Libérons-les touTEs ! – Correspondance

Les prisonnier-e-s que nous soutenons

Nous sommes « Les trois passants » et nous soutenons depuis 2006 dans la mesure de nos possibilités quelques prisonnier-e-s mexicain-e-s qui s’inscrivent dans l’adhésion à la Sexta, proposition politique et organisationnelle lancée par les zapatistes en 2006.

Depuis 2009 nous cheminons et soutenons des prisonniers anarchistes, quelques prisonniers en lutte et ceux et celles qui se revendiquent eux-mêmes prisonnier-e-s de la guerre sociale.

Par ce blog [https://liberonsles.wordpress.com] nous diffusons les lettres et communiqués des prisonnier-e-s, nous menons des actions, projections de vidéos, lectures de lettres, concerts, expositions, repas solidaires pour les soutenir, toujours en donnant une priorité à l’échange avec les prisonnier-e-s, leurs familles et leurs collectifs de soutien. Nous ne travaillons pas pour les prisonnier-e-s mais avec eux dans une logique anti-carcérale, dans une logique d’échange et de soutien mutuel, nous allons visiter chaque année les prisonnier-e-s, les groupes de soutien et les familles au Mexique, en ce sens nous cheminons avec eux pour la liberté de nous tous et toutes… Pour plus d’info, voir notre bulletin ici

Libertad presos ahora

 Les prisonniers et prisonnières de la Sexta au Mexique

La Sexta est la façon dont les zapatistes se réfèrent à La Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone.

La Sixième Déclaration Zapatiste (La Sexta): qu’est-ce que c’est ?

C’est une proposition politique lancée par l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) à la société civile au Mexique et ailleurs sur la planète. Dans cette déclaration, les zapatistes font le bilan de leur lutte, concluent à la nécessité d’élargir le mouvement à d’autres secteurs de la société et de mettre en œuvre une nouvelle forme de rencontre et de solidarité des luttes, dans une logique anticapitaliste, indépendante et autonome en se débarrassant des partis politiques. Il s’agit d’une proposition organisationnelle qui se confronte aux campagnes électorales et à toute logique électorale. Finalement, la Sixième Déclaration propose une façon inédite de faire la politique, « en bas à gauche ». Des milliers de personnes, groupes et de collectifs au Mexique et dans le monde ont adhéré à cette initiative.

zapatistas-lenguaEn juin 2005, l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) décrète une alerte rouge dans toutes les communes rebelles. Les autorités autonomes passent à la clandestinité. Les Caracoles (« escargots ») – leurs lieux et structures d’autogouvernement, points de convergence, rattachés à cinq zones territoriales –, sont fermés. Dans les jours qui suivent, toutes les communautés zapatistes sont consultées. Elles approuvent une nouvelle forme de lutte qui engage les zapatistes vers un nouveau chemin, annoncé dans un communiqué de l’EZLN à la société civile : la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone. Les zapatistes y font le bilan de leur lutte, analysent la situation du Mexique et du monde, concluent à la nécessité d’élargir le mouvement à d’autres secteurs de la société (ouvrier-e-s, paysan-ne-s, étudiant-e-s, enseignant-e-s, associations de quartier, etc.) et de s’engager dans une nouvelle forme d’échange et de solidarité des luttes. Finalement, au Mexique, la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone propose de réaliser une Campagne Nationale pour construire une nouvelle façon de faire la politique, autrement dit un programme de lutte nationale « en bas à gauche ». Pour apprendre et faire connaître la situation du peuple mexicain, une commission de la Sixième est chargée d’écouter les histoires, les luttes et les résistances qui existent à travers tout le pays. C’est ainsi que naît l’Autre Campagne au Mexique et que, parallèlement, ailleurs sur la planète, la Sexta Internationale naît également.

Dans cett29_ultimo_be construction d’une nouvelle réalité politique qu’est l’Autre Campagne (2006 – 2013), divers collectifs, organisations, groupes, peuples et individus se joignent à l’appel de l’EZLN pour lancer un mouvement national anticapitaliste, indépendant « en bas et à gauche » en se débarrassant des partis politiques. Dans ce réseau co-existent différentes luttes : la défense des ressources naturelles (terre, forêts, eau…), celle du territoire, du travail, la lutte contre les hauts tarifs de l’énergie électrique, pour l’autonomie… L’Autre Campagne devient alors un mouvement national de milliers de personnes adhérentes à la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale. Partout au Mexique, elle émerge comme une proposition organisationnelle qui se confronte aux campagnes électorales ; elle se dresse provocante et dangereuse pour le pouvoir et sa logique électorale.

Mais si l’Autre Campagne a réussi à mettre en relation de multiples luttes dans le cadre d’un réseau solidaire, l’État y a répondu par une répression systématique. Les stratégies utilisées sont la torture, la persécution, la disparition forcée, l’assassinat et la prison. C’est dans ce contexte que nous voulons faire connaître la situation de plusieurs dizaines de compagnon.e. prisonnier.e.s pour avoir lutté dans tout le pays. La majorité d’entre ELLeux est confrontée à des accusations de kidnapping, vol, meurtre, d’homicide, de tentative d’homicide, d’attaques à la paix publique [délit qui est pénalement du même type que le délit de terrorisme], d’attaques aux voies de communication et de dégradations, accusations destinées à occulter la véritable raison de leur incarcération : le fait qu’ils ont lutté et qu’aujourd’hui résistent,  s’oranisent et se battent contre le système pénitentiaire, l’isolement, le mépris et l’oubli, depuis les geôles mexicaines.

En 2008, divers collectifs,  groupes, organisations, peuples et individus ont proposé de lancer la campagne nationale et internationale “Primero Nuestr@s Pres@s” en construisant des alternatives, des actions, afin de continuer la lutte pour leur libération et pour la liberté. Le message de cette campagne est clair : aucun compagnon, aucune compagne emprisonnéE pour son combat ne sera abandonnéE ni oubliéE ! « Un coup porté contre l’une ou l’un d’entre nous est un coup porté contre toutes et tous ! ».

En janvier 2013, les zapatistes annoncent une nouvelle étape. Ils expliquent que tant l’Autre Campagne, au Mexique, que la Zezta internationale, dans le monde, deviennent simplement « La Sexta ». Désormais, les prisonniers et prisonnier-e-s de l’Autre Campagne au Mexique deviennent les prisonnier-e-s de la Sexta.

La campagne nationale et internationale « Primero Nuestr@s Pres@s » qui a commencé en 2008 a peu à peu évolué et grandi. De plus en plus de compagnons et compagnonnes y ont adhéré et s’en sont montré-e-s solidaires. Grâce à la pression collective, aux actions et aux événements divers nous avons réussi ensemble à faire sortir de la taule plus de cinquante prisonnier-e-s : en effet, au début de cette campagne il y avait environ cinquante prisonnier-e-s dispersé-e-s à travers tout le Mexique, à ce jour il reste encore plus de 20 compagnon-e-s de la Sexta en prison.

Nous avons évolué et élargi notre solidarité depuis 2009 avec des prisonniers qui ne sont pas adhérents à la Sexta, dont des prisonniers anarchistes et ceux et celles qui se disent eux-mêmes prisonnier.e.s de la guerre sociale.

[mise à jour, le 07/03/2016]

 

Les prisonnier-e-s de la Sexta : où sont-ils, qui sont-ils ?

Nous essayons de suivre les cas suivants, mais il y a d’autres prisonnier-e-s adhérents à la sexta*.

État d’Oaxaca

ALVAROSAlvaro Sebastian Ramirez est un prisonnier de la région de Loxicha à Oaxaca. Il adhère à la Sexta en 2006 ; depuis, il mène une lutte avec espoir et conviction à l’intérieur de la prison. Alvaro a été condamné à 27 ans de prison pour les délits d’homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Alvaro travaillait en tant qu’enseignant et il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général ; il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement. Il a toujours défendu l’autogouvernance basée sur les « us et coutumes » des Zapotèques, refusant l’ingérence des partis politiques. En 1996, l’attaque de l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) à Huatulco allait servir de prétexte pour justifier la répression contre les Indiens de la Région Loxicha, Oaxaca. C’est dans ce contexte qu’Alvaro Sebastian Ramirez a été arrêté et torturé ; il a été obligé de signer et de donner ses empreintes digitales sur des feuilles blanches pour permettre au pouvoir de lui fabriquer des délits. Sa famille a été poursuivie et menacée pendant de nombreuses années. Son procès a été dernièrement révisé et il est à nouveau condamné à 27 ans de prison. Accusé d’être co-auteur d’homicide, il est suivi actuellement par un ancien prisonnier ayant lui-même été condamné pour les mêmes délits. Plus d’infos

« Dans la société marchande, totalitaire, dans laquelle nous vivons actuellement, les prisons sont remplies d’hommes et de femmes d’EN BAS, humbles et simples comme le sont les paysans, les indigènes, nos voisins, les jeunes des quartiers oubliés, les précaires, les travailleuses sexuelles, les employés en lutte, ceux qui protestent. »

Álvaro Sebastián

État du Chiapas

ALEJANDRODAlejandro Díaz Santiz est un Indigène Tzotzil originaire de Tsoeptic, il a été arrêté dans l’état de Veracruz il y a 16 ans, accusé d’homicide. Díaz Sántiz a été condamné à 29 ans de prison ferme. Et comme dans les autres cas de prisonniers adhérents à la Sexta au Chiapas, sa condamnation résulte d’un procès corrompu dès le début, il a été torturé et il n’a jamais eu le droit à un traducteur parlant dans sa langue maternelle durant son procès.

Alejandro Díaz Santiz fait partie de l’organisation de prisonniers appelée “Los Solidarios de la Voz del Amate”, organisation créée en 2009 pour dénoncer les conditions carcérales dans cette prison, mais aussi pour faire sortir au travers de communiqués et de lettres, les paroles de détenus. Par leur travail solidaire ils font une radiographie du système pénitentiaire : les traitements indignes que les matons et le personnel leur font subir, le manque de suivi médical, les restrictions et annulations de visites, la corruption qui se vit à l’intérieur, le racisme. Depuis 2009, ils tentent également de mettre en contact les prisonniers entre eux, en rapprochant des détenus exposés aux mêmes difficultés. Les détenus concernés ont été arrêtés de façon complètement arbitraire, parce qu’ils sont indigènes ou pour des motifs politiques. Alejandro est le dernier et le seul prisonnier de l’organisation « Les Solidaires de la Voix de l’Amate » à rester en prison. Tous les autres ont été libérés le 4 juillet 2013.

Dans les cachots du mauvais gouvernement du Chiapas, dans la prison numéro 5 de los « LLanos », Alejandro Díaz Santiz menait une lutte exemplaire avec d’autres prisonniers et prisonnières. Dans la cour de cette prison, des réunions avaient lieu plusieurs jours par semaine, où les prisonniers échangeaient, réfléchissaient, écrivaient et recevaient les visiteurs venant échanger avec eux ; Alejandro encourageait les détenus à lire et à écrire, à se battre pour leur liberté malgré les dures conditions que la taule représente…Le 10 septembre 2015 au matin, Alejandro a été transféré vers une prison de haute sécurité.

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 Terrain communal de Bachajon :
bachajonfotos3Esteban Gomez Jimenez détenu à Cintalapa de Figueroa (Prison N°14, El Amate), Santiago Moreno Perez et Emilio Jimenez Gomez, détenus à Plages de Catazaja Chiapas (Prison N°17)
Les compagnons luttaient pour leurs droits légitimes au territoire et se trouvent aujourd’hui enfermés pour avoir fait face à la stratégie du gouvernement qui veut les dépouiller de leur terre où se trouvent les Cascades d’Agua Azul pour le futur méga-projet touristique CIPP-CAA -Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul. Les compagnons organisés du terrain communal de Bachajon n’ont pas cessé de dénoncer depuis des années la persécution politique et le pillage de leur terres. Durant toutes ces dernières années, les compagnons et compagnes de Bachajón ont résisté à la vague d’agressions du gouvernement contre leur lutte, assassinant, détruisant, blessant, séquestrant les compagnon-n-es de Bachajón. Malgré toutes ces agressions, les ejidatarios et les ejidatarias sont toujours debout dans la lutte.

« Nous autres indigènes, nous luttons pour demeurer ce que nous sommes, pour construire notre propre forme de vie et conserver notre territoire en le protégeant des convoitises de ceux d’en haut » 

Terrain communal de Bachajon

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DF-Ville de Mexico

ferzamLuis Fernando Sotelo Zambrano, âgé de 20 ans, est adhérent à la sexta et étudiant. Il a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Les accusations portées contre Fernando se basent uniquement sur la déclaration du chauffeur du bus qui a été incendié lors de la troisième journée de solidarité avec les 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Le 10 novembre 2014, le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique, d’attaques aux voies de communications et dégradations. Cela signifie que le compagnon sera sujet à un procès judiciaire, qu’il devra affronter enfermé dans la prison préventive Sud de la ville de Mexico, car ce type de délit ne permet pas la liberté sous caution.

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« … À un peu plus d’un an de mon emprisonnement, j’aurais pu seulement m’exprimer du point de vue de la « justice » à laquelle ils me soumettent en raison de ma présumée « délinquance ». Cependant la prétendue leçon donnée par l’appareil judiciaire et ses serviteurs (juges, commissariats, policiers, matons) est beaucoup plus vaste. Il faut vivre dans une prison de la ville de Mexico pour se rendre compte d’une réalité pourrie et très similaire à la liberté relative que vit la société du dehors. En tant que prisonnier, ils m’ont séparé de la population et je survis relativement et meurs par lassitude. Dehors, c’est pareil. Je vis la violence systématique des matons et celle de la classe « délinquante » qui, au final, n’est que la reproduction de la merde de là-haut. Malgré tout cela, la solidarité ne disparaît pas, car elle est une option nécessaire et souhaitable. »

Luis Fernando Sotelo

Prisonnier-e-s anarchistes

SOLIDAYA

Ces dernières années au Mexique, plus particulièrement dans la ville de Mexico, une campagne anti anarchistes bat son plein. Nous avons donc étendu notre soutien aux compagnon ne s prisonnier e s anarchistes depuis 2009 et dans ce sens nous travaillons étroitement avec la Croix Noire Anarchiste – Mexico (CNA-MX) et les familles des prisonnier e s.

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux mènent un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », le gouvernement fédéral d’Enrique Peña Nieto et le gouvernement de Miguel Angel Mancera, maire de la Ville de Mexico, ont déclenché depuis 2012 une véritable persécution contre les mouvements sociaux, contre les jeunes, les étudiants, les mouvements anarchistes…

«… le Gouvernement de la ville de Mexico conjointement avec les grands médias de communication, ont commencé une campagne contre l’anarchisme, en créant l’image d’un ennemi dangereux qu’il est nécessaire de combattre pour le bien de la société, et sous prétexte de combattre ce danger, ils ont approuvé et mis en place des mesures qui renforcent la machine du contrôle social : l’installation de plus de 20 mille caméras de surveillance dans toute la ville, la mise en place du Protocole de Contention des Foules, les réformes du code pénal local afin de durcir les peines, la fermeture du zocalo (place centrale) de la capitale pour empêcher l’arrivée de manifestations, l’augmentation toujours plus forte de la présence policière dans les rues, tout ceci n’est qu’une partie de ce contrôle(…) Le bilan de cette politique, c’est plus de 500 personnes détenues durant différentes manifestations et mobilisations. Bien qu’elles ne soient pas toutes anarchistes, les médias répètent inlassablement qu’elles le sont. Cela fait partie de sa mise en scène répressive, ils cherchent à lier chaque acte de désobéissance et de protestation à l’anarchisme, dans une tentative désespérée de cacher la réalité sociale où existe un énorme mécontentement qui est en train de s’étendre. En effet, il y a chaque fois plus de personnes qui sont dégoûtées des mensonges de la démocratie bourgeoise capitaliste et qui cherchent à construire des alternatives viables pour avoir une vie digne. Et nous sommes aussi de plus en plus nombreux à savoir que nous ne pouvons construire sans détruire jusqu’à ses fondations, tout ce qui nous opprime et nous exploite…». [ Croix Noire Anarchiste – Mexico / CNA-Mexico ]

Où sont-ils, qui sont-ils ?

Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca

miguelflomMiguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca et militant anarchiste. Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demie de l’après-midi, Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l’Assemblée Communautaire a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été exécutée sans identification et sans mandat d’arrêt, avec une grande violence, par trois personnes habillées en civil accompagnées de plus de 20 policiers ministériels de la ville de Mexico. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui sont perpétrées depuis 5 ans par Manuel Zepeda Cortéz, ex-président municipal qui siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire en piétinant ainsi le système communautaire basé sur les « us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions. Le cas de Miguel Peralta Betanzos commence à sortir de l’ombre et à se diffuser au Mexique et ailleurs.

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Ville de Mexico

ferFernando Bárcenas militant anarchiste, a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola. Il a été condamné à de la prison ferme pour les mêmes délits d’attaques à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense, cependant, le 11 décembre 2014, Fernando a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme pour les délits d’attaques à la paix publique, délit qui l’empêche de sortir sous caution.

Fernando, âgé de 20 ans, est étudiant au Collège de Sciences Humaines (CCH) de Vallejo et travaillait pour aider sa famille. Il a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation contre la hausse de 67% des tarifs du métro décidée par le Gouvernement de la Ville de Mexico. Ensuite il s’est vu accusé d’avoir brûlé un arbre de noël appartenant à Coca-Cola. Il se trouve aussi dans la prison Nord à Mexico.

C’est en prison que Fernando a crée le journal appelé « journal indépendant de combat : El Canero », qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’un média libre produit par des prisonniers et prisonnières, derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale mexicaine.

Aujourd’hui, Fernando met en place avec d’autres prisonniers des ateliers de lecture et de réflexion.

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Prisonnier-e-s de la guerre sociale

portabrahamAbraham Cortés Ávila a été arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco, il est le seul à rester en prison après les arrestations du 2 octobre 2013. Abraham faisait face à une accusation de tentative d’homicide, pour avoir supposément lancé des cocktails Molotov contre les lignes de policiers anti-émeutes. Ceci en plus d’une autre accusation pour attaques à la paix publique en bande. Pour ces accusations, le compagnon avait été condamné à 13 ans et 4 mois de prison ; cependant, grâce à une procédure en appel (Amparo) qu’il a mené, une nouvelle sentence a été prononcée de 5 ans et 9 mois pour le délit d’attaques à la paix publique en bande, car l’accusation de tentative d’homicide a été rejetée. Abraham se trouve dans la Prison Nord de la Ville de Mexico. Plus d’infos

Collectif des prisonniers CIMARRON

 » Ce collectif a entamé un vaste travail de re-signification et de ré-appropriation de la vie à partir de la résistance culturelle, ignorant les espaces institutionnels pour mettre concrètement en place des ateliers, des discussions, une bibliothèque alternative pour construire de la sorte une vie communautaire en marge du temps et des restrictions de la prison… En effet, la majorité de ceux d’entre nous considérés comme des « criminels » nous avons démontré que nous sommes capables d’assurer la subsistance avec intelligence, instinct et force physique en les combinant parfaitement entre eux, c’est ce qui fait de nous un ennemi en puissance à écarter par ceux qui nous dominent. C’est d’ailleurs pour ce motif qu’ils nous enferment dans des cages et qu’ils nous combattent de façon si brutale… »

Le compagnon anarchiste Fernando Barcenas Castillo a élaboré plusieurs projets à l’intérieur de la prison Nord de la Ville de Mexico où il est incarcéré depuis le 13 décembre 2013. Il a créé des ateliers d’écriture, de réflexion, de musique; avec d’autres prisonniers et prisonnières écrit et diffuse le journal anticarcéral Indépendant et de combat « El Canero »; dernièrement il a mis en place une bibliothèque gérée par les propres prisonniers. Fer a également encouragé et lancé l’organisation des prisonnier-e-s en résistance, tout d’abord il encourage la formation du C.C.P.R (Coordination Combative de Prisonniers en Résistance) plus tard il participe à la coordination des grèves de la faim avec d’autres prisonniers anarchistes de la ville de Mexico. Par la suite Fer lance et encourage la formation de la C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) comme forme et espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire. La CIPRE étant une organisation informelle s’est dissoute et aujourd’hui s’efface non sans laisser toute une expérience organisationnelle derrière elle. Désarmé, Fer lance une nouvelle proposition donnant lieu au collectif des prisonniers CIMARRON, le nom « cimarron » signifie «s’échapper, fuir». Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître.

La C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) a été impulsée par Fernando Bárcenas Castillo : “ C’est un mouvement qui émerge des entrailles de la prison, depuis l’organisation des prisonnier-e-s qui aujourd’hui ont décidé de crier !!” [ La CIPRE étant une organisation informelle s’est dissoute.

CIPRETC.I.P.R.E (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) « est une forme et un espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire, qui n’est rien d’autre que le bouclier de la structure étatique qui lui permet de se perpétuer et de se maintenir sur la base des intérêts les plus viles et mesquins ; la prison est une affaire commerciale d’état car en même temps elle terrorise et maintient la domination par le chantage, la peur et l’intimidation. Elle pratique l’exploitation des prisonnier-e-s et fabrique la « délinquance » par son biais utilisant les filtres, la subornation et la corruption pour maintenir l’environnement social sous contrôle » (…) « Nous en avons ras le bol d’être stigmatisés et limités par l’ostracisme pratiqué à notre encontre ; l’état constant de non défense dans lequel nous nous retrouvons tous en raison de l’existence de ces structures vaines, inutiles que sont la prison… Nous autres nous n’acceptons pas leurs « traitements » parce que nous ne reconnaissons pas la légitimité « morale » de ces bandits et voleurs organisés en syndicats du crime qui fondent leur critère sur l’acceptation de la soumission et de l’obéissance de nous envers eux et elles. Nous disons ça suffit et c’est pour cela que nous nous organisons pour faire cesser la répression et la torture, l’exploitation à laquelle nous sommes soumis pour que ne se répètent jamais plus les situations similaires ni en prison ni dans aucun autre lieu occupé par l’avant garde fascistoïde déguisée en gouvernement démocratique ».

Voir CIPRE ( Ville de Mexico- chronologie)

Vous pouvez télécharger des fanzines et des brochures intéressantes de nos compagnons anarchistes:

Fanzine à télécharger, cliquez sur l’image.

MIGUELFANZIN

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complement d’info

CHIAPAS

*Alejandro Díaz Santiz– CERSS No.5 en San Cristóbal

Fait partie de l’organisation « Los Solidarios de la Voz del Amate » qui est plus récente et qui est solidaire de « La Voz del Amate ». L’organisation « Les Solidaires de la Voix de l’Amate » regroupe des jeunes exposé-e-s aux mêmes injustices et manifestant un engagement équivalent dans la lutte des prisonnier-e-s, et qui ont été arrêté-e-s sans fondement parce qu’ils et elles sont pauvres, indigènes ou pour des motifs politiques. Comme  Patishtán, ils et elles sont devenu-e-s une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas. (Rosario Díaz Méndez de l’organisation de la Voix de l’Amate ; Rosa López Díaz, Pedro López Jiménez, Alfredo López Jiménez, Juan Collazo Jiménez, Enrique Gómez Hernández, Juan López Gonzalez, Benjamin López Aguilar et Juan Díaz López de l’organisation des Solidaires de la Voix de l’Amate ont été libéré-e-s le 4 juillet 2013)
* Cas de Bachajon: Esteban Gomez Jimenez détenu à Cintalapa de Figueroa (Prison N°14, El Amate), Santiago Moreno Perez et Emilio Jimenez Gomez, détenus à Plages de Catazaja Chiapas (Prison N°17)

OAXACA

* Agustín Luna Valencia ( Nous ne suivons pas son cas)
* Álvaro Sebastián Ramírez
* Justino Hernández José
(Nous ne suivons pas son cas)
* Fortino Enríquez Hernández (Nous ne suivons pas son cas)
* Abraham García Ramírez (Nous ne suivons pas son cas)
* Zacarías P. García López
(Nous ne suivons pas son cas)

Ils sont tous  indigènes zapotèques de Loxicha, ils ont été arrêtés entre 1996 et 1999 pour  défendre leurs terres contre les « caciques » et le gouvernement, ils ont toujours défendu leur forme traditionnelle de gouvernement sans partis politiques, grâce aux « us et coutumes ». Malgré l’enfermement, ils sont très actifs au sein de la prison dans l’État d’Oaxaca.

Le 7 juin 2013, notre compagnon Álvaro Sebastián Ramírez ainsi qu’Abraham García Ramírez, Agustín Luna Valencia, Eleuterio Hernández García, Fortino Enríquez Hernández, Justino Hernández José, tous prisonniers de Loxicha, Oaxaca, ont été transférés arbitrairement sous torture physique et psychologique au Centre d’extermination n°13 à Miahuatlán, Oaxaca.

Cet arbitraire s’est à nouveau répété le 21 juin quand les prisonniers ont été transférés au Centre d’Extermination n°6 dans l’État de Tabasco (à environ six cents km de leur ville natale, Oaxaca).

Actuellement, Alvaro Sebastian se trouve dans la prison d’Ixcotel à Oaxaca, cela fait 18 ans qu’il est en prison.( Nous suivons son cas depuis 2009).

*Miguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca et militant anarchiste.

VILLE DE MEXICO

*Luis Fernando Bárcenas  a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola.

*Abraham Cortez a été arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco. Il a été condamné à 13 ans et 4 mois de prison ferme pour les délits d’attaques à la paix publique en bande organisée et tentative d’homicide. Abraham se trouve dans la Prison Nord de la Ville de Mexico.

* Luis Fernando Sotelo Zambrano, a été arrêté le 5 novembre 2014, lors de la troisième journée de solidarité avec les 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa, pour les délits d’attaques à la paix publique, d’attaques aux voies de communications et dégradations.

*Membres de la C.I.P.RE –Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance

GUERRERO

(Nous ne suivons pas leurs cas. Nous n’avons pas encore réussi à établir un contact direct avec les prisonnier.e.s, leurs familles et/ou leur collectif de soutien) *

Máximo Mojica Delgado, María De los Ángeles Hernández Flores, Santiago Nazario Lezma, sont des professeurs, ils habitent dans la municipalité de Teloloapan, dans l’État de Guerrero. Ils sont membres actifs de l’Organisation Coordinatrice Étatique des Travailleurs de l’Éducation de Guerrero (CETEG) et adhérents à la Sexta.  Ils ont aussi participé à la lutte sociale avec l’association Terre et Liberté, qui intervient sur les questions du droit au logement. Ils on été arrêtés le 27 novembre 2008, accusés d’appartenir à un groupe armé. Selon María de los Ángeles Hernández, le 27 novembre, trois hommes armés à bord d’un véhicule banalisé ont arrêté la voiture dans laquelle elle circulait avec son époux, Máximo Mojica, et leurs deux enfants. Ils ont forcé Máximo Mojica à sortir et l’ont emmené, mais ils ne se sont pas présentés comme des policiers et n’ont pas montré de mandat d’arrêt. Le 29 novembre, María de los Ángeles Hernández a reçu un appel téléphonique de son époux lui indiquant qu’il avait été kidnappé et qu’elle devait payer une rançon de 50 000 pesos (environ 2 900 euros). Le jour-même, des voisins ont signalé que María de los Ángeles Hernández, son neveu (qui a ensuite été relâché mais se cache désormais par sécurité) et un autre homme venu lui rendre visite, Santiago Nazario Lezma, avaient également été enlevés chez elle par un groupe d’hommes armés en uniforme. Ces derniers étaient arrivés à bord de sept camionnettes banalisées et dépourvues de plaques d’immatriculation. Il semblerait que les hommes qui ont arrêté Máximo Mojica, María de los Ángeles Hernández et Santiago Nazario Lezma soient tous des agents de la police judiciaire de l’État de Guerrero.

TLANIXCO (Etat de Mexico)

(Nous ne suivons pas leurs cas. Nous n’avons pas encore réussi à établir un contact direct avec les prisonnier.e.s, leurs familles et/ou leur collectif de soutien) *

Mouvement pour la liberté des défenseurs de l’eau et de la vie de San Pedro Tlanixco : organisation indigène Nahua faisant partie du CNI (Congrès National Indigène qui regroupe des organisations et des collectifs adhérents à la Sixième déclaration de la forêt Lacandone) dont plusieurs des membres se trouvent en prison, soit dans l’attente d’un procès qui s’avère long et plein d’obstacles juridiques, soit déjà condamnés à de lourdes peines de prison. Cette dernière situation concerne Dominga González Martínez, Lorenzo Sánchez Berriozábal, Marco Antonio Pérez González, Pedro Sánchez Berriozábal, Rómulo Arias Mireles et Teófilo Pérez González, condamnés à de lourdes peines de prison allant de 50 à 54 années de prison ferme.

Correspondance – Échange – Solidarité

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AU CHIAPAS:

*Alejandro Díaz Santiz- CERSS No.5 en San Cristóbal

* Esteban Gomez Jimenez détenu à Cintalapa de Figueroa (Prison N°14, El Amate),

* Santiago Moreno Perez et Emilio Jimenez Gomez, détenus à Plages de Catazaja Chiapas (Prison N°17)

Envoyez votre lettre à l’adresse suivante : noestamostodxs@riseup.net

+d’infos (espagnol) http://noestamostodxs.tk/

envelope-9887Nom du prisonnier
CERSS No.5
Carretera San Cristobal – Ocosigo km 20, San Cristobal de Las Casas, Chiapas, MEXICO

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À OAXACA

envelope-9887* Álvaro Sebastián Ramírez

Penitenciaria Central de Santa Maria Ixcotel Ixcotel ,
Centro Oaxaca,  c.p. 68050, Oaxaca de Juarez

Envoyez votre lettre à l’adresse suivante : lavozdelosxiches@gmail.com

+d’infos (espagnol) http://lavozdelosxiches.blogspot.de

envelope-9887*Miguel Peralta Betanzos

Centre pénitentiaire de Cuicatlán, État d’Oaxaca

Carretera antigua a san pedro chicozapote s/n,
Oaxaca, c.p. 68600, Cuicatlan, Oaxaca

Envoyez votre lettre à l’adresse suivante : solidaridadelox@gmail.com

+d’infos (espagnol) http://solidaridad-eloxochitlan.espivblogs.net

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À MEXICO

envelope-9887*Luis Fernando Bárcenas Castillo
*Abraham Cortez Avila
Reclusorio Preventivo Varonil Norte
Jaime Nuno 155, Col. Guadalupe Chalma, Cuautepec Barrio Bajo, Del. Gustavo A. Madero, C.P. 07210. DF, Mexico
Envoyez votre lettre à l’adresse suivante: cna.mex@gmail.com
ou libertadparaabrahamyfernando@gmail.com

envelope-9887*Luis Fernando Sotelo, adherent à la sexta zapatiste est accompagné par la Cruz Negra Anarquista- Mexico (CNA-Mx).
Reclusorio Preventivo Varonil Sur
Circuito Javier Piña y palacios S/S. Colonia San Mateo Xalpa Delegación Xochimilco, C.P. 16800,DF, Mexico
Envoyez votre lettre à l’adresse suivante: cna.mex@gmail.com
Fernando est ccompagné aussi par  le Réseau contre la Répression et pour la solidarité, vous pouvez  également evoyer votre lettre à fernandosotelolibre@riseup.net

+d’infos (espagnol) http://www.abajolosmuros.org/

 

Miles de mariposas

 

CAMPECHE

Sara López González libre
Joaquín Aguilar Méndez libre
Guadalupe Borjas Contreras libre
Octavio Solis Cortez libre

CHIAPAS

Patricio Domínguez Vázquez libre
Mariano Demeza Silvano libre
Domingo Pérez Álvaro libre
Domingo García Gómez libre
Juan Aguilar Guzmán libre
Jerónimo Guzmán Méndez libre
Alberto Patishtán Gómez libre
Rosario Díaz Méndez libre
Pedro López Jiménez libre
Juan Collazo Jiménez libre
Alfredo López Jiménez libre
Rosa López Díaz libre
Alejandro Díaz Santiz
Enrique Gómez Hernández libre
Juan Díaz López libre
Francisco Sántiz López libre
Andrés Núñez Hernández libre
José Díaz López libre
Miguel Demeza Jimenez libre
Antonio Estrada Estrada libre
Miguel Vazquez Deara libre
Juan Antonio Gómez Silvano libre
Mario Aguilar Silvano libre
Roberto Gómez Hernández libre
Esteban Gomez Jimenez
Santiago Moreno Perez
Emilio Jimenez Gomez

MEXICO, DF

Jorge Mario González García (militant anarchiste) libre
Carlos López, Amélie Pelletier et Fallon Poisson (militants anarchistes libres)
Luis Fernando Bárcenas (militant anarchiste)
Abraham Cortez
Emmanuel Hernández Hernández (compagnon anarchiste libre)
Víctor Herrera Govea (compagnon anarchiste libre)
Carlos Orozco (compagnon anarchiste)
Fermín Gómez Trejo (compagnon anarchiste libre)
Abraham López Martínez libre
Enrique Mejia libre
Sergio David Rodriguez libre
Roberto César Jasso del Ángel libre
Ramón Domínguez Patlán libre
Hugo Bautista Hernández libre
Atzin Andrade González libre
Juan Daniel López Ávila libre
Laurence Maxwell Ilabaca libre
Luis Carlos Pichardo Moreno libre
Francisco García Martínez libre
Hillary Analí González Olguín libre
Liliana Garduño Ortega libre
Tania Damián Rojas libre
Miguel Ángel Lara Mosso, sous contrôle judiciaire.
Erick Martínez Cabello Esca, sous contrôle judiciaire.
Samantha Irais Buendía Hernández, sous contrôle judiciaire.
Morales Ruíz José Manuel, sous contrôle judiciaire.
Alejandro Cabrera Ávila, sous contrôle judiciaire.
Horacio Antonio Gonzáles sous contrôle judiciaire.
Daniel Camacho Dominguez,sous contrôle judiciaire.
Oscar Ivan Ramírez Santellano, sous contrôle judiciaire.
David Nava Ocampo, sous contrôle judiciaire.
Humberto Nava Ocampo,sous contrôle judiciaire.
Alfredo Delgado Carreon, sous contrôle judiciaire.
Cuautemoc Navarro, sous contrôle judiciaire.
Ricardo Rojas Rivera, sous contrôle judiciaire.

ESTADO DE MÉXICO

Ignacio del Valle Medina libre
Felipe Álvarez Hernández libre
Héctor Galindo Gochicoa libre
Jorge Alberto Ordóñez Romero libre
Román Adán Ordóñez Romero libre
Alejandro Pilón Zacate libre
Juan Carlos Estrada Cruces libre
Julio César Espinoza Ramos libre
Inés Rodolfo Cuellar Rivera libre
Edgar Eduardo Morales Reyes libre
Óscar Hernández Pacheco libre
Narciso Arellano Hernández libre

Dominga González Martínez
Lorenzo Sánchez Berriozábal
Marco Antonio Pérez González
Pedro Sánchez Berriozábal
Rómulo Arias Mireles  
Teófilo Pérez González

GUERRERO

Máximo Mojica Delgado
María De los Ángeles Hernández Flores
Santiago Nazario Lezma

OAXACA

Agustín Luna Valencia
Álvaro Sebastián Ramírez
Justino Hernández José
Mario Ambrosio Martínez libre
Fortino Enríquez Hernández
Eleuterio Hernández García libre
Abraham García Ramírez
Zacarías P. García López
Juan Manuel Martínez Moreno libre
Abraham Ramírez Vázquez libre
Juventino García Cruz libre
Noel García Cruz libre

GUANAJUATO

Braulio Arturo Durán González (compagnon anarchiste libre)

SONORA

Mario Luna, Libre

VERACRUZ

Evelio Merida Hernandez libre

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