Libérons-les touTEs ! – Correspondance

mariposalibre

Nous sommes « Les trois passants »

Les trois passants c’est qui et quoi ?

Les trois passants sont né-es en 2006. Avec le temps et en se rendant en prison visiter les compagnonn-e-s ils/elles sont devenu-e-s un groupe anti-carcéral et informel qui survit par ses propres moyens et chemine en se fédérant avec d’autres personnes, groupes et collectifs pour donner naissance aux actions et événements pour la liberté. Les trois passants fonctionnent de façon complètement autonome de toute structure, syndicat ou parti en créant un tissage, un réseau de luttes en France et ailleurs.

Depuis 2006 les trois passants soutiennent des prisonnier-e-s en lutte et en résistance, des prisonnier-e-s anarchistes, ceux et celles qui se revendiquent eux-mêmes prisonnier-e-s de la guerre sociale et avec des prisonnier-e-s dites de « droit commun » organisé-e-s dans les geôles de la Ville de Mexico, du Chiapas et Oaxaca. Actuellement les trois passants sont en relation avec des prisonnier-e-s qui tiennent un journal anti-carcéral, indépendant et de combat appelé « El Canero » qui est traduit en français et diffusé en France et ailleurs.

C’est à travers le blog d’infos [https://liberonsles.wordpress.com/] qu’ils/elles diffusent les lettres et communiqués des prisonniers et des prisonnières, leurs chroniques carcérales, fanzines, écrits de prisons, réflexions. C’est en menant des actions diverses, projections de vidéos, réalisation de films documentaires, lectures de lettres, concerts, expositions, pièces de théâtre, repas solidaires et d’autres projets qu’ils-elles soutiennent des compagnonn-e-s en lutte en prison, donnant toujours priorité à l’échange avec les prisonnier-e -s, leurs familles et leurs collectifs de soutien.

« Ainsi nous travaillons étroitement avec des compagnons et compagnonnes au Mexique : à la Ville de Mexico avec la Croix Noire Anarchiste de Mexico qui suit de près les cas des compagnon-e-s anarchistes et d’autres non anarchistes en lutte et avec le groupe de soutien à Luis Fernando Sotelo. A Oaxaca – région de Loxicha avec l’organisation de la Voix des Zapotèques Xiches en prison composée par les familles de prisonniers ; tout dernièrement nous essayons de travailler avec le groupe de soutien aux prisonniers de la région d’Eloxochitlán de Flores Magón. Au Chiapas, nous sommes en contact avec le Groupe de Travail « No estamos Todos » qui eux travaillent avec les familles et les proches de prisonnier-e-s au Chiapas. »

« Nous ne travaillons pas pour les prisonnier-e-s et nous avons dépassé la logique de campagnes de libération de prisonnier-e-s politiques en nous plaçant sur une lutte plus large pour la liberté [ce qui n’est pas la même chose]. Notre lutte s’inscrit dans un combat contre l’enfermement et les outils employés par l’État et ses institutions pour écraser les révoltes à travers leur machine de contrôle social dont la prison est un des piliers. Nous travaillons avec nos compagnon-nes prisonnier-es dans une logique anti- carcérale, dans une logique d’échange et de soutien mutuel, nous allons visiter les prisonnier-e-s, les groupes de soutien et les familles au Mexique, en ce sens nous cheminons avec eux pour la liberté de nous tous et toutes ».

« Nous avons choisi de soutenir et de tisser des liens avec des prisonniè-re-s avec qui nous sommes en contact, avec qui on peut échanger, débattre tel un aller-retour permanent, pour ne pas les éclipser ou les déposséder de leur parole, pour mener une lutte à l’intérieur et à l’extérieur en coordination et en toute connaissance de cause – même si cela prend beaucoup de temps -».

« Nous partons du fait que nous nous trouvons dans une réalité où l’enfermement se manifeste à travers de nombreuses institutions, comme celle des prisons, au service d’un projet politique, capitaliste, libéral, productiviste, patriarcal, sexiste, raciste, autoritaire et arbitraire que nous ne pouvons accepter en faisant comme si de rien n’était. La prison s’étend au-delà des murs, car nous vivons en réalité dans une grande prison sociale où nous sommes tous et toutes à notre tour prisonnier-es, surveillé-es de près, harcelé-e-s. Le monde pour lequel nous nous battons, rejette les réformes de ces centres d’extermination, nous ne les voulons pas car nous n’en avons pas besoin. Nous désirons voir tomber ces murs et avec eux ce système, cette société prison et ses rapports de domination et d’oppression qui nous écrasent. C’est main dans la main avec nos compagnons et compagnonnes prisonnières que nous avons appris que notre lutte s’inscrit pour la destruction de ces centres, pour la disparition de ces lieux conçus pour être les poubelles sociales dont l’État se sert pour éliminer des milliers d’hommes, de femmes, de jeunes d’en bas. Notre lutte se poursuivra jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres ! Ce n’est pas de la naïveté que dire cela, la prison sociale et ses geôles, taules, centres de rétention nous concernent tous et toutes, les nouvelles taules qui sont en train d’être construites devant nos yeux sont créées pour être systématiquement nourries, habitées et leurs otages, les occupant-e-s ne sont pas loin : en fait, il s’agit de nous, nos amis, nos voisins, nos compagnon-es… »

Nous avons élargi notre solidarité et dernièrement nous sommes en relation avec des prisonnier-e-s dites de droit commun organisé-e-s dans la prison de Santa Martha Acatitla (Centro Femenil de Readaptación Social) et dans la prison Nord de la ville de Mexico et au Chiapas.

Brochures de Présentation :

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Les prisonnier-e-s que nous soutenons

Où sont-ils, qui sont-ils ?

Prisonnier-e-s anarchistes / prisonnier-e-s de la guerre sociale

SOLIDAYA

«… le Gouvernement de la ville de Mexico conjointement avec les grands médias de communication, ont commencé une campagne contre l’anarchisme, en créant l’image d’un ennemi dangereux qu’il est nécessaire de combattre pour le bien de la société, et sous prétexte de combattre ce danger, ils ont approuvé et mis en place des mesures qui renforcent la machine du contrôle social : l’installation de plus de 20 mille caméras de surveillance dans toute la ville, la mise en place du Protocole de Contention des Foules, les réformes du code pénal local afin de durcir les peines, la fermeture du zocalo (place centrale) de la capitale pour empêcher l’arrivée de manifestations, l’augmentation toujours plus forte de la présence policière dans les rues, tout ceci n’est qu’une partie de ce contrôle (…) Le bilan de cette politique, c’est plus de 500 personnes détenues durant différentes manifestations et mobilisations. Bien qu’elles ne soient pas toutes anarchistes, les médias répètent inlassablement qu’elles le sont. Cela fait partie de sa mise en scène répressive, ils cherchent à lier chaque acte de désobéissance et de protestation à l’anarchisme, dans une tentative désespérée de cacher la réalité sociale où existe un énorme mécontentement qui est en train de s’étendre. En effet, il y a chaque fois plus de personnes qui sont dégoûtées des mensonges de la démocratie bourgeoise capitaliste et qui cherchent à construire des alternatives viables pour avoir une vie digne. Et nous sommes aussi de plus en plus nombreux à savoir que nous ne pouvons construire sans détruire jusqu’à ses fondations, tout ce qui nous opprime et nous exploite…». [ Croix Noire Anarchiste – Mexico / CNA-Mexico ]

Où sont-ils, qui sont-ils ?

Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca

miguelflomMiguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca et militant anarchiste. Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demie de l’après-midi, Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l’Assemblée Communautaire a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été exécutée sans identification et sans mandat d’arrêt, avec une grande violence, par trois personnes habillées en civil accompagnées de plus de 20 policiers ministériels de la ville de Mexico. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui sont perpétrées depuis 5 ans par Manuel Zepeda Cortéz, ex-président municipal qui siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire en piétinant ainsi le système communautaire basé sur les « us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions. Le cas de Miguel Peralta Betanzos commence à sortir de l’ombre et à se diffuser au Mexique et ailleurs.

Plus d’infos

Ville de Mexico

ferFernando Bárcenas militant anarchiste, a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola. Il a été condamné à de la prison ferme pour les mêmes délits d’attaques à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense, cependant, le 11 décembre 2014, Fernando a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme pour les délits d’attaques à la paix publique, délit qui l’empêche de sortir sous caution.

Fernando, âgé de 22 ans, est étudiant au Collège de Sciences Humaines (CCH) de Vallejo et travaillait pour aider sa famille. Il a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation contre la hausse de 67% des tarifs du métro décidée par le Gouvernement de la Ville de Mexico. Ensuite il s’est vu accusé d’avoir brûlé un arbre de noël appartenant à Coca-Cola. Il se trouve dans la prison Nord à Mexico.

C’est en prison que Fernando a crée le journal appelé « journal indépendant de combat : El Canero », qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’un média libre produit par des prisonniers et prisonnières, derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale mexicaine.

Plus d’infos

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portabrahamAbraham Cortés Ávila a été arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco, il est le seul à rester en prison après les arrestations du 2 octobre 2013. Abraham faisait face à une accusation de tentative d’homicide, pour avoir supposément lancé des cocktails Molotov contre les lignes de policiers anti-émeutes. Ceci en plus d’une autre accusation pour attaques à la paix publique en bande. Pour ces accusations, le compagnon avait été condamné à 13 ans et 4 mois de prison ; cependant, grâce à une procédure en appel (Amparo) qu’il a mené, une nouvelle sentence a été prononcée de 5 ans et 9 mois pour le délit d’attaques à la paix publique en bande, car l’accusation de tentative d’homicide a été rejetée. Abraham se trouve dans la Prison Nord de la Ville de Mexico. Le compagnon Abraham Cortés est sorti de prison, enfin dans la rue !

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gatitoCollectif des prisonniers CIMARRON

Le collectif CIMARRON est formé par plusieurs prisonniers en résistance de la ville de Mexico :

Fernando Barcenas Castillo
Gerardo Ramirez Valenzuela
Luis Lazaro Urgell
Sinue Rafful
Hans Razo Alvarez
Compa Gato Punk
Compa Josh

Le compagnon anarchiste Fernando Barcenas Castillo a élaboré plusieurs projets à l’intérieur de la prison Nord de la Ville de Mexico où il est incarcéré depuis le 13 décembre 2013. Il a créé des ateliers d’écriture, de réflexion, de musique; avec d’autres prisonniers et prisonnières écrit et diffuse le journal anticarcéral Indépendant et de combat « El Canero »; dernièrement il a mis en place une bibliothèque gérée par les propres prisonniers. Fer a également encouragé et lancé l’organisation des prisonnier-e-s en résistance, tout d’abord il encourage la formation du C.C.P.R (Coordination Combative de Prisonniers en Résistance) plus tard il participe à la coordination des grèves de la faim avec d’autres prisonniers anarchistes de la ville de Mexico. Par la suite Fer lance et encourage la formation de la C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) comme forme et espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire. La CIPRE étant une organisation informelle s’est dissoute et aujourd’hui s’efface non sans laisser toute une expérience organisationnelle derrière elle. Désarmé, Fer lance une nouvelle proposition donnant lieu au collectif des prisonniers CIMARRON, le nom « cimarron » signifie «s’échapper, fuir». Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître.

« Ce collectif a entamé un vaste travail de re-signification et de ré-appropriation de la vie à partir de la résistance culturelle, ignorant les espaces institutionnels pour mettre concrètement en place des ateliers, des discussions, une bibliothèque alternative pour construire de la sorte une vie communautaire en marge du temps et des restrictions de la prison… En effet, la majorité de ceux d’entre nous considérés comme des « criminels » nous avons démontré que nous sommes capables d’assurer la subsistance avec intelligence, instinct et force physique en les combinant parfaitement entre eux, c’est ce qui fait de nous un ennemi en puissance à écarter par ceux qui nous dominent. C’est d’ailleurs pour ce motif qu’ils nous enferment dans des cages et qu’ils nous combattent de façon si brutale… »

+ d’infos sur les Prisonniers en Résistance / CIMARRON

La C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) étant une organisation informelle s’est dissoute.

CIPRETC.I.P.R.E (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) « est une forme et un espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire, qui n’est rien d’autre que le bouclier de la structure étatique qui lui permet de se perpétuer et de se maintenir sur la base des intérêts les plus viles et mesquins ; la prison est une affaire commerciale d’état car en même temps elle terrorise et maintient la domination par le chantage, la peur et l’intimidation. Elle pratique l’exploitation des prisonnier-e-s et fabrique la « délinquance » par son biais utilisant les filtres, la subornation et la corruption pour maintenir l’environnement social sous contrôle » (…) « Nous en avons ras le bol d’être stigmatisés et limités par l’ostracisme pratiqué à notre encontre ; l’état constant de non défense dans lequel nous nous retrouvons tous en raison de l’existence de ces structures vaines, inutiles que sont la prison… Nous autres nous n’acceptons pas leurs « traitements » parce que nous ne reconnaissons pas la légitimité « morale » de ces bandits et voleurs organisés en syndicats du crime qui fondent leur critère sur l’acceptation de la soumission et de l’obéissance de nous envers eux et elles. Nous disons ça suffit et c’est pour cela que nous nous organisons pour faire cesser la répression et la torture, l’exploitation à laquelle nous sommes soumis pour que ne se répètent jamais plus les situations similaires ni en prison ni dans aucun autre lieu occupé par l’avant garde fascistoïde déguisée en gouvernement démocratique ».

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 Les prisonniers et prisonnières de droit commun en lutte

(dites de droit commun organisé-e-s dans la ville de Mexico et au Chiapas)

Ville de Mexico

Nous avons élargi notre solidarité et dernièrement nous sommes en relation avec des prisonnier-e-s dites de droit commun organisé-e-s dans la prison de Santa Martha Acatitla (Centro Femenil de Readaptación Social) et dans la prison Nord de la ville de Mexico.

 

Chiapas

À la fin de l’année 2016, un groupe de six prisonniers, parmi les plus de deux mille qui survivent dans la prison de “L’Amate” en Cintalapa – Chiapas, a créé l’organisation de prisonniers en lutte « la Voz Verdadera del Amate ». Il s’agit de prisonniers dits « de droit commun » qui ont décidé de se battre en cassant par l’organisation l’isolement et le lent écoulement des jours. Certains parmi eux sont en train d’apprendre à écrire en espagnol afin de faire sortir leurs mots de prison. Plus d’infos

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 Les prisonniers et prisonnières de la Sexta 

La Sexta est la façon dont les zapatistes se réfèrent à La Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone.

Où sont-ils, qui sont-ils ?

Nous essayons d’échanger avec 4 prisonniers de la sexta.

DF-Ville de Mexico

fersoteloLuis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 22 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014. Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique [délit qui est pénalement du même type que le délit de terrorisme], d’attaques aux voies de communication et de dégradations (d’une station de Tramway, d’un distributeur de titres de transport et de caméras de surveillance). Après plus de deux ans de procès, notre compagnon Luis Fernando Sotelo a été condamné à 13 ans de prison et à une amende de 519 815,25 pesos (26 000€). Plus d’infos

« … À un peu plus d’un an de mon emprisonnement, j’aurais pu seulement m’exprimer du point de vue de la « justice » à laquelle ils me soumettent en raison de ma présumée « délinquance ». Cependant la prétendue leçon donnée par l’appareil judiciaire et ses serviteurs (juges, commissariats, policiers, matons) est beaucoup plus vaste. Il faut vivre dans une prison de la ville de Mexico pour se rendre compte d’une réalité pourrie et très similaire à la liberté relative que vit la société du dehors. En tant que prisonnier, ils m’ont séparé de la population et je survis relativement et meurs par lassitude. Dehors, c’est pareil. Je vis la violence systématique des matons et celle de la classe « délinquante » qui, au final, n’est que la reproduction de la merde de là-haut. Malgré tout cela, la solidarité ne disparaît pas, car elle est une option nécessaire et souhaitable. »

Luis Fernando Sotelo

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Chiapas

ALEJANDRODAlejandro Díaz Santiz est un Indigène Tzotzil originaire de Tsoeptic, il a été arrêté dans l’état de Veracruz il y a 16 ans, accusé d’homicide. Díaz Sántiz a été condamné à 29 ans de prison ferme. Et comme dans les autres cas de prisonniers adhérents à la Sexta au Chiapas, sa condamnation résulte d’un procès corrompu dès le début, il a été torturé et il n’a jamais eu le droit à un traducteur parlant dans sa langue maternelle durant son procès.

Alejandro Díaz Santiz fait partie de l’organisation de prisonniers appelée “Los Solidarios de la Voz del Amate”, organisation créée en 2009 pour dénoncer les conditions carcérales dans cette prison, mais aussi pour faire sortir au travers de communiqués et de lettres, les paroles de détenus. Par leur travail solidaire ils font une radiographie du système pénitentiaire : les traitements indignes que les matons et le personnel leur font subir, le manque de suivi médical, les restrictions et annulations de visites, la corruption qui se vit à l’intérieur, le racisme. Depuis 2009, ils tentent également de mettre en contact les prisonniers entre eux, en rapprochant des détenus exposés aux mêmes difficultés. Les détenus concernés ont été arrêtés de façon complètement arbitraire, parce qu’ils sont indigènes ou pour des motifs politiques. Alejandro est le dernier et le seul prisonnier de l’organisation « Les Solidaires de la Voix de l’Amate » à rester en prison. Tous les autres ont été libérés le 4 juillet 2013.

Dans les cachots du mauvais gouvernement du Chiapas, dans la prison numéro 5 de los « LLanos », Alejandro Díaz Santiz menait une lutte exemplaire avec d’autres prisonniers et prisonnières. Dans la cour de cette prison, des réunions avaient lieu plusieurs jours par semaine, où les prisonniers échangeaient, réfléchissaient, écrivaient et recevaient les visiteurs venant échanger avec eux ; Alejandro encourageait les détenus à lire et à écrire, à se battre pour leur liberté malgré les dures conditions que la taule représente…Le 10 septembre 2015 au matin, Alejandro a été transféré vers une prison de haute sécurité.

Plus d’infos

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Terrain communal de Bachajon :
Esteban Gomez Jimenez détenu à Cintalapa de Figueroa (Prison N°14, El Amate), Santiago Moreno Perez, détenu à Plages de Catazaja Chiapas (Prison N°17)
Les compagnons luttaient pour leurs droits légitimes au territoire et se trouvent aujourd’hui enfermés pour avoir fait face à la stratégie du gouvernement qui veut les dépouiller de leur terre où se trouvent les Cascades d’Agua Azul pour le futur méga-projet touristique CIPP-CAA -Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul. Les compagnons organisés du terrain communal de Bachajon n’ont pas cessé de dénoncer depuis des années la persécution politique et le pillage de leur terres. Durant toutes ces dernières années, les compagnons et compagnes de Bachajón ont résisté à la vague d’agressions du gouvernement contre leur lutte, assassinant, détruisant, blessant, séquestrant les compagnon-n-es de Bachajón. Malgré toutes ces agressions, les ejidatarios et les ejidatarias sont toujours debout dans la lutte.

« Nous autres indigènes, nous luttons pour demeurer ce que nous sommes, pour construire notre propre forme de vie et conserver notre territoire en le protégeant des convoitises de ceux d’en haut » 

Terrain communal de Bachajon

 Plus d’info

complement d’info

CHIAPAS

*Alejandro Díaz Santiz– CERSS No.5 en San Cristóbal

Fait partie de l’organisation « Los Solidarios de la Voz del Amate » qui est plus récente et qui est solidaire de « La Voz del Amate ». L’organisation « Les Solidaires de la Voix de l’Amate » regroupe des jeunes exposé-e-s aux mêmes injustices et manifestant un engagement équivalent dans la lutte des prisonnier-e-s, et qui ont été arrêté-e-s sans fondement parce qu’ils et elles sont pauvres, indigènes ou pour des motifs politiques. Comme  Patishtán, ils et elles sont devenu-e-s une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas. (Rosario Díaz Méndez de l’organisation de la Voix de l’Amate ; Rosa López Díaz, Pedro López Jiménez, Alfredo López Jiménez, Juan Collazo Jiménez, Enrique Gómez Hernández, Juan López Gonzalez, Benjamin López Aguilar et Juan Díaz López de l’organisation des Solidaires de la Voix de l’Amate ont été libéré-e-s le 4 juillet 2013)
* Cas de Bachajon: Esteban Gomez Jimenez détenu à Cintalapa de Figueroa (Prison N°14, El Amate), Santiago Moreno Perez

OAXACA

* Álvaro Sebastián Ramírez

Actuellement, Alvaro Sebastian se trouve dans la prison d’Ixcotel à Oaxaca, cela fait 18 ans qu’il est en prison.( Nous suivons son cas depuis 2009).

*Miguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca et militant anarchiste.

VILLE DE MEXICO

*Luis Fernando Bárcenas  a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola.

*Abraham Cortez a été arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco. Il a été condamné à 13 ans et 4 mois de prison ferme pour les délits d’attaques à la paix publique en bande organisée et tentative d’homicide. Abraham se trouve dans la Prison Nord de la Ville de Mexico.

* Luis Fernando Sotelo Zambrano, a été arrêté le 5 novembre 2014, lors de la troisième journée de solidarité avec les 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa, pour les délits d’attaques à la paix publique, d’attaques aux voies de communications et dégradations.

*Membres de la C.I.P.RE –Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance

*Collectif des prisonniers CIMARRON

GUERRERO

(Nous ne suivons pas leurs cas)

Máximo Mojica Delgado, María De los Ángeles Hernández Flores, Santiago Nazario Lezma, sont des professeurs, ils habitent dans la municipalité de Teloloapan, dans l’État de Guerrero. Ils sont membres actifs de l’Organisation Coordinatrice Étatique des Travailleurs de l’Éducation de Guerrero (CETEG) et adhérents à la Sexta.  Ils ont aussi participé à la lutte sociale avec l’association Terre et Liberté, qui intervient sur les questions du droit au logement. Ils on été arrêtés le 27 novembre 2008, accusés d’appartenir à un groupe armé. Selon María de los Ángeles Hernández, le 27 novembre, trois hommes armés à bord d’un véhicule banalisé ont arrêté la voiture dans laquelle elle circulait avec son époux, Máximo Mojica, et leurs deux enfants. Ils ont forcé Máximo Mojica à sortir et l’ont emmené, mais ils ne se sont pas présentés comme des policiers et n’ont pas montré de mandat d’arrêt. Le 29 novembre, María de los Ángeles Hernández a reçu un appel téléphonique de son époux lui indiquant qu’il avait été kidnappé et qu’elle devait payer une rançon de 50 000 pesos (environ 2 900 euros). Le jour-même, des voisins ont signalé que María de los Ángeles Hernández, son neveu (qui a ensuite été relâché mais se cache désormais par sécurité) et un autre homme venu lui rendre visite, Santiago Nazario Lezma, avaient également été enlevés chez elle par un groupe d’hommes armés en uniforme. Ces derniers étaient arrivés à bord de sept camionnettes banalisées et dépourvues de plaques d’immatriculation. Il semblerait que les hommes qui ont arrêté Máximo Mojica, María de los Ángeles Hernández et Santiago Nazario Lezma soient tous des agents de la police judiciaire de l’État de Guerrero.

TLANIXCO (Etat de Mexico)

(Nous ne suivons pas leurs cas)

Mouvement pour la liberté des défenseurs de l’eau et de la vie de San Pedro Tlanixco : organisation indigène Nahua faisant partie du CNI (Congrès National Indigène qui regroupe des organisations et des collectifs adhérents à la Sixième déclaration de la forêt Lacandone) dont plusieurs des membres se trouvent en prison, soit dans l’attente d’un procès qui s’avère long et plein d’obstacles juridiques, soit déjà condamnés à de lourdes peines de prison. Cette dernière situation concerne Dominga González Martínez, Lorenzo Sánchez Berriozábal, Marco Antonio Pérez González, Pedro Sánchez Berriozábal, Rómulo Arias Mireles et Teófilo Pérez González, condamnés à de lourdes peines de prison allant de 50 à 54 années de prison ferme.

Correspondance – Échange – Solidarité

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AU CHIAPAS:

*Alejandro Díaz Santiz- CERSS No.5 en San Cristóbal

* Esteban Gomez Jimenez détenu à Cintalapa de Figueroa (Prison N°14, El Amate),

* Santiago Moreno Perez détenu à Plages de Catazaja Chiapas (Prison N°17)

Envoyez votre lettre à l’adresse suivante : noestamostodxs@riseup.net

+d’infos (espagnol) http://noestamostodxs.tk/

envelope-9887Nom du prisonnier
CERSS No.5
Carretera San Cristobal – Ocosigo km 20, San Cristobal de Las Casas, Chiapas, MEXICO

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À OAXACA

envelope-9887* Álvaro Sebastián Ramírez

Penitenciaria Central de Santa Maria Ixcotel Ixcotel ,
Centro Oaxaca,  c.p. 68050, Oaxaca de Juarez

Envoyez votre lettre à l’adresse suivante : lavozdelosxiches@gmail.com

+d’infos (espagnol) http://lavozdelosxiches.blogspot.de

envelope-9887*Miguel Peralta Betanzos

Centre pénitentiaire de Cuicatlán, État d’Oaxaca

Carretera antigua a san pedro chicozapote s/n,
Oaxaca, c.p. 68600, Cuicatlan, Oaxaca

Envoyez votre lettre à l’adresse suivante : solidaridadelox@gmail.com

+d’infos (espagnol) http://solidaridad-eloxochitlan.espivblogs.net

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À MEXICO

envelope-9887*Luis Fernando Bárcenas Castillo
*Abraham Cortez Avila
Reclusorio Preventivo Varonil Norte
Jaime Nuno 155, Col. Guadalupe Chalma, Cuautepec Barrio Bajo, Del. Gustavo A. Madero, C.P. 07210. DF, Mexico
Envoyez votre lettre à l’adresse suivante: cna.mex@gmail.com
ou libertadparaabrahamyfernando@gmail.com

envelope-9887*Luis Fernando Sotelo, adherent à la sexta zapatiste est accompagné par la Cruz Negra Anarquista- Mexico (CNA-Mx).
Reclusorio Preventivo Varonil Sur
Circuito Javier Piña y palacios S/S. Colonia San Mateo Xalpa Delegación Xochimilco, C.P. 16800,DF, Mexico
Envoyez votre lettre à l’adresse suivante: cna.mex@gmail.com
Fernando est ccompagné aussi par  le Réseau contre la Répression et pour la solidarité, vous pouvez  également evoyer votre lettre à fernandosotelolibre@riseup.net

+d’infos (espagnol) http://www.abajolosmuros.org/

 

Miles de mariposas

 

CAMPECHE

Sara López González libre
Joaquín Aguilar Méndez libre
Guadalupe Borjas Contreras libre
Octavio Solis Cortez libre

CHIAPAS

Patricio Domínguez Vázquez libre
Mariano Demeza Silvano libre
Domingo Pérez Álvaro libre
Domingo García Gómez libre
Juan Aguilar Guzmán libre
Jerónimo Guzmán Méndez libre
Alberto Patishtán Gómez libre
Rosario Díaz Méndez libre
Pedro López Jiménez libre
Juan Collazo Jiménez libre
Alfredo López Jiménez libre
Rosa López Díaz libre
Alejandro Díaz Santiz
Enrique Gómez Hernández libre
Juan Díaz López libre
Francisco Sántiz López libre
Andrés Núñez Hernández libre
José Díaz López libre
Miguel Demeza Jimenez libre
Antonio Estrada Estrada libre
Miguel Vazquez Deara libre
Juan Antonio Gómez Silvano libre
Mario Aguilar Silvano libre
Roberto Gómez Hernández libre
Esteban Gomez Jimenez
Santiago Moreno Perez
Emilio Jimenez Gomez libre

MEXICO, DF

Jorge Mario González García (compagnon  anarchiste libre)
Carlos López, Amélie Pelletier et Fallon Poisson (compagnon-ne-s anarchistes libres)
Luis Fernando Bárcenas (compagnon  anarchiste) 
Abraham Cortez (compagnon  anarchiste libre) 
Luis Fernando Sotelo Zambrano
Emmanuel Hernández Hernández (compagnon anarchiste libre)
Víctor Herrera Govea (compagnon anarchiste libre)
Carlos Orozco (compagnon anarchiste)
Fermín Gómez Trejo (compagnon anarchiste libre)
Abraham López Martínez libre
Enrique Mejia libre
Sergio David Rodriguez libre
Roberto César Jasso del Ángel libre
Ramón Domínguez Patlán libre
Hugo Bautista Hernández libre
Atzin Andrade González libre
Juan Daniel López Ávila libre
Laurence Maxwell Ilabaca libre
Luis Carlos Pichardo Moreno libre
Francisco García Martínez libre
Hillary Analí González Olguín libre
Liliana Garduño Ortega libre
Tania Damián Rojas libre
Miguel Ángel Lara Mosso, sous contrôle judiciaire.
Erick Martínez Cabello Esca, sous contrôle judiciaire.
Samantha Irais Buendía Hernández, sous contrôle judiciaire.
Morales Ruíz José Manuel, sous contrôle judiciaire.
Alejandro Cabrera Ávila, sous contrôle judiciaire.
Horacio Antonio Gonzáles sous contrôle judiciaire.
Daniel Camacho Dominguez,sous contrôle judiciaire.
Oscar Ivan Ramírez Santellano, sous contrôle judiciaire.
David Nava Ocampo, sous contrôle judiciaire.
Humberto Nava Ocampo,sous contrôle judiciaire.
Alfredo Delgado Carreon, sous contrôle judiciaire.
Cuautemoc Navarro, sous contrôle judiciaire.
Ricardo Rojas Rivera, sous contrôle judiciaire.

ESTADO DE MÉXICO

Ignacio del Valle Medina libre
Felipe Álvarez Hernández libre
Héctor Galindo Gochicoa libre
Jorge Alberto Ordóñez Romero libre
Román Adán Ordóñez Romero libre
Alejandro Pilón Zacate libre
Juan Carlos Estrada Cruces libre
Julio César Espinoza Ramos libre
Inés Rodolfo Cuellar Rivera libre
Edgar Eduardo Morales Reyes libre
Óscar Hernández Pacheco libre
Narciso Arellano Hernández libre
Dominga González Martínez
Lorenzo Sánchez Berriozábal
Marco Antonio Pérez González
Pedro Sánchez Berriozábal
Rómulo Arias Mireles
Teófilo Pérez González

GUERRERO

Máximo Mojica Delgado
María De los Ángeles Hernández Flores
Santiago Nazario Lezma

OAXACA

Agustín Luna Valencia libre
Álvaro Sebastián Ramírez libre
Justino Hernández José libre
Mario Ambrosio Martínez libre
Fortino Enríquez Hernández libre
Eleuterio Hernández García libre
Abraham García Ramírez libre
Zacarías P. García López
Juan Manuel Martínez Moreno libre
Abraham Ramírez Vázquez libre
Juventino García Cruz libre
Noel García Cruz libre

GUANAJUATO

Braulio Arturo Durán González (compagnon anarchiste libre)

SONORA

Mario Luna, Libre

VERACRUZ

Evelio Merida Hernandez libre

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