N°3  ici

Le Canero n° 4 est désormais traduit en français. Plusieurs présentations du journal auront lieu à Besançon le 9 avril 2016 et à Toulouse le 21 avril et le 20 mai 2016.

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico.

Fernando est un jeune de 20 ans, étudiant au lycée de Sciences Humaines de Vallejo, travailleur et musicien, accusé d’attaques à la paix publique en bande organisée suite aux manifestations et actions contre l’augmentation des tarifs des transports publics. Il a été arrêté le 13 décembre 2013 et accusé d’avoir brûlé un arbre de noël publicitaire appartenant à la multinationale Coca Cola. Fernando a ensuite été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme.

En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Le projet cherche à élargir l’échange de communication à d’autres lieux en dehors de la ville de Mexico.

« Ce projet veut expliquer la réalité vécue dans les prisons et la mettre en rapport avec un contexte social plus large, dans lequel à différents niveaux nous sommes tous prisonniers. Le Canero contribue à diffuser la lutte anti-carcérale en tissant un lien de communication des prisonniers avec l’extérieur. Il s’agit de démontrer que la lutte se mène quel que soit le lieu et avec les moyens dont on dispose, sans attendre que toutes les conditions soient réunies (…) En prison aussi nous savons comment mener la lutte, comment résister, car la guerre sociale est une constante et se mène jour après jour, peu importe le gouvernement ou l’autorité en place ».

Le Canero : une pratique de la solidarité révolutionnaire…

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[Marseille] Emission Passe Muraille

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Tous les 4e lundi du mois, de 20h à 21h30, sur les ondes de Radio Galère 88.4, l’émission Passe-muraille diffuse points de vue et opinions critiques sur la prison et l’enfermement en relayant les paroles, les expériences, les revendications et les combats des personnes concernées. (Ré)écoutez la dernière émission !

Émission du 28 Décembre 2015

Écouter l’émission

https://soundcloud.com/passe-muraille/cassemuraille28dec2015

Emission du lundi 28 décembre 2015 :
Au sommaire/
Pétitions des prisonniers et femmes de prisonniers de la région sur les politiques d’aménagement et d’application des peines ;
Blocages de promenade aux Baumettes en réaction à la suppression d’une des deux promenades quotidiennes, récit par des prisonniers du bâtiment A ;
- Considération autour de la justice patriarcale et de de la violence sexiste autour de l’histoire de Jacqueline Sauvage ;
- Présentation par le collectif « Les trois passants » du journal El Canero, écrit par des prisonniers de la ville de Mexico* ;
- Extraits d’écrits de Courtois qui prenait en otage un tribunal il y a trente ans ; Rendez-vous/ Au tribunal de Marseille le 8 janvier pour soutenir le dernier inculpé de l’incendie du CRA du Canet en 2011 ; brève, musiques et blague…

Rendez-vous pour la prochaine, le lundi 25 janvier 2016, 20h, sur les ondes de Radio Galère 88.4 !
www.radiogalere.org

P.-S.

Pour contribuer à l’émission, prisonnières, prisonniers et leurs proches peuvent laisser un message anonyme sur le répondeur de l’émission au 07.58.74.63.01, nous écrire à « Emission Passe-Muraille chez Radio Galère – 41, rue jobin – 13003 Marseille » ou nous contacter sur Internet à l’adresse passe-muraille@riseup.net

*Le journal anti-carcéral « El Canero » est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico.
Le Canero n° 3 est désormais traduit en français. Pour télécharger le journal, cliquez ici
Le Canero n° 4  est en cours de traduction [ bientôt en ligne ]

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« Jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres »

 

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À México, Oaxaca, Chiapas, Aguascalientes et dans d’autres endroits du Mexique, un appel a été lancé par les collectifs de soutien, les familles de prisonniers et de prisonnières, le Réseau contre la Répression et pour la solidarité, le groupe de travail Nous ne sommes pas tous et toutes là, la Voix des Zapotèques Xiches en prison, Collectif de soutien pour la liberté de Fernando Sotelo parmi d’autres, à se coordonner du 6 au 13 décembre autour des journées : « Jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres » cette journée s’est étendue au niveau international, certains collectifs solidaires dans l’État Espagnol et en France se sont fait l’écho de cette mobilisation.

À Paris, le 11 décembre, une rencontre avec les compagnonnes du journal anti-carcéral de l’Envolée a eu lieu pour présenter le journal anti-carcéral « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique et ailleurs, proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico depuis le 13 décembre 2013. Pendant la rencontre nous avons parlé du système pénitencier ici et là-bas, raconté brièvement la naissance de l’Envolée, la survie, la résistance et la désobéissance en prison, l’intérêt de tisser des liens entre nos luttes et de continuer à faire passer le message de résistance depuis la plus lointaine des tranchées et depuis les entrailles de la prison. Nous n’oublions pas les compagnon-ne-s qui se trouvent derrière les barreaux ici en France et au Mexique.

[Paris] Présentation du journal anti-carcéral méxicain: El Canero

 

Nous vous invitons à la deuxième présentation du journal anti-carcéral « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique.
Avec la participation du journal anti-carcéral « L’Envolée » qui présentera son dernier numéro.

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Le vendredi 11 décembre 2015 à 19h30
à la Librairie Publico
145, rue Amelot, 75011 Paris
Métro : République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire

* Projection de la vidéo : Jeunes et rebelles, présentation du journal « El Canero »
* Présentation et diffusion du journal original en espagnol et sa version française
* Lecture d’une lettre du prisonnier Fernando Barcenas Castillo, à l’initiative de la création de ce journal en prison, ainsi que d’une lettre de la Croix Noire Anarchiste de Mexico, envoyées pour l’occasion.
* Tables de presse , brochures, fanzines, affiches, écrits de prison …

Les trois passants – https://liberonsles.wordpress.com
L’Envolée – http://lenvolee.net

Flyer recto/verso

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[Paris] Présentation du journal anti-carcéral « El Canero »

Nous vous invitons à la présentation du journal anti-carcéral « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique.
Avec la participation du journal anti-carcéral « L’Envolée » qui présentera son dernier numéro.

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Le mardi 17 novembre 2015 à 18h30
À la Librairie Le Monte-en-l’air
71, rue de Ménilmontant / 2, rue de la Mare
75020 Paris – M° Ménilmontant et Bus 96

* Projection de la vidéo : Jeunes et rebelles, présentation du journal « El Canero »
* Présentation et diffusion du journal original en espagnol et sa version française
* Lecture d’une lettre du prisonnier Fernando Barcenas Castillo, à l’initiative de la création de ce journal en prison, envoyée pour l’occasion.
* Table de presse , brochures, fanzines, affiches, écrits de prison …

Les trois passants – https://liberonsles.wordpress.com
L’Envolée – http://lenvolee.net

Flyer recto/verso

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico.

En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Le projet cherche à élargir l’échange de communication à d’autres lieux en dehors de la ville de Mexico.

« Ce projet veut expliquer la réalité vécue dans les prisons et la mettre en rapport avec un contexte social plus large, dans lequel à différents niveaux nous sommes tous prisonniers. Le Canero contribue à diffuser la lutte anti-carcérale en tissant un lien de communication des prisonniers avec l’extérieur. Il s’agit de démontrer que la lutte se mène quel que soit le lieu et avec les moyens dont on dispose, sans attendre que toutes les conditions soient réunies (…) En prison aussi nous savons comment mener la lutte, comment résister, car la guerre sociale est une constante et se mène jour après jour, peu importe le gouvernement ou l’autorité en place »

Ce journal a pour but de voler, de voyager, d’être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s. Il est désormais traduit en français.

Nous remercions L’Envolée qui présentera dans son numéro de novembre 2015, le journal « El Canero » et nous aidera donc à faire le lien avec les prisonnier-e-s ici.

Le Canero : une pratique de la solidarité révolutionnaire…

journalcanpres« Ce projet de journal contribue à renforcer la contre-information et à nourrir la réflexion sur des thèmes qui intéressent peu de personnes dans l’écoulement quotidien des jours de la civilisation moderne. C’est ainsi un message de résistance, un « on continue ici », toujours debout depuis la plus éloignée des tranchées, avec les moyens et les humeurs qui nous permettent de supporter le lent écoulement du quotidien dans les entrailles de la prison ».

Le journal a changé et évolué avec le temps ; au départ, il s’agissait d’un journal édité en format A3, le premier numéro a été diffusé pendant le mois de juin 2014 depuis la prison Nord de la ville de Mexico. C’est à partir du journal numéro 3 que son format a changé : il est maintenant plus petit, plus adapté à l’espace et aux circonstances vécus par les prisonnier-e-s. Il permet aussi d’accélérer et de faciliter sa diffusion, ce qui est en fin de compte l’objectif principal de ce projet.

À la deuxième page du journal, nous avons remplacé, en accord avec Fernando Barcenas et d’autres compagnon-e-s impliqués, l’annonce faisant référence à l’émission de radio anti-carcérale diffusée par Regeneracion Radio au Mexique, pour y mentionner à la place les émissions de radio diffusées par l’Envolée.

Nous remercions d’ailleurs L’Envolée qui présentera dans son numéro de novembre 2015, le journal El Canero et nous aidera donc à faire le lien avec les prisonnier-e-s ici.

Ce travail a été possible grâce à la solidarité et la motivation de Fernando Barcenas, aux prisonnier-e-s qui racontent leurs expériences et les partagent et à la Croix Noire Anarchiste de Mexico.

Pour toute information sur « El Canero », vous pouvez  télécharger le journal ici

Présentation du journal anti-carcéral : El Canero

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Nous avons le plaisir de vous présenter le journal « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique que nous venons de traduire en français.

Plusieurs présentations du journal auront lieu à Paris et ailleurs 

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico.

En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Le projet cherche à élargir l’échange de communication à d’autres lieux en dehors de la ville de Mexico.

« Ce projet veut expliquer la réalité vécue dans les prisons et la mettre en rapport avec un contexte social plus large, dans lequel à différents niveaux nous sommes tous prisonniers. Le Canero contribue à diffuser la lutte anti-carcérale en tissant un lien de communication des prisonniers avec l’extérieur. Il s’agit de démontrer que la lutte se mène quel que soit le lieu et avec les moyens dont on dispose, sans attendre que toutes les conditions soient réunies (…) En prison aussi nous savons comment mener la lutte, comment résister, car la guerre sociale est une constante et se mène jour après jour, peu importe le gouvernement ou l’autorité en place ».

Ce journal a pour but de voler, de voyager, d’être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s. Il est désormais traduit en français.

Note : À la deuxième page du journal, nous avons remplacé, en accord avec Fernando Barcenas et d’autres compagnon-e-s impliqués, l’annonce faisant référence à l’émission de radio anti-carcérale diffusée par Regeneracion Radio au Mexique, pour y mentionner à la place les émissions de radio diffusées par l’Envolée.

Ce travail a été possible grâce à la solidarité et la motivation de Fernando Barcenas, aux prisonnier-e-s qui racontent leurs expériences et les partagent et à la Croix Noire Anarchiste de Mexico.

Pour télécharger le journal, cliquez ici

Bonne lecture à tous et à toutes !

Les trois passants.

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À lire également …

Fernando Bárcenas Castillo -Mexico

Fernando Bárcenas Castillofer est un jeune anarchiste, musicien et étudiant du Collège de Sciences Humaines, siège Vallejo – ville de Mexico. Il a 20 ans et a été arrêté le 13 décembre 2013, dans le cadre des protestations contre l’augmentation du prix des billets du métro. Il a été accusé d’avoir mis le feu à un l’arbre de Noël de l’entreprise Coca-Cola, depuis lors il se trouve dans la prison Nord à Mexico. Pendant son arrestation, il a un temps disparu et n’a pas eu le droit à un coup de téléphone, il a aussi subi des agressions physiques et verbales et il n’a disposé d’aucune défense juridique durant la première partie de son procès pénal. En décembre 2014 il a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison pour les délits d’attaques à la paix publique et association délictueuse, il a fait appel et il est dans l’attente de la décision. A l’intérieur de la prison, Fernando a élaboré plusieurs projets de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral “El Canero”.

La C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) a été impulsée par Luis Fernando Bárcenas Castillo : “ C’est un mouvement qui émerge des entrailles de la prison, depuis l’organisation des prisonnier-e-s qui aujourd’hui ont décidé de crier !!”

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