Evènements – Solidarité

[Toulouse] Journée de rencontres :
« Des femmes face à la prison »
regards croisés, vécus et luttes.

Les Trois Passants et des toulousaines anti-carcérales, vous invitent à toute une journée de rencontres, d’échanges et de débats.

Rencontre – débat autour du film « Ils nous ont volé nos nuits » tissé avec 11 femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.e.s, avec la participation de femmes françaises et espagnoles ayant vécu la prison.

Le dimanche 9 avril, à partir de 13h30 à La Chapelle.

Cliquez ici pour télécharger le flyer (programme) et l’affiche

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Journée organisée par Les Trois Passants, des toulousaines anti-carcérales et des personnes solidaires d’ici et d’ailleurs.

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[Gaillac] JOURNÉE DE SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIER-E-S EN LUTTE AU MEXIQUE

« Liberté en fuite / Libertad en Fuga »

Vernissage de l’exposition – Projections / échanges – Repas Solidaire – et Concert

galliacflyerdefLes Trois Passants et Le Chinabulle vous invitent à toute une journée de SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIER-E-S EN LUTTE AU MEXIQUE

Le samedi 4 février 2017
Au comptoir du Chinabulle
47 rue du Château du Roi
81600 Gaillac

Venez nombreuses et nombreux soutenir nos compagnon-ne-s en lutte qui résistent et se battent depuis l’intérieur des geôles mexicaines, contre le système pénitentiaire, l’isolement, le mépris et l’oubli !

À 16H00: Vernissage de l’exposition : « Liberté en fuite »

Exposition de tableaux et d’autels / Vente d’affiches, toiles imprimées et cartes de l’exposition en solidarité avec les compagnon-ne-s prisonnier-e-s en lutte : Fernando Barcenas Castillo, Miguel Ángel Peralta Betanzos, Abraham Cortés Ávila, Luis Fernando Sotelo Zambrano, Álvaro Sebastián Ramírez et Natacha Lopvet Mrikhi.

Pour voir le programme complet, cliquez ici

Qui sont les prisonnier-e-s que nous soutenons lors de cette journée de solidarité ?

miguelflomMiguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca et militant anarchiste. Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demie de l’après-midi, Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l’Assemblée Communautaire a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été exécutée sans identification et sans mandat d’arrêt, avec une grande violence. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui sont perpétrées depuis 5 ans par l’ex-président municipal qui siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire, piétinant ainsi le système communautaire basé sur les « us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions. Miguel se trouve dans la prison de Cuicatlan, Oaxaca.

Qu’est-ce que c’est le temps, quand, en prison, on en a trop ?
On danse avec l’ombre, on joue avec nos rêves et on rit
On marche sur la voute céleste
On pleure en silence
On est parfois morts en vie
On chante et on se révèle face à leurs murs et à leurs barreaux
On se nourrit des déchets que jette la société ; on les recycle
On aiguise nos sens.
On détruit tous les jours ce qui est en place, on dés-arme la réalité…

-Miguel Betanzos-

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ferFernando Bárcenas Castillo est un jeune anarchiste, musicien et étudiant du Collège de Sciences Humaines, siège Vallejo – ville de Mexico. Il a 22 ans et a été arrêté le 13 décembre 2013, dans le cadre des protestations contre l’augmentation du prix des billets du métro. Il a été accusé d’avoir mis le feu à un l’arbre de Noël de l’entreprise Coca-Cola, depuis lors il se trouve dans la prison Nord à Mexico. En décembre 2014 il a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison. Fernando a élaboré plusieurs projets de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral “El Canero”; dernièrement il a mis en place une bibliothèque gérée par les propres prisonniers et encouragé depuis son arrestation l’organisation de plusieurs collectifs de prisonniers en resistance. Fernando se trouve dans la Prison Nord de la Ville de Mexico.

« (…) Nous sommes la jeunesse qu’ils enferment dans des écoles, en essayant de nous tromper avec les faux nationalismes, les préjugés et le patriotisme qui sont les composants de leur mensonge, leur soumission et leur obéissance. Nous sommes les jeunes humiliés et harcelés par les CRS, les renseignements généraux et par tous types de forces répressives « qui construisent leur démocratie » (…). Nous sommes la cible quotidienne de leur abus de pouvoir (…). Nous sommes les blessé-e-s lors des manifestations ; on nous a cogné la tête contre le béton, nous avons été humiliés, et notre dignité a été piétinée sous leurs bottes, ils nous ont cassé les jambes à coup de matraques et nous ont rempli les poumons de gaz lacrymogène… Aujourd’hui nous cheminons avec la chaleur de notre dignité et de notre rage, pendant toutes les nuits froides qu’ils nous ont fait passer en prison. »

– Fernando Barcenas –

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portabrahamAbraham Cortés Ávila a été arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco, il est le seul à rester en prison après les arrestations du 2 octobre 2013. Abraham faisait face à une accusation de tentative d’homicide, pour avoir supposément lancé des cocktails Molotov contre les lignes de policiers anti-émeutes. Ceci en plus d’une autre accusation pour attaques à la paix publique et association de malfaiteurs. Pour ces accusations, le compagnon avait été condamné à 13 ans et 4 mois de prison ; cependant, grâce à une procédure en appel qu’il a mené, une nouvelle sentence a été prononcée de 5 ans et 9 mois. Abraham se trouve dans la Prison Nord de la Ville de Mexico.

« Avant, je pensais que l’esclavage n’existait plus et je pensais que nous étions libres, mais non, la vérité c’est que nous n’avons jamais été libres, nous n’arrivons pas à l’indépendance totale, nous continuons d’être des esclaves, mais à présent nous ne sommes pas esclaves d’un seul patron, mais d’un président, de l’armée, de la police. Nous devons donner toujours notre adresse pour qu’ils aient le contrôle sur nous, sans parler de la carte d’identité, être plus surveillés ce n’est pas possible » (…) « Prison, institution de répression, école de méchanceté, d’obscurité, de froideur, de crainte, d’égoïsme, de vice, le lieu de destruction dans lequel nous sommes séquestrés (…) »

– Abraham Cortés –

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ALVAROSÁlvaro Sebastián Ramírez, âgé de 56 ans, est indigène zapotèque de San Agustín Loxicha, Oaxaca etadhérent à la Sixième Déclaration zapatiste. Cela fait 19 ans qu’il est privé de sa liberté. Alvaro a été arrêté le 15 décembre 1997 dans la ville d’Oaxaca et condamné à 27 ans de prison accusé d’appartenir à un groupe armé et pour les délits d’homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Alvaro travaillait en tant qu’enseignant et il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général, il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement, il a toujours défendu la forme traditionnelle de gouvernement des Zapotèques, qui refuse l’ingérence des partis politiques grâce aux « us et coutumes ». Malgré l’enfermement, Alvaro Sebastián Ramírez, sa famille et ses compagnons mènent une lutte avec espoir et conviction pour sa libération.

« Dans la société marchande, totalitaire, dans laquelle nous vivons actuellement, les prisons sont remplies d’hommes et de femmes d’EN BAS, humbles et simples comme le sont les paysans, les indigènes, nos voisins, les jeunes des quartiers oubliés, les précaires, les travailleuses sexuelles, les employés en lutte, ceux qui protestent. »

– Álvaro Sebastián Ramírez –

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ferzamLuis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 22 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014. Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique [délit qui est pénalement du même type que le délit de terrorisme], d’attaques aux voies de communication et de dégradations (d’une station de Tramway, d’un distributeur de titres de transport et de caméras de surveillance). Après plus de deux ans de procès, notre compagnon Luis Fernando Sotelo a été condamné à 13 ans de prison et à une amende de 519 815,25 pesos (26 000€).

Ma liberté n’a pas de prix, mais elle a une grande valeur et beaucoup de gens luttent pour la même chose : pas uniquement pour ma liberté mais, à travers elle, pour la liberté qui nous appartient à toutes et tous. Cette liberté autonome digne et rebelle que nous apprenons à semer mais aussi à récupérer des mains de l’oppresseur. Je suis content de votre soutien, compas. Et savoir que la libération des prisonnier-e-s quels qu’ils/elles soient fait partie du projet que l’on nomme liberté m’incite à être heureux.

-Luis Fer Sotelo-

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natachaNatacha Lopvet Mrikhi, 45 ans, française, a passé 9 ans dans la prison pour femmes de Santa Martha, elle fait partie des 1500 femmes prisonnières qui survivent dans la prison de femmes de la ville de Mexico : Centre Féminin de Réadaptation Sociale de Santa Martha Acatitla. Accusée de délits d’atteinte à la santé, elle purge une peine de 10 ans d’enfermement ; pour y faire face et survivre, elle a participé à de nombreux projets et ateliers, ainsi elle s’est jointe à une troupe de théâtre et fait également partie d’un collectif d’artistes qui a pour objectif d’aider d’autres femmes à s’exprimer à travers les arts. Elle s’est engagée à partager avec d’autres détenues la joie de la création artistique, et pour ce faire, elle participe à plusieurs ateliers de lecture, écriture, peinture, théâtre et à de nombreuses manifestations culturelles. Natacha a également participé à plusieurs fanzines qui rendent compte de la vie et de la survie en prison, du temps, de ce que c’est qu’être une femme en prison, du travail, de l’enfermement et de la résistance à travers l’art.

Pour moi, le travail devait être un moyen justement d’être libre, de faire ce que je voulais où je voulais, comme je voulais, m’habiller comme je voulais, avoir la maison de mes rêves, voyager à l’autre bout du monde, profiter et jouir de l’existence. Aujourd’hui, à 45 ans après huit ans et demi passés derrière les barreaux d’une prison, je me rends compte qu’il n’en a pas été ainsi, bien que j’ai beaucoup voyagé. J’ai pris conscience que pendant 25 ans j’étais conforme à une culture, une éducation, des codes sociaux; autant de choses qui m’influençaient sans que jamais je ne décide réellement par moi-même (…) J’ai éprouvé une grande satisfaction à réaliser l’exposition de mes collages, fruit d’un travail ( librement choisi durant les 8 ans passés ici ) où j’ai pu pleinement expérimenter ce que signifie l’auto-décision et c’est en étudiant ces concepts que je peux aujourd’hui continuer à exister pleinement aux côtés de ma compagne.

-Natacha Lopvet Mrikhi-

Plus d’infos

L’argent recueilli lors de cette journée sera versé aux prisonnier-e-s par le biais de : La Croix Noire Anarchiste de Mexico, La Voix des Zapotèques Xiches en prison et les familles des prisonnie-r-e-s.

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Samedi 3 décembre :

  • 14h au Manifesten – Présentation sur la répression contre le mouvement anarchiste en république Tchèque !
    – avec Antifenix de république Tchèque –
    + Atelier d’écriture aux emprisonné-e-s !
  • 21h Concert !!! A la Salle Gueule – Prix Libre
    Nola – London – Folk Punk Garage
    Canine – Marseille – Post Hardcore
    Kalashnikov – Milano – Romantik Punk

Dimanche 4 décembre :

A la Salle Gueule et prix libre

  • 14h Présentation du journal anti carcéral mexicain « El Canero »
    + projection avec les Trois Passants
  • 17h Contre les maxi prisons en Angleterre
    – avec le collectif Empty Cages –
  • 20h Knocking On Vegan’s Doors ! Bouffe Vegan ! Miam !

+ Distros
+ Banderole de soutien

Infos

canero-04_3 liberanA l’intérieur de la prison, Fernando Barcenas Castillo a élaboré plusieurs projets de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral “El Canero”; dernièrement il a mis en place une bibliothèque gérée par les propres prisonniers. Fer a également encouragé et lancé l’organisation des prisonnier-e-s en résistance, tout d’abord il encourage la formation du C.C.P.R (Coordination Combative de Prisonniers en Résistance) plus tard il participe à la coordination des grèves de la faim avec d’autres prisonniers anarchistes de la ville de Mexico. Par la suite Fer lance et encourage la formation de la C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) comme forme et espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire. La CIPRE étant une organisation informelle s’est dissoute et aujourd’hui s’efface non sans laisser toute une expérience organisationnelle derrière elle. Désarmé, Fer lance une nouvelle proposition donnant lieu au collectif des prisonniers CIMARRON, formé par plusieurs prisonniers en résistance de la ville de Mexico : Fernando Barcenas Castillo, Gerardo Ramirez Valenzuela, Luis Lazaro Urgell, Sinue Rafful, Hans Razo Alvarez, Compa Gato Punk et Compa Josh. Le nom « cimarron » signifie «s’échapper, fuir». Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître.

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[Toulouse] Journée de Solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique (Expo/Concert)
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Photos envoyées aux prisonnier-e-s accompagnées de lettres de soutien

CHAPELLEtroisdefPour télécharger le flyer cliquez ici

Nous vous invitons à une journée de solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique (Expo / Projections / Concert…)

Venez nombreuses et nombreux soutenir nos compagnons en lutte qui résistent et se battent contre le système pénitentiaire, l’isolement, le mépris et l’oubli, depuis les geôles de la ville de Mexico, d’Oaxaca et du Chiapas !

Samedi 11 juin 2016, à partir de 16h
à La Chapelle
36 rue Danielle Casanova
31000 Toulouse

Au programme :

À partir de 16h :

Exposition de tableaux et d’autels en solidarité avec les prisonniers
Vente des affiches des tableaux exposés en solidarité avec les compagnons anarchistes Fernando Barcenas Castillo et Miguel Ángel Peralta Betanzos ; les compagnons adhérents à la Sexta : Luis Fernando Sotelo Zambrano, Álvaro Sebastián Ramírez, Alejandro Díaz Sántiz, Emilio Jiménez Gómez, Esteban Gómez Jiménez et Santiago Moreno Pérez

Tables de presse :
– Les trois passants : Fanzines, brochures, autocollants, artisanat…
– Le KIOSK – librairie associative (livres, brochures, fanzines…)
– Librairie Itinérante Amalante
+ d’autres invités

Repas Solidaire pour les prisonniers :
Empanadas végétariennes à prix libre et Bar à prix fixe.

Dès 17h : Projections, échanges et lecture de lettres des prisonniers
Vidéos : « La lutte d’Álvaro Sebastián de la région de Loxicha, Oaxaca »
« San Sebastian Bachajon, Chiapas, liberté aux prisonniers en lutte »
Fernando Barcenas « Jeunes et Rebelles, la naissance du journal anti-carcéral El Canero »

Dès 19h : CONCERT avec l’Atelier Fandango Mano y Vuelta
Son Jarocho, musique traditionnelle mexicaine de la région de Veracruz / mélange de trois cultures : l’indigène mexicaine, l’arabe-andalouse et l’africaine.

À bas les murs des prisons, la lutte durera jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres !

* L’argent recueilli lors de cette journée sera versé aux prisonniers par le biais de la Croix Noire Anarchiste de Mexico et au Groupe de soutien « No Estamos Todxs » du Chiapas

Journée organisée par les trois passants avec le soutien de la Chapelle, de l’atelier Fandango Mano y Vuelta et de copines et copains solidaires.

Les prisonnier-e-s que nous soutenons

Toulouse : présentation du journal anti-carcéral de combat « El Canero N°4 »

Posted in Archives, événements, compas anarquistas on 25 avril 2016 by liberonsles

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Nous vous invitons à la présentation du journal anti-carcéral, indépendant et de combat « El Canero N°4 » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique.

Vendredi 20 mai 2016 à 19h
À LA LIBRAIRIE TERRA NOVA
18 rue Gambetta – 31000 Toulouse
Métro Capitole ou Esquirol

♦  La prison au Mexique, contexte général, la prison Nord et la naissance du journal anti-carcéral « El Canero » .

♦ Table de presse : Brochures, fanzines, autocollants, cartes postales …

♦ Projection de la vidéo de Fernando Barcenas : « Jeunes et Rebelles, la naissance du Canero ».

♦ Diffusion des journaux N°3 et N°4 en français.

♦ Lecture d’une lettre de Fernando Barcenas Castillo pour présenter ce journal ainsi que d’autres lettres envoyées pour l’occasion.

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico. En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Ce journal a pour but de voler, de voyager, d’être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s.

Le journal, étant à prix libre, a besoin de votre soutien pour faire plus de tirages et pouvoir continuer à être diffusé.

Organisé par les trois passants

Nous remercions la librairie Terra Nova qui nous aide à diffuser ce journal à prix libre dans leur espace.

Venez nombreux et nombreuses soutenir ce projet !

Toulouse : Journée anti-carcérale- Convergences et rencontres, jeudi 21 avril 2016

Posted in Actions, Archives, événements, Uncategorized on 19 avril 2016 by liberonsles

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Nous, collectifs, groupes et individus nombreux, avons répondu à l’Appel à « 10 jours d’autodéfense populaire » lancé par la CREA, Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion de Toulouse pour échanger, partager nos luttes et nos experiences et nous rencontrer du 15 au 24 avril 2016.

Le jeudi 21 avril 2016, nous vous invitons à toute une journée de rencontres, échanges, débats, ateliers et projections autour des luttes anti-carcérales.

Au Centre Social Autogéré
58, allées Jean Jaurès
Métro ligne A/B Jean Jaurès,
Toulouse.

Pour voir le Flyer – programme, cliquez ici

Au programme – jeudi 21 avril 2016 :

11h – Projection d’un documentaire sur l’ouverture d’un CRA en Belgique « Point.s de Fissures »

12h – Cantine populaire

13h30 – De la prison à l’HP, animé par le collectif Anti-psy

15h – Atelier : Lutte contre les dominations orales dans les assemblées anti-autoritaires

16h – Projection / débat : Présentation du journal anti-carcéral indépendant de combat « El Canero », luttes prisonnier.e.s Mexique, lecture de lettres (Les Trois Passants)

17h – Ateliers : Soutien aux longues peines et sur l’entraide Solidarité juridique pour les personnes incarcérées (Perce-Pierre et Kamelibre, deux collectifs de Marseille)

19h – Cantine populaire

19h – Émission « Bruits de Tôle » en direct

20h – Présentation du dernier journal de L’Envolée “Ça fait 20 ans …” discussion autour des peines infinies et des peines intérieures, à travers des récits et présentation de loi contre la criminalité organisée (L’Envolée) + Témoignage de vécu en centre de détention ou en centre de rétention (CREA) en présence de Jann Marc Rouillan

22h – CSA – Petit set de LYA, rap – Toulouse

10joursNous vous invitons également à assister aux nombreuses rencontres, débats, concerts et projections qui auront lieu pendant ces dix jours autour de thématiques diverses telles que  : migrations – papiers ; quartiers populaires ; anticolonialisme ; mouvement social ; gentrification ; luttes féministes & LGBT ; travail ; ZAD ; santé communautaire ; logements & squats; lutte anti-carcérale et antipsy ; violences policières ; islamophobie …

Le but de ces 10 jours est avant tout de partager nos pratiques, échanger nos outils et nos stratégies, construire ensemble un réseau d’autodéfense par et pour nous-mêmes.

Voir le programme détaillé de ces rencontres et plus d’infos sur : http://www.autodefensepopulaire.net/

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Besançon : Journée de Solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique

Photos envoyées aux prisonnier-e-s accompagnées de lettres de soutien

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France, 9 avril 2016

Salut compagnons. Avant tout, recevez une forte accolade remplie de courage et de rébellion pour chacun d’entre vous. Nous espérons que vous êtes en bonne santé et en pleine forme pour continuer à résister depuis vos tranchées de lutte.

Par ces brèves lignes, nous voulons vous dire que pendant la journée solidaire du 9 avril 2016 organisée dans la ville de Besançon, nos collectifs ont mis en commun leurs forces, rébellions et rages pour permettre lors de cette journée de passer votre message à travers vos lettres envoyées (Fernando Barcenas Castillo, Luis Fernando Sotelo Zambrano, Miguel Angel Peralta Betanzos); vos paroles ont fait résonance auprès des personnes venues à cette journée qui a commencé à 14 heures et s’est fini à 22 heures. Tout au long de cette journée nous avons informé sur vos diverses luttes et votre contexte actuel à travers la diffusion des fanzines, des brochures, des flyers, où, vos écrits et vos réflexions donnent une idée non seulement de la réalité vécue depuis la prison, mais aussi de votre combat insatiable contre le système pénitentiaire, l’exploitation, l’humiliation, la persécution et le mépris que vous subissez en faisant face quotidiennement, tout comme des milliers de personnes dans le monde.

Nous avons également diffusé et présenté – avec une vidéo – le journal anti-carcéral de combat « el Canero » numéro 3 et 4 traduits en français.

Beaucoup de personnes de tous âges ont assisté à cette rencontre, non seulement pour connaître la lutte qui surgit depuis les tranchées de lutte les plus éloignées : les geôles, mais aussi pour ne pas oublier que la liberté se construit en se battant à vos cotés, avec vous, nos compagnon.e.s prisonnier.e.s.

Compas, nous nous inscrivons, tel que vous le signalez, dans la lutte pour la liberté totale, sans conditions ni négociations possibles.

Courage à vous tous et depuis nos différents espaces de rébellion, nous vous envoyons une forte accolade !

À bas les murs de prisons !

En Solidarité !

Caracol Solidario- Besançon
Le Groupe Proudhon – Federación Anarquista, Besançon
Le Resto Trottoir – Besançon
Les trois passants – Toulouse

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Nous vous invitons à toute une journée de solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique

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Le samedi 9 avril 2016
À partir de 14h
À la librairie l’Autodidacte
5 rue Marulaz (Place Marulaz)
Besançon

À partir de 14h, venez découvrir l’Expo – vente des affiches des tableaux exposés au profit des compagnon-e-s incarcéré-e-s.
Exposition de tableaux et d’autels
Table de presse : Fanzines, brochures, autocollants à prix libre

À 19h : Repas Solidaire pour les prisonnier-e-s préparé par le Resto Trottoir

À 20h30 : Projection / débat : La prison au Mexique contexte général, la prison Nord et les conditions générales, naissance du journal anti-carcéral « El Canero » .

Présentation de la vidéo de Fernando Barcenas : «Jeunes et Rebelles, la naissance du Canero ». Présentation des journaux 3 et 4. Lecture d’une lettre de Fernando Barcenas et de la Croix Noire Anarchiste de Mexico pour présenter ce journal, ainsi que des autres lettres des prisonniers envoyées pour l’occasion.

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico. En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Ce journal a pour but de voler, de voyager, d’être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s.

Le journal, étant à prix libre, a besoin de votre soutien pour faire plus de tirages et pouvoir continuer à le diffuser.

L’argent recueilli lors de cette journée sera versé à la Croix Noire Anarchiste de Mexico et aux comités locaux de soutien aux prisonniers de la Sexta.

Venez nombreux et nombreuses !

À bas les murs des prisons !

Journée organisée par :

Caracol Solidario- Besançon (http://solidario.free.fr/);
Le Groupe Proudhon – FA, Besançon
(http://groupe.proudhon-fa.over-blog.com/);
Le Resto Trottoir – Besançon (http://restotrottoir.blogspot.fr/);
Les trois passants – Toulouse (https://liberonsles.wordpress.com)

Plus d’infos

parisltphastalibres2015

À México, Oaxaca, Chiapas, Aguascalientes et dans d’autres endroits du Mexique, un appel a été lancé par les collectifs de soutien, les familles de prisonniers et de prisonnières, le Réseau contre la Répression et pour la solidarité, le groupe de travail Nous ne sommes pas tous et toutes là, la Voix des Zapotèques Xiches en prison, Collectif de soutien pour la liberté de Fernando Sotelo parmi d’autres, à se coordonner du 6 au 13 décembre autour des journées : « Jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres » cette journée s’est étendue au niveau international, certains collectifs solidaires dans l’État Espagnol et en France se sont fait l’écho de cette mobilisation.

À Paris, le 11 décembre, une rencontre avec les compagnonnes du journal anti-carcéral de l’Envolée a eu lieu pour présenter le journal anti-carcéral « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique et ailleurs, proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico depuis le 13 décembre 2013. Pendant la rencontre nous avons parlé du système pénitencier ici et là-bas, raconté brièvement la naissance de l’Envolée, la survie, la résistance et la désobéissance en prison, l’intérêt de tisser des liens entre les luttes et de continuer à faire passer le message de résistance depuis la plus lointaine des tranchées et depuis les entrailles de la prison. Nous n’oublions pas les compagnon-ne-s qui se trouvent derrière les barreaux ici en France et au Mexique.

Voici quelques histoires de luttes évoquées pendant ces journées de solidarité

Source communiqué

[Paris] Présentation du journal anti-carcéral méxicain: El Canero

Posted in Actions, Archives, Campagnes, compas anarquistas on 26 novembre 2015 by liberonsles

Nous vous invitons à la deuxième présentation du journal anti-carcéral « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique.
Avec la participation du journal anti-carcéral « L’Envolée » qui présentera son dernier numéro.

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Le vendredi 11 décembre 2015 à 19h30
à la Librairie Publico
145, rue Amelot, 75011 Paris
Métro : République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire

* Projection de la vidéo : Jeunes et rebelles, présentation du journal « El Canero »
* Présentation et diffusion du journal original en espagnol et sa version française
* Lecture d’une lettre du prisonnier Fernando Barcenas Castillo, à l’initiative de la création de ce journal en prison, ainsi que d’une lettre de la Croix Noire Anarchiste de Mexico, envoyées pour l’occasion.
* Tables de presse , brochures, fanzines, affiches, écrits de prison …

Les trois passants – https://liberonsles.wordpress.com
L’Envolée – http://lenvolee.net

Flyer recto/verso

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico.

En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Le projet cherche à élargir l’échange de communication à d’autres lieux en dehors de la ville de Mexico.

« Ce projet veut expliquer la réalité vécue dans les prisons et la mettre en rapport avec un contexte social plus large, dans lequel à différents niveaux nous sommes tous prisonniers. Le Canero contribue à diffuser la lutte anti-carcérale en tissant un lien de communication des prisonniers avec l’extérieur. Il s’agit de démontrer que la lutte se mène quel que soit le lieu et avec les moyens dont on dispose, sans attendre que toutes les conditions soient réunies (…) En prison aussi nous savons comment mener la lutte, comment résister, car la guerre sociale est une constante et se mène jour après jour, peu importe le gouvernement ou l’autorité en place »

Ce journal a pour but de voler, de voyager, d’être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s. Il est désormais traduit en français.

Nous remercions L’Envolée qui a présenté dans son numéro de novembre 2015, le journal « El Canero » et nous aidera donc à faire le lien avec les prisonnier-e-s ici.

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Depuis Barcelone, pour la liberté des prisonnier-e-s du monde entier

Communiqué pour la liberté des prisonnier-e-s du monde entier

carcelesfuego

Pendant la Rencontre Européenne de Solidarité avec les communautés zapatistes, la sexta et avec ceux et celles qui luttent en bas et à gauche, plusieurs personnes à titre individuel, collectifs et groupes se sont réunis à Barcelone du 20 au 22 novembre, 2015.

Aux prisonniers et prisonnières du monde entier
À leurs familles et à leurs ami-e-s
À leurs collectifs et groupes de soutien
Au Réseau contre la Répression et pour la Solidarité
À la Croix Noire Anarchiste de Mexico
Au Groupe de travail « No estamos todxs »
À la Sexta
À ceux et celles qui sentirons ces mots

Compagnons et Compagnonnes :

Tout d’abord, recevez tous et toutes, un salut solidaire et du courage pour chacun et chacune d’entre vous. Depuis Barcelone, plusieurs personnes à titre individuel, collectifs et groupes se sont réunis pendant la Rencontre Européenne de Solidarité avec les communautés zapatistes, la sexta et avec ceux et celles qui luttent depuis leurs tranchées en bas et à gauche. Ici, nous nous sommes parlés, nous nous sommes écoutés et nous avons à nouveau décidé de ne pas laisser la place à l’oubli, l’oubli que représente l’enfermement, l’enchaînement, l’humiliation et le mépris dans lequel vous vous trouvez à présent.

Nous avons écouté vos réflexions, vos pensées, votre rage et votre détermination dans une lutte qui dépasse les murs de la prison et s’étend, à différents niveaux avec des intensités différentes, à la société de laquelle nous sommes prisonniers et prisonnières à l’intérieur d’un système qui surveille de près, qui contrôle, qui confine, qui opprime tous ceux et celles qui nous trouvons dans un en dehors relatif.

Pendant toutes ces années nous avons cheminé marché avec vous, nous avons appris que la lutte contre l’enfermement se fait à vos côtés et que vous cheminez du nôtre au quotidien. Grâce à vos mots et à vos réflexions, les préjugés disparaissent peu à peu pour donner lieu à une réflexion qui comprenne que n’importe quel type d’enfermement est en soi une pratique de contrôle et de soumission que, par la peur et le conditionnement des libertés, ils essaient de faire disparaître et domestiquer les révoltes.

Vous nous avez aussi permis de voir, que même dans les pires circonstances, dans les espaces réduits, dans les cellules, dans les mitards, une rage débordante de résistance peut naître, ce qui nous donne du courage pour poursuivre nos luttes.

Nous partons du fait que nous nous trouvons dans une réalité où l’enfermement se manifeste à travers de nombreuses institutions, comme celle des prisons, au service d’un projet politique depuis une logique capitaliste, libérale, productiviste, patriarcale, sexiste, raciste que nous ne pouvons accepter comme une normalité dans nos vies.

Le monde pour lequel nous nous battons, refuse les réformes de ces centres d’humiliation, nous ne les voulons pas car nous n’en avons tout simplement pas besoin. C’est main dans la main avec nos compagnons et compagnonnes prisonnières que nous avons appris que, indépendamment de comment ils se définissent eux-mêmes – prisonnier-e-s politiques ou prisonnier-e-s de la guerre sociale-, la réclusion, l’enfermement sont destinés à servir de vide-ordures pour y jeter la dissidence, la désobéissance, c’est-à-dire tous ceux et celles qui gênent un système basé sur l’autoritarisme et l’exploitation de milliers d’êtres humains partout sur la planète…

Pour cette raison, les collectifs, les groupes et les personnes présents à cette rencontre, voulons dire à nos compagnons et compagnonnes prisonnières que nous ne pouvons pas cheminer sans eux-elles dans la construction d’un monde où tous et toutes seront libres.

Depuis cet espace, nous voulons saluer :

Askapena, organisation du pays basque persécutée pour ses actions de solidarité internationale.

À toutes les compagnonnes et compagnons qui ont été fait prisonnier-e-s, à toutes les personnes réprimées pour mener leurs luttes, en particulier les compagnons et compagnonnes prisonnières pendant les opérations menées contre les 5 anarchistes de Sabadell, ceux et celles qui ont été pris au cours des opérations Pandora, Piñata et Ice, menées par l’État Espagnol simplement parce qu’ils étaient anarchistes ; à tous et toutes d’autres réalités de luttes réprimées lors des opérations contre le mouvement indépendantiste gallego, aux huit personnes arrêtées pendant la lutte contre le pantano de Yesa, ainsi qu’à tous ceux et celles d’autres réalités que nous ne connaissons pas, mais que nous ne pouvons pas oublier. Et plus particulièrement aujourd’hui [21 novembre] date douloureuse, car nous n’oublions pas la mort de Ricardo Flores Magón dans la prison de Leavenworth et nous envoyons à tous et toutes les compagnon-nes qui s’en souviennent, nos sincères salutations, depuis la digne rage et la joyeuse rébellion.

Nous saluons nos compagnons et compagnonnes : Álvaro Sebastián Ramírez, Alejandro Díaz Sántiz, Luís Fernando Sotelo, Fernando Bárcenas Castillo, Miguel Angel Peralta Betanzos, Abraham Cortez, Roberto Paciencia Cruz, Esteban Gómez Jiménez, Santiago Moreno Pérez, Emiliano Jiménez Gómez, Dominga González Martínez, Lorenzo Sánchez Berriozábal, Marco Antonio Pérez González, Pedro Sánchez Berriozábal, Rómulo Arias Mireles et Teófilo Pérez González, Máximo Mojica Delgado, Maria de los Angeles Hernández Flores, Santiago Lázaro Lezma, Cemei Verdía.

À Leonard Peltier, Mumia Abu-Jamal, Oso Blanco, Gabriel Pombo da Silva.

Nous saluons tous et toutes les prisonnières qui luttent en bas et à gauche, contre le système carcéral, ses lois et le monde qui les produit.

Nous souhaitons également que vous sachiez que, selon nos différentes formes de cheminement, nous répondons à l’appel du Réseau contre la Répression et pour la Solidarité à se mobiliser et à mener des actions pour la liberté de nos compagnons et compagnonnes du 3 au 16 décembre, dont le slogan sera : « Jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres »

On ne peut pas vous laisser, sans vous dire auparavant, que nous sommes là, que nous ne nous rendons pas et que nous ne faiblissons pas.

À bas les murs des prisons !

• Associació Solidaria café Rebeldía-infoespai (Barcelona)
• Associazione Ya Basta! Milano (Italia)
• Ya Basta! (Alemania)
• Adherentes a la Sexta Barcelona (Catalunya, Estado Español)
• ASSI – Acción Social Sindical Internacionalista, Zaragoza (España)
• Chiapasgruppa LAG (Noruega)
• CSPCL (Paris, Francia)
• Union Syndicale Solidaires (Francia)
• Fédération SUD-Éducation (Francia)
• Les Trois Passants (Francia)
• CGT – Confederación General del Trabajo (Estado Español)
• Adherentes a la Sexta, Zurich (Suiza)
• Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala, Madrid (Estado Español)
• Txiapasekin – Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas (Euskadi)
• UK Zapatista Solidarity Network (Reino Unido)
• Adhesiva, espai de trobada i acció (Catalunya)
• Bologna per Ayotzinapa (Italia)
• La Pirata:
– Nodo Solidale, (México-Italia)
– Colectivo Zapatista de Lugano (Suiza)
– Nomads Bologna-Berlin (Italia-Alemania)
– Adherentes Individuales

Traduction les trois passants/ correction Amparo et Val

encuentroeuropeo

[Paris] Présentation du journal anti-carcéral « El Canero »

Nous vous invitons à la présentation du journal anti-carcéral « El Canero » écrit par plusieurs prisonnier-e-s au Mexique.
Avec la participation du journal anti-carcéral « L’Envolée » qui présentera son dernier numéro.

flyerimage17nov

Le mardi 17 novembre 2015 à 18h30
À la Librairie Le Monte-en-l’air
71, rue de Ménilmontant / 2, rue de la Mare
75020 Paris – M° Ménilmontant et Bus 96

* Projection de la vidéo : Jeunes et rebelles, présentation du journal « El Canero »
* Présentation et diffusion du journal original en espagnol et sa version française
* Lecture d’une lettre du prisonnier Fernando Barcenas Castillo, à l’initiative de la création de ce journal en prison, envoyée pour l’occasion.
* Table de presse , brochures, fanzines, affiches, écrits de prison …

Les trois passants – https://liberonsles.wordpress.com
L’Envolée – http://lenvolee.net

Flyer recto/verso

Le Canero est une proposition lancée par le compagnon Fernando Barcenas Castillo, prisonnier anarchiste incarcéré dans la prison Nord de la ville de Mexico.

En prison, Fernando a imaginé et lancé un journal alternatif appelé « journal indépendant de combat : El Canero » qui signifie « celui qui est en taule ». Il s’agit d’une communication alternative produite par des prisonniers et prisonnières qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale. Le projet cherche à élargir l’échange de communication à d’autres lieux en dehors de la ville de Mexico.

« Ce projet veut expliquer la réalité vécue dans les prisons et la mettre en rapport avec un contexte social plus large, dans lequel à différents niveaux nous sommes tous prisonniers. Le Canero contribue à diffuser la lutte anti-carcérale en tissant un lien de communication des prisonniers avec l’extérieur. Il s’agit de démontrer que la lutte se mène quel que soit le lieu et avec les moyens dont on dispose, sans attendre que toutes les conditions soient réunies (…) En prison aussi nous savons comment mener la lutte, comment résister, car la guerre sociale est une constante et se mène jour après jour, peu importe le gouvernement ou l’autorité en place »

Ce journal a pour but de voler, de voyager, d’être partagé avec d’autres personnes et d’autres prisonnier-e-s. Il est désormais traduit en français.

Nous remercions L’Envolée qui présentera dans son numéro de novembre 2015, le journal « El Canero » et nous aidera donc à faire le lien avec les prisonnier-e-s ici.

Le Canero : une pratique de la solidarité révolutionnaire…

journalcanpres« Ce projet de journal contribue à renforcer la contre-information et à nourrir la réflexion sur des thèmes qui intéressent peu de personnes dans l’écoulement quotidien des jours de la civilisation moderne. C’est ainsi un message de résistance, un « on continue ici », toujours debout depuis la plus éloignée des tranchées, avec les moyens et les humeurs qui nous permettent de supporter le lent écoulement du quotidien dans les entrailles de la prison ».

Le journal a changé et évolué avec le temps ; au départ, il s’agissait d’un journal édité en format A3, le premier numéro a été diffusé pendant le mois de juin 2014 depuis la prison Nord de la ville de Mexico. C’est à partir du journal numéro 3 que son format a changé : il est maintenant plus petit, plus adapté à l’espace et aux circonstances vécus par les prisonnier-e-s. Il permet aussi d’accélérer et de faciliter sa diffusion, ce qui est en fin de compte l’objectif principal de ce projet.

À la deuxième page du journal, nous avons remplacé, en accord avec Fernando Barcenas et d’autres compagnon-e-s impliqués, l’annonce faisant référence à l’émission de radio anti-carcérale diffusée par Regeneracion Radio au Mexique, pour y mentionner à la place les émissions de radio diffusées par l’Envolée.

Nous remercions d’ailleurs L’Envolée qui présentera dans son numéro de novembre 2015, le journal El Canero et nous aidera donc à faire le lien avec les prisonnier-e-s ici.

Ce travail a été possible grâce à la solidarité et la motivation de Fernando Barcenas, aux prisonnier-e-s qui racontent leurs expériences et les partagent et à la Croix Noire Anarchiste de Mexico.

Pour toute information sur « El Canero », vous pouvez télécharger le journal ici

Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes !

Posted in Actions, compas anarquistas on 31 août 2015 by liberonsles

Dans le cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes : Solidarité avec les prisonniers anarchistes mexicains Fernando Barcenas et Miguel Betanzos, ainsi que pour Luis Fernado Sotelo…Liberté !

solidaridadanarksparisper015

Dans le cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes, nous voulons envoyer une forte accolade et une salutation à nos compagnons qui se trouvent enfermés, nous voulons vous dire que nous sommes là, tenez-bon, gardez le moral et ne vous découragez pas. Nous avons fait une petite journée de « pegas » affichage à Paris et dans notre quartier en banlieue…simplement nous vous disons que nous ne vous oublions pas, que nous ne nous rendons pas et tel que vous nous le démontrez tous les jours, nous ne nous fatiguons pas !

Jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres !
Liberté aux prisonnier-es anarchistes de toute géographie !
¡ Fuego a las cárceles !

Les trois passants

Appel : Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes

Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes

Posted in Campagnes, compas anarquistas, Oaxaca, Ville de Mexico on 29 août 2015 by liberonsles

semanamx

À l’été 2013, plusieurs groupes de la Croix noire anarchiste (Anarchist Black Cross ou ABC) ont discuté de la nécessité d’organiser une Journée internationale pour les prisonnier-e-s anarchistes. Étant donné qu’il existe déjà des dates prévues pour la Journée des droits des prisonnier-e-s politiques ou de la Journée de la justice en prison, nous trouvons qu’il est également important de mettre l’accent sur les histoires de nos compagnon-ne-s. De nombreux et nombreuses prisonnier-e-s anarchistes ne seront jamais reconnu-e-s comme des « prisonnier-e-s politiques » par les organisations droit-de-l’hommistes officielles, parce que leur idée de la justice sociale est strictement limitée aux lois capitalistes qui ne servent qu’à défendre l’Etat et empêcher tout changement social véritable. Dans le même temps, même au sein de nos propres communautés individuelles, nous savons très peu de choses sur la répression qui existe dans d’autres pays, nous ne connaissons pas les noms de plusieurs de nos compagnon-ne-s prisonnier-e-s, ni les affaires qui les concernent. Lire la suite

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OAXACA : Message de la IIIe Rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s.

Posted in Campagnes, Chiapas, Communiqués, compas anarquistas, Loxichas, Oaxaca, Ville de Mexico, Yaquis, Sonora on 24 juin 2015 by liberonsles

libresahora

Près d’une vingtaine de collectifs se sont réunis pendant deux jours à Oaxaca s’efforçant de partager, réfléchir, écouter, comprendre et de s’entendre entre ceux qui continuent dans la lutte contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s.

Aux environs de midi Alvaro Sebastián Ramírez, une fois de plus, a rompu l’enfermement en déclarant de façon directe l’ouverture de ces journées de travail. Et y compris depuis les territoires de Ricardo Flores Magón les familles et compagnon-ne-s de Abraham Cortés, Luis Fernando Sotelo, Juan Antonio Gómez, Silvano, Mario Aguilar Silvano,Roberto Gómez Hernández, Santiago Moreno Perez, Emilio Jimenez Gomez,Esteban Gómez Jimenez, Fernando Jiménez, Lorenzo Sánchez Berriozábal, Librado Baños et Miguel Peralta Betanzos, ont transmis à chacun d’entre nous leur ténacité.

Fernando Bárcenas et Rómulo Arias Mireles sont arrivés à la rencontre par leurs écrits rédigés de leurs propres mains. Les voix claires et dignes de Alejandro Díaz Sántiz, Mario Luna Romero et Álvaro Sebastián Ramírez ont raisonné pour rappeler que cette lutte n’est pas pour les prisonniers et prisonnières, mais avec eux et elles, ils ont réaffirmé que ce sont nos compagnonnes et compagnons actuellement otages du pouvoir qui sont la colonne vertébrale de toutes les actions et initiatives.

Nous avons à nouveau écouté avec douleur et rage que l’appareil répressif du capital connu sous le nom d’État continue d’engendrer des pratiques, des discours et des ordres proférés par sa voix génocide. C’est en s’abritant derrière ce mur qu’il se permet de poursuivre les détentions de jeunes et d’étudiants qui ont le seul tort d’exprimer leur ras le bol de ce système d’extermination ; les emprisonnements d’indigènes par le biais de mensonges fabriqués de toutes pièces ne sont pas des irrégularités, ils sont l’expression raciste contre leur langue et leur culture pour favoriser les grandes entreprises qui cherchent à transformer la terre et le territoire en une marchandise ; l’expression de leur classe se traduit par le coût exorbitant de ce qu’ils osent appeler « cautions » et qui ne sont qu’une extorsion abjecte par des voleurs de petite envergure ; en toute impunité et démontrant que leurs lois ne servent qu’à maintenir une fiction qu’ils cherchent à présenter comme réalité, les directeurs des maisons d’arrêt agissent comme de parfaits tyrans en empêchant les rencontres entre compagnon-ne-s de lutte ; dans ces centres d’extermination, la culture patriarcale adoptée par le capitalisme est manifeste, se livrant à toutes sortes de vexations contre les femmes lors des fouilles à l’entrée ; de leur côté les soit-disant « juges » ne sont rien d’autre que les nouveaux bouffons d’une cour commandée par les seigneurs de la potence et du couteau.

En résumé, nous réaffirmons que la répression est le rouage le plus ignoble et obscur du système capitaliste, qu’il s’agit toujours de la même réponse donnée lors des actions qui se sont opposées à d’autres grands mensonges du cirque pathétique appelé « démocratie », dans les états du Guerrero et d’Oaxaca. Nous le disons haut et clair, ce n’est pas notre chemin, devant les fausses alternatives, notre option sera toujours celle de l’organisation en bas et à gauche et en marge de toute institution de l’État et du pouvoir financier.

Face à cette tourmente, les murs des prisons se fissurent, avec l’enthousiasme dans le cœur nous voulons vous faire partager notre connaissance d’expériences qui se livrent depuis les tranchées de la prison. Elles sont nombreuses et les fissures variées, nous en trouvons certaines dans les coordinations internes des prisonnier-e-s ; dans la construction de bibliothèques ; dans l’élaboration de journaux et d’articles d’opinion ; par la participation à des forums, des rencontres, des festivals et des tables rondes, par le biais d’appels téléphoniques et de messages écrits ; par l’enregistrement de messages-vidéos ; de fait, la stratégie d’isolement du pouvoir est mise en échec par les nombreuses tactiques que les prisonnier-e-s ont développé avec créativité et dignité.

Bien des réflexions sont restées en suspens et dans le cœur, mais nous réaffirmons que notre lutte est contre toute forme d’oppression, qu’accompagner ne signifie pas se substituer, que ce qui est important ce n’est pas s’emparer de l’outil juridique mais de s’en servir comme d’un burin pour mettre à nu la mesquinerie procédurière ; que l’échange d’idées et de concepts n’est pas synonyme d’homogénéisation conceptuelle, que nous ne luttons pas pour les prisonnier-e-s mais à leurs côtés.

Tout ce flot de sentiments a été alimenté par les messages envoyés par nos compagnonn@s de l’Europe sociale, nous accusons réception de leurs paroles et de leurs encouragements. Compagnons et compagnonnes de la Confédération Générale du travail (CGT) de l’État espagnol et Les trois passants de France, sachez que vos pas nous accompagnent et nous remplissent de force et de joie, recevez de notre part et pour chacun d’entre vous une forte accolade et continuons à faire de la solidarité un des actes les plus merveilleux qui puisse exister entre compagnon@s, frères et sœurs.

C’est ainsi, nous apportons et emportons nombre de « on doit » et de tâches à accomplir, nous n’en ferons pas l’inventaire point par point, convaincus que nous sommes, que la plus grande expression de la solidarité ne réside pas dans les mots d’ordres et dans les longues listes, mais dans les faits quotidiens, comme l’a toujours été et le sera toujours ce vertigineux chemin vers la liberté.

Nous sommes conscients qu’il nous reste encore beaucoup à apprendre et à marcher, pour cela, nous continuons à déclarer que la lutte contre la prison et pour la liberté nous la construisons nuit et jour, à partir de toutes les formes possibles, moyens et temps de chacun, gardant toujours comme principal repère éthique pour agir, le compagnon, la compagnonne prisonnière, sachant qu’ils ne sont ni des victimes ni des héros, mais tout simplement des compas qui ne se vendent pas, qui ne se rendent pas, qui n’abandonnent pas.
Parce que comme l’a déclaré Álvaro Sebastián Ramírez:  « Lutter contre la prison c’est lutter contre l’extermination »

Liberté pour Abraham Cortés!
Liberté pour Alejandro Díaz Sántiz!
Liberté pour Álvaro Sebastián Ramírez!
Liberté pour Emilio Jimenez Gomez!
Liberté pour Esteban Gómez Jimenez!
Liberté pour Fernando Jiménez!
Liberté pour Juan Antonio Gómez Silvano!
Liberté pour Librado Baños!
Liberté pour Lorenzo Sánchez Berriozábal!
Liberté pour Luis Fernando Sotelo !
Liberté pour Mario Aguilar Silvano !
Liberté pour Mario Luna Romero!
Liberté pour Miguel Peralta Betanzos!
Liberté pour Roberto Gómez Hernández!
Liberté pour Santiago Moreno Perez!

A bas les murs de toutes les prisons ! Prisonnier-e-s dans la rue !

Liberté pour  les prisonnier-e-s politiques !

Contre le pillage et la répression : Solidarité !

Réseau contre la répression et pour la Solidarité (RvsR)

Traduction Amparo

Source (esp) : Enlace Zapatista

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OAXACA : IIIe Rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s

Posted in Campagnes, Chiapas, Loxichas, Oaxaca, Ville de Mexico, Yaquis, Sonora on 11 juin 2015 by liberonsles

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Le Réseau contre la répression et pour la Solidarité (RvsR), convoque à la IIIe Rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la liberté de nos compagnon-ne-s prisonnier-e-s, qui aura lieu dans la ville d’Oaxaca, le 12, 13, 14 juin 2015.

Le 12 et 13 juin 2015 les familles, les amis et les collectifs locaux et nationaux de soutien aux prisonniers et prisonnières se rencontreront au siège de l’Espace Communautaire « Mujer Nueva » dans le quartier du centre-ville d’Oaxaca, Jalatlaco.

Inauguration

Paroles de bienvenue par Álvaro Sebastián Ramírez

ALVAROSAlvaro Sebastián Ramirez est un prisonnier de la région de Loxicha à Oaxaca. Il adhère à la Sexta en 2006 ; depuis, il mène une lutte avec espoir et conviction à l’intérieur de la prison. Alvaro a été condamné à 27 ans de prison pour les délits d’homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Alvaro travaillait en tant qu’enseignant et il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général ; il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement. Il a toujours défendu l’auto-gouvernance basée sur les « us et coutumes » des Zapotèques, refusant l’ingérence des partis politiques. En 1996, l’attaque de l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) à Huatulco allait servir de prétexte pour justifier la répression contre les Indiens de la Région Loxicha, Oaxaca. C’est dans ce contexte qu’Alvaro Sebastián Ramirez a été arrêté et torturé. Plus d’infos

Présentation des personnes arrêtées et des collectifs participants à cette rencontre

ferFernando Bárcenas Castillo, militant anarchiste, a été arrêté le 13 décembre 2013, accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola. Il a été condamné à de la prison ferme pour délits d’attaque à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense, cependant, le 11 décembre 2014, Fernando a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison ferme. Fernando, âgé de 20 ans, est étudiant au Collège de Sciences Humaines (CCH) de Vallejo et travaillait pour aider sa famille. Il a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation contre la hausse de 67% des tarifs du métro décidée par le Gouvernement de la Ville de Mexico.  Fernando est très actif à l’intérieur de la prison, il a participé à la création du journal anti-carcéral « el Canero » et élaboré un long fanzine : « Un an après l’arrestation – la prison ». Plus d’infos

ferzamLuis Fernando Sotelo Zambrano est adhérent à la Sexta et étudiant. Il a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Les accusations portées contre Fernando se basent uniquement sur la déclaration du chauffeur du bus qui a été incendié lors de la troisième journée de solidarité avec les 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Le 10 novembre 2014, le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaque à la paix publique, d’attaque aux voies de communications et dégradations. Plus d’infos

Atelier de développement communautaire (TADECO)

libertad-tlanixco-muralMouvement pour la liberté des défenseurs de l’eau et de la vie de San Pedro Tlanixco : organisation indigène Nahua faisant partie du CNI (Congrès National Indigène qui regroupe des organisations et des collectifs adhérents à la Sixième déclaration de la forêt Lacandone) dont plusieurs des membres se trouvent en prison, soit dans l’attente d’un procès qui s’avère long et plein d’obstacles juridiques, soit déjà condamnés à de lourdes peines de prison. Cette dernière situation concerne Rómulo Arias Mireles, Pedro Sánchez Berriozabal et Teófilo Pérez González, condamnés à de lourdes peines de prison allant de 50 à 54 années de prison ferme. Pres@s de San Pedro Tlanixco

logosCroix Noire Anarchiste de Mexico, après plus de 11 ans d’existence la CNA- Mexico s’est joint au réseau international de groupes qui travaillent pour la liberté des prisonniers et prisonnières, pour qu’ils et elles ne soient jamais oublié-e-s. Ils soutiennent particulièrement des prisonnières et prisonniers anarchistes, mais également d’autres prisonniers qui luttent depuis l’intérieur de la prison, qui ont des idées différentes et voient la lutte d’une autre façon. « Ces derniers, nous les soutenons sans que cela veuille dire que nous nous identifions à leurs idées, mais nous nous identifions à leur résistance contre la bête carcérale ». « La CNA- Mexico se dédie à apporter une solidarité à nos frères et nos soeurs en prison. Nous luttons pour la destruction du système carcéral, car nous voyons que la prison, l’isolement et la punition, ne sont pas des solutions aux problèmes sociaux, mais qu’au contraire, ils renforcent le système. Nous ne voyons pas la prison comme un élément en plus du capitalisme et de la domination, mais comme un de ses piliers, c’est pour cela que nous considérons notre lutte anti-carcérale comme une lutte anti-capitaliste et anti-autoritaire ». CNA-MX

noestamostodos2Grupo de Trabajo No Estamos Todxs [Nous ne sommes pas tous et toutes là] : est né à San Cristóbal de las Casas, Chiapas en août 2010 dans le cadre de la campagne nationale et internationale “¡Primero Nuestr@s Pres@s!” lancée par la commission Sexta d’EZLN en septembre 2008. No Estamos Todxs est un groupe de travail qui suit actuellement de près la lutte et le cas du compagnon adhérent à la Sixième déclaration zapatiste, Alejandro Díaz Sántiz qui est membre de l’organisation des prisonniers «  solidaires de la voix de l’Amate » mais ce groupe suit aussi les cas d’autres prisonniers du Chiapas comme ceux de Bachajon. Il s’agit d’un groupe de soutien, d’accompagnement, de réflexion qui chemine avec les prisonniers et les prisonnières pour non seulement dénoncer, mais aussi se battre contre le système carcéral et faire sortir la voix des prisonnier-e-s de l’isolement. Ce groupe établi des liens avec les familles des détenus et organise de visites régulières aux détenus. Ce groupe participe activement à la diffusion de lettres et de communiqués et sert de pont entre les prisonnier-e-s et les organisations, groupes et collectifs internationaux. No Estamos Todxs

CAZ-cabezalLe Collectif d’Avocats Zapatistes (CAZ), est un petit groupe d’avocats, qui s’est formé pendant la forte répression du « mai rouge 2006 », à San Salvador Atenco. A ce moment-là, le groupe d’avocats s’est engagé dans une dynamique de litige, de soutien et d’accompagnement juridique et de lutte sociale dans le contexte de la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone (la Sexta) lancée par l’EZLN, pour assumer la défense juridique des compagnons et des compagnonnes adhérent-es à la Sexta arrêté-es le 3 et 4 mai 2006 et incarcéré-es dans la prison de « Santiaguito », Almoloya de Juárez. En raison de la forte répression et les arrestations massives qui ont eu lieu ces jours-là, les avocats ont élargi leur solidarité et défendu 180 des 207 détenus. Le CAZ est un groupe adhérent à la Sexta et est né comme tel le 8 août 2006. Leur accompagnement et suivi juridique et politique est complètement solidaire. Le CAZ soutient des adhérents de la Sexta et ils ont également défendu plusieurs compagnon-e-s anarchistes.CAZ

ALEJANDRODAlejandro Díaz  Sántis est un Indigène Tzotzil originaire de Tsoeptic, Chiapas, il a été arrêté dans l’état de Veracruz il y a 16 ans, accusé d’homicide, délit qu’il a toujours nié. Díaz Sántis a été condamné à 29 ans de prison. Et comme dans les autres cas de prisonniers adhérents à la Sexta au Chiapas, sa condamnation  résulte d’un procès corrompu dès le début. Alejandro fait partie de l’organisation indigène “Los Solidarios de la Voz del Amate”, créée en 2009 qui est devenue une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas. Plus d’infos

bachajonres2Prisonniers du Terrain communal de Bachajon, les compagnons arrêtés de Bachajon sont actuellement six : Juan Antonio Gómez Silvano, Mario Aguilar Silvano, Roberto Gómez Hernández, Santiago Moreno Perez, Emilio Jimenez Gomez et Esteban Gomez Jimenez luttaient pour leurs droits légitimes au territoire et se trouvent aujourd’hui enfermés pour avoir fait face à la stratégie du gouvernement qui veut les dépouiller de leur terre où se trouvent les Cascades d’Agua Azul pour le futur méga-projet touristique CIPP-CAA -Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul. Les compagnons organisés du terrain communal de Bachajon n’ont pas cessé de dénoncer depuis des années la persécution politique et le pillage de leurs terres.Plus d’infos

miguelflomMiguel Peralta Betanzos est un membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demie de l’après-midi, Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l’Assemblée Communautaire a été arrêté au centre-ville de Mexico. Cette arrestation a été exécutée sans identification et sans mandat d’arrêt, avec une grande violence, par trois personnes habillées en civil accompagnées de plus de 20 policiers ministériels de la ville de Mexico. Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui sont perpétrées depuis 5 ans par Manuel Zepeda Cortéz, ex-président municipal qui siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire en piétinant ainsi le système communautaire basé sur les « us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions. Le cas de Miguel Peralta Betanzos commence à sortir de l’ombre et à se diffuser au Mexique et ailleurs. Plus d’infos

marioyaquiPrisonniers de la Tribu Yaqui : La Tribu Yaqui a depuis des siècles lutté contre le pillage et le vol des eaux et du territoire. Leur histoire est remplie d’invasions, de menaces, d’humiliations, de guerres, d’expulsion, de répression ; nombreux et nombreuses ont été ceux et celles qui ont défendu coûte que coûte la terre, la rivière Yaqui, leur territoire ancestral des mains de ceux qui avaient le pouvoir, leur lutte a été constante et sans relâche contre la destruction et la mort. Dans ce contexte, en septembre 2014, Mario Luna, porte-parole et secrétaire de l’Autorité Traditionnelle Yaqui , a été arrêté par des éléments habillés en civil, et par la suite, présenté à la prison de Hermosillo où il se trouve aujourd’hui derrière les barreaux. Il a été accusé de séquestration aggravée et vol de véhicule. Fernando Jiménez, a été également arrêté et accusé de séquestration et de vol de véhicule. Tous deux ont fait appel -en ne pouvant pas sortir sous caution- et attendent leur procès. Plus d’infos

Quatre tables de travail se dérouleront pendant cette rencontre : La communication et diffusion ; accompagnement de familles ; génération de ressources ; lettres et visites.

À bas les murs de toutes les prisons !

 Les trois passants

Correction Myriam, Valerie et Amparo

Red Contra la Represión: III Foro Contra la Prisión Política y por la Libertad de Nuestr@s Pres@1 et  2

foro

 

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[PARIS] Soirée-concert de soutien aux prisonnier.e.s des Amériques, le samedi 11 avril 2015 au CICP

soiréeconcert11avril2015defDans le cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier.e.s politiques qui aura lieu à Paris du 10 au 18 avril 2015, Les Trois Passants, le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA Nitassinan), Terre et Liberté pour Arauco et le Groupe de Soutien à Leonard Peltier vous invitent à une soirée-concert de soutien aux prisonnier.e.s des Amériques

Le samedi 11 avril 2015 à partir de 18h
au Centre International de Culture Populaire (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e (Métro : Rue des Boulets [L9] – RER : Nation)

18h – Informations sur les prisonnier.e.s adhérent.e.s à la Sexta zapatiste, les anarchistes incarcérés à Mexico, les prisonnier.e.s mapuche, Leonard Peltier.

Projections de vidéos, lecture de lettres de prisonnier.e.s envoyées pour l’occasion et tables de presse.

20h – Concert de soutien pour les prisonnier.e.s avec la participation solidaire des groupes :

Le Galactic Fumble (Punk’n’roll)
Edouard Nenez et les Princes de Bretagne (Punk maraîcher)

Entrée : Prix libre

No dog, no master, et pas de verre merci !

À bas les murs de toutes les prisons!

Photos  envoyées aux prisonnier-e-s accompagnées de lettres de soutien

11abrilpariscicp

 

Flyer Semaine PP 2015 V3

Programme de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques 2015

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 Expo « Ici et la bas, un reflet de notre douleur et notre rage, le 15 mars 2015 à partir de 17H

affiche

Expo « Ici et la bas, un reflet de notre douleur et notre rage »
Au Moki Bar et à l’Atelier (en fond de cour)
61 rue des Vignoles , 75020 (métro Avron)

Soirée-Apéro vernissage le 15 mars 2015 à partir de 17H durant laquelle seront mis en vente des affiches en solidarité avec les prisonnier-e-s adhérents à la 6ème déclaration zapatiste « La sexta » et les anarchistes incarcéré-e-s au Mexique.

Venez nombreuses et nombreux les soutenir et boire un verre avec nous !

Plus d’infos sur les prisonnier-e-s au Mexique sur : https://liberonsles.wordpress.com (les trois passants)
et sur un retour en dessin et couleur de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes en soutien à la ZAD (Zone à défendre) de Notre Dame des Landes
http://encressurphotos.jimdo.com/nddl

L’argent recueilli lors de cette expo sera versé à la Croix Noire Anarchiste de Mexico et aux comités locaux de soutien aux prisonniers de la sexta.

Photos de l’Expo envoyées aux prisonnier-e-s accompagnées de lettres de soutien

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[PARIS] Repas Solidaire pour les prisonnièr-e-s incarcéré-e-s au Mexique, samedi 28 février à partir de 19h au CICP

tractrepas28imagen3Cliquez ici pour lire le Flyer

Nous vous invitons à un repas solidaire pour les prisonniers adhérents à la sexta zapatiste, les anarchistes incarcéré-e-s à Mexico et les étudiant-e-s arrêté-e-s suite aux dernières manifestations pour Ayotzinapa – Mexique.

SAMEDI 28 FÉVRIER 2015 DE 19H À 23H
À LA CAFÉTÉRIA DU CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e (métro : Rue des Boulets [L9]- RER : Nation)
AU MENU :
Empanadas végétariennes, guacamole, salade grecque et tiramisu – prix libre
boisons, bières, vin
ACCORDÉON- GUITARE /LECTURE DES LETTRES DES PRISONNIER-E-S

Ces dernières années au Mexique une guerre contre le peuple a été déclenchée sous le prétexte d’arrêter le crime organisé et le trafic de drogue. Des milliers de personnes ont été assassinées, portées disparues et emprisonnées. Tout le Mexique vit une situation de violence grandissante contre toute forme de protestation. Dans cette guerre multiforme, l’en-bas organisé survit, résiste et construit sa révolte dans tous les espaces dans lesquels il se trouve, en s’adaptant désormais à un climat de plus en plus violent, où la solidarité devient le bouclier, le refuge et le germe de la résistance.

Dans l’histoire récente du Mexique, nous avons assisté à une vague répressive où les manifestations et les luttes sociales se sont vues attaquées férocement par les forces de l’ordre, la police, les militaires, les paramilitaires. Si bien que l’abus de pouvoir et la main de fer de l’Etat n’ont pas cessé de blesser le mouvement social depuis de nombreuses années. Dès son arrivée au pouvoir le 1er décembre 2012, Enrique Peña Nieto démontrait que son mandat allait se nourrir d’autoritarisme, d’assassinat, de disparitions forcées et de prison. En se servant des médias dominants, le gouvernement préparait le terrain pour continuer sa guerre, une guerre contre les jeunes, les étudiant-e-s, les organisations sociales, les indigènes, les militant-e-s, les encagoulé-e-s, les casseur-e-s, les anarchistes, les squatteurs … bref, contre la société civile organisée ou non qui met en péril son projet de « nation » : la privatisation.

Depuis lors, nous avons compté de nombreuses arrestations à chaque manifestation à chaque cri de rage. Aujourd’hui dans le contexte actuel, la solidarité est remise en cause par le pouvoir, elle devient dérangeante, elle devient aux yeux de l’Etat et ses autorités un délit qu’il faut surveiller de près. Contre la guerre menée par le capitalisme et sa logique de domination, d’oppression, de répression, de mépris, de fascisme, la lutte anti- carcérale est plus que jamais nécessaire. C’est pourquoi nous nous battons aux cotés des camarades incarcéré-e-s et leurs familles pour la liberté de tous et de toutes, pour que la solidarité continue à être notre refuge et notre germe de résistance coûte que coûte.

En cette occasion, venez nombreux et nombreuses en solidarité avec :

♦ Les adhérents à la sexta zapatiste : Alvaro Sebastian Ramirez (Oaxaca), Alejandro Díaz Santis (Chiapas), Mario Luna (tribu Yaqui).

♦ Les compagnon-n-e-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico : Fernando Bárcenas, Abraham Cortés, Fallon Roullier, Amelie Trudeu et Carlos López.

♦ Les étudiant-e-s arrêté-e-s, suite aux manifestations pour les 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa : Luis Fernando Sotelo, Jacqueline Santana et Bryan Reyes.

L’argent recueilli lors de cette soirée sera versé à la Croix noire anarchiste de Mexico et aux comités locaux de soutien aux prisonnier-e-s de la sexta.

Soirée organisée par Les trois passants (Libérons-les !) avec le soutien du CSIA-Nitassinan

Personne ne sera complètement libre tant qu’il existera une seule personne prisonnière.
Ici en bas, quand la rage inonde notre cœur, nous ne nous fatiguons pas, nous ne nous rendons pas !
À bas les murs de toutes les prisons !

La Sixième Déclaration Zapatiste : qu’est-ce que c’est ? Les prisonnier-e-s : où sont-ils, qui sont-ils ?

Photos du Repas envoyées aux prisonnier-e-s accompagnées de lettres de soutien

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 Depuis le piquet de Venaus dans le Val de Suse, Italie : solidarité avec les prisonnier-e-s de toute géographie

VALDESUSAEN Déclaration en solidarité avec les prisonnier-e-s de toute géographie et contre le système carcéral.
Depuis le piquet de Venaus dans le Val de Suse, Italie, lors de la rencontre des collectifs européens solidaires avec les zapatistes et avec ceux et celles d’en bas et à gauche.

Aux prisonniers et prisonnières de tout calendrier et de toute géographie
Aux familles et aux collectifs des prisonniers et prisonnières
À la Sexta
Aux peuples du Mexique et du monde

15 juin 2014

Compañeros et compañeras :

Depuis ces terres rebelles où une lutte se mène contre la construction du train à grande vitesse (TAV), contre le pillage, l’exploitation et le capitalisme, des hommes, des femmes et des enfants se sont organisés et ont formé le mouvement NoTAV. Ici dans cet espace de lutte, la rencontre des collectifs européens de solidarité avec les zapatistes et avec ceux et celles d’en bas et à gauche a eu lieu du 13 au 15 juin de cette année.

Depuis cet espace nous voulons vous dire :

Dans tout calendrier et dans toute géographie, la prison, l’enfermement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale et toute institution qui exerce l’enfermement étaye et consolide les quatre roues du capitalisme : l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris.

C’est pourquoi la lutte anticapitaliste englobe nécessairement la lutte contre l’enfermement.

Nous pensons que le capitalisme se sert de l’enfermement et du système carcéral pour épuiser, désarticuler, paralyser et détruire les luttes sociales et les résistances, non seulement par la voie de l’enfermement physique, de la torture, et des violations sexuelles, commises contre les femmes, mais aussi par la voie de la pression économique à travers les amendes, les cautions, et les frais lors du procès qui mènent d’une part à l’appauvrissement, et d’autre part à l’enrichissement des institutions et des entreprises qui font de l’enfermement un business juteux.

Notre lutte s’insère dans la résistance et le combat anti-carcéral contre tout type de répression et de criminalisation, que ce soit contre les migrants ou contre ceux et celles d’en bas, organisés ou non.

Nous n’oublions pas les prisonniers et les prisonnières en lutte qui résistent et cherchent des alternatives face aux méga- projets et méga -événements de mort et de destruction, ni ceux et celles qui défendent leurs territoires et communautés ; nous n’oublions pas ceux et celles qui luttent pour le logement, ni les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale, les antifascistes, les anarchistes et ceux et celles qui en bas et à gauche luttent et résistent au capitalisme, au fascisme, au racisme, au sexisme et à toute forme de domination et d’oppression.

Depuis ici, nous saluons les compañeras et compañeros prisonnières et prisonniers de la Sexta : Alejandro Díaz Sántiz, Alvaro Sebastián Ramírez, Máximo Mojica Delgado, María de los Ángeles Hernández Flores et Santiago Nazario Lezma.

Nous saluons également notre compañero anarchiste Jorge Mario González García.

Nous n’oublions pas et saluons les prisonniers et prisonnières du Congrès National Indigène (CNI).

Nous n’oublions pas et saluons notre compañero Mumia Abu Jamal, enfermé par le gouvernement des États-Unis depuis plus de 30 ans.

Nous n’oublions pas et saluons également Leonard Peltier, membre du mouvement indigène américain (AIM) qui est incarcéré depuis 38 ans aux États-Unis.

Et depuis ces terres où la rébellion inonde les cœurs, nous n’oublions pas et saluons Chiara, Niccolò, Mattia et Claudio, séquestrés par l’État italien pour s’être opposé-es, comme tant d’hommes et de femmes à la construction du train à grande vitesse qui cherche à détruire les montagnes, les vallées et les villages d’où germent la rébellion et la dignité.

Nous lançons un appel à la Sexta à se solidariser et à participer à la journée internationale pour les prisonniers et prisonnières politiques le 17 avril 2015, jour créé pour ne pas oublier les prisonniers et prisonnières du peuple palestinien, qui à présent compte 4 millions des déplacés dans le monde. Cette journée de mobilisation a été reprise par les compañeras et compañeros kurdes, basques, kanaks, sahraouis, mapuches et continue à s’étendre aux prisonniers politiques et révolutionnaires d’autres coins du monde.

Aujourd’hui à cette rencontre, nous nous sommes écoutés, nous avons partagé nos douleurs, nos rages et nos initiatives. Notre engagement est de continuer à cheminer ensemble, avec nos différentes formes et moyens, pour la liberté à laquelle nous aspirons, pour le monde auquel nous rêvons et que depuis en bas et à gauche nous sommes en train de construire.

Nous saluons les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale de toute géographie !
Nous ne sommes pas tous là, il manque les prisonnier-e-s !
À bas les murs des prisons !

Collectifs ayant participé à la rencontre :

– Associació Solidaria Cafè Rebeldia-Infoespai, Barcelona (Estado español)
– Camminar Domandando, Italia
– Coalizione Associazioni Ya Basta Marche, NordEst, Emilia Romagna e Perugia (Italia)
– Comitato Chiapas Maribel (Italia)
– Comité Tierra y Libertad, Lille (Francia)
– Colectivo Kamara-DA, Francia-Mexico
– CSPCL Paris, Francia
– La Adhesiva Barcelona, Estado español
– LaPirata:
Nodo Solidale (Italia-Mexico)
Nomads (Italia)
Colectivo Zapatista Lugano (Suiza)
– Les Trois passants Paris, Francia
– Mut Vitz 13 Marseille (Francia)
– Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas (País Vasco)
– The UK Zapatista Solidarity Network:
Dorset Chiapas Solidarity Group
Edinburgh Chiapas Solidarity Group
Kiptik (Bristol)
London Mexico Solidarity Group
Manchester Zapatista Collective
UK Zapatista Arts, Culture and Education Collective
UK Zapatista Translation Service
Zapatista Solidarity Group – Essex University
– Ya Basta! Milano (Italia)

Collectifs qui se joignent à cette déclaration :

– ASSI (Acción social Sindical Internacionalista)
– Associacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas Francia
– Caracol Zaragoza (Estado español)
– CSOA Il Molino, Lugano (Suiza)
– CSOA La Strada, Roma (Italia)
– CEDOZ (Estado español)
– CGT – (Estado español)
– Federacion anarquista (Francia, Suiza, Belgica)
– Fédération SUD éducation, France
– Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Alemania
– Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid (Estado español)
– Union Mexicana Suiza (UMES) de Zurich
– Union syndicale Solidaires, France

Source

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Oaxaca: Álvaro Sebastián Ramírez de retour à la prison d’Ixcotel.

Aujourd’hui 17 avril 2014, en fin de la journée, dans le cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, depuis Oaxaca nous informons de ce qui suit :

Aujourd’hui à 17h36, soit à quelques heures de la fin de la conférence de presse dans les cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, les proches d’Álvaro Sebastián Ramírez et les membres du collectif La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión, ont reçu un appel depuis l’intérieur de la prison centrale d’Ixcotel (Oaxaca), où le responsable de la cabine téléphonique nous a informé que notre compagnon Alvaro y était entré à 16h30. Il s’agit d’un nouveau transfert de la prison CEFERESO No.13 de Mengolí de Morelos vers la prison centrale de Santa María Ixcotel, Oaxaca, centre. Quelques minutes après nous avons reçu un appel d’un proche d’un autre prisonnier de Loxicha qui nous a dit qu’il avait reçu le même appel.

Suite à cette nouvelle, nous avons décidé d’aller en personne à la prison d’Ixcotel pour confirmer si il était vrai que nos compagnons se trouvaient là et dans quelles conditions. L’actuel directeur de la prison d’Ixcotel a reçu la compagnonne Erika Sebastian Luis, fille d’Alvaro et un proche d’un autre compagnon prisonnier Loxicha venu aussi à la prison. Le directeur leur a confirmé l’information : Six des sept prisonniers Loxicha se trouvent depuis aujourd’hui 16h20 dans la prison de Ixcotel.

Justino Hernández José, Eleuterio Hernández García, Agustín Luna Valencia, Abraham García Ramírez, Fortino Henriquez Hernández et Álvaro Sebastián Ramírez, ont été transférés à la prison d’Ixcotel ; nous ne savons pas pour l’instant où se trouve le compagnon Zacarías Pascual García López.

La compagnonne Erika a seulement pu avoir accès au bureau de la direction de la prison, et n’a pas pu vérifier de visu la condition de nos compagnons. Le directeur de la prison a assuré qu’ils sont en bonne santé, qu’ils n’ont pas subi de mauvais traitements durant le transfert, qu’actuellement ils sont à la visite médicale et que demain le 18 avril à 8h30 du matin, nous pourrons entrer dans la prison pour les visiter.

A la sortie d’Erika, accompagnée de compagnons et compagnonnes solidaires et des médias libres, nous avons conclu l’activité en lisant à nouveau le communiqué rendu public aujourd’hui, cette fois-ci en face de la prison, accompagné de slogans pour qu’ils arrivent jusqu’aux oreilles de nos compagnons prisonniers.

Que veulent les prisonniers politiques ? LA LIBERTÉ !

Les prisonniers Loxicha ne sont pas seuls !

Liberté pour Alvaro Maintenant !

Compagnons, compagnonnes, la sortie d’Alvaro et de ses compagnons du Centre d’Extermination n°13 est le résultat de l’effort collectif et de la solidarité que l’ont sent depuis différentes latitudes.

Un coup porté contre l’un-e d’entre nous est un coup porté contre tou-te-s !

La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión

Avril 2014

Traduit par les trois passants

Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique.

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Note: Le 7 juin 2013, Álvaro ainsi qu’Abraham García Ramírez, Agustín Luna Valencia, Eleuterio Hernández García, Fortino Enríquez Hernández, Justino Hernández José, tous prisonniers de Loxicha, Oaxaca, sont transférés arbitrairement et sous torture physique et psychologique de la prison d’Ixcotel à la prison n°13 de « Mengoli de Morelos, Miahuatlán », dans l’État d’Oaxaca.

Le 20 juin 2013, les prisonniers Loxicha sont transférés de la prison n°13 de « Mengolí », vers la prison n°6 « Huimanguillo », État du Tabasco. Puis ils sont de nouveau transférés de celle-ci vers la prison de haute sécurité n°13 de « Mengolí de Morelos, Miahuatlán »

Le 17 avril 2014, Justino Hernández José, Eleuterio Hernández García, Agustín Luna Valencia, Abraham García Ramírez, Fortino Henriquez Hernández et Álvaro Sebastián Ramírez, ont été transférés à la prison d’Ixcotel. source

Voir aussi l’article : Malgré 18 ans de prison, Alvaro Sebastián Ramírez est toujours debout !

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[Paris] Samedi 19 avril : Journée festive pour la libération des prisonnières-ers politiques

17avril semainePP concert 2014 Pour conclure la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnières-ers politiques, une grande journée festive est organisée le samedi 19 avril 2014 au CICP, 21ter rue Voltaire, Paris 11.

Nous vous y attendons nombreux !

Au programme dès 16h : Tables de presse / Théâtre / Bar et buffet de la solidarité

Et concert à partir de 18h Concert « Hip-hop for prisoners » avec :

Zimanbaz (rap Kurdistan)

Refugees of Rap (rap Palestine / Syrie)

Latypik (Reggae 93 indépendant)

Akye & Skalpel de Première Ligne (rap 93 indépendant)

Entrée : prix libre.

Programme détaillé de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Site Internet de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique.

Photos envoyées aux prisonnier-e-s accompagnées de lettres de soutien

abrilsemainesolipar2Communiqué depuis la France sur : Blog Alvaro Sebastian Ramirez et Blog Jorge Mario González García 

Dans le cadre de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e- s politiques 2014, nous vous invitons à la Soirée de solidarité pour les anarchistes et les adhérent-e-s de la Sexta zapatiste emprisonné-e-s au Mexique.

En solidarité avec les compagnon-ne-s incarcéré-e-s au Mexique venez nombreux et nombreuses

Le mercredi 16 avril à 19h dans les locaux de la CNT
33 rue des Vignoles, Paris 20e
( métro Avron ou Buzenval ).

Au programme : Projection d’une vidéo sur la situation du compagnon anarchiste Jorge Mario González García et d’une vidéo sur notre compagnon de la Sexta Álvaro Sebastián Ramírez « Luchar por la dignidad », présentée par le collectif Kamara-D.A. Repas Solidaire : Tacos végétariens- Boissons -Musique avec « Bato Loko & la Revolu-SoN ».

Soirée organisée par Les Trois Passants (Libérons-Les !) avec le soutien du Secrétariat international de la CNT et du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL).

Programme détaillé de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Site Internet de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques (10 au 19 avril 2014)

Solidarité avec les prisonnier-e- s de la Sexta

La Sixième (Sexta) Déclaration Zapatiste est une proposition politique lancée par l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) à la société civile au Mexique et ailleurs sur la planète. Dans cette déclaration, les zapatistes concluent à la nécessité d’élargir le mouvement à d’autres secteurs de la société et de mettre en oeuvre une nouvelle forme de rencontre et de solidarité des luttes, dans une logique anticapitaliste. Il s’agit d’une proposition organisationnelle qui se confronte aux campagnes électorales et à toute logique électorale. Finalement, la Sixième Déclaration propose une façon inédite de faire la politique, « en bas à gauche ». Des milliers de personnes, de groupes et de collectifs au Mexique et dans le monde ont adhéré à cette initiative. Cependant, la réponse de l’État mexicain à ces luttes a toujours été la répression et la prison. Dès lors, plusieurs campagnes nationales et internationales ont été lancées pour la libération des compagnons et compagnes adhérents à la Sexta. À ce jour cinq prisonnier-e-s de la Sexta sont encore en prison.

Solidarité avec les anarchistes incarcéré-e-s à Mexico.

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux mènent un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », depuis 2012 le gouvernement fédéral d’Enrique Peña Nieto et celui de la ville de Mexico ont déclenché une véritable persécution contre les mouvements sociaux, en particulier contre les mouvements anarchistes. À ce jour sept compagnon-e-s anarchistes ou liés au mouvement anarchiste se trouvent incarcéré-e-s pour avoir participé à des manifestations, piquets de protestation, actions, etc. Certains ont été condamnés à plus de cinq ans de prison ferme, comme Jorge Mario González García.

Pour tous et toutes nous exigeons la liberté !!!

Ici en bas, quand la rage inonde notre cœur, nous ne nous fatiguons pas,nous ne nous rendons pas !

À bas les murs de toutes les prisons !

TRACT Soirée MEXIQUE

TRACT de la Semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques du 10 au 19 avril 2014

CONCERT – Journée festive en soutien aux prisonniers-es politiques

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Photos envoyées aux prisonnier-e-s accompagnées de lettres de soutien

evento20marzobagnolet

Kafé Disjonc’thé en solidarité avec les prisonnièr-e-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico, jeudi 20 mars 2014 à partir de 19h, au Transfo.

EN SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIÈR-E-S ANARCHISTES INCARCÉRÉ-E-S À MEXICO
JEUDI 20 MARS 2014 À PARTIR DE 19H
(boissons et bouffe à prix libre, vidéos)
au
Transfo
57, avenue de la République, Bagnolet (93)
Métro : Gallieni (L3) ou Robespierre (L9)

Le 1er décembre 2012, quand la mobilisation contre l’investiture-imposition présidentielle d’Enrique Peña Nieto a commencé, les forces de l’ordre ont réprimé de façon brutale les manifestants et manifestantes qui, avec rage et organisation, étaient sorti-e-s dans la rue pour faire entendre leur colère contre un système qui prend uniquement en compte ses propres intérêts sans se soucier du reste. Les manifestants étaient sortis pour crier haut et fort leur colère face au mépris, à tous les abus de pouvoir, à la répression étatique et à la criminalisation de tous ceux et celles qui protestent, s’organisent et ne se rendent pas !

Peu de temps après cette répression brutale, les différents réseaux sociaux ont commencé à informer sur ce qui s’était véritablement passé lors de cette manifestation. Plusieurs vidéos ont montré la brutalité policière à l’encontre de manifestant-e-s et notamment du compagnon Francisco Kuykendall, adhérent à la Sexta, qui avait été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive. Le 25 janvier 2014, Kuykendall est décédé suite à ces blessures.

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux menaient un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », depuis 2012 à aujourd’hui, le gouvernement fédéral de Peña Nieto et celui de la ville de Mexico ont déclenché une véritable persécution contre les mouvements sociaux, en particulier contre les mouvements anarchistes. À ce jour quinze compagnon-e-s anarchistes se trouvent incarcéré-e-s pour avoir participé à des manifestations, piquets de protestation, actions, etc. Certains ont été condamnés à plus de cinq ans de prison ferme, comme Mario González.

Le 18 janvier dernier, trois autres personnes ont été incarcérées, accusées d’une attaque aux cocktails Molotov sur le Ministère de la Communication et des Transports et contre un concessionnaire Nissan.

En solidarité avec tous les compagnon-ne-s anarchistes incarcéré-e-s à Mexico, nous organisons une soirée café – bouffe et projection des vidéos (sur le 1er décembre 2012, en hommage à notre compagnon Kuykendall assassiné par la police mexicaine, et sur les arrestations du 2 octobre 2013)

L’argent recueilli lors de cette soirée sera versé à la Croix Noire anarchiste de Mexico et servira à la solidarité avec les anarchistes incarcéré-e-s (mandats, etc.).

Pour tous et toutes nous exigeons la liberté !!!

Ici en bas, quand la rage inonde notre cœur, nous ne nous fatiguons pas, nous ne nous rendons pas !

À bas les murs de toutes les prisons !

Les Trois Passants (Libérons-Les !)

Le Transfo c’est 4 bâtiments squattés depuis novembre 2012, dont 3 sont dédiés à des activités collectives inscrites dans la lutte. Le Transfo c’est aussi un lieu expulsable et donc à défendre, car les propriétaires, EDF, en demandent l’expulsion.

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Paris: Balade Carnavalesque « les Zapatistes sont toujours là ! »

Dans le cadre de la Balade Carnavalesque « les Zapatistes sont toujours là ! » et de la SEMAINE ZAPATISTE « Fêtons les 20 ans de solidarité avec les communautés zapatistes », organisée par les Trois Passants (Libérons-Les !) et l’Association Terre et Liberté pour Arauco avec la participation solidaire de la marionnettiste Lyllunik, d’Albert Sandoz et d’autres artistes solidaires. ont réalisé une performance en solidarité avec les prisonnier-e-s et contre l’oubli.

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Photos envoyées aux prisonnier-e-s accompagnées de lettres de soutien

À Jorge Mario González García À Álvaro Sebastián Ramírez À Máximo Mojica Delgado À María De los Ángeles Hernández Flores À Santiago Nazario Lezma À Alejandro Díaz Santiz Aux compañeros-as de la Sexta Aux compañeros-as Anarquistas Paris, 14 janvier 2014 lire la suite

Spécial Vingt ans après, les zapatistes sont toujours là !

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Invitation à la Balade Carnavalesque : les Zapatistes sont toujours là !

Le samedi 11 janvier 2014 à 14h.

RDV à l’angle de la rue du Faubourg du Temple et du boulevard Jules Ferry, métro : République ou Goncourt.

Salut à tous et à toutes !

Fêtons ensemble le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste du Chiapas au Mexique (1994-2014). Et oui… les Zapatistes sont toujours là !

Durant ces vingt années de résistance, de construction, de partage et d’autonomie, les Zapatistes nous ont inspiré dans nos luttes collectives et quotidiennes, nous n’avons pas cessé d’apprendre et d’être surpris de leur parcours rebelle. Tout au long de ces vingt années, des groupes, collectifs, organisations, syndicats, individus très divers ont accompagné et soutenu chacune et chacun à sa façon leur cheminement … tout au long de ces années nous ne les avons pas oubliés !

C’est pourquoi nous vous invitons tous et toutes à la « Balade Carnavalesque : les Zapatistes sont toujours là ! » le samedi 11 janvier 2014 à 14h. RDV à l’angle de la rue du Faubourg du Temple et du boulevard Jules Ferry, métro : République ou Goncourt.

Tout en racontant le cheminement des Zapatistes par la lecture d’extraits de leurs déclarations, une balade artistique, festive et collective arpentera les rues de Paris. Tout au long du trajet : de la musique avec la batucata Yolande do Brasil, de la guitare, du saxo, de la trompette et aussi du cirque, une danse de la couleur de la terre, un peu de théâtre avec « nous n’oublions pas les prisonnier-e-s », les marionnettes de Lyllunik. À mi-parcours pour se réchauffer, une pause café avec les contes zapatistes du vieil Antonio par Albert à la Petite Rockette-Ressourcerie, et enfin une performance collective « El Caracol ».

Pour partager, s’informer et fêter ce vingtième anniversaire, nous vous attendons nombreuses et nombreux à cette Balade Carnavalesque, organisée par les Trois Passants (Libérons-Les !) et l’Association Terre et Liberté pour Arauco avec la participation solidaire de la marionnettiste Lyllunik, de la batucata Yolande do Brasil, d’Albert Sandoz et ses contes du Viel Antonio et d’autres artistes solidaires.

balade Voici le tract de la balade et la carte pour trouver plus facilement le RDV de la Balade.

Vingt ans après, les zapatistes sont toujours là !

Après cinq cents ans d’oubli, après dix années de travail silencieux, clandestin, « YA BASTA ! » a été le cri qui a brisé le silence de l’histoire, la nuit du 1er janvier de 1994, dans la forêt d’un endroit oublié du sud-est mexicain appelé le Chiapas. Des milliers d’indigènes formant l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) se sont couvert le visage pour, enfin, être vus, et ont déclaré la guerre au gouvernement mexicain pour exiger liberté, démocratie et justice. Le feu et la parole qui ont surgi de la forêt lacandone ont offert une alternative à ce monde assailli par l’avancée brutale du capitalisme. La parole qui fut alors prononcée ne pouvait l’être qu’avec une voix humble et simple : celle de la dignité.

Pendant vingt ans, le gouvernement et toute la classe politique ont pourtant répondu à cette dignité par la guerre et le mensonge, essayant de noyer dans l’oubli une semence d’où fleurissent des lieux de rencontre appelés « caracoles ». Dans ces lieux,les peuples indigènes et les peuples du monde entier se parlent, se retrouvent pour apprendre les uns des autres, mais aussi pour résister au pouvoir et pour construire, par l’autonomie, un autre monde, meilleur. Tout au long de ces vingt ans de rébellion, d’autonomie, de guerre, de fête, de rencontres et de ruptures, d’apprentissage constant et de regards qui parlent depuis le silence, les communautés zapatistes ont réussi à construire leurs propres systèmes de santé, d’éducation, d’économie, de vie collective. Sept principes les ont guidées dans la construction de cette autonomie : servir et non pas se servir ; représenter et non pas dominer ; construire et non pas détruire ; obéir et non pas diriger ; proposer et non pas imposer ; convaincre et non pas vaincre ; descendre et non pas monter. Et aussi le socle de leur éthique : « Tout pour tous et rien pour nous ».

Venez nombreuses et nombreux !

les trois passants

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SAMEDI 20 AVRIL 2013

17h00 à 19h00 : Soirée de solidarité avec les prisonnières et prisonniers adhérents-es à la Sexta de l’EZLN – Mexique

theatrepourlesprisPrésentation sur les prisonnier-e-s adhérents à Sexta de l’EZLN / Projection du documentaire Koltavanej – Libération sur Rosa López Díaz, la seule femme prisonnière de la Sexta au Chiapas / Performance Femmes prisonnières – Solidaridad / Lecture des lettres des prisonniers de la Sexta envoyées pour l’occasion / Échanges avec le public / Tables de presse

A partir de 19h, concert organisé par le Transfo en soutien à la caisse juridique du lieu.

Le Transfo
57 avenue de la République, Bagnolet (93)
Métro : Gallieni (L3) ou Robespierre (L9)

Qu’est-ce que la Sixième (Sexta) Déclaration Zapatiste ?

C’est une proposition politique lancée par l’EZLN à la société civile au Mexique et ailleurs sur la planète. Dans cette déclaration, les zapatistes font le bilan de leur lutte, analysent la situation du Mexique et du monde, concluent à la nécessité d’élargir le mouvement à d’autres secteurs de la société (ouvrier-e-s, paysan-ne-s, étudiant-e-s, enseignant-e-s, associations de quartier, collectifs, organisations en lutte pour la terre et le territoire, pour l’autonomie…) et de mettre en oeuvre une nouvelle forme de rencontre et de solidarité des luttes, dans une logique anticapitaliste. Il s’agit d’une proposition organisationnelle qui se confronte aux campagnes électorales et à toute logique électorale. Finalement, la Sixième Déclaration propose une façon inédite de faire la politique, »en bas à gauche ». Des milliers de personnes au Mexique et dans le monde ont adhéré à cette initiative. Cependant, la réponse de l’État à ces luttes a toujours été la répression, la torture, la persécution, la disparition et la prison. Dès lors, plusieurs campagnes nationales et internationales ont été lancées pour la libération des compagnons et compagnes adhérents à la Sexta.

Rosa López Díaz

Nous avons rencontré Rosa en prison, et elle nous a donné une force énorme et l’envie de continuer à nous battre pour la libération des personnes enfermées pour des raisons politiques ou autres. La situation de Rosa comme celle de beaucoup de femmes incarcérées est extrêmement difficile, car non seulement elles ont été torturées sexuellement mais certaines sont mères et militantes, chose très compliquée dans le cadre extrêmement patriarcal de la prison (au Mexique comme ailleurs). Comme la parole des femmes prisonnières est difficilement reprise à l’extérieur, il est essentiel, dans la lutte, de leur accorder une place importante en tant que femmes, prisonnières, militantes, mères et indigènes. De là l’intérêt de donner une place spéciale à l’évocation de leur résistance, lors de cette journée.

Selon les analyses menées par des femmes prisonnières ou ex-prisonnières (avec qui nous sommes en contact pour la construction de cette pièce), l’État a nié qu’il y ait eu des femmes torturées sexuellement. Face à des preuves irréfutables, il a insisté en déclarant que ce qui était arrivé aux femmes sur le parcours vers la prison était le fait d’actes isolés. Or, cette violence faite aux femmes est au contraire une pratique concertée, employée très couramment pendant leur arrestation.

Grâce à la solidarité et au travail collectif, cette épreuve difficile devient moins douloureuse et se transforme en une lutte contre l’enfermement. C’est cette idée-là que nous mettons en valeur dans notre performance.

Soirée organisée par le groupe les trois passants (Libérons-Les !)

programme de cette semaine de solidarité

Projection du documentaire Koltavanej – Libération sur Rosa López Díaz au Transfo 57 avenue de la République, Bagnolet (93) Métro : Gallieni (L3) ou Robespierre (L9), SAMEDI 20 AVRIL 2013 à 17h

Rosa-Lopez-hor-web-texturasRosa López Díaz est la seule femme qui fait partie de l’organisation des Solidaires de la Voix de l’Amate et qui est prisonnière, elle est aussi adhérente à l’Autre Campagne au Chiapas. Elle se bat jour et nuit en prison pour sa liberté et celle de ses camarades de lutte. Rosa est très active au sein de la prison et a participé à plusieurs actions de protestation à l’intérieur. Cela fait sept ans qu’elle est privée de sa liberté. Pour elle les conditions en tant que prisonnière, militante, mère et femme ne sont pas faciles du tout, cependant il n’est pas question d’arrêter de se battre. En hommage et contre l’oubli nous vous présentons une vidéo sur la compagne Rosa et nous lui souhaitons un bon anniversaire… La lutte continue pour sa libération.

Vidéo sous-titrée en français sur Rosa López Díaz , intitulée Koltavanej qui en tsotsil veut dire : libération. Cette vidéo a été réalisée par la compagne et militante de l’Autre Campagne Concepción Suárez que nous remercions pour nous avoir permis de diffuser cette vidéo en France.

 ***

Nouvelles spéciales : Journées de mobilisations pour la libération des prisonnier-e-s, avril 2013.

Journées de mobilisations pour la libération de prisonnier-e-s de la Sexta au Mexique et dans le monde.

marchapatishtan
Du 15 au 20 avril, de nombreuses manifestations, événements, marches, actions de solidarité pour la libération de Patishtán et des compagnons et compagnes de la Sexta ont eu lieu au Mexique et ailleurs. Suite aux rencontres européennes de solidarité avec les zapatistes et ceux et celles qui luttent en-bas et à gauche, au Mexique et partout dans le monde, plusieurs collectifs de solidarité ont considéré que nous ne devons pas oublier les compagnons et compagnes kidnappé-e-s par les États répressifs, quel que soit le lieu. Ainsi les collectifs présents lors de ces rencontres européennes des 2 et 3 février 2013 à Paris, ont lancé l’idée de manifester chacun à son niveau et dans son lieu de lutte le 17 avril, date choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien instituée en 1975. Il s’agit de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenu-e-s pour leurs idées et convictions politiques.

11presxs-frAu Mexique, le Réseau contre la Répression et pour la solidarité constitué de collectifs, groupes et individus adhérents à la Sixième Déclaration zapatiste a lancé un appel à manifester le 17 avril. Il lance des journées d’action globale  pour la liberté des prisonnier-e-s politiques et rappelle les compagnons et compagnes de la Sexta qui se trouvent encore enfermé-e-s : Rosa López Díaz, María de los Angeles Hernandez, Alberto Patishtán Gómez, Rosario Díaz Mendez, Pedro López Jiménez, Alejandro Díaz Santiz, Alfredo López Jiménez, Juan Collazo Jiménez, Enrique Gómez Hernández, Juan Díaz Lopez, Juan López Gonzales, Benjamin López Aguilar, Antonio Estrada Estrada, Miguel Vazquez Deara, Miguel Demeza Jiménez,Alvaro Sebastian Ramírez, Máximo Mojica Delgado, Santiago Nazario Lezma et Antonio Díaz Banderas.

Au même moment, des collectifs en Espagne, Italie, France, au Royaume-Uni, au Pays Basque se mobilisent à leur niveau et dans leur espace de résistance… La lutte pour la libération de compagnons adhérents à la Sexta a son propre temps, son propre chemin, sa propre histoire et son propre parcours. Cependant, pendant ces jours-là, les mobilisations et initiatives convergent et se renforcent en faisant pression auprès de ceux qui, là-haut, font la loi et décident à leur guise du sort de compagnons et compagnes emprisonné-e-s. Mais ces mobilisations convergent aussi et surtout pour dire haut et fort aux compagnes et compagnons qu’ils ne sont pas seuls et que la mobilisation en dehors est plus forte que jamais !

Mobilisations pour la libération du professeur tzotzil Alberto Patishtán, l’organisation de la Voix de l’Amate et Solidaires, un long chemin de lutte :

patishLe 6 mars dernier, depuis la prison numéro 5 de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas, Patishtán déclarait :  « Nous sommes gouvernés par l’injustice » (1), après avoir appris que les magistrats de la Première Chambre de la Cour Suprême de Justice (SCJN) avaient refusé que le plus haut tribunal puisse considérer son cas, prétendant que celui-ci ne présentait pas d’éléments suffisants pour mériter leur attention. Une réponse forte et solidaire s’est répandue  au Mexique et ailleurs. Or, la Cour Suprême de Justice de la Nation Mexicaine ne s’attendait pas à la réaction sociale qu’a soulevée sa réponse négative concernant la révision du cas de Patishtán – a signalé son avocat en annonçant en même temps la nouvelle campagne internationale pour exiger la liberté du professeur tzotzil.

Depuis la prison numéro 5 de San Cristobal de Las Casas au Chiapas, Patishtan a convoqué une nouvelle étape de mobilisations du 20 mars au 19 avril. Ainsi, il lance un appel à manifester face aux ambassades et consulats du Mexique à l’étranger, appelle à mener des actions parallèles à celles réalisées dans son village natal « El Bosque », qui demande depuis douze ans sa libération.

Il faut se rappeler que peu après la décision de la Cour Suprême, les compagnons et compagnes solidaires de la Voix de l’Amate avaient publié plusieurs communiqués et mené un jeûne en demandant la libération d’Alberto et celle de tous les compagnons organisés en prison, adhérents à la Sexta. «  Malgré ce nouveau coup d’injustice, je ne renoncerai pas », a déclaré Patishtán dans son appel aux collectifs solidaires, étudiants, ouvriers, communautés, en exigeant la libération de tous les compagnons et compagnes de l’organisation de la Voix de l’Amate et solidaires. (2)

carcel-mexico3Patishtán est enfermé depuis douze ans déjà, accusé d’avoir assassiné sept policiers dans une embuscade en juin 2000. Une fois jugé, le cas est resté dans l’oubli, sans faire l’objet d’une enquête ni pendant l’arrestation ni après;c’était bien ça l’idée de ceux qui veulent que rien ne se sache, pour continuer de priver de liberté notre compagnon passé par cinq prisons différentes, dont une de haute sécurité dans l’État de Sinaloa. Les autres compagnons organisés ont été condamnés également pour délits fédéraux et font face à des accusations telles que kidnapping, vol, meurtre, homicide, dans une tentative évidente de ne pas les reconnaître comme prisonnier-e-s de lutte ou comme prisonniers politiques. Comme Patishtán, tous et toutes sont des indigènes. Ils n’ont eu accès ni à un traducteur, ni à un avocat connaissant leur langue tzotzil durant leur déclaration et leur procès. Ils ont tous été torturés ; certains ont été portés disparus pendant plusieurs jours, la majorité a été obligée sous torture de signer des aveux, d’autres ont été obligés de signer des feuilles blanches et ils sont tous condamnés à de lourdes peines qui vont de 25 à 60 ans de prison.

Le professeur Martín Ramírez, porte-parole du mouvement de « El Bosque » a déclaré : « Si seulement les accords de San Andres que le gouvernement mexicain a signés avec l’EZLN avaient été appliqués, Patishtán serait libre, car nous aurions une justice meilleure pour les indigènes. Nous ne comprenons pas pourquoi les mêmes pratiques continuent depuis 200 ans. Nous sommes au XXI siècle et la torture continue à s’appliquer ainsi que le mépris, comme ce fut le cas avec la Cour Suprême de justice qui a méprisé le cas d’Alberto. Le compagnon est un prisonnier politique et est enfermé pour avoir dénoncé publiquement la corruption de la mairie présidée par le PRI à cette époque ». (3)

Après la décision d’incompétence de la Cour Suprême de justice, une des possibilités est que le cas d’Alberto soit reçu par le tribunal collégial à Tuxtla Gutiérrez dans l’État du Chiapas, qui devra déterminer si la défense a raison ou pas. Dans l’attente d’une solution juridique, la pression s’exerce à un autre niveau, par la voie solidaire au travers de manifestations, événements, actions, piquets de protestation, émissions radio, lettres de soutien, dénonciations auprès des instances consulaires et cela malgré la pression gouvernementale pour arrêter les mobilisations massives du 19 avril -date du quarante-deuxième anniversaire de Patishtán et jour de la visite du président mexicain Enrique Peña Nieto au Chiapas. Peu avant la visite du mandataire, le gouverneur de l’État du Chiapas Manuel Velasco s’est même rendu personnellement à la prison numéro 5 de San Cristóbal de las Casas, pour s’entretenir avec le professeur Patishtán et les membres de l’organisation de prisonniers de la Voix de l’Amate et solidaires. Il s’est engagé à rechercher leur libération. (4)

100_9586Le 19 avril a été une journée intense de mobilisations, une journée profonde de solidarité, de rage et d’engagement, une manifestation massive de quinze à dix-huit mille personnes selon certaines sources, composée en majorité par des indigènes tzotziles, à Tuxtla Gutiérrez, Chiapas. Un groupe de huit mille professeurs s’est joint et a pris part à l’exigence de liberté pour Patishtán. La foule a paralysé la ville plusieurs heures, les manifestants se sont arrêtés devant le siège du conseil général du pouvoir judiciaire, la rue a été occupée totalement par les indigènes qui, accompagnés de flûtes, guitares et tambours, composaient cette manifestation très diverse. Certains cortèges portaient des croix symbolisant les morts du massacre d’Acteal. Hommes et femmes venu-e-s de Pantelhó, Huitiupán, Simojovel, Chenalhó, San Andrés, Zinacantán, Huixtán, Chamula, San Cristóbal de las Casas du village de « El Bosque », n’ont pas cessé de crier pour la liberté du professeur Patishtán pendant toute la marche.(5)

Des manifestations diverses se sont jointes à cette exigence de liberté. De nombreuses émissions de radio ont eu lieu au Mexique et ailleurs. A Mexico, une manifestation a également été organisée, ainsi qu’une action sur Tweeter, intitulée : acción #LibertadPatishtan, à laquelle ont participé 17 400 personnes. Une campagne de lettres a été également suivie et au total, plus de 4686 lettres ont été envoyées aux magistrats pour exiger la libération du professeur. Patishtán(6)

Au niveau international, plusieurs mobilisations se sont jointes à cet appel ; il y a eu des mobilisations au consulat du Mexique au Canada, devant les ambassades mexicaines à Madrid, au Royaume Uni, à Chicago, Valence, Barcelone et Bilbao.

Photos envoyées aux prisonnier-e-s accompagnées de lettres de soutien

performance20avrilEn France, dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s qui a eu lieu du 14 au 21 avril 2013, deux événements ont été organisés concrètement pour la liberté de compagnons et compagnes adhérents à la Sexta. Lors de cette soirée, nous avons évoqué plus en détail le cas d’ Alberto Patishtán et avons également projeté un petit film sur la lutte menée dans sa communauté d’El Bosque. Nous avons parlé de la situation d’Alvaro Sebastian Ramirez et projeté le film du lancement de sa campagne internationale.

Le 20 avril était une journée spéciale dédiée surtout aux femmes prisonnières et ex- prisonnières, quel que soit le moment, quel que soit le lieu, à nos compagnes Rosa Lopez Diaz et Maria de Los Angeles Hernandez, à nos compagnes ex-prisonnières torturées sexuellement par l’État mexicain en 2006, à Atenco, toujours debout et en lutte: Mariana Selvas Gómez, Georgina Edith Rosales Gutiérrez, María Patricia Romero Hernández, Norma Aidé Jiménez Osorio, Claudia Hernández Martínez, Ana María Velasco Rodríguez, Yolanda Muñoz Diosdada, Cristina Sánchez Hernández, Patricia Linares, Suhelen Gabriela Cuevas Jaramillo et Bárbara Italia.

Lors de cette journée internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, nous voulions donner une place spéciale à l’évocation de la résistance des femmes prisonnières et ex-prisonnières. Finalement, nous avons présenté une performance intitulée « Femmes prisonnières -Solidaridad », que nous avons construite à partir d’échanges (lettres, réflexions, passages du journal en prison, pensées) avec notre compagne ex-prisonnière et adhérente à la Sexta, Mariana Selvas, que nous remercions chaleureusement pour ce tissage collectif.

Et la lutte continue, la rage et la solidarité aussi….

17avril-2013-afficheDe la journée à la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques :

A Paris, depuis 2008, différentes organisations participent à la mise en place de cette solidarité en exigeant la reconnaissance du statut de prisonnier politique partout dans le monde mais aussi, et surtout, la libération de ces prisonniers.

Cette année, conscient-e-s que la mobilisation se doit d’être large et de prendre en compte la diversité des situations, nous avons décidé de consacrer une semaine entière à la question des prisonnières et prisonniers politiques. Celle-ci s’est finalement déroulée du 14 au 20 avril dans différents lieux.

Cette année, nous avons été nombreux à participer et avons convergé ensemble avec l’Académie des Arts et Culture du Kurdistan, l’Association des familles des prisonniers et des disparus sahraouis, Associu Sulidarità (Corsica), le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque, le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques, le Groupe de Soutien à Leonard Peltier, le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara Occidental (CORELSO), Les trois passants (Mexique), Libération Irlande, la Maison du Tamil Eelam, le Secrétariat International de la CNT, Sortir du colonialisme, Terre et Liberté pour Arauco.

Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers !

Par les trois passants.

Merci à Valerie et à Val pour les corrections.

*Déclarations, actions, événements pour Alberto Patishtán Gómez en espagnol, cliquez ici

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Sources:
(1) http://www.jornada.unam.mx/2013/03/07/politica/025n2pol
(2 , 3)  http://www.jornada.unam.mx/2013/03/21/politica/021n1pol
(4)http://www.jornada.unam.mx/ultimas/2013/04/18/171459652
(5)http://www.jornada.unam.mx/2013/04/20/politica/012n1pol
http://www.jornada.unam.mx/2013/04/19/politica/023n1pol
(6) http://www.megafono.lunasexta.org/node/689

estrellita

Plusieurs lettres de prisonnier-e-s ont été envoyées pour la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques

Álvaro-Sebastián-Ramírez-vertical-700Prison Centrale de Oaxaca, Mexique 17 avril 2013

Aux compagnons et compagnes d’Europa Zapatista et des peuples du monde.
Aux Prisonniers et Prisonnières Politiques dans les prisons partout dans le monde.
Aux Participants à la journée internationale de solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques.

Je suis Alvaro Sebastian, Ramirez Prisonnier Politique et de Conscience de la Région LOXICHA dans l’état d’Oaxaca au Mexique.

Depuis cette prison je salue et j’embrasse fraternellement chaque compa de la Sexta, chaque prisonnier et prisonnière politique qui est actuellement  en train de résister à l’intérieur des prisons parce que pour le capitalisme néolibéral, nous représentons un danger pour son développement.

Dans la société marchande totalitaire dans laquelle nous vivons actuellement, les prisons sont remplies d’hommes et de femmes d’EN BAS, humbles et simples comme le sont les paysans, les indigènes, nos voisins, les jeunes des quartiers oubliés, les précaires, les travailleuses sexuelles, les employés en lutte, ceux qui protestent etc.

Les véritables délinquants, eux, sont libres : ils sont au gouvernement, ce sont ceux  d’EN HAUT. Pour eux il n’y a pas de châtiment : ces corrompus, ces criminels, ces assassins, ces violeurs et tous les acteurs du crime organisé, la loi les protège.

Mais à nous, les peuples d’en bas qui nous organisons et qui luttons inlassablement pour améliorer un tant soit peu nos conditions de vie au niveau de la santé, de l’éducation, du logement, du travail, de l’alimentation, de la culture, de la justice entre autres, à nous ils fabriquent des délits graves pour nous enfermer injustement et durant des temps infinis, et lorsque c’est possible ils essaient de nous assassiner à l’intérieur de la prison.

Je vous remercie beaucoup et je vous félicite, je suis très enthousiasmé par le grand effort que chacun et chacune d’entre vous a  fait pour réaliser cette journée internationale de solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques qui sont en train de résister dans les prisons partout dans le monde.

C’est un moyen pour que nos voix sortent publiquement à la lumière et pour que les hommes et femmes, au coeur bon, des peuples du monde, sachent que le capitalisme néolibéral nous détient dans ses centres d’extermination, parce qu’il considère que nous sommes un danger pour lui et pour l’exploitation et le pillage des peuples d’EN BAS.

Vive les compas de la Sexta de Europa Zapatista !
Vive les participants à la journée internationale de Solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques partout dans le monde !!

Alvaro Sebastian Ramirez
Prisonnier politique et de conscience de la région Loxicha.

estrellita

Rosa600Lettre de Rosa Lopez Diaz envoyée dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s au transfo 20 avril 2013

Prison N°5 de San Cristobal de las Casas Chiapas – Mexique

A la Suisse, l’Italie, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne, la France et au monde entier,
Aux compagnons et compagnes prisonnières et prisonniers.

Avant tout, recevez la bénédiction de Dieu et que la  paix soit avec vous.

Je vous embrasse fraternellement et vous envoie mes salutations combatives.

Bien, compas, je vous écris d’un coin de la prison, depuis son ombre froide et ses chaines, ces paroles me viennent ainsi car nous sommes des prisonniers et prisonnières, mais nous ne sommes pas prisonniers et prisonnières de nos paroles. Nous sommes prisonniers, prisonnières physiquement mais spirituellement nous sommes libres. Parce que nos paroles sont vraies et que la vérité nous rendra libres. C’est pour cela qu’aujourd’hui le 17 avril, journée internationale des prisonniers et des prisonnières, que Dieu vous bénisse, ne vous découragez pas, j’ai foi en Dieu, tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir.

Il faut continuer à lutter contre l’injustice qu’aujourd’hui nous vivons. Ce n’est pas juste que nous soyons en prison pour quelque chose que nous n’avons pas commis.

Il faut mettre le paquet pour défaire le mauvais gouvernement et pour que nous réussissions. Je vous envoie un petit bout de mon coeur, un coeur qui est devenu fort à l’intérieur de la prison.

Ne cessez pas de crier justice et liberté, liberté pour les prisonniers pour le fait d’avoir lutté.

D’autre part j’invite les compagnons qui sont à l’extérieur à ne pas cesser de lutter, lutter c’est l’amour de la vie, aimer la vie c’est s’aimer soi-même.

Je remercie aussi les différents pays et toutes les personnes qui ont vu ma triste histoire dans le documentaire. Je vous remercie du plus profond de mon coeur pour le temps que vous y avez consacré, le temps que vous m’avez offert, l’amour, la tendresse et surtout le partage d’idées de lutte.

Pour moi c’est transcendantal et fondamental pour ma vie.

Courage, courage, courage, force, force.
Pour le moment c’est tout.
Force, courage et continuer à aller de l’avant.

A bientôt compas.
Fraternellement,
Rosa Lopez Diaz
Solidaire de la Voix de l’Amate
Adhérente à la Sixième Déclaration de la Jungle Lacandonne de l’EZLN

Note:
Rosa López Díaz a été arrêtée le 10 mai 2007 avec son époux Alfredo dans le parc central de San Cristobal de Las Casas, par des personnes habillées en civil, qui ne se sont pas identifiées.
Après 14 mois de détention préventive, elle a été condamnée à 27 ans, 6 mois et 17 jours de prison. Elle a fait appel et sa condamnation et a été réduite de 17 jours. Ce jour-là, le 13 avril 2009, c’est la dernière fois que Rosa a vu son avocat.

estrellita

Press Kit Koltavanej 01

Lettre de Concepcion Suarez envoyée dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s qui a eu  lieu  au tranfo le 20 avril 2013.

20 avril 2013

Compagnes, compagnons et les personnes qui participent à cette Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnières et prisonniers.
Je vous souhaite une bonne soirée.

Je veux commencer par vous dire que cela me remplit d’espoir de savoir que vous participez à cette semaine, réunis par une indignation et une rage commune : la séquestration par l’État de femmes et d’hommes pour taire leur parole et leur lutte, l’injuste enfermement de celles et ceux dont le principal délit est d’être pauvres, d’être indigènes, d’être femmes, d’être d’en-bas, exclus, oubliés, méprisés, d’être des statistiques pour faire croire que la sécurité est garantie et que la justice est rendue.

Mais parfois les mauvais gouvernements ne font pas bien leur calcul et depuis l’intérieur de la prison des ponts se construisent pour continuer à lutter.
Je vous félicite d’être toujours d’attaque pour la liberté des prisonnières et des prisonniers politiques et des personnes injustement emprisonnées.

Au nom de Rosa et en mon nom, je vous remercie du temps et de l’attention que vous donnez pour vous rapprocher de la vie de Rosa à travers ce simple court-métrage.

Je vous dis déjà que je suis nouvelle dans le cinéma mais bien que simple, ce travail a été fait avec beaucoup d’efforts, d’engagement et de coeur.

Je vous dis déjà que vous ne pourrez pas voir Rosa et ses conditions de vie dans la prison Numéro 5 où elle est actuellement, une personne de plus séquestrée par l’injustice du système capitaliste. Vous ne pourrez pas la voir parce que les autorités chargées des prisons du Chiapas ont refusé l’introduction d’une caméra en prison, car bien sûr elles ne veulent pas que soient connues les conditions déplorables dans lesquelles vivent les personnes privées de leur liberté et la manière vile dont leurs droits humains sont violés.

Mais ce qu’il y a dans cette vidéo, c’est un cadeau de Rosa et de moi pour tous mais plus spécialement pour les femmes.

Et ce cadeau c’est de pouvoir réfléchir à ceci : où commence l’enfermement des femmes ?

Durant ce cheminement nous avons vu que ce ne sont pas seulement les femmes incarcérées en prison qui sont prisonnières : il y a beaucoup de camarades ou de non-camarades qui vivent l’enfermement du machisme.

Le machisme en tant qu’allié des mauvais gouvernements et du système capitaliste, il fait fondamentalement partie d’eux, il les alimente et les aide à croître.

C’est ce que des femmes comme Rosa et des millions d’autres vivent ou ont vécu : la violence sous différentes formes, pour le simple fait d’être une femme, le fait que dans les mains de la police nos corps soient des butins, puisque pour beaucoup nous sommes considérées comme des objets.

La vie en général et la prison en particulier sont plus dures pour les femmes, mais Rosa avec ses mots dans cette vidéo nous donne un exemple de dignité, un exemple qui nous montre que nous pouvons construire une autonomie depuis nos coeurs et cela même depuis l’intérieur de la prison.

Bien, comme je ne veux pas que vous disiez que la lettre a duré plus longtemps que la vidéo, et bien je vous dis au revoir, en vous embrassant bien fort depuis le sud. J’espère que la vidéo vous servira pour parler et/ou réfléchir à la vie des femmes à l’intérieur et à l’extérieur de la prison, pour parler de Rosa et de tous les autres camarades prisonniers adhérents à la Sixième Déclaration de la Jungle Lacandone, et qu’elle vous sera utile aussi dans vos propres luttes.

Depuis San Cristobal de Las Casas Chiapas
Concepcion Suarez Aguilar, réalisatrice du court métrage sur Rosa López Díaz, intitulée Koltavanej qui en tzotzil veut dire : libération

estrellita

Lettre de Mariana Selvas envoyée dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui a eu  lieu au tranfo le 20 avril 2013

mariana selvas « Que la douleur n’éteigne pas la rage
que la joie ne désarme pas mon amour
que les assassins du peuple avalent
leurs molaires canines et incisives
et se mordent judicieusement le foie
que les barreaux des cellules
se transforment en sucre ou se courbent de pitié
et que mes frères puissent faire à nouveau
l’amour et la révolution »
Mario Benedetti, Homme qui regarde le ciel

Cette lettre est adressée, non à tout le monde indifféremment, mais aux personnes qui cassent les frontières géographiques et temporelles, à celles qui parlent la langue de la révolte et dans la poitrine desquelles palpitent la rage, l’amour et la dignité.

Cette lettre vous est adressée, à vous compagnes et compagnons, avec qui jour après jour nous faisons oeuvre révolutionnaire en questionnant tout pour construire ensemble un monde où la LIBERTÉ pourra exister.

Liberté, soeur splendide comme dirait la chanson, muse de poèmes et de chansons, de luttes et d’insomnies… Mais qu’est-ce que la liberté ?

Il y a quelques années j’ai perdu la liberté à cause de la répression politique. Ils m’ont inventé des délits et m’ont mise en prison, comme ils l’ont dit – « tu restes privé de liberté » – et je questionnais ce fait.

Existe-t-il réellement un espace construit de murs et de barreaux qui nous prive de la liberté ?

En vérité, le seul fait d’être en cellule signifiait-il que je n’étais plus libre ?

Et ceux qui sont hors de ces lieux sont-ils libres ?

Beaucoup de questions me venaient à l’esprit et ce mot tournait, sautait, criait tout le temps dans ma tête : liberté, liberté, liberté…

Qu’est-ce que la liberté ?

En parlant avec mes compagnes prisonnières je me suis rendu compte que chacune de nous avait une image différente de ce que ce petit mot signifiait. Pour quelques-unes la liberté était tout simplement le fait d’être en-dehors de la prison.

Pour d’autres la liberté était de pouvoir rester chez elles avec leurs familles respectives.

Il y avait des compagnes pour qui la liberté s’exprime dans les différentes façons de vivre la vie.

Enfin, chacune de nous mettait une brique à cette construction collective qui prenait peu à peu une forme. Réfléchir ensemble nous rendait « libres », allégeait l’oppression qui pesait sur nous et nous faisait nous sentir heureuses. Cela nous donnait la force nécessaire pour continuer de résister au passage du temps.

Le soutien venu de l’extérieur a réussi à démasquer l’État répressif et de cette façon et grâce à ça, je suis sortie de prison.

J’étais en « liberté » comme ils le disaient  – « vous êtes en liberté » -, mais je ne me sentais pas libre, je marchais dans les rues et je ne voyais pas la liberté, nulle part. J’arrivais à la maison et l’énorme peur m’envahissait à tout moment, elle voyageait et je me sentais attachée.

Encore et encore les mêmes questions revenaient : sommes-nous libres ?

Suis-je libre en sachant que nous vivons attachés, menottés, opprimés, exploités ?

La liberté existe-t-elle dans un monde où il n’y a pas de justice, où on nous répriment à tout moment ?

Cette lettre n’a pas pour but de donner la réponse à ces questions, elle voudrait seulement partager certaines des inquiétudes qui nous furent communes, à mes compagnes et moi.

Je ne sais toujours pas ce qu’est ou qui est la LIBERTÉ, je ne sais comment elle se ressent, ou si elle a une forme ou une odeur et quelles sont ses couleurs.

À quoi rêvera la LIBERTÉ ?

Ce que je sais c’est qu’elle sera belle, et j’espère qu’avec mes compagnes et compagnons nous arriverons à la connaître ou à la construire.

C’est pour cela que cette lettre vous est adressée à vous, compagnons et compagnes de coeur rebelle et digne, c’est un remerciement pour ce chemin parcouru ensemble et l’espérance du grand monde que nous sommes en train de construire.

Je vous embrasse très fort.

Votre compagne Mariana Selvas

Note :
Mariana Selvas Gómez, a été arrêtée le 4 mai 2006 à San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico. Pendant le trajet jusqu’à la prison elle a été tabassée, menacée de mort et elle a subi des agressions sexuelles par des membres de la police de l’État. Elle a participé avec 10 autres compagnes -ayant vécu la torture sexuelle à Atenco– au projet de lutte et de reconstruction, appelé « Mirada Sostenida »  Regard  soutenu.

Et la lutte continue !

Traduction de lettres: Les trois passants, Caracol Solidario, Valérie et Val

estrellita

Aux prisonnier-e-s, quelque soit le moment, quelque soit le lieu

encuentro-París-13-300x168Depuis les rencontres européennes de solidarité avec les compañeras et les compañeros zapatistes, ainsi que ceux qui cheminent et résistent en bas à gauche.

Aux compañeras et compañeros prisonnier-e-s, quelque soit le moment, quelque soit le lieu ;
Aux compañeras et compañeros prisonnier-e-s de la Sexta ;
Aux compañeras et compañeros zapatistes ;
À la Sexta ;
Aux peuples du Mexique ;
Aux peuples du monde ;

Paris 2 et 3 de février 2013

Nous écoutons et ressentons de la rage, quand nous lisons : “Je ne savais pas que ça allait m’arriver. J’ai pleuré pour ma famille, pour ma mère.” “Je ne savais pas comment décrire la peur que j’ai ressenti”. “Ils continuaient à me crier : tu ne te sauveras pas d’ici. De là où nous allons t’emmener, tu ne sortiras pas” “Tu ne bougeras pas. Si tu tentes quelque chose, c’est ici que tu meurs”. Rosa pleura, et demanda qu’on ne lui fasse rien, elle dit qu’elle n’avait séquestré personne. “Comment je peux avouer quelque chose que je n’ai pas fait ?”, demanda Rosa. Rosa fut condamnée à 27 ans, 6 mois et 17 jours de prison. Comme des milliers d’indigènes, Rosa n’a jamais eu accès à un traducteur qualifié connaissant la langue et les coutumes tsotsiles, elle n’a jamais reçu de soins médicaux après la torture dont elle a souffert. Elle n’a pas pu aller à l’enterrement de son fils Natanael, mort de malnutrition grave. (Témoignage de Rosa, la seule femme de l’organisation los solidarios de la Voz del Amate).

Dans tout calendrier et dans toute géographie , la prison, l’enfermement, l’extradition, l’isolement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale – ou quelque soit la façon dont ils les déguisent – nourrissent et portent en eux les quatre roues du capitalisme : l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris.

Résister à l’enfermement, c’est s’attaquer à la société capitaliste qui le produit. Toute critique contre cette société qui privilégie ceux qui d’en haut font les lois ne peut omettre la question de l’utilité et de la fonction des ces institutions répressives. Les programmes des gouvernants terrifiés cherchent à améliorer leurs politiques de sécurité nationale, de contrôle social, et gaspillent des millions dans la construction de toujours plus de centres d’enfermement ; la menace de la prison constitue la réponse qu’ils donnent à toutes celles et tous ceux qui représentent un danger pour le système capitaliste. Ainsi nous ne sommes pas surpris par le fait que les premier-es à qui est destiné l’enfermement soient les migrants, les précaires, les travailleurs-euses sexuels, les chômeurs, les travailleurs-euses en lutte, les syndicalistes, les jeunes des quartiers oubliés et harcelés par la police, les indigènes, les squatters, les paysans, celles et ceux qui protestent et critiquent les lois et politiques répressives -comme le montrent les événements survenus le 1er décembre au cours de la prise de pouvoir de Enrique Peña Nieto, dont la répression a entraîné 90 arrestations et où notre compañero Kuy a été gravement blessé, luttant aujourd’hui pour sa vie ; ou comme sur la ZAD, Zone À Défendre, à Notre-Dame-Des-Landes, en France, où Cyril et « J » ont été enfermés pour s’être opposés à la construction d’un aéroport sur une zone agricole ; avec solidarité et fraternité nous n’oublions pas la persécution dont sont victimes celles et ceux qui résistent dans toute l’Italie à la construction d’une ligne à grande vitesse dans le Val de Suze ; nous n’oublions pas non plus Marina et Alberto, deux des cinq compañeros condamnés après les manifestations anti-G8 à Genève en 2001, et encore emprisonné-es, compañeros qui ont payé par l’enfermement le libre exercice de leur rébellion ; ou encore le cas de Marco Camenisch, prisonnier depuis 20 ans, entre les prisons suisses et italiennes pour son engagement dans la lutte anti-nucléaire et contre la destruction de l’environnement. Nous voulons aussi mentionner les prisonnier-es réfugié-es et exilé-es du peuple basque, et nous dénonçons les gouvernements espagnols et français pour leur harcèlement, ainsi que celui de leur famille. Nous n’oublions pas les accusés du 4F, prisonnier-es de l’État espagnol pour une agression qu’ils n’ont pas commise. Comme nous ne pouvons pas oublier les prisonnier-es de la guerre sociale, ainsi que les antifascistes grecs persécutés et harcelés. Nous n’oublions pas la coopération qui existe entre les États pour extrader des compañeros et compañeras militant-es, où qu’ils soient.

Nous n’oublions pas non plus les compañer@s qui subissent une persécution pour le délit d’être anarchistes, comme dans le cas de Matt Durand, Kteeo Olejnik et Maddy Pfeiffer. Nous n’oublions pas les détenu-es de ce qui est appelé la guerre contre la drogue, pas seulement aux États-Unis ou au Mexique, mais dans le monde entier. Nous ne pouvons pas ne pas mentionner le compañero Mumia Abu Jamal emprisonné depuis plus de 30 ans par le gouvernement des États-Unis.

Nous n’oublions pas le cas emblématique des prisonniers politiques indigènes, comme Leonard Peltier, membre du mouvement indigène américain (AIM) qui sera enfermé depuis 38 ans le 6 février prochain aux États-Unis, pour avoir lutté pour les droits de son peuple.

Nous n’oublions pas non plus tou-tes prisonnier-es politiques mapuches, persécuté-es par le gouvernement chilien, après une vague de répression systématique toujours en cours. Ils sont les victimes modernes de 520 ans de colonisation, comme le sont les compas de la Sexta détenus au Mexique. La rébellion ne sera jamais un crime, et même si le mauvais gouvernement applique ses lois pour persécuter et harceler ceux qui luttent, il n’y a pas de raison qu’il en soit ainsi et il n’en sera pas ainsi.

Pour ne pas oublier chacun-e des prisonnier-es de la guerre sociale, nous appelons la Sexta à se solidariser et à participer à la journée internationale pour les prisonnières et les prisonniers politiques le 17 avril 2013, journée initiée pour ne pas oublier la résistance du peuple palestinien dont nous n’oublions pas non plus les prisonnier-es. Initiative qui a été reprise et alimentée par les compas kurdes, basques, kanaks, sahraouis, et qui continue à s’étendre aux prisonniers politiques révolutionnaires d’autres parties du monde.

Compañeras et compañeros, d’ici, nous continuons à apprendre et à être surpris-es par les frères et sœurs zapatistes, leurs poings levés, leur silence assourdissant, nous continuons à penser et à sentir l’envie d’avancer, et de ne laisser personne sur le chemin. Aujourd’hui, ici, lors de ces rencontres, nous nous sommes écoutés, nous avons partagé nos douleurs et nos rages, et nous ne voulons pas laisser passer l’occasion de saluer les compañeros et compañeras zapatistes, Francisco Sántis López qui est aujourd’hui avec ses compas et sa famille, aux prisonniers et prisonnières : Juan Díaz López, Rosa López Díaz, Alfredo López Jímenez, Pedro López Jiménez, Juan López González, Juan Collazo Jiménez, Benjamín López Aguilar, Alejandro Díaz Sántiz, Antonio Estrada Estrada, Miguel Vásquez Deara, Miguel Demeza Jiménez, Enrique Gómez Hernández. Nous somme attentifs à la résolution et la révision des cas d’Alberto Patishtan Gómez, Rosario Díaz Méndez et Álvaro Sebastián Ramírez, qui à cause de l’arbitraire et de l’impunité sont toujours prisonniers.

– Nous saluons le compañero Kuy, espérant qu’il aille mieux et nous lui envoyons 3000 pesos pour ce dont il a besoin, argent collecté au cours de ces rencontres.

– Nous saluons les prisonniers et les prisonnières de la guerre sociale où qu’ils et elles soient

– Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers !

– Abattons les murs des prisons !

En solidarité :
CafeZ, Liège, Belgique
Caracol Zaragoza – Réseau de personnes pour l’autonomie zapatiste, État espagnol
CAREA e.V., Allemagne
CGT, État espagnol
Collectif de soutien aux luttes mexicaines, Nancy
France Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte, Paris, France
Comité Ojo Alerta, Allemagne
Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Allemagne
LA PIRATA composée de : Nomads, Nodo Solidale, Colectivo Zapatista Marisol, Lugano, Italie et Suisse
Les Trois Passants, France
Mut Vitz 13, France
Plataforma de solidaridad con México y Guatemala de Madrid, État espagnol
Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas, Pays basque
Red Ya-Basta-Netz, Allemagne
Secrétariat international de la CNT, France
UK Zapatista Solidarity Network, Royaume-Uni
Union syndicale Solidaires, France
Ya Basta Milan, Italie

Source

Déclaration du IIe forum contre la prison politique et pour la liberté d’Alvaro Sebastián

Déclaration du IIe forum contre la prison politique et pour la liberté d’Alvaro Sebastián Ramirez du Réseau contre la Répression et pour la Solidarité et de la Croix Noire Anarchiste du Mexique .

Ville d’Oaxaca, Mexique, le 7 octobre 2012.

Dans le cadre de la convocation au IIe Forum contre la prison politique et pour la liberté d’Álvaro Sebastián Ramirez qui a eu lieu dans les locaux du Centre Régional de l’École Normale d’Oaxaca, nous, les collectifs, organisations et individus présents, avons écouté et dénoncé les différents cas de répression et de mépris orchestrés par l’état mexicain à travers son système pénitentiaire .

Parmi les expériences des participants, il y a des témoignages concernant les pratiques répressives que l’État développe, au travers de la criminalisation de la protestation sociale, de l’usage obscur du langage juridique au préjudice de nos compagnons prisonniers politiques de l’Autre Campagne, la condamnation à des peines démesurées contre ceux qui protestent et font partie du mouvement social, la mauvaise conduite des procès, l’humiliation, les mauvais traitements, la torture, ainsi que les tentatives pour désorganiser toute résistance de nos compagnons en lutte dans les différentes prisons du Chiapas et à Oaxaca.

Considérant ce contexte, nous réprouvons et condamnons les méthodes exercées par l’État contre la vie du compagnon Alberto Patishtán et d’autres compagnons et compagnes prisonniers. L’État essaie de faire passer le manque du suivi médical comme un simple cas de négligence, alors qu’en réalité il s’agit de châtiments inhérents aux conditions carcérales du système capitaliste, contre la liberté et la vie de nos compagnons et compagnes détenus.

De la même manière, nous réprouvons et condamnons les actes de saccage territorial que subissent les compagnes et compagnons de San Sebastian Bachajón, ainsi que le mépris et la répression exercée contre les prisonniers politiques qui se trouvent dans les prisons numéro 17, 16 et 14 de l’État du Chiapas.

Nous réprouvons et condamnons également les pratiques répressives exercées par le mauvais gouvernement à travers la prison, ainsi que les ordres d’appréhension, les disparitions, les tortures, le sang coulé, la mort et l’exploitation minière et touristique contre les communautés indigènes et contre ceux qui luttent pour empêcher l’avancée du capitalisme.

Dans le même sens, nous réprouvons et condamnons les procédures juridiques illégitimes exercées par les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires de l’État, contre nos compagnons : Álvaro Sebastián, Rosario Díaz, Francisco Sántiz et d’autre compagnons et compagnes adhérents à l’Autre Campagne au Mexique et dans le monde.

Nous dénonçons aussi l’usage de manipulations qui criminalisent et étiquettent la lutte sociale et politique avec l’usage de termes tels que terrorisme, conspiration ou bien association délictueuse, comme cela se passe avec le gouvernement de la ville de Mexico contre le mouvement anarchiste du Mexique.

Nous faisons écho, solidairement, aux différentes expériences d’organisation politique et de lutte des compagnons et compagnes prisonnier-e-s et adhérentes à l’Autre Campagne, contre la violence, la prison politique et la désinformation. Nous croyons en ce chemin de solidarité et d’organisation qui s’exprime au travers des stratégies de résistance telles que l’accompagnement des prisonnier-e-s, les visites dans les différentes prisons, ainsi que la diffusion de la lutte qui vise à construire sur ce sujet que l’État veut oublier et voir comme un objet.

Les actions politiques ont été multiples : piquets de protestations, caravanes de solidarité, forums et autres efforts qui cherchent à libérer nos compagnons et nos compagnes qui nous ont été arrachés par l’État. Dans le cas particulier du compagnon Álvaro Sebastián, la lutte pour sa liberté s’est transformée en actions contre ce système qui cherche à détruire les sujets et les réduire à néant.

Le compagnon Álvaro Sebastián est aujourd’hui plus fort que jamais par amour pour son village et il est confiant dans la lutte pour sa liberté, car il est accompagné par la solidarité des adhérents de l’Autre Campagne, des organisations, collectifs et individus.

À côté des différentes luttes et avec d’autres compagnes et compagnons prisonniers et prisonnières, le compagnon Álvaro a converti la prison en son école, où le temps passé, lui a servi à se préparer encore plus pour servir ses compagnons et son village.

L’exemple de sa lutte va au-delà de sa libération car elle a pour but la recherche d’un monde libre, juste, démocratique où tous seraient sensibles à la lutte pour la liberté et contre la répression et le mépris que produisent le capitalisme et son système carcéral.

Nous saluons et nous nous solidarisons d’autre part, avec les lettres que nous ont adressées nos compagnons de l’État espagnol, de France, de Colombie et d’autres pays où la lutte de l’Autre Campagne a une présence.

Finalement, nous sommes à un moment décisif du procès légal d’Alvaro, d’où la nécessité de continuer à s’organiser dans la lutte pour sa libération.

Liberté à tous les prisonniers et prisonnières politiques du Mexique et du monde!

Liberté pour Álvaro Sebastián Ramirez, Alberto Patishtán, Rosario Díaz et Francisco Santíz López !

A bas les murs des prisons !

Contre le saccage et la répression : la solidarité !

Croix Noire Anarchiste du Mexique
Réseau Contre la Répression et pour la Solidarité

Traduit par Caracol Solidario et les trois passants

Pour plus d’infos sur Alvaro Sebastian et le forum cliquez ici: https://liberonsles.wordpress.com/rencontre-contre-lemprisonnement-politique-au-mexique/

Source: http://abajolosmuros.jimdo.com/2012/10/10/pronunciamiento-del-ii-foro-contra-la-prisi%C3%B3n-pol%C3%ADtica-y-por-la-libertad-de-%C3%A1lvaro-sebasti%C3%A1n-ram%C3%ADrez/

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Le contexte actuel du pays est celui de l’accélération d’un système qui prétend normer tous les aspects de nos vies à travers la spoliation, l’exploitation et la répression.

Ces six dernières années, le régime de Felipe Calderón a mis en œuvre une guerre systématique et totale contre le peuple mexicain. Des milliers de morts et de disparus, de veuves, d’orphelins, de déplacements forcés, des campagnes de contre-insurrection, une militarisation grandissante dans la rue, de forts dispositifs policiers, de supposés programmes sociaux de développement, un manque d’opportunités au niveau de l’éducation à tous les niveaux, du chômage, de la précarisation salariale, l’augmentation du prix des produits de première nécessité, la criminalisation de la lutte sociale et l’utilisation de la prison politique sont quelques tactiques parmi d’autres utilisées pour casser le tissu social, en cherchant grâce à celles-ci à imposer la peur et la démobilisation.

Face à cette situation, des femmes, des jeunes, des indigènes, des étudiants et des étudiantes, des travailleuses et des travailleurs, des femmes au foyer, des lesbiennes, des gays, des transsexuels, des bisexuels et un nombre infini de personnes s’organisent en groupes, en collectifs, en conseils et en organisations, pour améliorer les conditions de vie dans leurs communautés, leurs quartiers, leurs villages, leurs écoles, leurs usines et au sein de leurs familles.

Devant cette recherche de vie, l’État mexicain, plongé dans une profonde crise totale, répond par la cooptation, la répression, la mort et la prison. Ce sont les « alternatives » que ce système nous offre.

Des centaines de compagnes et de compagnons ont été séquestré-e-s par un Pouvoir Judiciaire corrompu, dépourvu d’éthique, qui grâce à des formalités bureaucratiques ennuyeuses essaie de maquiller des décisions politiques, pour les faire passer pour des jugements couverts par un inexistant État de droit.

Une preuve de ces injustices est le cas de notre compagnon Álvaro Sebastián Ramirez, adhérent à l’Autre Campagne et membre du Réseau Contre la Répression et pour la Solidarité, qui se trouve dans la prison centrale de l’État d’Oaxaca. C’est également le cas de six autres compagnons qui comme Alvaro étaient tous des paysans, des professeurs et des indigènes. Ils sont emprisonnés depuis 16 ans à cause de consignes de l’État Mexicain et contre eux pèsent des condamnations illégales qui vont de 20 à 31 ans de prison.

Nous invitons les organisations civiles et sociales, les collectifs et les personnes à participer à ce forum, qui a pour objectif de relancer la Campagne Nationale et Internationale pour la Liberté d’Álvaro Sebastián Ramirez et en même temps de donner une continuité aux efforts d’intégration des différents compagnons et compagnes qui luttent pour la liberté de nos prisonnier-e-s politiques depuis en bas et à la gauche.

Au Programme:

Le 6 Octobre : présentations de divers acteurs sociaux qui luttent au Mexique pour la liberté des prisonniers et prisonnières politiques et contre la prison. Un échange d’expériences locales afin de partager et de construire un diagnostic collectif depuis le mouvement social.

Mise en place de tables de travail avec thématiques définies pour partager des expériences et pour construire un « Calendrier de lutte contre la prison politique et pour la liberté d’Álvaro Sebastian Ramirez »

Ce jour est ouvert à tout le public.

-Présentation du Rapport du Premier Forum contre la Prison Politique et pour la liberté d’Alberto Patishtán.
-Intervention du Groupe de travail Nous Ne sommes pas Tous et Toutes là ( No estamos todo@s)
-Table ronde sur la Prison Politique et la torture
-Rapport juridique sur le cas du compagnon Álvaro Sebastián Ramirez
-Intervention de la Croix Noir Anarchiste du Mexique
-Intervention du Collectif Autonome de soutien aux survivants de la torture
-Réseau contre la Répression et pour la Solidarité
-Table ronde sur les cas des compagnons et compagnes de l’Autre Campagne dans l’état du Chiapas
-Intervention de la compagne Emilia, épouse du compagnon Rosario Díaz, prisonnier de l’organisation de la Voix de l’Amate
-Intervention de la communauté de Bachajón, Chiapas.
-Intervention du Mouvement du Village « del Bosque » (Village organisé pour la libération d’Alberto Patishtán).
-Intervention de la fille d’Alberto, Gabriela Patishtán.
-Table ronde sur le cas du compagnon Álvaro Sebastián
-Intervention de la fille d’Alvaro, Erika Sebastián Luis
-Intervention d’un compagnon de  la région de Loxicha, Oaxaca.
-Intervention de la compagne Genoveva, professeur et ex-prisonnière (compagne d’Álvaro)

Le 7 octobre :

Ce jour sera consacré uniquement au travail interne, et seulement pourront y participer des organisations et des individus adhérents à l’Autre Campagne ou d’autres collectifs invités par les organisateurs.

Réunion de travail avec le compagnon Álvaro Sebastián Ramirez dans la Prison Centrale d’Oaxaca.

Contacts et enregistrements : redcontralarepresion@gmail.com; lavozdelosxiches@gmail.com; cna.mex@gmail.com

A BAS LES MURS DES PRISONS !

CROIX NOIR ANARCHISTE DU MEXIQUE

CONTRE LA SPOLIATION ET LA RÉPRESSION : LA SOLIDARITÉ !

RÉSEAU CONTRE LA RÉPRESSION ET POUR LA SOLIDARITÉ 

Voir aussi, Le Ier Forum contre l’emprisonnement politique et pour la liberté d’Alberto Patishtán Gómez
Au Cideci- Unitierra, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, sur: https://liberonsles.wordpress.com/rencontre-contre-lemprisonnement-politique-au-mexique/

Sources en espagnol:

 http://lavozdelosxiches.blogspot.de/

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/

http://redcontralarepresion.org/

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Rencontre contre l’emprisonnement politique au Mexique

« Alberto Patishtán est un otage des gouvernements », a déclaré sa fille Gabriela durant sa participation à la rencontre contre la prison politique et pour la liberté d’Alberto Patishtán, réalisé au Centre Indigène de Formation Intégrale (Cideci), à San Cristóbal de las Casas, Chiapas, le 12 et 13 mai 2012.

Là, Gabriela a fait une brève chronologie de tout ce qu’ont subi son père, « Le Prof » (comme sa famille et sa communauté le surnomment affectueusement), sa famille et sa communauté, depuis le début de l’opposition des habitants de sa communauté, « El Bosque », contre ce qu’il considérait être « une mauvaise gestion » et contre « l’autoritarisme du président municipal ».

Une condamnation de 60 ans de prison pèse sur Patishtán, suite à un procès, qui selon le centre de Droits de l’homme Fray Bartolomé de las Casas, a bafoué ses droits à l’intégrité, sa liberté, ses garanties judiciaires, sa liberté de pensée et d’association, entre autres. Son cas a été reçu en décembre 2010 par la Commission interaméricaine des droits humains.

Le sort d’Alberto Patishtán doit être fixé dans les semaines qui viennent.

Après presque 12 ans de prison, de tortures, et son transfert dans cinq prisons différentes (Cerro Hueco, Copainalá, el Amate, la prison numéro 5 de San Cristóbal et la prison numéro 8 de Guasave, au nord du pays dans l’Etat de Sinaloa, qui se trouve à plus de 2000 kilomètres de sa famille), nous serons dans les prochains jours fixés sur le recours que les autorités ont déposé contre sa demande de protection, qui si elle est acceptée, les obligerait à le ramener au Chiapas.

Ceux qui ont connu et accompagné Patishtán se souviennent de lui comme d’une personne préoccupée par les droits et la justice.

C’est pour cela qu’a commencé le procès à son encontre avec une condamnation qui est pratiquement, un emprisonnement à perpétuité : il a pris la tête des actions dans sa communauté pour dénoncer et pour se défendre de Manuel Gómez, président de la communauté d’El Bosque. Suite à une embuscade où des policiers ont été assassinés et le fils de Manuel Gómez a été blessé, « Le Prof » a été inculpé de ces faits, malgré les preuves et les témoignages de compagnons qui démontrent qu’il se trouvait dans un autre lieu, quand l’embuscade a eu lieu.

En prison, Patishtán a fondé l’organisation de prisonniers de La Voix de l’Amate. Toujours catalogué et traité comme un prisonnier dangereux, il a organisé une grève de la faim en 2007 qui a obtenu que les membres de cette organisation sortent libres. Tous sont sortis, sauf lui.

En octobre 2011, avec la nouvelle organisation de prisonniers, appelée les Solidaires de la Voix de l’Amate, une journée de dénonciation et de grève de la faim s’est organisée, Patishtán y a pris part activement. Malgré la promesse du gouverneur de l’Etat du Chiapas Juan Sabines d’appuyer sa libération, il a été transféré de l’autre côté du pays, au Centre Fédéral de Réadaptation Sociale à Guasave. La demande du transfert est venue du gouvernement de l’Etat, et la raison invoquée par celui-ci était que à cause du type de délit commis, il s’agirait d’une personne dangereuse pour la communauté. La demande était de l’envoyer « aux îles Marías (où se construit une mégaprison fédérale) ou vers tout autre lieu en dehors de l’Etat du Chiapas ».

Cette décision a apporté une souffrance supplémentaire au prisonnier politique et à sa famille, qui doit parcourir de nombreux kilomètres pour le voir à peine quelques minutes. Sa famille a toujours été près de lui et a soutenu ses initiatives de lutte.

Patishtán et d’autres prisonniers indigènes comme Rosa et Alfredo López ont subi non seulement un procès rempli d’irrégularités mais aussi des tortures et des traitements inhumains, cruels et dégradants. Alberto Patishtán est sur le point de perdre la vue à cause des conditions de vie dans la prison et faute de l’attention médicale dont il a besoin.

Rosa López, alors enceinte, a été également maltraitée et torturée durant son arrestation. Tous les deux sont indigènes et sont adhérents à l’Autre Campagne.

Comme eux, Francisco Sántiz López, base d’appui zapatiste, se trouve incarcéré suite à de fausses accusations. Il a été inculpé, accusé d’être à la tête d’une agression armée contre des membres du parti du PRI. Comme l’Assemblée du Bon Gouvernement d’Oventik l’a signalé, son délit « est de lutter pour son village et de dire la vérité ».

Dans les cas de Patishtán et de Sántiz, leurs familles et des personnes solidaires constatent que l’objectif de maintenir leurs emprisonnements est d’affaiblir l’organisation et de punir leurs luttes. Ainsi, divers groupes et collectifs ont témoigné une grande solidarité à ces deux cas. Pour cela, un appel a été lancé à se joindre à la Semaine Mondiale de Lutte pour la libération de Patishtán et de Sántiz López, qui se déroulera du 15 mai au 22 mai 2012.

Rencontre contre l’emprisonnement politique au Mexique

Déclaration de la rencontre contre la prison politique et pour la liberté d’Alberto Patishtán

San Cristóbal de Las Casas 14 mai 2012

Le 12 et 13 mai dernier a eu lieu la première rencontre contre la prison politique et pour la liberté d’Alberto Patishtán Gómez convoquée par le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité, réalisé dans les installations du CIDECI-Unitierra (Centro Indígena de Capacitación Integral). Plus de deux cents personnes de différentes nationalités, appartenant à plus de 50 organisations, communautés ou collectifs du Mexique et d’ailleurs ont participé à cette rencontre.

À travers des familles de prisonniers et de prisonnières et quelques organisations, au total 21 prisonnier-e-s et ex-prisonnier-e-s ont été représenté-e-s à cette rencontre.

La parole de nos prisonniers et prisonnières s’est faite entendre à travers des communiqués et des messages relayés par les familles et les compagnons qui les accompagnent dans leur lutte. Toutes les interventions, messages et lettres ont été traduits de l’espagnol vers le tsotsil. Également, les voix de certains compagnons et compagnes ont été entendues à travers des enregistrements audio : nous avons ainsi écouté depuis la prison de sécurité maximale de Guasave dans l’État du Sinaloa, le message d’Alberto Patishtán Gómez.

Depuis la prison numéro 5 de San Cristobal de las Casas nous avons écouté la voix des compagnons prisonniers et prisonnières Solidaires de la Voix de l’Amate et celle de Máximo Mojica depuis la prison duGuerrero. Plusieurs messages vidéo ont été projetés depuis New York par les compagnons et les compagnes du Mouvement pour la Justice dans le quartier (Movimiento por Justicia en el Barrio) ou encore le message de la campagne internationale pour la libération d’Alvaro Sebastian Ramirez depuis la prison d’Ixcotel à Oaxaca. Plusieurs lettres de solidarité d’organisations internationales ont été lues. Malgré la distance géographique et le fait qu’ils n’ont pas pu être présents parmi nous, nous les sentons près de nous tout au long de l’événement. À ces organisations qui nous démontrent que la solidarité ne connaît pas de frontières, et malgré la distance, les liens de solidarité continuent à se tisser conjointement, nous envoyons une forte embrassade aux Trois Passants de France, au Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL Paris), à la Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas de Euskal Herria, à la Plataforma Pirata d’Italie, de Suisse et du Mexique et à la CGT de l’Etat espagnol.

Dans le même sens nous voulons montrer notre solidarité avec notre compagne Laura Gómez de la CGT de Barcelone, État espagnol, qui depuis le 25 avril se trouve privée de sa liberté.

Ainsi qu’avec les trois compagnons et compagnes Costa, Silvia y Billi qui se trouvent privés de leur liberté en Suisse.

De cette façon nous avons pu connaître leurs histoires et constater que notre douleur est un trait de plus sur la carte répressive que dessine le mauvais gouvernement et les institutions chargées de rendre justice. Nous avons aussi vu que nos luttes sont nombreuses et que les compagnons privés de leur liberté, parce que ces luttes sont une partie vitale de leur cheminement, sont nombreux.

Nous voyons que la répression est une constante, c’est un chemin que ceux d’en haut dessinent en lui donnant une plus ou moins grande intensité, mais qui ne cesse pas et représente une partie intrinsèque de ce système dans lequel la violence se polarise sous une forme extrême, en étant un monopole exclusif de l’État. Nous voyons aussi que la prison est un moyen de dissuasion, qu’à travers la peur, elle exerce un contrôle social et politique. Mais à travers le travail collectif, l’appui mutuel, notre propre construction comme faisant partie d’un tout qui conserve les particularités de chacun, nous arriverons à dépasser ces peurs et à les vaincre.

C’est ainsi qu’au cours de la journée du 12 mai se sont fait connaître les cas suivants de compagnons et de compagnes qui se trouvent dans leur majorité privés de leur liberté dans le contexte de la prison politique :

La Voix de l’Amate:
Alberto patishtán Gómez, prisonnier dans la prison (cefereso) à Guasave dans l’Etat de Sinaloa
Rosario Díaz, prisonnier dans la prison Nº 5 de San Cristóbal de Las Casas

Les solidaires avec la Voix de l’Amaté enfermés dans la prison Nº 5 :
Pedro
López
Juan Collazo
Alfredo López
Rosa López
Alejandro Díaz
Juan Díaz
Enrique Gómez enfermé dans la prison Nº 14 el Amate
Base d’appui de l’EZLN : Francisco Sántiz enfermé dans la prison Nº 5

Prisonniers de San Sebastián Bachajón :
Antonio Estrada enfermé dans la prison Nº 17 de Playas de Catazajá Miguel
Vazquez enfermé dans la prison Nº 16 d’Ocosingo
Miguel Demeza enfermé dans la prison Nº 14 el Amate

Prisonniers de l’Etat de Guerrero enfermé dans la prison de Tecpan de Galeana:
Máximo Mojica
María de los Angeles Hernandez
Santiago Nazario

La Voix de Zapoteques xiches en Prison – Prisonniersde Loxicha, Oaxaca :
Alvaro Sebastian Ramírez

Compagnons ex-prisonniers:
CODEDI-Xanica d’Oaxaca : Abraham Ramírez

DF, Ville de Mexico :
Victor Herrera

D’Atenco :
Ignacio del Valle
Norma Jimenez

Solidaires de la Voix de l’Amate :
Andrés Nuñez
José Díaz

Le 13 mai se sont organisés différents groupes de travail afin de construire un calendrier de lutte autour des axes : prison politique et libération d’Alberto Patishtán, en ayant une attention particulière pour les compagnons et compagnes prisonniers qui étaient représentés durant la rencontre.

Voici plusieurs actions que se réaliseront prochainement dans le cadre de la Semaine mondiale pour la libération d’Alberto Patishtán et Francisco Sántiz « Faisons tomber les murs du cachot » :

-Marche et rassemblement dans la municipalité d’El Bosque, le 18 mai 2012.
-Rassemblement simultané avec le Mouvement pour la paix avec justice devant la maison du gouvernement du Chiapas dans la ville de Mexico (DF)
-Le 19 mai : Rassemblement politique et culturel dans différentes villes, en solidarité avec les communautés zapatistes, avec un espace pour parler de la prison politique.
-Projection de la vidéo du collectif Koman Ilel sur Alberto Patishtán.
-Action de solidarité avec la communauté de « El Cruztón ».
-Action de solidarité avec la communauté organisée du village de San Francisco. Action de solidarité avec la communauté Candelaria el Alto.
-Rassemblement sur les communautés zapatistes et les prisonnier-e-s politiques aux Beaux Arts, Ville de Mexico, le 19 juin à Mexico, à San Cristóbal de las Casas, Chiapas.
-19 mai: Rencontre à propos des communautés zapatistes et pour la libération de Patishtán à Oaxaca.
-Action parallèle nationale et internationale le 19 juin pour la libération d’Alberto Patishtán.
-Action parallèle nationale et internationale en septembre-octobre. Campagne nationale et internationale de communiqués, messages pour la liberté des prisonnier-e-s et pour dénoncer les violations de droits humains dont ils sont l’objet.
-Caravane de visite et de dénonciation dans les différentes prisons où se trouvent enfermés nos compagnons et compagnes
-Également un blog a été créé pour suivre les cas des compagnons et compagnes en prison : foroporlalibertad.noblogs.org

Par ailleurs, nous voulons faire remarquer l’importance de ne pas laisser dans l’oubli les compagnons et compagnes qui sont en prison, ils et elles constituent une partie très importante de notre lutte et le notre cheminement.

Notre engagement est avec ceux d’en bas, avec les dépossédés, et la prison est un usine qui travaille sans cesse pour essayer de nous dépouiller de nous-mêmes, de notre identité, de notre histoire. La lutte quotidienne de nos prisonniers et prisonnières est aussi la nôtre puisque ils et elles sont la représentation d’un engagement inaltérable.

Liberté pour les prisonniers et prisonnières politiques !
Liberté pour Alberto Patishtán Gómez!
Vive le EZLN!
Liberté pour Francisco Santis López!
Un coup porté contre l’une ou l’un d’entre nous est un coup porté contre toutes et tous !

Red contra la Represión Chiapas

Au Programme :

le 12 mai : Présentation de divers acteurs sociaux qui luttent au Mexique pour la liberté des prisonniers et prisonnières et contre la prison. Un récit des expériences locales pour partager et pour construire un diagnostic collectif à partir du mouvement social. Vous pouvez écouter  tous les fichiers audios (en espagnol) sur: http://radiozapatista.org/?p=5500/p>

Le 13 mai : Tables de travail avec thématiques définies, pour partager des expériences et pour construire un “Calendrier de lutte contre la prison politique et pour la liberté d’Alberto Patishtán”. Cette journée là se déroulera en interne et pourront seulement participer les organisations et personnes adhérentes à l’Autre Campagne ou d’autres organisations sympathisantes qui s’inscriront à temps avant la rencontre.

Participation du 12 mai 2012:

1° participation – Présentation du cas d’Alberto Patishtan par le Centre des droits de l’homme Fray Bartholomé de Las Casas (Centro de derechos humanos Fray Bartolome de Las Casas, Frayba)
2° Participation – Cas d’Alberto par sa fille Gabriela Patishtán,
3° Participation – Los Solidarios de La Voz del Amate, par Andrés et José ex-prisonniers
4° Participation – La comunauté « el Bosque », en solidarité avec le professeur Alberto Patishtán
5° Participation – Rosa López et la condition des femmes prisonnières
6° Participation – Répression à San Sebastian Bachajon
7° Participation –  Harcèlement dans la zone côtière du Chiapas
8° Participation– L’impact des prisons de sécurité maximale, par le collectif Ik
9° Participation – Prison politique, par Cruz Negra Anarquista
10° Participation – La Campagne contre la Répression Politique et la Torture Sexuelle
11° Participation – Le cas d’Abraham Ramirez Vazquez du Codedi-Xanica (AMZ), Oaxaca
12° Participation – Le cas de Victor Herrera Govea, ex-prisonnier, DF
13° Participation – La situation des prisonniers du Guerrero, Tadeco
14° Participation – Le cas d’Álvaro Sebastián Ramírez, prisonnier politique de la région Loxicha, à Oaxaca
15° Participation – Cas d’Atenco par Ignacio del Valle

Conclusion par le Réseau contre la répression et pour la solidarité (Red Contra la Represión y por la Solidaridad)

Un petit rappel des cas et des luttes :

Alberto Patishtan Gomez :
Alberto est défenseur et porte-parole d’autres prisonniers. Il a déjà passé douze ans en prison, accusé d’avoir tué des policiers dans la communauté d’« El Bosque » en 2000. Il a été arrêté pour des délits fabriqués d’homicide, coups   et blessures, et vol. Son arrestation était une vengeance politique, ouvertement soutenue par le gouvernement de l’Etat,  dirigé à l’époque par Roberto Albores Guillén.
Au cours de ces dernières années, Pathistan est devenu un symbole, un défenseur et un porte-parole des prisonniers injustement condamnés, notamment depuis la grève de la faim des prisonniers politiques, au Chiapas en 2007, convoquée par la « Voix de l’Amate ». Le 20 octobre 2011 Alberto Patishtan Gomez, porte-parole des prisonniers qui étaient en grève de la faim depuis le 29 septembre, a été transféré de force vers une prison de haute sécurité à plus de 2000 km du Chiapas, où réside sa famille, ses amis et ses compagnons de lutte. Le premier contact direct avec lui n’a pu être effectué que le 8 novembre, quand sa fille, qui lui a rendu visite, a fait part de ses conditions de détention et a dénoncé le fait que l’administration pénitentiaire lui ait retiré ses médicaments pour son glaucome.

Pour plus d infos: https://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-de-la-voix-de-lamate-chiapas/

L’organisation de prisonniers la Voz del Amate née dans la prison « El Amate » et qui a pour but de dénoncer les conditions carcérales et l’injustice dont font l’objet les détenu-e-s, ainsi que de faire sortir leur voix à l’extérieur. Cette organisation a déjà lancé en 2007 une grève de la faim de 40 jours qui a permis la libération de tous les participant-e-s (près de 50 prisonnier-e-s) sauf celle d’Alberto Pathistan, alors porte-parole du mouvement.
Los Solidarios de la Voz del Amate est une organisation plus récente et solidaire de La Voz del Amate. Elle est composée de prisonnier-e-s n’ayant pas participé auparavant à des mouvements ou des luttes.

Il s’agit de deux organisations de prisonniers appartenant à l’Autre Campagne, qui dénoncent systématiquement le fonctionnement arbitraire du système judiciaire mexicain, la torture physique et psychologique que les matons font subir à ces prisonniers, ainsi que la corruption qui sévit dans les prisons de l’État du Chiapas.

Pour plus d infos: https://liberonsles.wordpress.com/prisonniers-de-la-voix-de-lamate-chiapas/

Rosa López
Fait partie de l’organisation des prisonniers et prisonnières “Los Solidarios de la Voz del Amate”. Elle est indigène, sa langue est le tzotzil, elle a été arrêtée arbitrairement le 10 mai 2007 avec son époux Alfredo. Ils sont accusés d’un délit qu’ils n’ont pas commis. Ils ont souffert de traitements inhumains tels que la torture physique, psychologique et des menaces de mort. Rosa est condamnée à 27 ans et 6 mois de prison.
Rosa López Díaz souffre d’une hernie ombilicale dont la taille a considérablement augmenté ; les douleurs sont de plus en plus fortes. De plus, elle a aussi sollicité des examens échographiques afin de vérifier une possible grossesse extra-utérine ; jusqu’à présent, son estomac grandit sans que nous en connaissions la cause. Rosa a sollicité par écrit et à plusieurs reprises auprès des autorités pénitentiaires et au sous-secrétaire d’exécution des sanctions pénales José Manuel Martínez Clemente l’attention médicale dont elle a besoin de façon urgente, mais ils ont fait la sourde oreille.

Pour plus d’infos: https://liberonsles.wordpress.com/infos-et-communiques/


Répression à San Sebastian Bachajon
La Municipalité de San Sebastian Bachajon et d’autres comme Montes Azules et Mitziton sont menacées par un mégaprojet touristique nommé Centre Intégralement Planifié Palenque-Agual Azul (CIPP). Ce projet prévoit : l’extension de l’aéroport de Palenque pour répondre aux normes internationales, la construction d’une autoroute entre les deux villes touristiques de San Cristobal de la Casas et Palenque, la construction d’hôtels et d’un train éco-touristique. Le CIPP affectera un nombre important de communautés zapatistes et de l’Autre Campagne.
En exerçant leur autonomie, les adhérentEs de l’Autre Campagne de San Sebastian Bachajon administrent le guichet d’entrée des Cascades de Agua Azul car il s’agit de leur terre, l’argent récolté du guichet sert aux besoins de la collectivité, cependant les tentatives d’expulsions ont été constantes et ils ont été menacés de manière directe par la police et par les paramilitaires de l’OPPDIC.
Le 3 février 2011 lorsque les ejidatarios et ejidatarias de Bachajón se réunirent au niveau de l’entrée des cascades d’Agua Azul afin de s’accorder sur la réponse à donner au gouvernement de l’Etat par rapport àl’offre d’une table de dialogue entre les groupes en conflit, ils furent attaqués par traîtrise par des centaines de policiers fédéraux, étatiques et des éléments de l’armée fédérale qui réalisèrent des détentions massives. 117 personnes furent détenues de manière arbitraire.

Pour plus d’infos: https://liberonsles.wordpress.com/campagne-pour-san-sebastian-bachajon/

Abraham Ramirez Vazquez
Abraham a été arrêté de manière arbitraire dans la Commune Santiago de Xanica à Oaxaca le 15 janvier 2005, après avoir été blessé par balle par la Police Préventive de l’État, il a été accusé d’homicide qualifié et d’enlèvement.
A cette époque les membres de CODEDI (Comité pour la Défense des Droits Indigènes) avaient résisté à l’imposition d’une autorité  municipale illégitime qui niait leur droit de choisir leurs autorités en assemblée selon leurs us et coutumes. Ils s’opposaient aux intérêts gouvernementaux et corporatifs du corridor touristique d’Huatulco qui déracinait leur culture en les dépouillant de leurs terres, des forêts et de l’eau.
Abraham est resté incarcéré dans la prison de Santa Maria Ixcotel à Oaxaca jusqu’au 15 mars 2006, puis il a été transféré à la prison de San Pedro Pochutla. Le 31 janvier 2009 il a été transféré sans avis vers une  autre  prison de haute sécurité à Miahuatlan.  En avril 2010 il a été de nouveau transféré à la prison de San Pedro Pochutla.
Le samedi 30 avril 2011, Abraham a été libéré. Toutefois tout au long de ces 6 années de détention Abraham a continué à dénoncer par des lettres et des jeûnes le harcèlement constant et les mauvais traitements que lui et les autres prisonniers subissaient de la part des autorités carcérales.

Pour plus d’infos: https://liberonsles.wordpress.com/liberte-pour-les-prisonniers-de-xanica-oaxaca/

Victor Herrera Govea
Víctor a été arrêté arbitrairement en sortant de la manifestation commémorant les 41 ans du massacre des étudiants par les militaires en 1968 à Tlatelolco, DF, Mexico.
Durant la manifestation du 2 octobre 2009, telle une consigne pour criminaliser la protestation sociale, il y a eu plusieurs provocations d’hommes de mains et de policiers, dont l’objectif, en plus de discréditer la mobilisation, était de réprimer un groupe spécifique : le groupe anarchiste. Durant la manifestation, le groupe anarchiste a été encapsulé par des haies de policiers qui ont frappé de manière arbitraire tous ceux qui étaient à leur portée, Victor a été brutalement attaqué, son arrestation a été évitée dans un premier temps grâce à la pression des caméras qui témoignaient des faits, cependant à la fin de la manifestation, alors qu’il retournait chez lui, il a été détenu et frappé à nouveau par des policiers en civil. Le 15 octobre 2010, à 4h30 du matin, après avoir attendu cinq heures sa sortie de la prison, Victor a été libéré, cependant sa liberté reste limitée, car durant plus d’un an et neuf mois il devra se présenter pour signer tous les mois. Il a dû en plus payer 15000 pesos de garantie, 2002 pesos pour un vol qu’il n’a pas commis et 6500 pesos pour des vitrines qu’il n’a pas détruites.

Pour plus d’infos: https://liberonsles.wordpress.com/prisonnier-district-federal-mexico/

.Máximo Mojica Delgado, María De los Ángeles Hernández Flores, Santiago Nazario Lezma, sont des professeurs, ils habitent dans la municipalité de Teloloapan, dans l’État de Guerrero. Ils sont membres actifs de l’Organisation Coordinatrice Étatique des Travailleurs de l’Éducation de Guerrero (CETEG) et adhérents à l’autre campagne.  Ils ont aussi participé à la lutte sociale avec l’association Terre et Liberté, qui intervient sur les questions du droit au logement. Ils on été arrêtés le 27 novembre 2008, accusés d’appartenir à un groupe armé. Selon María de los Ángeles Hernández, le 27 novembre, trois hommes armés à bord d’un véhicule banalisé ont arrêté la voiture dans laquelle elle circulait avec son époux, Máximo Mojica, et leurs deux enfants. Ils ont forcé Máximo Mojica à sortir et l’ont emmené, mais ils ne se sont pas présentés comme des policiers et n’ont pas montré de mandat d’arrêt. Le 29 novembre, María de los Ángeles Hernández a reçu un appel téléphonique de son époux lui indiquant qu’il avait été kidnappé et qu’elle devait payer une rançon de 50 000 pesos (environ 2 900 euros). Le jour-même, des voisins ont signalé que María de los Ángeles Hernández, son neveu (qui a ensuite été relâché mais se cache désormais par sécurité) et un autre homme venu lui rendre visite, Santiago Nazario Lezma, avaient également été enlevés chez elle par un groupe d’hommes armés en uniforme. Ces derniers étaient arrivés à bord de sept camionnettes banalisées et dépourvues de plaques d’immatriculation. Il semblerait que les hommes qui ont arrêté Máximo Mojica, María de los Ángeles Hernández et Santiago Nazario Lezma soient tous des agents de la police judiciaire de l’État de Guerrero.

Pour plus d’infos: https://liberonsles.wordpress.com/les-prisonnieres-du-guerrero/

Álvaro Sebastián Ramírez a été séquestré vers 10 heures du matin le lundi 15 décembre 1997 par le groupe spécial de la police judiciaire de l’État d’Oaxaca. Son arrestation a eu lieu alors qu’il était au volant de sa voiture au centre-ville d’Oaxaca, où il attendait sa fille et sa femme.
Alvaro a été embarqué violemment à l’intérieur d’une voiture, ils lui ont couvert la tête et le corps et l’ont emmené au commissariat général de justice de l’État d’Oaxaca. De là ils l’ont transporté en direction de l’aéroport. Après 20 minutes de route, ils sont arrivés à une maison où il fut torturé pendant 11 jours, du 15 au 26 décembre 1997.
Álvaro , âgé de 54 ans, est indigène zapotèque et adhérent à l’Autre Campagne, il est originaire de la communauté indigène de Llano Maguey, municipalité de San Agustín Loxicha, district de Pochutla, État d’Oaxaca.
Cela fait plus de 15 ans qu’il est privé de sa liberté. Alvaro a été condamné à 29 ans de prison pour les délits d’homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration.
Alvaro travaillait en tant qu’enseignant et il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général, il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement, il a toujours défendu la forme traditionnelle de gouvernement des Zapotèques, qui refuse l’ingérence des partis politiques.

Pour plus d’infos: https://liberonsles.wordpress.com/campagnes-pour-la-liberte/

Cas d’Atenco
Le 22 octobre 2001, le gouvernement fédéral décrète l’expropriation de 11.500 hectares, parmi lesquels 5.400 sont des terres productives appartenant à Atenco, en offrant en compensation 7,20 pesos par mètre carré. Le projet était la construction du nouvel aéroport international de la ville de Mexico, violant ainsi les droits naturels et sociaux des communes à décider de l’usage d’un territoire qui leur a toujours appartenu. Le Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra (FPDT, Front des Villages en Défense de la Terre) s’est organisé et a décidé de défendre leur territoire. Finalement, le 2 août 2002, le gouvernement se vit forcé d’abroger le décret d’expropriation qui n’avait jamais démontré son utilité publique et annula le projet d’aéroport.
5 avril 2006 : L’Autre Campagne passe par Atenco et le FPDT adhére à la Sixième Déclaration de la forêt Lacandone.
2 mai : Une table de négociation se tient au bureau du sous-procureur de l’État de Mexico avec les autorités de l’État au sujet du respect au droit du travail des fleuristes des villages de Texcoco. Ceux-ci avaient été violemment expulsés de leur marché quelques mois auparavant et avaient demandé l’aide du FPDT. Ce jour-là, un accord fut passé permettant la vente de fleurs pour les 3, 10 et 15 mai et ordonnant aux policiers gardant le marché de se retirer.
3 mai : À 5 heures du matin, les fleuristes accompagnés du FPDT se présentèrent au marché de Texcoco mais le gouvernement de l’État n’avait pas tenu parole. Ce furent des centaines de policiers qui provoquèrent des affrontements et arrêtèrent des membres du FPDT et des fleuristes.
4 mai : Le lendemain, ce furent 3 500 policiers puissamment armés qui envahirent Atenco. Ils réalisèrent des arrestations arbitraires et enlevèrent plus de 200 personnes dont des mineurs et des personnes âgées. Les gens arrêtés furent torturés et les femmes violées.
Après 4 ans et 1 mois de mobilisation populaire et de recours légaux, le 30 juin 2010 à 13h00 la Cour Suprême de Justice de la Nation a voté la liberation des 12 prisonniers du FPDT.
Jorge Alberto Ordóñez Romero, Román Adán Ordóñez Romero, Alejandro Pilón Zacate, Juan Carlos Estrada Cruces, Julio César Espinoza Ramos, Inés Rodolfo Cuellar Rivera, Edgar Eduardo Morales Reyes, Óscar Hernández Pacheco et Narciso Arellano Hernández ont été libérés le 30 juin 2010.
Ignacio del Valle Medina, Felipe Álvarez Hernández, Héctor Galindo Gochicoa ont été libérés le 1er juillet 2010.

Pour plus d’infos: https://liberonsles.wordpress.com/les-prisonniers-datenco/

Rencontre contre l’emprisonnement politique et pour la liberté d’Alberto Patishtán Gómez
Au Cideci- Unitierra, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas

Le prisonnier politique Alberto Patishtán Gómez est un indigène tsotsil, il a été condamné à 60 ans de prison, cela fait presque 12 ans qu’il a été kidnappé par les autorités mexicaines. Il est membre de l’organisation des prisonniers La Voix de l’Amate et il a été transféré dans une prison de haute sécurité à Guasave dans l’État de Sinaloa depuis le 20 octobre 2011. Il a été transféré de manière arbitraire alors qu’il était en jeûne et en grève de la faim avec ses compagnons de lutte au Chiapas.

Pour cette raison, nous pensons qu’Alberto représente une figure emblématique dans la lutte contre l’injustice dans les prisons, mais il y a beaucoup d’autres cas de répression politique dans le pays que nous voulons rendre visibles par cette rencontre. Nous pensons que le professeur Alberto Patishtán pourrait être le cas paradigmatique qui reflète l’injustice au Mexique et autour duquel un réseau de lutte et de mobilisation nationale et internationale se construit.

Nous lançons un appel aux organisations civiles et sociales, aux collectifs et aux personnes à participer à cette rencontre pour faire connaissance et échanger les expériences de lutte pour la libération des prisonniers et prisonnières politiques, afin de construire un calendrier de lutte nationale pour la libération et le retour au Chiapas d’Alberto Patishtán Gómez, ainsi que pour mettre en contact les différentes campagnes et mobilisations qui se déroulent dans le pays pour la libération des nos prisonniers et prisonnières.

Programme :

le 12 mai : Présentation de divers acteurs sociaux qui luttent au Mexique pour la liberté des prisonniers et prisonnières et contre la prison. Un récit des expériences locales pour partager et pour construire un diagnostic collectif à partir du mouvement social. Cette journée est ouverte au public.

Le 13 mai : Tables de travail avec thématiques définies, pour partager des expériences et pour construire un « Calendrier de lutte contre la prison politique et pour la liberté d’Alberto Patishtán ». Cette journée là se déroulera en interne et pourront seulement participer les organisations et personnes adhérentes à l’Autre Campagne ou d’autres organisations sympathisantes qui s’inscriront à temps avant la rencontre.

CONTRE LE SPOLIATION ET LA RÉPRESSION : LA SOLIDARITÉ!

Réseau Contre la Répression et pour la Solidarité

Blog de la rencontre : http://foroporlalibertad.noblogs.org/

Audios de la rencontre contre la prison politique, 12 mai :http://radiozapatista.org/?p=5500

Sources : http://foroporlalibertad.noblogs.org/ http://enlacezapatista.ezln.org.mx/ http://solidaridadchiapas.wordpress.com/ http://noestamostodxs.noblogs.org/ http://desinformemonos.org http://lavozdelosxiches.blogspot.com/ http://abajolosmuros.jimdo.com/ http://www.redcontralarepresion.org

Repas solidaire pour Alvaro Sebastian le 6 Octobre à 19h30 au CICP, Paris

En 2005, suite à la publication de la Sixième Déclaration de la forêt Lacandone, diverses organisations, groupes et individu-e-s se sont joints à un appel de l’EZLN pour lancer un mouvement national anticapitaliste, civil et pacifique, en bas et à gauche, en se débarrassant des partis politiques et de la corruption des gouvernements et des campagnes électorales. Ce mouvement s’appelle « L’Autre Campagne ». Dans l’Autre Campagne, différents terrains de lutte existent : la défense des ressources naturelles, du territoire, pour l’autonomie… La réponse de l’État à ces luttes a été la répression. C’est dans ce contexte que nous parlons de plusieurs dizaines de compagnons et compagnes prisonnier-e-s pour avoir lutté dans tout le Mexique.

Qui est Alvaro Sebastian Ramirez?

Alvaro adhère à l’Autre Campagne suite à la visite du sous-commandant Marcos à la prison de Santa María Ixcotel dans la ville d’Oaxaca ; depuis, il mène une lutte avec espoir et conviction à l’intérieur de la prison. Il a été condamné à 29 ans de prison pour les délits d’homicide qualifié, tentative d’homicide, terrorisme et conspiration. Alvaro travaillait en tant qu’enseignant et il était aussi engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général ; il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement. Il a toujours défendu l’autogouvernance basée sur les « us et coutumes » des Zapotèques, refusant l’ingérence des partis politiques. En 1996, l’attaque de l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) à Huatulco allait servir de prétexte pour justifier la répression contre les Indiens de la Région Loxicha, Oaxaca. C’est dans ce contexte qu’Alvaro Sebastian Ramirez a été arrêté et torturé ; il a été obligé de signer et de donner ses empreintes digitales sur des feuilles blanches pour lui fabriquer des délits. Sa famille a été poursuivie et menacée pendant de nombreuses années.

Pourquoi ce repas ?

Le 6 et 7 octobre prochain se déroulera le IIème Forum contre la prison politique au Mexique ; il aura aussi pour fil conducteur la liberté d’Alvaro Sebastian Ramirez dans la ville d’Oaxaca. Cette initiative émerge des prisonniers eux-mêmes, leurs familles et des organisations qui les soutiennent, telles que le Réseau contre la répression et pour la solidarité, le groupe de travail « nous ne sommes pas tous et toutes là », la Croix Noire Anarchiste de la Ville de Mexico, la Voix de zapotèques Xiches en prison et diverses organisations de l’Autre Campagne. Le but de ce forum est de mettre en place des mécanismes d’actions solidaires pour libérer les prisonnier-e-s, tout en respectant leur dynamique de lutte à l’intérieur de la prison. Ce repas de solidarité a pour objectif d’aider financièrement ce forum pour qu’il puisse se dérouler le mieux possible, et de façon autonome.

La région Loxicha-Oaxaca (contexte) : https://liberonsles.wordpress.com/les-prisoniers-doaxaca/

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Lettre de solidarité depuis l’Europe

Au compañero Alvaro Sebastián Ramírez,

Aux compañeros de la voz de los Zapotecos Xiches en Prisión,

À l’Autre Campagne,

À la Red Contra la Represión y por la Solidaridad,

Aux familles et amis des prisonniers,

Compañeros y compañeras, recevez avant tout un salut solidaire et combatif d’ici, de l’autre Europe.

Aujourd’hui 15 décembre 2010, cela fait 13 ans qu’Álvaro Sebastián Ramírez est enfermé. Ce jour nous ne l’oublions pas et à partir d’aujourd’hui, nous, les collectifs solidaires de la Campagne pour la libération d’Alvaro, exigeons avec vous la liberté immédiate et inconditionnelle du compañero.

San Agustín Loxicha nous fait mal et l’oubli et l’indifférence de ceux d’en haut ne peuvent effacer de nos mémoires la répression brutale qui a eu lieu contre le village au petit matin du 29 août 1996 qui a laissé depuis, des habitants blessés et harcelés de manière permanente par le siège militaire et para-militaire. Les habitants de Loxicha ont été persécutés, violentés et calomniés par ceux qui au pouvoir essaient de détruire un village qui veut être maître de sa propre destinée.

Álvaro Sebastián a été arrêté le 15 décembre 1997. Le 26 décembre de la même année, après avoir disparu pendant 11 jours, au cours desquels il a été torturé et obligé à signer et à mettre ses empreintes digitales sur 200 feuilles vierges, il a été présenté et accusé des délits d’homicide, de terrorisme, de conspiration, de rébellion, de collecte d’armes. Son procès est entaché de nombreuses anomalies et la sentence prononcée est juridiquement infondée.

Comme beaucoup d’autres prisonniers au Mexique et dans le monde, Álvaro Sebastián Ramírez continue d’être privé de sa liberté car il a été l’objet d’une disparition forcée, car il est un survivant de plus de la torture, car il n’admet pas les délits fabriqués dont on l’accuse, car il n’accepte pas la sentence de 29 ans de prison, car ses idées politiques sont contraires à celle du régime, parce que le système juridique couvre et approuve la répression et la violence de l’État. Alvaro est prisonnier car il est indigène, pauvre et parce que son cœur digne et rebelle est en bas à gauche.

Depuis cette autre Europe avec notre cœur digne et rebelle, nous accompagnons vos pas, ainsi que les pas de ceux qui comme Alvaro sont prisonniers.

Nous exigeons la liberté immédiate d’Álvaro Sebastián Ramírez !

Nous exigeons la liberté des compañeros de la voz de los Zapotecos Xiches en Prisión !

Prisonniers et prisonnières liberté !

Nous ne sommes pas tous là, il manque les prisonniers !

En solidarité :

Caracol Solidario (Francia)

Confederación General del Trabajo – CGT (Estado español)

Grupo Les trois passants (Francia)

Tamazgha (Francia)

Colectivo Alana (Solidaridad Resistancia Dignidad) (Grecia)

Unión Mexicana Suiza (UMES) de Zürich (Suiza)

La PLataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas (Pais Vasco)

La Plataforma de solidaridad con Chiapas de Madrid (Estado español)

Secretariado Internacional de la CNT (Francia)

Colectivo FugaEmRede (Galicia)

Nodo Solidale (Roma, Italia y México)

Nomads Xm24 (Bologna, Italia)

Comité de Solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha, CSPCL (Francia)

Collettivo Zapatista di Lugano « Marisol » (Suiza)

Grupo IRU (estado español)

caracol mundo-eco de latido en solidaridad (Viena-Austria)

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Un appel a été lancé par les familles des prisonniers-e-s et par des organisations solidaires pour exiger leurs libérations, ce repas de solidarité est une initiative parmi d’autres pour y parvenir.

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Festival des Résistances et des Alternatives à Paris du 25 mai au 8 juin 2011

Samedi 4 juin à partir de 13h

Journée spéciale sur l’Amérique Latine, avec :

Collectif Guatemala / Vira Lata – Bresil / Alerte Honduras / Les Trois Passants -Mexique /Pico y Pala -Argentine

Casa Poblano 15, rue Lavoisier Montreuil (93) Métro Robespierre

PROGRAMME: Projections, débats

13 h Documentaires : Le business de l’or : chronique d’un conflit annoncé de G. Lassalle et M. Pérez (54 min.) [Collectif Guatemala] ; Énergie verte et colère noire (15 min.) du collectif Vira Lata.

15 h Débat : Luttes populaires face à des projets aux coûts sociaux et environnementaux désastreux.

16 h 30 Concert : Bato Loko & la Revolu-Son, rythmes latinos et révolutionnaires.

17 h30 Docus courts : Actions des féministes en résistance (15 min.) et Agression militaire contre les féministes (5 min) de Cattrachas [Collectif Alerte Honduras] ;Luciano Arruga, disparu en « démocratie » et Menaces suite au cas Luciano Arruga (2×10 min.) de DocSur [Collectif Pico y Pala] ; Éducation et résistance, Puebla, Mexique, d’Apollo Colectivo/NODHO (25 min.) [Collectif Les trois passants] avec deux adhérents à l’Autre Campagne Mexique d’Enlace urbano de dignidad et du Nodo de Derechos Humanos, Puebla.

18 h 30 Débat : S’organiser face à la répression et la désinformation.

20 h Repas : taco, gallo pinto, pao de queijo, gato.

21 h Concert : Cascabel SonFactory (son jarocho/acoustique/alternatif/latino)

22 h Slam : Amaranta.

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