Archive for the anti-carcéral Category

[Napoli] Proiezione del Documentario « Ci hanno rubato le nostre notti » – Storie di donne dal carcere e cena di autofinanziamento

Posted in anti-carcéral, Archives, événements, Prisonnier-e-s de droit commun en lutte, prisonnier-e-s de la guerre sociale., prisonnier-e-s en lutte on 24 novembre 2019 by liberonsles

GIOVEDI 28 NOVEMBRE, 2019

MENSA OCCUPATA

DALLE ORE 18.30

Dalle 18.30 – Proiezione del Documentario « Nos Robaron las Noches » , « Ci hanno rubato le nostre notti » a cura del collettivo anti-carcerario les trois passants, realizzato in Messico nell’ottobre del 2016 assieme a 11 donne messicane, ex-prigioniere, madri, compagne, figlie di prigionieri-e. « In questo documentario girato in Messico, undici donne testimoniano come e in che modo la prigione si impossessa della loro vita : discriminazione sistematica, ruoli assegnati,appropiazione dei corpi..… Parlano del loro vissuto, delle loro lotte e di come sono arrivate ad avere una posizione anti-carceraria. »

A seguire – Storie di donne dal carcere :  Parenti e amici dei detenuti a Poggioreale e Pozzuoli, cena di autofinanziamento a sostegno dell’Assemblea Anticarceraria Napoletana.

Projet – Rencontres – projections / « Ils nous ont volé nos nuits » (2017 -2019)

[Hamburg] « Nos robaron las noches » – Sie haben uns die Nächte genommen

Posted in anti-carcéral, Archives, événements, Des femmes face à la prison, femmes prisonnières, prisonnier-e-s en lutte on 10 novembre 2019 by liberonsles

   « Nos robaron las noches » – Sie haben uns die Nächte genommen

Hamburg
Hafenvokü – Hafenstr.116

15/11/2019
19h00

Mexiko 2016, 70 min, OmU – Doku: 11 Frauen*, die im Knast Gefangene begleiten, berichten darüber, wie das Gefängnis sich ihrer Leben bemächtigt, von systematischen Diskriminierungen,Rollenzuschreibungen, und der Aneignung ihrer Körper. Sie berichten von ihren Erfahrungen und Kämpfen und wie sie zu einer Antiknast-Haltung kamen. Dazu Gespräch mit Freund*innen aus Mexiko.

https://www.bewegungsmelder.org/

http://hafenvokue.blogsport.de/

Projet – Rencontres – projections / « Ils nous ont volé nos nuits » (2017 -2019)

VIDEO : Miguel Peralta Betanzos suite à l’obtention de sa libération

Posted in anti-carcéral, Archives, compas anarquistas, Fanzines, Oaxaca, prisonnier-e-s de la guerre sociale., prisonnier-e-s en lutte on 1 novembre 2019 by liberonsles

Intervention de Miguel Peralta Betanzos
suite à l’obtention de sa libération

Mercredi 16 octobre, 2019. CDMX
Depuis l’École Nationale d’Anthropologie et d’Histoire ENAH. Df México
Transcription de la vidéo / Radiozapote fréquence libre

Salut, alors comment ça va, cool de voir ici tous les potes, ben on ne s’est pas vus depuis un bail pas vrai ?

Je voudrais remercier d’abord “Les autres avocats” qui ont toujours été sur le pied de guerre. Et parfois, sans trop de blé, on arrivait à peine à leur payer leurs frais, c’est pour ça que je me suis mis en grève de la faim Ah! Ah!

Bon je voudrais un peu partager avec vous mes réflexions sur la situation de la détention, parce que bon, la situation juridique, je crois qu’elle est plus que connue, tout mon procès est bourré d’irrégularités, depuis le jour de mon arrestation, j’ai été maintenu au secret pendant plus de 20 h et on m’a transféré dans une prison qui ne dépendait pas de ma juridiction, c’est à dire qu’elle se trouvait à plus ou moins 340 km de ma communauté qui est Eloxochitlán de Flores Magón.

En fait, des 8 témoignages, les 8 étaient faux, un témoin par exemple a reconnu que lui n’avait rien déclaré du tout, et finalement il a retiré sa déclaration. Deux autres témoins par exemple ont recopié exactement la même déclaration que celle du père de la personne décédée et c’est comme ça qu’avec ces 8 témoignages ils m’ont condamné l’année dernière à 50 ans de prison. Ces déclarations ont été contestées lors des interrogatoires et la supercherie a été démasquée, rien ne coïncidait ni dans le temps, ni le lieu mais bref comme ça j’ai passé 4 ans 5 mois et 14 jours à résister, c’est une situation difficile de s’opposer au système de justice pourri de notre pays et dont les institutions à la fin, ne font que faire semblant de travailler.

Par exemple, le nouvel organisme chargé des peuples indigènes, le – je ne sais même plus son foutu de nom – ah oui, l’IMPI, par exemple, si tu en as besoin quand tu es prisonnier, la première chose qu’ils te demandent c’est si tu as un traducteur ou la seule chose qu’ils peuvent te proposer c’est une aide pour demander ta mise en liberté anticipée, ils n’ont aucune intervention réelle par rapport à la population carcérale. Par exemple à Cuicatlan, la majorité des détenus sont d’origine indigène : il y a des Chinantèques, Mazatèques qui sont la majorité de la population, il y a des Mixtèques, Mixes il y a des Zapotèques, il y a aussi des Triquis, un tas de frères triqui, Amuzgos et Cuicatèques. Les Mazatèques sont la majorité, du coup on appliquait les formes de convivialité culturelle mazatèque vous connaissez, non ? On communique par le biais du « sifflet » *. Lire la suite

[Oaxaca] Miguel Peralta Betanzos sort de prison !

Posted in anti-carcéral, Archives, compas anarquistas, Oaxaca, prisonnier-e-s en lutte on 15 octobre 2019 by liberonsles

Après 27 jours de grève de la faim, après 4 ans et 5 mois de prison, notre compagnon Miguel Peralta Betanzos est sorti de la prison de Cuicatlan, Oaxaca ce mardi 15 octobre 2019. Nos sommes heureux et heureuses d’apprendre cette nouvelle.

À bas les murs des prisons !
La lutte durera jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres !

Rappel :

Miguel Ángel Peralta Betanzos est un jeune indigène mazatèque, anarchiste et membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Le jeudi 30 avril 2015, Miguel a été arrêté au centre-ville de Mexico.

Depuis 2010, le groupe cacique dirigé par la famille Zepeda a tenté d’imposer, par la force, la répression et la prison, les partis politiques leurs pratiques et leurs méthodes pour gagner des sièges au gouvernement et augmenter leurs bénéfices économiques, ce qui a déchaîné un conflit très violent au sein de la communauté d’Eloxochitlán de Flores Magón.

Depuis le 30 avril 2015, Miguel était enfermé dans la prison de Cuicatlán, Oaxaca. Lui et sept autres personnes détenues ainsi qu’une vingtaine d’inculpés, sont accusés de la mort d’une personne lors d’une attaque perpétrée par le groupe cacique de Zepeda lui-même, en décembre 2014, alors que l’Assemblée Communautaire, opposée aux partis politiques, se trouvait réunie pour élire ses représentant-e-s.

Le 26 octobre 2018, Miguel a été condamné à 50 ans de prison pour tentative d’homicide qualifié et homicide qualifié.

Le 19 septembre 2019, Miguel annonçait dans une lettre, sa grève de la faim.

Miguel Peralta Betanzos est sorti de la prison de Cuicatlan, Oaxaca ce mardi 15 octobre 2019.

[OAXACA] Nouvelles du prisonnier anarchiste Miguel Betanzos : 25 jours en grève de la faim

Posted in anti-carcéral, Communiqués, compas anarquistas, Oaxaca, prisonnier-e-s en lutte on 14 octobre 2019 by liberonsles

Lettre depuis la prison de Cuicatlan Oaxaca. Reçue le 11 octobre 2019.

15 jours ouvrables et le juge Modesto Isaías Santiago Martínez n’a pas tenu son engagement.

Le 19 septembre lorsqu’à eu lieu l’audience finale, le Juge du Tribunal Mixte de Huautla de Jiménez, s’est engagé verbalement à se prononcer dans les 15 jours ouvrables à venir or il n’a pas tenu son engagement.

Aujourd’hui 10 octobre, les 15 jours ouvrables que le juge avait pour se prononcer sur ma situation juridique, selon le code pénal de l’État de Oaxaca, se sont écoulés et il n’a pas non plus tenu son engagement.

Aujourd’hui, moi par contre oui, cela fait 4 ans 5 mois et 10 jours que je suis en prison pour un procès fabriqué de toutes pièces, aujourd’hui voilà 22 jours que je n’ai pas ingéré un seul aliment, car je sais pertinemment qu’il n’y a pas le moindre motif pour rester un jour de plus en prison et je proteste avec mon corps, pour exiger de façon déterminée ma liberté en échange de la mise en danger de ma santé.

Aujourd’hui le juge annonce qu’il peut prendre tout le temps qu’il lui plaît pour prononcer la sentence, mais ce temps est mon temps, mon temps volé, mon temps emprisonné, mon temps a des jours ouvrables et des jours non ouvrables, mon temps ne répond pas à leurs codes ou à leurs lois, auxquels pourtant ils prétendent continuer à le soumettre.

En même temps, dans toutes les instances chargées de faire respecter et de permettre l’accès à un « système de justice rapide, objective, rendue de façon impartiale » ils prétendent qu’ils ne sont pas compétents, qu’ils ne peuvent rien faire, qu’il faut prendre patience, alors je réaffirme la chose suivante, votre fonction publique est un simulacre, une farce en votre nom. Il est évident que le pouvoir d’une députée règne sur ces institutions. Avec de telles réponses, le retard et les irrégularités juridiques tout au long de mon enfermement, ils continuent de démontrer que leurs institutions sont seulement au service du caciquisme, de ceux et celles qui nous dépouillent, de ceux qui mentent pour occuper des fonctions publiques, des ambitieux.ses, des corrompu.e.s.

Aujourd’hui, je dois également dire que la raison pour laquelle j’ai rompu la grève du silence que je menais depuis le 12 septembre, a été lorsqu’ils ont décidé de ne pas me présenter à mon audience sous des prétextes grotesques. Je dois dire que je remercie avec toute l’énergie qui me fait résister, tous et toutes celle.s.x qui sont restés attentifs, qui ont fait écho à mon silence et sont parvenus à faire du bruit autour de leurs mensonges. Mais je dois aussi dire, insister même que ni la députée Elisa Zepeda Lagunas ni son père le tortionnaire Manuel Zepeda Cortés, ne peuvent plus continuer à soutenir ni juridiquement ni médiatiquement leurs accusations à mon encontre. Elisa et Manuel, ceux qui me dénoncent dans le dossier 02/2015, on fabriqué les faits de telle sorte que le seul pilier qui leur reste et sur lequel ils peuvent s’appuyer est l’impunité, le trafic d’influences et la manipulation du Pouvoir Judiciaire. De leurs six témoins à charge, un n’a pas reconnu sa déclaration, les déclarations des deux autres ne sont qu’une copie de celle de Manuel Zepeda, deux n’étaient pas sur les lieux (ils ont rapporté ce qu’on leur a raconté) et l’autre témoin dit que les personnes étaient masquées. Il n’y a rien d’autre dans le dossier, ces témoignages contradictoires, vagues et déjà controversés, c’est tout ce que le juge doit prendre en considération, il n’y a rien qui demande un temps indéfini, car malgré l’argument selon lequel il ne peut prononcer ma mise en liberté parce que mon dossier comporte six tomes et s’il y a six tomes c’est qu’ils sont remplis de pages d’arrêts accumulés par les irrégularités et les violations tout au long de la procédure. Le juge le sait parfaitement, car c’est lui-même qui était chargé du Tribunal au début du montage du dossier et c’est lui qui a émis les mandats d’arrêts ; lui en tant que spécialiste des lois sait pertinemment que les témoins à charge n’ont aucune valeur de preuve et que l’argumentaire juridique que nous avons présenté pour ma défense le démontre pleinement. En tant que juge incorruptible il devrait agir de façon impartiale en dictant la sentence de ma mise en liberté immédiate sans délais et sans poursuivre cette farce fabriquée et utilisée par la famille de caciques des Zepeda Lagunas.

Je termine en disant que je poursuis ma grève de la faim pour exiger qu’ils cessent de retarder ma mise en liberté.

Miguel Peralta 

Prisonnier en grève de la faim.

Source : anglais et espagnol  

Traduction Amparo

Miguel Ángel Peralta Betanzos est un jeune indigène mazatèque, anarchiste et membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Le jeudi 30 avril 2015, Miguel a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été perpétrée avec une grande violence par trois personnes en civil sans identification ni mandat d’arrêt, accompagnées de plus de 20 policiers « ministériels » de la ville de Mexico. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui ont été perpétrées depuis 2010 par le groupe cacique dirigé par la famille Zepeda et à présent par Elisa Zepeda, l’actuelle députée locale, présidente de la Commission de Justice du Congrès d’Oaxaca du parti au pouvoir de MORENA*.

Miguel est l’un des 7 prisonniers indigènes membres de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, qui se trouvent enfermés dans les différentes geôles de cet état Mexicain. Plus de 23 membres de l’Assemblée d’Eloxochitlán, hommes et femmes, sont sous mandats d’arrêts et ont été criminalisés pour avoir défendu « les us et coutumes communautaires » qui prévoient une autre façon de choisir ses représentants, s’opposant aux partis politiques soutenus par les caciques locaux qui essaient d’imposer à tout prix leur pouvoir afin de mieux contrôler la communauté par la peur et la prison.

Le 26 octobre 2018, Miguel a été condamné à 50 ans de prison.

Le 12 septembre 2019, Miguel aurait dû être présenté devant le Tribunal Mixte de Première Instance de Huautla de Jiménez, Oaxaca, pour une nouvelle comparution définitive, droit qui lui a été encore une fois refusé par la Cour, l’audience a été reportée au 19 septembre 2019.

Note : MORENA (Movimiento de Regeneración Nacional) parti politique de l’actuel Président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador.

Le 19 septembre 2019, Miguel annonçait sa grève de la faim.

Miguel Betanzos condamné à 50 ans de prison. Prise de position

[Oaxaca] Miguel Peralta Betanzos, 16 jours en grève de la faim

Posted in anti-carcéral, compas anarquistas, Fanzines, Oaxaca, prisonnier-e-s de la guerre sociale., prisonnier-e-s en lutte on 5 octobre 2019 by liberonsles


 Reçu de CNA- Mexique, 4 octobre 2019

16 jours en grève de la faim

Miguel Peralta Betanzos est plus pâle, fatigué avec de fortes douleurs et nausées, il perd chaque jour du poids et le juge Mixto de Huautla de Jiménez, n’a toujours pas rendu son verdict.

Pourquoi continuent-ils d’allonger l’enfermement de Miguel Betanzos alors qu’il est déjà démontré d’un point de vue juridique qu’il n’y a aucune raison pour le retenir ne serait-ce qu’un seul jour supplémentaire ?

Serait-ce parce qu’ils continuent de permettre l’ingérence de la Présidente de la Commission de Justice du Congrès d’Oaxaca ?

Qu’attendent-ils pour rendre la liberté à Miguel Peralta alors qu’il est démontré que la députée Elisa Zepeda ment et a fabriqué les délits.

Vidéo Miguel Peralta Betanzos: audience du 19 septembre 2019

Vidéo réalisée par son groupe de soutien de la mazateca.

Miguel Ángel Peralta Betanzos est un jeune indigène mazatèque, anarchiste et membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Le jeudi 30 avril 2015, Miguel a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été perpétrée avec une grande violence par trois personnes en civil sans identification ni mandat d’arrêt, accompagnées de plus de 20 policiers « ministériels » de la ville de Mexico. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui ont été perpétrées depuis 2010 par le groupe cacique dirigé par la famille Zepeda et à présent par Elisa Zepeda, l’actuelle députée locale, présidente de la Commission de Justice du Congrès d’Oaxaca du parti au pouvoir de MORENA*.

Miguel est l’un des 7 prisonniers indigènes membres de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, qui se trouvent enfermés dans les différentes geôles de cet état Mexicain. Plus de 23 membres de l’Assemblée d’Eloxochitlán, hommes et femmes, sont sous mandats d’arrêts et ont été criminalisés pour avoir défendu « les us et coutumes communautaires » qui prévoient une autre façon de choisir ses représentants, s’opposant aux partis politiques soutenus par les caciques locaux qui essaient d’imposer à tout prix leur pouvoir afin de mieux contrôler la communauté par la peur et la prison.

Le 26 octobre 2018, Miguel a été condamné à 50 ans de prison.

Le 12 septembre 2019, Miguel aurait dû être présenté devant le Tribunal Mixte de Première Instance de Huautla de Jiménez, Oaxaca, pour une nouvelle comparution définitive, droit qui lui a été encore une fois refusé par la Cour, l’audience a été reportée au 19 septembre 2019.

Le 19 septembre 2019, Miguel annonçait sa grève de la faim et du silence. Grèves qui continuent à ce jour.

Miguel Betanzos condamné à 50 ans de prison. Prise de position

Note : MORENA (Movimiento de Regeneración Nacional) parti politique de l’actuel Président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador.

 

Fanzines

 

OAXACA: Nouvelles du prisonnier anarchiste Miguel Betanzos: grève de la faim

Posted in anti-carcéral, événements, compas anarquistas, Oaxaca, prisonnier-e-s en lutte on 1 octobre 2019 by liberonsles

« Une nouvelle fois, nous avons pu vérifier de quel bord se situait la loi, de celui de l’ambition, du pouvoir et de l’argent. Le cynisme de la « justice » a soufflé sur les braises rageuses de nos cœurs et nous encourage à continuer la bataille contre le pouvoir »… Déclaration de Miguel en réaction à la décision du tribunal qui l’a condamné à 50 ans de prison.

19 septembre 2019

OAXACA: Nouvelles du prisonnier anarchiste Miguel Betanzos: grève de la faim /  Rappel ; texte envoyé par son groupe de soutien, compas et ami-es.

Voilà maintenant plus de 11 jours que notre compagnon Miguel a commencé une grève de la faim, 11 jours sans obtenir aucune réponse du juge Modesto Isaías Santiago Martínez et chaque jour qui passe la santé de Miguel se détériore…

Déclaration de Miguel  en grève de la faim suite à sa dernière audience

19 septembre 2019

Une fois de plus je transforme mon corps en arme de lutte contre l’injustice
A partir d’aujourd’hui en plus de la grève du silence je cesserai de consommer tout type d’aliment.
Grève de la faim : MENU
Pour mon petit déjeuner : les casse-croûtes de la patience
Pour mon déjeuner : le buffet de la résistance
Pour mon goûter : le plat principal de la solidarité
Pour mon dîner : le dessert de la liberté

Miguel ne mettra pas fin à sa grève du silence ni de la faim tant qu’il n’aura pas obtenu sa remise en liberté.

Pour cela nous vous appelons à nouveau à continuer à faire écho à son cri de Liberté. Chaque jour où ils le retiennent prisonnier met sa santé en danger. Au Juge du Tribunal Mixte de Première instance de Huautla de Jiménez, nous exigeons qu’il prononce immédiatement une sentence de mise en liberté pour Miguel.

Nous rendons responsable de cette situation la députée locale de Morena*, Elisa Zepeda Lagunas puisque c’est elle ainsi que sa famille de caciques qui ont fabriqué ces accusations qui conduisent à maintenir Miguel en prison. Leurs fausses déclarations ont été démontées juridiquement.

« Je suis pleinement conscient que la prison et l’isolement que nous vivons relèvent des actions, des omissions et des mécanismes juridiques et politiques sciemment mis en place par les représentants de la « justice » grâce aux marionnettes qui œuvrent au sein du Tribunal Supérieur et du Tribunal Mixte, sachant que la consigne et le désir de la Chargée de Commission de Justice du Congrès Local de Oaxaca est de nous maintenir loin de notre communauté. Je parle de la députée locale de Morena, Elisa Zepeda Lagunas, qui ne cesse de mentir aux médias et achète des communiqués de presse à des journaux comme El Imparcial de Oaxaca, Noticias Voz e Imagen de Oaxaca, El Universal, Milenio, et tant d’autres qui, à coup de formules sensationnalistes et sans réelle investigation journalistique de fond, persistent à relayer ce mensonge et à donner crédit à la farce montée par cette soi-disant défenseuse des droits de l’homme, qui en réalité n’a rien fait d’autre que s’enrichir et prendre le pouvoir. On croit peut-être que la classe politique ne se forme que dans des espace sociaux larges comme le sont les métropoles ou les villes, où ses membres peuvent facilement s’éclipser et disparaître, mais il n’en est pas ainsi, dans les petits villages aussi elle prolifère avec les mêmes intentions : s’approprier les territoires en imposant ses gouvernements, toujours contre l’auto-détermination des peuples ».

(…) « Nous continuerons d’exiger et de lutter pour que le processus juridique cesse ses atermoiements, nous continuerons à dénoncer les vices de forme et les croche-pieds que l’on nous fait à chaque pas, nous en appelons à la solidarité pour continuer à agir ensemble dans la lutte anti-carcérale, rien ne nous arrêtera, nous leur arracherons des mains notre liberté ! »

Miguel Peralta
Depuis la prison de Cuicatlán
Janvier 2019

Rappel :

Miguel Peralta Betanzos, est un compagnon anarchiste natif de la Communauté d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Depuis plusieurs années il est aux côtés de sa commune comme membre de l’Assemblée Communautaire, instance principale de la prise de décisions collectives.

Depuis 2010, le groupe cacique dirigé par la famille Zepeda a tenté d’imposer, par la force, la répression et la prison, les partis politiques leurs pratiques et leurs méthodes pour gagner des sièges au gouvernement et augmenter leurs bénéfices économiques, ce qui a déchaîné un conflit très violent au sein de la communauté.

Depuis le 30 avril 2015, il est détenu dans la prison de Cuicatlán, Oaxaca. Lui et sept autres personnes détenues ainsi qu’une vingtaine d’inculpés, sont accusés de la mort d’une personne lors d’une attaque perpétrée par le groupe cacique de Zepeda lui-même, en décembre 2014, alors que l’Assemblée Communautaire, opposée aux partis politiques, se trouvait réunie pour élire  ses représentant-e-s.

Le 26 octobre 2018, Miguel a été condamné à 50 ans de prison pour tentative d’homicide qualifié et homicide qualifié, inculpations habituellement fabriquées contre les lutteurs sociaux.

Le 12 septembre, Miguel aurait dû être présenté devant le Tribunal Mixte de Première Instance de Huautla de Jiménez, Oaxaca, pour une nouvelle comparution définitive, droit qui lui a été encore une fois refusé par la Cour, l’audience a été reportée au 19 septembre 2019.

Le 19 septembre 2019, Miguel annonçait dans une lettre, sa grève de la faim et du silence. Grèves qui continuent à ce jour.

– Entretien de Voices in Movement avec Miguel Peralta Betanzos, prisonnier anarchiste d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca ici

– [Oaxaca] Lettre sur la situation que nous vivons mon compagnon Miguel Peralta et moi-même. Lettre de Mariana ici