Projet – Rencontres – projections / « Ils nous ont volé nos nuits » (2017 -2019)

Présentation du projet documentaire

« Ils nous ont volé nos nuits – des femmes face à la prison »

Ce documentaire collectif, réalisé au Mexique est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Sa réalisation a été rendue possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d’ex-prisonnières.

Dans ce documentaire, 11 femmes témoignent de la manière dont la prison s’empare de leurs vies. Elles expriment leurs vécus, leurs luttes et comment elles en sont arrivées à une position anti-carcérale.

Le projet, le tissage

Après douze ans de travail et d’échanges, nous avons observé que les femmes en général se retrouvaient systématiquement en lutte contre l’enfermement de proches, contre le système pénitentiaire… Pendant toutes ces années, nous avons connu à différents moments les 11 femmes qui participent à ce documentaire mais nous n’avions pas trouvé le temps, entre autre, à cause de l’urgence qui se vit parfois dans la lutte, de parler entre nous, de parler de ce que représente la prison dans la vie quotidienne, de ce que la prison nous arrache, de tous les projets et rêves laissés de côté, de comment la prison s’empare de la vie des femmes confrontées à la prison et à tout ce qui l’entoure… C’est pour cette raison qu’est née l’idée de faire une réunion avec des ex-prisonnières, des mères, des compagnes des prisonnier-e-s avec qui nous travaillons pour parler de leur absence dans la vision collective (confuse et effacée) des processus de liberté, c’est-à-dire du fait que malgré le travail accompli par les mères, les filles, les sœurs, les compagnes, les ex-prisonnières, leur présence est gommée, elle se dilue dans ce monde aux tendances autoritaires (qui prend la parole ? Qui est écouté ? Qui explique ? Qui commente ? Qui évoque ?) C’est cette parole, ce tissage que nous voulons mettre en valeur avec “elles”, c’est de là qu’est née l’idée de réaliser cette vidéo qui parlerait de la détention, de la stigmatisation en tant que proches de taulards. Que pensent-elles et que ressentent-elles, qu’est-ce que la prison ? Les contrôles, les abus, être femme en prison ou dans l’interaction avec le système carcéral dans un “dedans et un dehors tout relatif” dans notre société-prison (situations auxquelles elles sont confrontées ou qu’elles ont vécues par exemple lors des visites, des fouilles corporelles, la stigmatisation, les discriminations, les expériences vécues). Comment s’organisent-elles avec leurs enfants, leurs compagnons, leurs frères, sœurs à l’intérieur et à l’extérieur ?

C’est à travers ce documentaire que nous voulons écouter leurs voix, leurs expériences en tant que femmes confrontées à la prison, briser la notion de ré-insertion sociale, de la bonne prison humanitariste et réformée , des bonnes et des mauvaises manières de sanctionner par le châtiment exemplaire que serait la prison, évoquer l’accès à la “justice”, la stigmatisation des bonnes et des mauvaises personnes détenues, le langage accusateur : “elle l’a bien mérité”, “elle l’a bien cherché”. Aborder ces points à travers le regard et la voix des femmes elles-mêmes qui vivent le système pénitentiaire, y compris la violence sexiste et institutionnelle, dedans et dehors les murs.

Il faut également mentionner que les femmes qui interviennent dans ce documentaire n’étaient pas forcement organisées, c’est en rencontrant violemment tout cet univers qui arrive avec la prison qu’elles ont commencé à s’organiser, à mener des luttes individuelles et collectives très diverses. Leur combat pour faire sortir leurs proches de prison s’est inscrit d’une manière ou d’une autre dans une lutte plus large, inspirée par la volonté déterminée de se battre contre cette prison sociale gigantesque, ses rapports sociaux et sa stigmatisation sexiste à l’encontre des femmes qui fréquentent ou qui ont vécu et vivent en prison.

Beaucoup reste à faire, mais ce documentaire a permis que des rencontres puissent avoir lieu au Mexique, en France, Suisse et dans l’Etat Espagnol dans plusieurs espaces et lieux, que des femmes confrontées à la prison puissent parler ouvertement, franchement, sans crainte de se faire pointer du doigt, car même s’il est dur de le dire, les rapports de domination et de stigmatisation sont courants parmi les compagnons de lutte et changer ces rapports n’est pas si évident que cela. C’est pour cela qu’il faut en parler ensemble pour mieux s’écouter et changer la nature des rapports en profondeur. Le tissage continue avec des difficultés mais avec beaucoup d’apprentissages collectifs et individuels, et surtout en donnant lieu à des petits réseaux, de belles rencontres, des miroirs et des reflets ici et ailleurs.

Ce documentaire a été possible grâce à l’effort et le soutien des nombreuses personnes de plusieurs géographies qui à titre solidaire ont mis leur rage, leur savoir faire, leur cœur et leur solidarité pour voir ce projet émerger et grandir. Des compagnonnes et des compagnons non spécialistes mais débrouillard-e-s qui continuent de leur côté à faire des projections, des copies, des livrets, à diffuser et organiser des rencontres diverses. Merci à vous tous et toutes, vous vous reconnaîtrez dans ces lignes.

Crève la taule !

-Les trois passants-

Pour plus d’infos et pour  vous procurer le documentaire ( DVD et livret ) vous pouvez nous contacter au mail : liberonsles@riseup.net

VO : Español  – Sous-titres : English, Français, Italiano, Português, ελληνικά – Deutsch 1h10

« Nos robaron las noches »

« En este documental, realizado en México, 11 mujeres dan testimonio de la forma en que la cárcel se apodera de sus vidas : discriminaciones sistemáticas, roles asignados, apropiación del cuerpo… Ellas nos expresan sus vivencias, sus luchas y cómo con el paso del tiempo, llegan a una postura anti-carcelaria. »

« Ils nous ont volé nos nuits »

« Dans ce documentaire, tourné au Mexique, 11 femmes témoignent de la manière dont la prison s’empare de leurs vies: discriminations systématiques, rôles assignés, appropriation du corps… Elles expriment leurs vécus, leurs luttes et comment elles en sont arrivées à une position anti-carcérale. »

« They Robbed Us Of Our Nights »

« In this documentary, filmed in Mexico, 11 women bear witness to the ways that prisons have taken control of their lives: systematic discrimination, assigned roles, appropriation of their bodies… They share their experiences, their struggles, and how they came to adopt an anti-carceral stance. »

« Ci hanno rubato le nostre notti »

« In questo documentario girato in Messico, undici donne testimoniano come e in che modo la prigione si impossessa della loro vita : discriminazione sistematica, ruoli assegnati,appropiazione dei corpi..… Parlano del loro vissuto, delle loro lotte e di come sono arrivate ad avere una posizione anti-carceraria. »

« Roubaram as nossas noites »

« Nesse documentário, rodado no méxico, 11 mulheres testemunham de que forma a cadeia se apropria de suas vidas: discriminações sistemáticas, os papeis impostos, apropriação do corpo… elas revelam suas experiências, suas lutas, e como, com o passar do tempo, elas se posicionaram contra esse sistema carcerário. »

« Μας έκλεψαν τις νύχτες μας »

« Σε αυτό το ντοκιμαντέρ που έγινε στο Μεξικό 11 γυναίκες μαρτυρούν πώς η φυλακή συλλαμβάνει τη ζωή τους: συστηματική διάκριση, καθορισμένοι ρόλοι, κυριαρχία του σώματος, εκφράζουν τις εμπειρίες τους, τους αγώνες τους και πώς κατέληξαν σε μια θέση εναντίον της φυλακής. »

« Sie haben uns die Nächte gestohlen »

« In diesem kollektiven Dokumentarfilm, gedreht in Mexiko in den Jahren 2016 und 2017, berichten 11 Frauen darüber, wie das Gefängnis sich ihrer Leben bemächtigt : systematische Diskriminierung, Rollenzuschreibungen, die Aneignung ihrer Körper… Sie erzählen uns von ihren Erfahrungen, von ihren Kämpfen und davon, wie sie mit dem Laufe der Zeit eine Anti-Knast-Haltung einnehmen. »

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Presentations, projections et rencontres 2017 – 2019

d’autres journées sont à venir…

 

[Hamburg] « Nos robaron las noches » – Sie haben uns die Nächte genommen

« Nos robaron las noches » – Sie haben uns die Nächte genommen

Hamburg
Hafenvokü – Hafenstr.116

15/11/2019
19h00

Mexiko 2016, 70 min, OmU – Doku: 11 Frauen*, die im Knast Gefangene begleiten, berichten darüber, wie das Gefängnis sich ihrer Leben bemächtigt, von systematischen Diskriminierungen,Rollenzuschreibungen, und der Aneignung ihrer Körper. Sie berichten von ihren Erfahrungen und Kämpfen und wie sie zu einer Antiknast-Haltung kamen. Dazu Gespräch mit Freund*innen aus Mexiko.

https://www.bewegungsmelder.org/

http://hafenvokue.blogsport.de/

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Vienna / Wien

Sonntag 27.10.2019
GUTS PIE EARSHOT // CARTOUCHE
+ Ausstellung, Film und Soli-Essen

Hui, was für ein Abend III… GUTS PIE EARSHOT kommen nach vielen Jahren wieder mal ins EKH und sind mittlerweile vl auch so alt, dass die jüngeren unter euch die Band vl gar nicht mehr kennen. Begonnen haben sie 1993 und waren am Anfang noch zu dritt, aber irgendwann hat die Sängerin die Band verlassen und GPE machten als instrumentales Duo weiter. Musikalisch sehr einzigartig, nur mit Schlagzeug und Cello. Sie selbst nennen es DancePunk vs. DubTech – Hardcore vs. Punk´n Bass, aber am besten einfach mal reinhören! Großartige Band.

Auf Tour sind sie mit CARTOUCHE aus Paris über die letzten 10 Jahre zweimal im Haus zu Gast waren. Großartiger politischer Punkrock der stellenweise auch schon mal an « La Fraction” erinnert, aber keinesfalls eine Kopie oder Abklatsch wäre. Und live sowieso der Hammer!

Bequeme Schuhe anziehen und abtanzen!

Weiters wird es an dem Abend eine Ausstellung und mexikanisches Soli-Essen geben:

Exhibition of DIY subversive Art from Mexico and Film screening of the movie “Nos robaron la noche” (Mexico 2016)

Subversive punk street art against the system in support of the artist and self organized diy projects in Mexico City – Infoshop Furia de las calles and Punktitude festival. “Nos robaron la noche” is a collectively produced documentary where 11 women talk about their experience with and their struggle against the prison system.

There will be Mexican food for donation.

@ekh
wielandgasse 2-4
1100 wien

GUTS PIE EARSHOT // CARTOUCHE + Ausstellung, Film und Soli-Essen

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Aasamblea Feminista abierta de Cantabria / Cine de verano 30/06/2019  :

« Nos Robaron las noches »

Cine de verano FF

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[Barcelona] CINETIKA :  Projecció del documental “Nos robaron las noches“.

I després, sopar benèfic solidari per lxs companyes presxs

22/06/2019

Cinetika

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[Santander] Jornadas anticarcelarias de junio / Homenaje a Pastora (último evento 2019)

SÁBADO 8 JUNIO

En el centro social okupado la lechuza
c/barrio la torre nº43 Monte.
Santander

12:00 h Presentación documental “Nos robaron las noches” con lxs compañerxs de Touluse «Les Trois passants», realizadores del docu y posterior debate.

Documental colectivo, que se realizó en octubre del 2016 y se terminó en abril del 2017, se trata de una herramienta de lucha anti-carcelaria. Es un documental realizado con medios propios, por personas solidarias y no especialistas. « En este documental, realizado en México, 11 mujeres dan testimonio de la forma en que la cárcel se apodera de sus vidas : discriminaciones sistemáticas, roles asignados, apropiación del cuerpo… Ellas nos expresan sus vivencias, sus luchas y cómo con el paso del tiempo, llegan a una postura anti-carcelaria. »

La realización del documental fue posible gracias a la complicidad de 11 mujeres : expresas, madres, compañeras e hijas de presos, así que a la participación de La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión de Oaxaca; del Grupo de Trabajo no Estamos todxs de Chiapas, de la Cruz Negra Anarquista de México y del grupo de Les trois passants (Los tres caminantes) de Toulouse.

14:30 h Comedor vegano

16:00 h Mesa redonda; con Les Trois passants, Familias frente a la crueldad carcelaria, Tokata, Henas y otras personas cercanas a la realidad carcelaria

Homenaje a Pastora y actividades diversas

En el centro social okupado la lechuza
c/barrio la torre nº43 Monte.
Santander

https://henas.noblogs.org/

http://tokata.info/

La Corogne / Toulouse/ Mexique : Pastora vit dans nos cœurs

Notre chère compagnonne « Pastora » Dominga González Vieites, mère de l’ex-prisonnier anarchiste Xosé Tarrío González , est décédée d’un infarctus le 25 avril 2019. Pastora a porté de nombreux projets et en avait encore bien d’autres en tête. Elle a participé activement à l’Athénée Libertaire Xosé Tarrío, à La Corogne, où elle a toujours réussi à organiser des cantines de soutien à la lutte anticarcérale; elle avait aussi le projet de créer des cantines sociales : « Pour que personne ne manque d’un repas », disait-elle à ses camarades de l’Athénée. Pastora participait aussi au projet d’association de proches de prisonnierEs et victimes de répression au niveau national, intitulé « Familles face à la cruauté carcérale ».

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[Köln-Deutschland] « Nos robaron las noches » – « Sie haben uns die Nächte gestohlen »

« Nos robaron las noches » – « Sie haben uns die Nächte gestohlen » (70 Minuten) – Film & Infoveranstaltung zur Lage anarchistischer Gefangener in Mexiko.

In diesem kollektiven Dokumentarfilm, gedreht in Mexiko in den Jahren 2016 und 2017, berichten 11 Frauen darüber, wie das Gefängnis sich ihrer Leben bemächtigt : systematische Diskriminierung, Rollenzuschreibungen, die Aneignung ihrer Körper… Sie erzählen uns von ihren Erfahrungen, von ihren Kämpfen und davon, wie sie mit dem Laufe der Zeit eine Anti-Knast-Haltung einnehmen.

Im Anschluss an den Film wollen wir kurz über die Situation zweier anarchistischer Gefangener berichten, die derzeit in Mexiko im Knast sitzen und zu langen Haftstrafen verurteilt wurden. Miguel Peralta und Luis Fernando Sotelo. Vor allem sollen aber die Frauen im Film zu Wort kommen.

Autonomes Zentrum Köln

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[Salamanca] XXIII Jornadas de la Marcha a la Cárcel de Topas  2019

Marcha a Topas es un colectivo anticarcelario de Salamanca que desde hace 23 años organiza unas jornadas en contra de las prisiones y la marcha a la cárcel de Topas a finales de marzo o principios de abril. En el marco de estas jornadas se proyectará el documental : “Nos robaron las noches” « En este documental, realizado en México, 11 mujeres dan testimonio de la forma en que la cárcel se apodera de sus vidas : discriminaciones sistemáticas, roles asignados, apropiación del cuerpo… Ellas nos expresan sus vivencias, sus luchas y cómo con el paso del tiempo, llegan a una postura anti-carcelaria. » Sábado 6 de abril 2019 a las 20:00h en la Sala Mujeres Libres, C/ Perez Oliva, 2, Salamanca.

XXIII Jornadas de la Marcha a la Cárcel de Topas del 31 de marzo al 7 de abril 2019:
Programa XXIII Marcha a Topas

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[Bruxelles] « Des femmes face à la prison » – projection et repas de solidarité

Jeudi 4 avril 2019 – 18h – cinéma Nova 3
rue Arenberg 1000 Bruxelles

Ce jeudi 4 avril à 18h aura lieu au cinéma Nova la projection d’un film qui aborde la question de l’enfermement et plus spécifiquement comment celui-ci s’attaque différemment aux femmes. Le tout sera suivi d’un repas en soutien à la Lime (caisse de solidarité bruxelloise)*

« ILS NOUS ONT VOLE NOS NUITS – des femmes face à la prison »

Dans ce documentaire, tourné au Mexique, 11 femmes témoignent de la manière dont la prison s’empare de leurs vies : discriminations systématiques, rôles assignés, appropriation du corps… Elles expriment leurs vécus, leurs luttes et comment elles en sont arrivées à une position anti-carcérale.

+ 2 courts-métrages réalisés pendant les luttes contre les prisons et les centre fermés en Belgique

Ces projections prennent place dans le cadre des deux semaines de solidarité avec les anarchistes poursuivis par l’Etat belge et sera suivi d’un repas en soutien à la Lime (caisse de solidarité bruxelloise)*

Jeudi 4 avril – 18h – cinéma Nova 3, rue Arenberg 1000 Bruxelles

*Pour plus d’infos sur la lime et sur le procès à venir : La Lime
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[Nantes] Projection anticarcérale, 12 avril 2019

 « Ils nous ont volé nos nuits – Femmes face à la prison »

Au 17 rue Paul Bellamy à Nantes, au fond d’une cour, au dessus du garage « l’atelier ».

Tourné au Mexique en octobre 2016, ce documentaire est un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli.

Ex-prisonnières, compagnes solidaires, mères de famille ou camarades y racontent la manière dont la taule s’empare de leurs vies. Elles y parlent de la détention, des violences sexuelles, du sexisme à l’intérieur et hors des murs, de la stigmatisation en tant que proches de personnes incarcérées, mais aussi de leurs manières de s’organiser et de tisser des réseaux de solidarité.

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[MURCIA] Jornada Anticarcelaria, charla y proyección del documental « Nos robaron las noches », cenador en apoyo a personas presas.  Jueves 28 de febrero 2019.

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[Lyon] Projection-discussion sur les luttes contre la taule le samedi 2 Février 2019

Samedi 2 Février, la Petite cuillère, l’émission contre toutes les prisons, vous invite à une projection puis une discussion autour du documentaire « Ils nous ont volé nos nuits » (Nos Robaron las Noches).

« Ils nous ont volé nos nuits » est un documentaire sur 11 femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.ères, réalisé par le collectif Les trois passants (68 min).

La projection du film sera suivie d’une discussion avec des meufes concernées par la prison : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.ères. Et la soirée se terminera par un apéro, qui servira à financer les défraiements des invitées et la cantine des prisonnier.ère.s.

Nous organisons cette projection/débat pour permettre de visibiliser les luttes dans les taules, qui est touché par l’enfermement, comment cela agit sur les corps et les dynamiques collectives pour y réfléchir ensemble, publiquement, loin des micros FM pour nous donner la niaque de continuer l’émission et s’enrichir réciproquement.

A l’Atelier des Canulars

91 rue Montesquieu, Lyon 7

à partir de 15h30

« Ils ont volé nos nuits »: tourné au Mexique en octobre 2016, ce documentaire est un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli. Ex-prisonnières, compagnes solidaires, mères de famille ou camarades y racontent la manière dont la taule s’empare de leurs vies. Elles y parlent de la détention, des violences sexuelles, du sexisme à l’intérieur et hors des murs, de la stigmatisation en tant que proches de personnes incarcérées, mais aussi de leurs manières de s’organiser et de tisser des réseaux de solidarité.

Et que fait l’émission anticarcérale La petite cuillère, produite dans les studios de Radio Canut 102.2 FM de Lyon ? Elle tente de créer de la solidarité avec les personnes incarcérées, de relayer les luttes à l’intérieur de la prison et à l’extérieur, de faire passer des messages des proches, de relayer la parole des prisonnier.ère.s, de contre-carrer les discours dominants qui diffusent principalement la parole des matons, à travers l’outil radiophonique. (plus d’info sur : https://blogs.radiocanut.org/petitecuillere/)

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[Saint Etienne] Projection « ILS NOUS ONT VOLÉ NOS NUITS » 29/01/2019

Projection à 20h30

MARDI 29 JANVIER 2019 :

« ILS NOUS ONT VOLÉ NOS NUITS » (Les 3 Passants / 68mn)

19H00 / Entrée Libre / Adh. Prix Libre

LA GUEULE NOIRE – Espace Autogéré – Saint Etienne

+ Buffet Vegan

la gueule noire

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[Rennes] Projection – Rencontre – Débat sur le système carcéral au bocal. 15/12/2018

Le samedi 15 décembre 2018 de 13h34 à 18h02.
Au Bocal, 2 Allée de Finlande, 35200 Rennes, France

Projection débat rencontre autour du film collectif : « Ils nous ont volés nos nuits » en non mixité MTPGI. Un témoignage de 11 femmes sur le système carcéral au Mexique. Elles y parlent de la détention, des violences sexuelles, du sexisme à l’intérieur et hors des murs.

Discussion animée par d’anciennes prisonnières

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[Barcelona] Documental “Nos robaron las noches” i xerrada-debat, molt acompanyades. 22/12/2018

Dissabte 22 de desembre a les 11:30h – DONES I PRESÓ.

ATENEU POPULAR ARREPLEGADES
C/ García Lorca, 7
08860 Castelldefels (Barcelona)

Documental “Nos robaron las noches” i xerrada-debat, molt acompanyades.

La dona a presó, històricament, mai ha estat una prioritat dins del sistema penitenciari. Avui en dia encara ens trobem amb una institució penitenciària dissenyada i pensada només per a homes, que no dona visibilitat a les dones empresonades i que és incapaç de donar una resposta efectiva a la seva realitat. El dret penitenciari es troba habitualment enfocat cap a la població reclusa masculina, efecte directe del sistema patriarcal en el qual ens trobem immerses i del que emana l’àmbit policial, judicial, legal i per tant, també el penitenciari. Les polítiques penitenciàries estan pensades i dissenyades per als homes i s’apliquen a les dones sense uns canvis i/o adaptacions per a elles i sense pensar en si són eficaces en quant a la qualitat de vida, al benestar i la reinserció es refereix.

Nos robaron las noches és un documental col·lectiu realitzat a Mèxic a l’octubre de 2016 sobre la lluita anticarcelària de les dones empresonades. Projecte autogestionat i autofinanciat amb mitjans propis, a través del qual ens aproparem a la realitat d’onze dones que expliquen les seves vivències i lluita dins la presó, i com aquesta experiència, amb el pas del temps, les porta a adoptar una postura anticarcelària.

XERRADA/DEBAT AMB:

Mónica, Membre Ex Cassandra, i actualment Clivella
Laura Delgado, Criminologa Investigadora del Dep. De Dret Penal de la UNED
Gracia Amo, de Familias de Presos i Preses de Catalunya
Aina, Mare de la Claudia, morta a la presó

ESPAI DE CARTEIG: PORTA MATERIAL PER ESCRIURE, SOBRE, SEGELL…

Hi haurà un espai disponible per poder escriure. El deixarem obert uns dies desprès de la trobada per poder escriure el que sentim i ens agradaria dir a dones preses.

 

ATENEU POPULAR ARREPLEGADES

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[Barcelona] II Diciembre Anticarcelario 2018

II DICIEMBRE ANTICARCELARIO

Els propers dissabtes 8, 15 i 22 de desembre hi haurà cinedocumental, xerrades i sopadors. Tots els beneficis es destinaran a la marxa a presons del 31 de desembre.

No hi falteu!

Cinètika

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[Tarragona] Jornada anticarcerària : 1 de desembre 2018

Aquí presentem la jornada anticarcerària que es prepara a l’Ateneu Llibertari Alomà de Tarragona per aquest dissabte dia 1 de desembre.

A la jornada tindrem el plaer de conèixer a aquest nou col·lectiu anticarcerari i el seu treball. També es farà un taller de carteig a presxs, projecció del docu “Nos robaron las noches”, poesies per alliberar-se i molt més…

Força, salut i anarquia pels Grups de Suport a Presxs!!!!!!!!!!!!!

Ens veiem dissabte a les 18h!

suportpresxslleida

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[Lleida – Catalunya] 10 de novembre 2018, jornada anticarcerària !

Dissabte 10 de novembre 2018, jornada anticarcerària!

Biblioteca Anarquista Maria Rius

carrer Corts catalanes, 79 de Lleida.

El 10 de novembre organitzem a Lleida una jornada per anar calentant motors de cara a la VI Marxa de torxes contra la presó de Ponent.

Començarem a les 12’30 amb un taller d’escriptura a presxs, i al acabar hi haurà un deliciós dinar per 5 euros (els beneficis aniran destinats a la preparació de la VI Marxa). Seguirem a les 16’30 amb una performance contra les cel·les d’aïllament i per acabar el dia passarem el documental « Nos robaron las noches », un treball casolà i col·lectiu realitzat a Mèxic l’octubre del 2016 on diferents dones donen testimoni de com la presó s’apodera de les seves vides.

Us esperem a totes! Ni presxs ni presons!

https://suportpresxslleida.noblogs.org/

Grup de Suport a Presxs de Lleida

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17 de novembre 2018

Jornada: PARLEM DE LA PRESÓ

A Can Batlló

CLIVELLA, col·lectiu de suport a persones preses

programa:

12:00. Apertura y presentación de la jornada.

12:15. Charla: Desatención sanitaria. A cargo de ponentes de distintos colectivos

14:30. Comida (vegana)

16:00. Pase de documentales (en distintos espacios):

COPEL: Una historia de rebeldía y dignidad.
“Después de 40 años de silencio, un grupo de antiguos componentes de la COPEL hemos decidido contar su historia, la de la intervención autoorganizada en la “Transición española a la democracia” de los presos sociales, para que se respetara nuestra condición de personas incluyéndonos en la amnistía.”

Nos Robaron las Noches (Los Trois Passants).
Documental colectivo realizado en Mexico en Octubre del 2016, como herramienta de lucha anticarcelaria. Un documental casero, hecho con medios propios, por personas solidarias y no especialistas. En este documental, 11 mujeres dan testimonio de la forma en que la cárcel se apodera de sus vidas; discriminaciones sistemáticas, roles asignados, apropiación del cuerpo. Ellas nos expresan sus vivencias, sus luchas y como con el paso del tiempo, llegan a una postura anticarcelaria.

18:00. Debate moderado por Clivella: Alternativas al sistema punitivo.

20:30. Cena: pizzas artesanas.

A partir de las 22:00 música en directo + DJ!!

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[MÓSTOLES – MADRID] 14 DE JULIO, CSO LA CASIKA : Jornada anticarcelaria, organizada por familias frente a la crueldad carcelaria

SÁBADO, 14 DE JULIO 2018
CSO LA CASIKA
C./ MONTERO, 15 PRADILLO
MÓSTOLES – MADRIZ

15:00 horas – Excelente comida a base de migas con pisto y un riquísimo gazpacho.

16:30 horas – Proyección del documental anticarcelario “Nos robaron las noches” (Duración 1h10), realizado en México en 2017. Se trata de una herramienta de lucha anti-carcelaria. Se llevó adelante con medios propios, por personas solidarias y no especialistas. “Nos robaron las noches” fue posible gracias a la complicidad de 11 mujeres : expresas, madres, compañeras e hijas de presos, así como a la participación de La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión de Oaxaca; del Grupo de Trabajo no Estamos todxs de Chiapas, de la Cruz Negra Anarquista de México y del grupo de Les trois passants (Los tres caminantes) de Toulouse.

18:00 horas – Nuestra compañera Pastora González (madre de Xosé Tarrío) presentará nuestro proyecto « Familias frente a la crueldad carcelaria » y nos hablará de su experiencia de mas de dos décadas de lucha contra las prisiones. Se proyectará el documental “Antimulleres”.

19:00 horas – “Mujeres Encarceladas. Análisis Crítico Feminista”, ponencia a cargo de la trabajadora social y profesora, Ana López Cano, desde una amplia perspectiva feminista.

20:30 horas – RIQUÍSIMA CENA DE VERANO

Y, a partir de las 21 Horas – ¡¡¡CONZIERTAZO PARA TODXS VOSOTRXS!!! ¡¡¡ Contaremos con la presencia de VINI EFECTOS, con su potente rumba punk que no nos dejará indiferentes!!!

Familias frente a la crueldad Carcelaria

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[Bagnolet] Mardi 26 juin : Projection du documentaire « Ils nous ont volé nos nuits »

Mardi 26 juin 2018 à 19h00
Le Rémouleur
106, rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)

Le Rémouleur

Projection du documentaire

« Ils nous ont volé nos nuits »

Des femmes face à la prison

(Espagnol, sous-titré français, 70 min.)

Echanges, infokiosques et apéro

Filmé au Mexique en octobre 2016, ce documentaire collectif est un outil de lutte anti-carcérale. Ex-prisonnières, compagnes solidaires, mères de famille ou camarades, 11 femmes y racontent la manière dont la taule s’empare de leurs vies. Elles y parlent de la détention, des violences sexuelles, du sexisme à l’intérieur et hors des murs, de la stigmatisation en tant que proches de personnes incarcérées, mais aussi de leurs manières de s’organiser et de tisser des réseaux de solidarité. Les vécus des femmes faisant face à la prison sont souvent invisibilisés, ceux des prisonnièr.e.s trans, pédés et gouines le sont aussi. Nous aurons l’occasion d’en discuter & voulons rendre visibles les luttes contre toutes les prisons et ce qui les produit.

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[Genève] Mardi 19 juin : Projection du documentaire « ILS NOUS ONT VOLÉ NOS NUITS »

« Ils nous ont volé nos nuits » [ Nos robaron las noches ]

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, comme tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi comme porteuses d’une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire. Cependant, et y compris dans nos propres espaces leur existence et leur combat sont méconnus. C’est pourquoi, dans ce documentaire, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles à ces femmes confrontées à l’enfermement, à l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique “justice”. Elles nous rappellent la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

Ce documentaire collectif, réalisé au Mexique est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Sa réalisation a été rendue possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d’ex-prisonnières, et la participation de La Voix des Zapotèques Xiches en Prison de Oaxaca, du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes là du Chiapas, de La Croix Noire Anarchiste de Mexico et du groupe Les Trois Passants de Toulouse.

Dans ce documentaire, 11 femmes témoignent de la manière dont la prison s’empare de leurs vies. Elles expriment leurs vécus, leurs luttes et comment elles en sont arrivées à une position anti-carcérale.

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[Barcelona] 20 de Mayo: Proyección de “Nos robaron las noches” / Intercambio /Cena

La Cinètika – 20 de Mayo 2018

Passeig de Fabra i Puig, 28
08030 – Barcelona
Metro L1 Fabra i Puig

18h00 – Proyección del documental anticarcelario “Nos robaron las noches” (Duración 1h10)

Documental colectivo, se realizó en México en octubre del 2016 y se terminó en abril del 2017, se trata de una herramienta de lucha anti-carcelaria. Es un documental realizado con medios propios, por personas solidarias y no especialistas. « En este documental, realizado en México, 11 mujeres dan testimonio de la forma en que la cárcel se apodera de sus vidas : discriminaciones sistemáticas, roles asignados, apropiación del cuerpo… Ellas nos expresan sus vivencias, sus luchas y cómo con el paso del tiempo, llegan a una postura anti-carcelaria. »

20h00 – Debate/ Intercambios : Les trois passants, Solidaridat Rebel, Colze a Colze y Ex-Casandras.

21h00 – Cenador Vegano

“Nos robaron las noches”

La realización del documental fue posible gracias a la complicidad de 11 mujeres : expresas, madres, compañeras e hijas de presos, así que a la participación de La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión de Oaxaca; del Grupo de Trabajo no Estamos todxs de Chiapas, de la Cruz Negra Anarquista de México y del grupo de Les trois passants (Los tres caminantes) de Toulouse.

Con el paso del tiempo, quienes nos solidarizamos con nuestros compañeros y compañeras presas, de diferentes maneras, hemos aprendido y seguimos aprendiendo en el camino, y en éste, hemos observado la incesante lucha, resistencia y trabajo que las mujeres (dentro y fuera de las cárceles) realizan, no sólo como tejedoras de memoria y contra el olvido, sino como portadoras de una lucha incesante contra el encierro (la cárcel) el sistema penitenciario y jurídico. Sin embargo – incluso en los medios contestatarios – poco se dice sobre ellas, poco sabemos de ellas, poco se escucha.

Es por esta razón que a través de este documental, lejos de fabricar una visión de inocencia y victimista, queremos hacer un eco y abrir un espacio para la palabra de las madres, hermanas, compañeras, mujeres solidarias, hijas y ex – presas que se confrontan o se han confrontado al sistema penitenciario, al encierro de sus seres queridos, a la lejanía, al desprecio, a la humillación, al sexismo, al maltrato y a la tortura sexual, al hostigamiento, al señalamiento mediático, a la descalificación social, a la estigmatización, a la burocracia y a la hipotética “justicia”.

Es a través de este documental, que queremos escuchar sus voces y reflexiones, que queremos abordar estas inquietudes.

Con la finalidad de hacer un reflejo, intercambiar y compartir reflexiones, invitaremos a mujeres de Barcelona y de otras latitudes, que viven o han vivido en situación de cárcel para que participen en estas jornadas de presentación y poder abordar varias preocupaciones que rodean la cárcel dentro y fuera de los muros. Estos encuentros e intercambios tienen el objetivo de tejer lazos y encontrar caminos, espacios y acciones por la libertad.

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[Compostela] Ardora apresenta: Mulheres contra o cárcere. 16 de maio 2018

http://ardoraeditora.info/

O próximo dia 16 de maio, quarta-feira, no CSA do Sar contaremos com o grupo anti-carcerário Les trois passants (Toulouse) que às 19:00h apresentaram o documentário «Nos robaron las noches» e despois terá lugar um encontro e debate com Pastora do coletivo Familias frente a la crueldad carcelaria e Les trois passants, realizadoras do documentário. Para rematar a jornada faramos um ceador pra intentar cubrir os gastos.

Aqui vai descriçom do documentário e da atividade:

Com o passo do tempo, quem nos solidarizamos com as nossas colegas presas, aprendemos e continuamos a aprender no caminho, e neste, observamos a incessante luita, resistência e trabalho que as mulheres (dentro e fora dos cárceres) realizam, nom só como tecedoras de memória e contra o esquecimento, senom como portadoras de umha luita incessante contra o encerramento, o cárcere, o sistema penitenciário e jurídico. Porém, inclusive nos meios contestatários pouco se diz sobre elas, pouco sabemos delas, pouco se escuta.

É por esta razom, que nesta ocasiom, longe de fabricar umha visom de inocência e vitimismo, queremos fazer um eco e abrir um espaço para a palavra das maes, irmás, parceiras, mulheres solidárias, filhas e ex-presas que enfrentam o sistema penitenciário, o encerramento dos seus seres queridos, o distanciamento, o desprezo, a humilhaçom, o maltrato e a tortura sexual, o assinalamento, a estigmatizaçom e a hipotética justiça.

É através deste documentário que queremos escutar as suas vozes e reflexons, que queremos abordar estas preocupaçons que rodeiam o cárcere dentro e fora dos muros, mas principalmente permitir intercâmbios, tecer laços e encontrar caminhos, espaços e açons pela liberdade.

Com a finalidade de trocar e compartilhar reflexons, depois de que se apresente este documentário teremos um debate entre pessoas do coletivo Les trois passants (Toulouse) e Pastora, do coletivo Familias frente a la crueldad carcelaria.”

Vemo-nos ali!

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[València] 12 de maig. Mujeres contra la cárcel: reflejos, vivencias y luchas.

12 de maig. 2018

El CSOA L’Horta

es troba al final del Carrer de Diógenes Lopez Mecho

junt a la Plaça Tretze Roses, a Benimaclet.

https://horta.noblogs.org/

11h00 Concentración a las puertas del CP de PICASSENT

17h00 – Proyección del documental anticarcelario “Nos robaron las noches” (Duración 1h10)

Documental colectivo, se realizó en México en octubre del 2016 y se terminó en abril del 2017, se trata de una herramienta de lucha anti-carcelaria.

Es un documental realizado con medios propios, por personas solidarias y no especialistas. Su realización fue posible gracias a la complicidad de 11 mujeres : expresas, madres, compañeras e hijas de presos, así que a la participación de La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión de Oaxaca; del Grupo de Trabajo no Estamos todxs de Chiapas, de la Cruz Negra Anarquista de México y del grupo de Les trois passants (Los tres caminantes) de Toulouse.

18h15 – Presentación y debate a cargo de los colectivos Les Trois Passants y Familias Frente a la Crueldad Carcelaria. Lucha anticarcelaria de las mujeres entre Mexico y el Estado Español.

20h30 – Cena vegana a la voluntad y conciertazo:

· X-Tencil (Hardcore-Punk from Xativa)

· Brönte (Dramacore from Valencia)

· Las Ravachulas (Petardeo político marika)

Beneficios para el colectivo Anticarcelario Tokata
http://tokata.info/

 

“Nos robaron las noches”

« En este documental, realizado en México, 11 mujeres dan testimonio de la forma en que la cárcel se apodera de sus vidas : discriminaciones sistemáticas, roles asignados, apropiación del cuerpo… Ellas nos expresan sus vivencias, sus luchas y cómo con el paso del tiempo, llegan a una postura anti-carcelaria. »

Con el paso del tiempo, quienes nos solidarizamos con nuestros compañeros y compañeras presas, de diferentes maneras, hemos aprendido y seguimos aprendiendo en el camino, y en éste, hemos observado la incesante lucha, resistencia y trabajo que las mujeres (dentro y fuera de las cárceles) realizan, no sólo como tejedoras de memoria y contra el olvido, sino como portadoras de una lucha incesante contra el encierro (la cárcel) el sistema penitenciario y jurídico. Sin embargo – incluso en los medios contestatarios – poco se dice sobre ellas, poco sabemos de ellas, poco se escucha.

Es por esta razón que a través de este documental, lejos de fabricar una visión de inocencia y victimista, queremos hacer un eco y abrir un espacio para la palabra de las madres, hermanas, compañeras, mujeres solidarias, hijas y ex – presas que se confrontan o se han confrontado al sistema penitenciario, al encierro de sus seres queridos, a la lejanía, al desprecio, a la humillación, al sexismo, al maltrato y a la tortura sexual, al hostigamiento, al señalamiento mediático, a la descalificación social, a la estigmatización, a la burocracia y a la hipotética “justicia”.

Es a través de este documental, que queremos escuchar sus voces y reflexiones, que queremos abordar estas inquietudes.

Con la finalidad de hacer un reflejo, intercambiar y compartir reflexiones, invitaremos a mujeres de Valencia y de otras latitudes, que viven o han vivido en situación de cárcel para que participen en estas jornadas de presentación y poder abordar varias preocupaciones que rodean la cárcel dentro y fuera de los muros. Estos encuentros e intercambios tienen el objetivo de tejer lazos y encontrar caminos, espacios y acciones por la libertad.

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[Auvergne] 5 MAI – SOIREE ANTIREPRESSION

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Projection – Échanges – Infokiosque – Repas – Bar et Concerts

5 mai 2018
À 18H00
À SAILLANT (Auvergne)
à la Saillante

Projection du documentaire anti-carcéral réalisé au Mexique « Ils nous ont volé nos nuits »

« Ils nous ont volé nos nuits » [ Nos robaron las noches ]

Dans ce documentaire, 11 femmes témoignent de la manière dont la prison s’empare de leurs vies. Elles expriment leurs vécus, leurs luttes et comment elles en sont arrivées à une position anti-carcérale.

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, comme tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi comme porteuses d’une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire. Cependant, et y compris dans nos propres espaces leur existence et leur combat sont méconnus. C’est pourquoi, dans ce documentaire, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles à ces femmes confrontées à l’enfermement, à l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique “justice”. Elles nous rappellent la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

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8 APRILE : Proiezione « CI HANNO RUBATO LE NOSTRE NOTTI »

DOMENICA 8 APRILE, 2018

ore 18.00
La Briccona
Strada Comunale Saranzeno 1,
14030 Castagnole Monferrato
Proiezione – documentario
CI HANNO RUBATO LE NOSTRE NOTTI
[Nos robaron las noches]
A seguire DIBATTITO e SPUNTINI.

In questo documentario girato in Messico, undici donne testimoniano come e in che modo la prigione si impossessa della loro vita : discriminazione sistematica, ruoli assegnati, appropiazione dei corpi… Parlano del loro vissuto, delle loro lotte e di come sono arrivate ad avere una posizione anti-carceraria.

Durata: 1h10 Versione originale : Spagnolo / Sottotitoli : Francese, Inglese, Italiano

Un documentario collettivo

« Ci hanno rubato le nostre notti » [Nos robaron las noches]

Questo documentario collettivo, realizzato in Messico nell’ottobre del 2016, è uno strumento di lotta. Si tratta di un documentario autoprodotto, con i nostri propri mezzi, da persone solidali e non professioniste. La sua realizzazione è stata resa possibile grazie alla complicità delle madri, compagne, donne solidali, figlie di prigionieri-e e delle ex-prigioniere, e alla partecipazione della Voce degli Zapotechi Xiche in prigione a Oaxaca, del gruppo di lavoro « Non siamo tutti e tutte là » del Chiapas, della Croce Nera Anarchica di Città del Messico e del gruppo I Tre Passanti di Tolosa.

Bisogna anche dire che le donne che intervengono in questo documentario con le loro riflessioni e esperienze non per forza erano organizzate prima di confrontarsi con il sistema carcerario. Ed è proprio nel confrontarsi con la prigione, andando a trovare i propri cari, vivendo lo sfinimento che implicano le visite, il pregiudizio della società, della famiglia, del coniuge o dei vicini, le lunghe attese, i controlli e le ispezioni corporali, gli interminabili viaggi di andata e ritorno, le spese sistematiche ed elevate, la perdita della propria vita privata, dei propri sogni e progetti, del proprio lavoro, è nello scontrarsi violentemente con tutto questo universo che la prigione comporta che queste donne hanno cominciato ad organizzarsi, a portare avanti diverse lotte individuali e collettive. La loro lotta per far uscire i propri cari di prigione si inserisce, in un modo o nell’altro, in una lotta più ampia, inspirata dalla ferma volontà di combattere questa gigantesca prigione sociale, i suoi rapporti sociali e la sua stigmatizzazione sessista nei confronti delle donne che frequentano, hanno vissuto o vivono la realtà della prigione.

C’è ancora molto da fare, ma questo documentario ha permesso che in diversi spazi e luoghi (in Messico e in Francia) si svolgessero degli incontri, che delle donne, che si confrontano con la realtà della prigione, potessero parlare apertamente, francamente, senza paura di essere additate, perché anche se è dura dirselo, i rapporti di dominazione e di stigmatizzazione sono comuni anche tra i compagni di lotta e cambiare questi rapporti non è per niente ovvio. Ed è per questo che bisogna parlarne insieme per ascoltarsi e cercare di cambiare dalle fondamenta la natura di queste relazioni. La costruzione di relazioni solidali continua certo con delle difficoltà, ma anche con una grande crescita collettiva e personale, e soprattutto permette la creazione di piccole reti, di begli incontri, di confronti e di scambi qui e altrove.

Il documentario è a prezzo libero ma, per poterne produrre un maggior numero di copie e continuare a diffonderlo, abbiamo bisogno del vostro sostegno solidale, grazie!

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[Grenoble] Journée de rencontres – Face à la prison, femmes et minorisé-e-s de genre – Regards croisés, vécus et luttes –

Journée de rencontres – Face à la prison, femmes et minorisé-e-s de genre – Regards croisés, vécus et luttes –

Samedi 17 MARS 2018

À partir de 14H au 6 rue Jay à Grenoble. Tram : Alsace Lorraine

Projection – Échanges – Tables de presse – Repas – Bar !

Rencontre – Discussions autour du documentaire anti-carcéral réalisé au Mexique « Ils nous ont volé nos nuits » tissé collectivement avec 11 femmes mexicaines. Échanges en présence de personnes ayant vécu la prison en France et du collectif de réalisateur-trices Les trois Passants.

La rencontre est ouverte à tout-e-s, l’idée étant de partager et de connaître des réalités diverses, des vécus, des expériences et luttes contre la prison, l’enfermement, l’isolement, le système carcéral…

Si le vécus des femmes faisant face à la prison sont invisibilisés, ceux des personnes minorisé-e-s de genre le sont d’autant plus. Pour cette journée, il nous a paru important de rendre visibles ces réalités. « C’est alors qu’aucunE prisonièrE, peut importe son identité de genre, ne sera oubliéE » (extrait de la brochure « Femme trans en prison »)

Cliquez ici pour télécharger le flyer

Au Programme :

À partir de 14H – Accueil avec boissons chaudes et petits gâteaux, infokiosques et table de presse débordants d’infos et d’idées…

À 14H30 – Projection du documentaire : « Ils nous ont volé nos nuits », documentaire collectif filmé récemment au Mexique comme un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli. (1H10) Paroles d’ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier-e-s mexicaines.

À 16H00 – Discussions et échanges… Comment la prison s’empare de la vie des femmes et des personnes minorisé-e-s de genre ; discrimination systématique, rôles assignés, appropriation du corps / Luttes individuelles et collectives ; l’importance de tisser des liens, des réseaux anti-carcéraux pour faire face à l’enfermement, la taule, l’isolement, la société carcérale…

Vers 18H00 – Grignotte partagée en musique …

…Autour du documentaire…

« Ils nous ont volé nos nuits »

[ Nos robaron las noches ]

Ce documentaire collectif, réalisé au Mexique en octobre 2016, est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Sa réalisation a été rendue possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d’ex-prisonnières, et la participation de La Voix des Zapotèques Xiches en Prison de Oaxaca, du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes là du Chiapas, de La Croix Noire Anarchiste de Mexico et du groupe Les Trois Passants de Toulouse.

Dans ce documentaire, 11 femmes témoignent de la manière dont la prison s’empare de leurs vies. Elles expriment leurs vécus, leurs luttes et comment elles en sont arrivées à une position anti-carcérale.

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, comme tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi comme porteuses d’une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire.Cependant, et y compris dans nos propres espaces leur existence et leur combat sont méconnus. C’est pourquoi, dans ce documentaire, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles à ces femmes confrontées à l’enfermement, à l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique “justice”. Elles nous rappellent la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

Pour faire miroir, échanger et partager des réflexions, des personnes ayant vécu la prison en France participeront à cette journée. C’est à travers leurs voix et leurs réflexions que nous voulons aborder ces sujets et trouver les chemins, les espaces, les moments et les actions pour la liberté.

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[Toulouse] Journée de rencontres « Des femmes face à la prison » : regards croisés, vécus et luttes.

Projection – Échanges – Tables de presse – Repas – Bar et Concert !

El Cambuche, Les Trois Passants, Bruits de tôles et des Toulousaines anti-carcérales vous invitent à la 4ème journée de rencontres, d’échanges et de débats « Des femmes face à la prison » : regards croisés, vécus et luttes.

Rencontre – débat autour du documentaire anti-carcéral réalisé au Mexique « Ils nous ont volé nos nuits » tissé collectivement avec 11 femmes mexicaines. Débat en présence de femmes ayant vécu la prison en France.

La rencontre est ouverte à tous et toutes, l’idée étant de partager et de connaître des réalités diverses, des vécus, des expériences et luttes contre la prison, l’enfermement, l’isolement, le système carcéral…

Le Dimanche 11 février 2018 – À partir de 12H30

LE HANGAR
8 bis rue de Bagnolet
31100 – TOULOUSE
métro : Arènes

Cliquez ici pour télécharger le flyer (programme)

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, comme tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi comme porteuses d’une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire. Cependant, et y compris dans nos propres espaces leur existence et leur combat sont méconnus. C’est pourquoi, dans ce documentaire, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles à ces femmes confrontées à l’enfermement, à l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique “justice”. Elles nous rappellent la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

Pour faire miroir, échanger et partager des réflexions, des femmes ayant vécu la prison en France participeront à cette journée. C’est à travers leurs voix et leurs réflexions que nous voulons aborder ces sujets et trouver les chemins, les espaces, les moments et les actions pour la liberté.

Au Programme :

À partir de 12H30 – Accueil et Brunch à prix libre

À 14H00 Présentation de la journée et présentation des intervenantes / Rencontre – débat autour du documentaire anti-carcéral réalisé au Mexique « Ils nous ont volé nos nuits » tissé collectivement avec 11 femmes mexicaines. Débat en présence de femmes ayant vécu la prison en France.

À 14H30 – Projection du documentaire : « Ils nous ont volé nos nuits », documentaire collectif filmé récemment au Mexique comme un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli. (1H10)*

À 16H00 – Débats et échanges : Comment la prison s’empare de la vie des femmes ; discrimination systématique, rôles assignés, appropriation du corps / Luttes individuelles et collectives ; l’importance de tisser des réseaux anti-carcéraux pour faire face à l’enfermement, la taule, l’isolement, la société carcérale…

À 18H30 – Apéro – Repas et Concert avec:
– Fandango Mano y Vuelta – Son Jarocho

Brève présentation des intervenantes :

Annelyse Benoit : « incarcérée fin des années 80 durant quatre ans dans le cadre des diverses procédures contre Action directe. À ma sortie, avec d’autres ex-prisonnier-e-s et prisonnier-e-s, création de la Commission pour l’organisation des prisonniers en lutte (Copel), collectif anti‑carcéral qui éditait le journal « Rebelles ». Par la suite, mon engagement politique et ma solidarité envers les militants emprisonnés m’ont amenée à visiter plusieurs d’entre elles/eux incarcérés pour de longues peines. La solidarité à perpétuité. C’est encore le cas aujourd’hui. »

Christine Ribailly : 47 ans, enfin sortie le 22 décembre 2016 après quatre années de dédale pénitentiaire (17 transferts dans le nord de la métropole). Christine était incarcérée depuis novembre 2012 pour diverses condamnations d’outrages et rébellions envers des flics et des matons. Rentrée pour quelques mois, elle est finalement restée plus de quatre ans en détention dont plus de la moitié en quartier disciplinaire et beaucoup en isolement. En prison, cette bergère se rebelle contre l’autorité pénitentiaire, et en paye le prix : 17 condamnations judiciaires et près de 120 procédures disciplinaires. Tout son dossier crie sa haine de l’institution pénitentiaire.

Sylvia : « 41 ans, fille de braqueur issu du gang de la banlieue sud de Paris, femme de prisonnier et ex‑prisonnière …. une irrécupérable aux yeux de la société …. une enfermée dehors par procuration ou une délinquante au casier judiciaire avec mention puisque j’ai, parmi d’autres chefs d’inculpation, l’association de malfaiteurs … La prison ? 34 ans de ma vie, quand je suis rentrée en détention je la connaissais déjà, pourtant je n’avais visité que mon papa et en m’enfermant on ne m’a appris qu’une chose : ne plus en avoir peur mais la combattre en dénonçant sans tabou ce système carcéral qui détruit beaucoup….»

*« Ils nous ont volé nos nuits » [ Nos robaron las noches ]

Ce documentaire collectif, réalisé au Mexique en octobre 2016, est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Sa réalisation a été rendue possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d’ex-prisonnières, et la participation de La Voix des Zapotèques Xiches en Prison de Oaxaca, du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes là du Chiapas, de La Croix Noire Anarchiste de Mexico et du groupe Les Trois Passants de Toulouse.

Dans ce documentaire, 11 femmes témoignent de la manière dont la prison s’empare de leurs vies. Elles expriment leurs vécus, leurs luttes et comment elles en sont arrivées à une position anti-carcérale.

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[Ariège] Journée de rencontres « Des femmes face à la prison » : regards croisés, vécus et luttes.

Projection – Échanges – Tables de presse – Repas – Bar et Concerts !

Les Trois Passants, Le poil de la bête, Ta voisine est féministe et des ariégeoises anti-carcérales vous invitent à la 3ème journée de rencontres, d’échanges et de débats « Des femmes face à la prison » : regards croisés, vécus et luttes.

Rencontre – débat autour du documentaire « Ils nous ont volé nos nuits » tissé avec 11 femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.e.s, avec la participation de femmes françaises et espagnoles ayant vécu la prison.

En cette occasion ça se passe en Ariège :

Le Samedi 28 octobre 2017 À 14H30
09290 Le Mas d’Azil

Cliquez ici pour télécharger le flyer (programme)

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, non seulement en tant que tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi en tant que porteuses d’une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire. Cependant, et y compris dans nos propres espaces, peu de chose se dit sur elles. C’est pourquoi en cette occasion, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles pour les femmes confrontées à l’enfermement, à l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique “justice”. Elles nous rappellent la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

Pour faire miroir, échanger et partager des réflexions, des femmes ayant vécu la prison en France et dans l’État espagnol participeront à cette journée. C’est à travers leurs voix et leurs réflexions que nous voulons aborder ces préoccupations et trouver les chemins, les espaces, les moments et les actions pour la liberté.

Au Programme :

À 14H30 – Accueil : Rencontre – débat autour du documentaire « Ils nous ont volé nos nuits » tissé avec 11 femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.e.s, avec la participation de femmes françaises et espagnoles ayant vécu la prison. Présentation de la journée et présentation des intervenantes

À 15H00 – Projection du documentaire : « Ils nous ont volé nos nuits », documentaire collectif filmé récemment au Mexique comme un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli. (1H10)* Au Centre Culturel Multi Médias, rue Albech, 09290 Le Mas d’Azil

À 17H30 – Débats et échanges:
Comment la prison s’empare de la vie des femmes ; discrimination systématique, rôles assignés, appropriation du corps / Luttes individuelles et collectives ; l’importance de tisser des réseaux anti-carcéraux pour faire face à l’enfermement, la taule, l’isolement, la société carcérale… Au Poil de la bête, 6 Cap del Ourm, 09290 Le Mas d’Azil

À partir de 20H : Repas végétarien et vegan en soutien et Bar

À 21H30 – Concert pour nous faire danser :
Femmes de Fandango Mano y Vuelta (Son Jarocho, musique afromeztiza du Mexique) nous présentent un répertoire de « Son Jarocho » venu du Golf du Mexique nourri d’influences européennes, africaines et indigènes.

Suivi d’une DJ !

Brève présentation des intervenantes :

Christine Ribailly, 47 ans, enfin sortie le 22 décembre 2016, après quatre années de dédale pénitentiaire (17 transferts dans le nord de la métropole). Christine était incarcérée depuis novembre 2012 pour diverses condamnations d’outrages et rébellions sur des flics et des matons. Rentrée pour quelques mois, elle est finalement restée plus de quatre ans en détention dont plus de la moitié en quartier disciplinaire et beaucoup en isolement. En prison, cette bergère se rebelle contre l’autorité pénitentiaire, et en paye le prix. : 17 condamnations judiciaires et prés de 120 procédures disciplinaires. Tout son dossier crie sa haine de l’institution pénitentiaire.

Johanna : « Depuis que mon compagnon a été incarcéré en 2011, ma vie est rythmée par l’administration pénitentiaire ou plutôt à leur bon vouloir. En fait, je me rends compte qu’il ne faut surtout pas analyser la situation sinon, quand on est compagne de détenu (longue peine), quand on regarde d’un peu plus près son quotidien, je pense que je serais capable du jour au lendemain de mettre un terme à cette relation tellement le quotidien est lourd à porter. »

Julieta Da Silva Alves
Mère du compagnon anarchiste Gabriel Pombo da Silva, qui a passé 30 ans dans les prisons allemandes et espagnoles, soumis au régime d’isolement FIES (Fichier Interne de Suivi Spécial) dont plusieurs années en régime FIES 5, ce qui signifie en régime d’isolement extrême. Tout comme sa mère, Gabriel est un combattant infatigable contre la bête carcérale, le système pénitentiaire, judiciaire, l’État et la société carcérale. Après une lutte incessante, Gabriel est sorti de prison en 2016. « Mon fils est entré en prison à 17 ans et il en est sorti à 48, sa vie a été un enfer de tortures et avec sa vie la mienne s’en allait dans les cachots des FIES de l’État espagnol, j’ai été immigrée pendant 43 ans en Allemagne et je peux vous assurer que je ne souhaite à aucun de mes pires ennemis la souffrance que j’ai dû endurer pendant toutes ces années, quand il est sorti, ils ne voulaient pas le lâcher, il a fallu trois mandats européens pour le libérer, on aurait dit des chiens qui ne voulaient pas lâcher leur proie. »

et d’autres invitées …

Ils nous ont volé nos nuits » [ Nos robaron las noches ]

Ce film collectif, réalisé au Mexique en octobre 2016, est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Sa réalisation a été rendue possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d’ex-prisonnières, et la participation de La Voix des Zapotèques Xiches en Prison de Oaxaca, du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes là du Chiapas, de La Croix Noire Anarchiste de Mexico et du groupe Les Trois Passants de Toulouse.

Journée organisée par Les Trois Passants, Le poil de la bête, Ta voisine est féministe et des ariégeoises anti-carcérales.

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[Marseille] Soirée de rencontres « Des femmes face à la prison » : regards croisés, vécus et luttes.

Échanges – Projection – Tables de presse – Repas – Bar et Concerts !

Les Trois Passants et des Marseillaises anti-carcérales vous invitent à la 2ème Soirée de rencontres, d’échanges et de débats « Des femmes face à la prison » : regards croisés, vécus et luttes.

Samedi 8 juillet 2017 À 17H
À LA CASA CONSOLAT
1 rue Consolat
13001 Marseille
métro : Réformés-Cannebière

Rencontre – débat autour du film « Ils nous ont volé nos nuits » tissé avec 11 femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.e.s, avec la participation de femmes françaises ayant vécu la prison.

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Journée organisée par Les Trois Passants, des Marseillaises anti-carcérales et des personnes solidaires d’ici et d’ailleurs.

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, non seulement en tant que tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi en tant que porteuses d’une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire. Cependant, et y compris dans nos propres espaces, peu de chose se dit sur elles. C’est pourquoi en cette occasion, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles pour les femmes confrontées à l’enfermement, à l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique “justice”. Elles nous rappellent la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

Pour faire miroir, échanger et partager des réflexions, des femmes ayant vécu la prison en France participeront à cette journée. C’est à travers leurs voix et leurs réflexions que nous voulons aborder ces préoccupations et trouver les chemins, les espaces, les moments et les actions pour la liberté.

Au Programme :

À 17H – Présentation de la soirée et présentation des intervenantes

À 17H15 – Projection du documentaire : « Ils nous ont volé nos nuits », documentaire collectif filmé récemment au Mexique comme un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli. (1H10)*

À 18H30 – Débats:

Comment la prison s’empare de la vie des femmes ; discrimination systématique, rôles assignés, appropriation du corps…

Solidarité / Luttes individuelles et collectives/ l’importance de tisser des réseaux anti-carcéraux pour faire face à l’enfermement, la taule, l’isolement.

À partir de 20H – Concerts :

Céline avec sa guitare et sa voix, vous invite à un voyage aux sonorités Folk-Rock durant lequel vous pourrez chanter, danser, boire, rire et même pleurer… sans jamais vous ennuyer !

Nadia Ammour (sous réserve) : Chants révolutionnaires du Maghreb et de l’Orient

Échanges avec :

Audrey Chenu : slameuse, entraîneuse de boxe, pédagogue et féministe. Auteure de Girlfight, livre coup de poing : c’est l’histoire d’une jeune fille éprise de liberté devenue dealeuse, passée par la case prison, qui enseigne désormais aux enfants des quartiers populaires et lutte contre l’enfermement sous toutes ses formes.

Leila : “ à 27 ans, je vis aujourd’hui et depuis plus de dix ans les incarcérations régulières de mon frère. Je n’ai jamais été condamnée et pourtant la détention, la prison font partie intégrante de ma vie, rythmée par les parloirs, les avocats, les jugements. Le plus dur est de savoir qu’on a la chance de vivre dans le pays où sont nés les droits de l’homme car malgré toutes les libertés dont on jouit, tout s’arrête à l’instant où un juge, un homme venu de nulle part décide après avoir lu un dossier d’enfermer, de neutraliser un proche, de le rendre esclave de leur vengeances et de leurs échecs. Aujourd’hui, toute ma confiance repose en mon frère et non pas en la justice”.

Rosa : membre de l’équipe de l’émission anti-carcérale Passe-Muraille à Marseille, émission qui transmet des points de vue et opinions critiques sur la prison et l’enfermement. Confrontée au système pénitentiaire français pendant quelques années, elle a essayé sous de multiples formes de tisser un lien étroit et de soutien mutuel entre ceux et celles qui sont à l’intérieur et ceux et celles qui sont à l’extérieur sans pour autant être libres.

– Présentation de l’histoire d’Adeline qui a rejoint la lutte anti-carcérale en accompagnant sans relâche la révolte de son compagnon, Roman Leroy. Ce prisonnier a participé aux mutineries du quartier de la maison centrale du centre pénitentiaire de Valence.

*« Ils nous ont volé nos nuits » [ Nos robaron las noches]

Ce film collectif, réalisé au Mexique en octobre 2016, est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Sa réalisation a été rendue possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d’ex-prisonnières, et la participation de La Voix des Zapotèques Xiches en Prison de Oaxaca, du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes là du Chiapas, de La Croix Noire Anarchiste de Mexico et du groupe Les Trois Passants de Toulouse

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RABASTENS : Soirée Femmes et prison

Échanges – débat – Projection – Lecture/Théâtre – Expo – Repas – Tables de presse !

Les Trois Passants, Le Rabastikiosk , Le Banc Sonore et Partage ton Pot vous invitent à une soirée d’échanges et de débats autour du documentaire

« Ils nous ont volé nos nuits »

Tissé avec 11 femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, et filles de prisonnier.e.s.

Samedi 29 avril 2017 à partir de 19H

Au Banc Sonore
22, Promenade des Lices
81800 RABASTENS

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« Ils nous ont volé nos nuits » : ce film collectif réalisé au Mexique en octobre 2016, est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Il a été possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d’ex-prisonnières; et la participation de La Voix de Zapoteques Xiches en Prison d’Oaxaca, du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes là du Chiapas, de La Croix Noire Anarchiste de Mexico et du groupe Les Trois Passants de Toulouse.

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, non seulement en tant que tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi en tant que porteuses d’une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire. Cependant, et ce y compris dans nos propres espaces, peu de choses se disent sur elles. C’est pourquoi en cette occasion, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles pour les femmes confrontées à l’enfermement, à l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique “justice”. Elles nous rappellent la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

Au Programme :

19H Exposition : « Liberté en fuite »
Vente d’affiches, tissus imprimés, cartes postales de l’expo et artisanat en soutien aux compagnon-ne-s prisonnier-e-s en lutte : Fernando Barcenas Castillo, Miguel Ángel Peralta Betanzos, Luis Fernando Sotelo Zambrano, Abraham Cortes Avila, Álvaro Sebastián Ramírez et Natacha Lopvet Mrikhi.

À partir de 19H – Apéro Kiosque – Tables de presse – Brochures – Fanzines (écrits de prison- chroniques carcérales) – Affiches – autocollants – cartes postales – artisanat – tissus imprimés – Livres …

EMPANADAS végétariennes.

20H – Lecture de la pièce : « Le troisième âge derrière les barreaux » : monologue satirique écrit par Natacha Lopvet incarcérée au Mexique depuis 10 ans.

20H30 – Projection du documentaire : « Ils nous ont volé nos nuits » documentaire collectif filmé récemment au Mexique tel un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli.(1H10)

Débat : Comment la prison s’empare de la vie des femmes – Solidarité /Luttes individuelles et collectives – Échanges avec des toulousaines anti-carcérales.

L’argent recueilli lors de cette soirée sera versé aux prisonnier-e-s par le biais de : La Croix Noire Anarchiste de Mexico, La Voix des Zapotèques Xiches en prison d’Oaxaca et les familles des prisonnie-r-e-s.

Soirée organisée par Les Trois Passants, Le Rabastikiosk , Le Banc Sonore et Partage ton Pot

19H Exposition : « Liberté en fuite »
Vente d’affiches, tissus imprimés, cartes postales de l’expo et artisanat en soutien aux compagnon-ne-s prisonnier-e-s en lutte

Qui sont les prisonnier-e-s que nous soutenons lors de cette journée de solidarité ?

 

miguelflomMiguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca et militant anarchiste. Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demie de l’après-midi, Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l’Assemblée Communautaire a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été exécutée sans identification et sans mandat d’arrêt, avec une grande violence. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui sont perpétrées depuis 5 ans par l’ex-président municipal qui siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire, piétinant ainsi le système communautaire basé sur les « us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions. Miguel se trouve dans la prison de Cuicatlan, Oaxaca.

Qu’est-ce que c’est le temps, quand, en prison, on en a trop ?
On danse avec l’ombre, on joue avec nos rêves et on rit
On marche sur la voute céleste
On pleure en silence
On est parfois morts en vie
On chante et on se révèle face à leurs murs et à leurs barreaux
On se nourrit des déchets que jette la société ; on les recycle
On aiguise nos sens.
On détruit tous les jours ce qui est en place, on dés-arme la réalité…

-Miguel Betanzos-

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ferFernando Bárcenas Castillo est un jeune anarchiste, musicien et étudiant du Collège de Sciences Humaines, siège Vallejo – ville de Mexico. Il a 22 ans et a été arrêté le 13 décembre 2013, dans le cadre des protestations contre l’augmentation du prix des billets du métro. Il a été accusé d’avoir mis le feu à un l’arbre de Noël de l’entreprise Coca-Cola, depuis lors il se trouve dans la prison Nord à Mexico. En décembre 2014 il a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison. Fernando a élaboré plusieurs projets de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral “El Canero”; dernièrement il a mis en place une bibliothèque gérée par les propres prisonniers et encouragé depuis son arrestation l’organisation de plusieurs collectifs de prisonniers en resistance. Fernando se trouve dans la Prison Nord de la Ville de Mexico.

« (…) Nous sommes la jeunesse qu’ils enferment dans des écoles, en essayant de nous tromper avec les faux nationalismes, les préjugés et le patriotisme qui sont les composants de leur mensonge, leur soumission et leur obéissance. Nous sommes les jeunes humiliés et harcelés par les CRS, les renseignements généraux et par tous types de forces répressives « qui construisent leur démocratie » (…). Nous sommes la cible quotidienne de leur abus de pouvoir (…). Nous sommes les blessé-e-s lors des manifestations ; on nous a cogné la tête contre le béton, nous avons été humiliés, et notre dignité a été piétinée sous leurs bottes, ils nous ont cassé les jambes à coup de matraques et nous ont rempli les poumons de gaz lacrymogène… Aujourd’hui nous cheminons avec la chaleur de notre dignité et de notre rage, pendant toutes les nuits froides qu’ils nous ont fait passer en prison. »

– Fernando Barcenas –

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portabrahamAbraham Cortés Ávila a été arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco, il est le seul à rester en prison après les arrestations du 2 octobre 2013. Abraham faisait face à une accusation de tentative d’homicide, pour avoir supposément lancé des cocktails Molotov contre les lignes de policiers anti-émeutes. Ceci en plus d’une autre accusation pour attaques à la paix publique et association de malfaiteurs. Pour ces accusations, le compagnon avait été condamné à 13 ans et 4 mois de prison ; cependant, grâce à une procédure en appel qu’il a mené, une nouvelle sentence a été prononcée de 5 ans et 9 mois. Abraham se trouve dans la Prison Nord de la Ville de Mexico.

« Avant, je pensais que l’esclavage n’existait plus et je pensais que nous étions libres, mais non, la vérité c’est que nous n’avons jamais été libres, nous n’arrivons pas à l’indépendance totale, nous continuons d’être des esclaves, mais à présent nous ne sommes pas esclaves d’un seul patron, mais d’un président, de l’armée, de la police. Nous devons donner toujours notre adresse pour qu’ils aient le contrôle sur nous, sans parler de la carte d’identité, être plus surveillés ce n’est pas possible » (…) « Prison, institution de répression, école de méchanceté, d’obscurité, de froideur, de crainte, d’égoïsme, de vice, le lieu de destruction dans lequel nous sommes séquestrés (…) »

– Abraham Cortés –

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ALVAROSÁlvaro Sebastián Ramírez, âgé de 56 ans, est indigène zapotèque de San Agustín Loxicha, Oaxaca etadhérent à la Sixième Déclaration zapatiste. Cela fait 19 ans qu’il est privé de sa liberté. Alvaro a été arrêté le 15 décembre 1997 dans la ville d’Oaxaca et condamné à 27 ans de prison accusé d’appartenir à un groupe armé et pour les délits d’homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Alvaro travaillait en tant qu’enseignant et il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général, il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement, il a toujours défendu la forme traditionnelle de gouvernement des Zapotèques, qui refuse l’ingérence des partis politiques grâce aux « us et coutumes ». Malgré l’enfermement, Alvaro Sebastián Ramírez, sa famille et ses compagnons mènent une lutte avec espoir et conviction pour sa libération.

« Dans la société marchande, totalitaire, dans laquelle nous vivons actuellement, les prisons sont remplies d’hommes et de femmes d’EN BAS, humbles et simples comme le sont les paysans, les indigènes, nos voisins, les jeunes des quartiers oubliés, les précaires, les travailleuses sexuelles, les employés en lutte, ceux qui protestent. »

– Álvaro Sebastián Ramírez –

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ferzamLuis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 22 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014. Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique [délit qui est pénalement du même type que le délit de terrorisme], d’attaques aux voies de communication et de dégradations (d’une station de Tramway, d’un distributeur de titres de transport et de caméras de surveillance). Après plus de deux ans de procès, notre compagnon Luis Fernando Sotelo a été condamné à 13 ans de prison et à une amende de 519 815,25 pesos (26 000€).

« Ma liberté n’a pas de prix, mais elle a une grande valeur et beaucoup de gens luttent pour la même chose : pas uniquement pour ma liberté mais, à travers elle, pour la liberté qui nous appartient à toutes et tous. Cette liberté autonome digne et rebelle que nous apprenons à semer mais aussi à récupérer des mains de l’oppresseur. Je suis content de votre soutien, compas. Et savoir que la libération des prisonnier-e-s quels qu’ils/elles soient fait partie du projet que l’on nomme liberté m’incite à être heureux ».

-Luis Fer Sotelo-

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natachaNatacha Lopvet Mrikhi, 45 ans, française, a passé 9 ans dans la prison pour femmes de Santa Martha, elle fait partie des 1500 femmes prisonnières qui survivent dans la prison de femmes de la ville de Mexico : Centre Féminin de Réadaptation Sociale de Santa Martha Acatitla. Accusée de délits d’atteinte à la santé, elle purge une peine de 10 ans d’enfermement ; pour y faire face et survivre, elle a participé à de nombreux projets et ateliers, ainsi elle s’est jointe à une troupe de théâtre et fait également partie d’un collectif d’artistes qui a pour objectif d’aider d’autres femmes à s’exprimer à travers les arts. Elle s’est engagée à partager avec d’autres détenues la joie de la création artistique, et pour ce faire, elle participe à plusieurs ateliers de lecture, écriture, peinture, théâtre et à de nombreuses manifestations culturelles. Natacha a également participé à plusieurs fanzines qui rendent compte de la vie et de la survie en prison, du temps, de ce que c’est qu’être une femme en prison, du travail, de l’enfermement et de la résistance à travers l’art.

« Pour moi, le travail devait être un moyen justement d’être libre, de faire ce que je voulais où je voulais, comme je voulais, m’habiller comme je voulais, avoir la maison de mes rêves, voyager à l’autre bout du monde, profiter et jouir de l’existence. Aujourd’hui, à 45 ans après huit ans et demi passés derrière les barreaux d’une prison, je me rends compte qu’il n’en a pas été ainsi, bien que j’ai beaucoup voyagé. J’ai pris conscience que pendant 25 ans j’étais conforme à une culture, une éducation, des codes sociaux; autant de choses qui m’influençaient sans que jamais je ne décide réellement par moi-même (…) J’ai éprouvé une grande satisfaction à réaliser l’exposition de mes collages, fruit d’un travail ( librement choisi durant les 8 ans passés ici ) où j’ai pu pleinement expérimenter ce que signifie l’auto-décision et c’est en étudiant ces concepts que je peux aujourd’hui continuer à exister pleinement aux côtés de ma compagne ».

-Natacha Lopvet Mrikhi-

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[Toulouse] Journée de rencontres « Des femmes face à la prison » regards croisés, vécus et luttes.

Les Trois Passants et des toulousaines anti-carcérales, vous invitent à toute une journée de rencontres, d’échanges et de débats.

Rencontre – débat autour du film « Ils nous ont volé nos nuits » tissé avec 11 femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.e.s, avec la participation de femmes françaises et espagnoles ayant vécu la prison.

Le dimanche 9 avril, à partir de 13h30 à La Chapelle.

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Journée organisée par Les Trois Passants, des toulousaines anti-carcérales et des personnes solidaires d’ici et d’ailleurs.

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, non seulement en tant que tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi en tant que porteuses d’une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire. Cependant, et ce y compris dans nos propres espaces, peu de chose se dise sur elles. C’est pourquoi en cette occasion, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles pour les femmes confrontées à l’enfermement, à l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique “justice”. Elles nous rappellent la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

Pour faire miroir, échanger et partager des réflexions, quatre femmes ayant vécu la prison en France et dans l’État espagnol participeront à cette journée. C’est à travers leurs voix et leurs réflexions que nous voulons aborder ces préoccupations et trouver les chemins, les espaces, les moments et les actions pour la liberté.

Au Programme :

 

A partir de 13H30

Rencontre – débat autour du film « Ils nous ont volé nos nuits » tissé avec 11 femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.e.s, avec la participation de femmes françaises et espagnoles ayant vécu la prison.

A 14H30 – Projection : « Ils nous ont volé nos nuits »

Ce film collectif réalisé au Mexique en octobre 2016, est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Il a été possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d’ex-prisonnières ; et la participation de La Voix de Zapoteques Xiches en Prison d’Oaxaca, du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes là du Chiapas, de La Croix Noire Anarchiste de Mexico et du groupe Les Trois Passants de Toulouse

A 15H45 – Débat : Comment la prison s’empare de la vie des femmes ; discrimination systématique, rôles assignés, appropriation du corps…

A 18H – Débat : Solidarité / Luttes individuelles et collectives

A 19H30 – Lecture : « Le troisième âge derrière les barreaux » : monologue satyrique écrit par Natacha Lopvet incarcérée au Mexique depuis 10 ans.

A 20H30 – Concert avec « Fandango Mano y Vuelta »

Repas végétarien et vegan à prix libre/ Bar – Tables de presse – Brochures – Fanzines – Livres (toute la journée)

Pour faire miroir, échanger et partager des réflexions, quatre femmes ayant vécu la prison en France et dans l’État espagnol participeront à cette journée. C’est à travers leurs voix et leurs réflexions que nous voulons aborder ces préoccupations et trouver les chemins, les espaces, les moments et les actions pour la liberté.

Audrey Chenu est une ancienne prisonnière, auteure du livre Girlfight, slameuse, boxeuse, pédagogue et féministe.

Pastora : « Je suis la mère de Xosé Tarrío González anarchiste anti-carcéral, auteur du livre « Huye, hombre, huye ». Un prisonnier du régime spécial FIES (Fichier Interne de Suivi Spécial) mort de prison, de tortures et d’isolement par l’État espagnol. Ce même État qui condamne sa mère et quatorze autres personnes, dont deux d’entre elles sont des avocats, pour avoir osé demander l’élucidation de la mort d’un jeune homme de vingt-deux ans dans une caserne de la garde civile et pour s’être installées devant les tribunaux pour réclamer justice. »

Johanna : « Depuis que mon compagnon a été incarcéré en 2011, ma vie est rythmée par l’administration pénitentiaire ou plutôt à leur bon vouloir. En fait, je me rends compte qu’il ne faut surtout pas analyser la situation sinon, quand on est compagne de détenu (longue peine), quand on regarde d’un peu plus près son quotidien, je pense que je serais capable du jour au lendemain de mettre un terme à cette relation tellement le quotidien est lourd à porter. »

Lecture du monologue satyrique de Natacha Lopvet par Marion Bouvarel, comédienne de la compagnie L’Agit. L’Agit, depuis plus de 20 ans, a basé son action sur l’itinérance, portant une diffusion populaire d’un théâtre d’auteur, écho des préoccupations actuelles.

Natacha Lopvet Mrikhi, est française, incarcérée depuis 10 ans dans la prison pour femmes de la ville de Mexico. Elle participe à de nombreux projets et ateliers artistiques et s’est jointe à une troupe de théâtre qui a pour objectif d’aider d’autres femmes à s’exprimer à travers les arts en faisant sortir leurs réflexions. Elle participe à cette journée par la présentation de son monologue satyrique « Le troisième âge derrière les barreaux » .

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Presentations et rencontres au Mexique