Archive for the Campagnes Category

Nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison au compagnon Mario González García.

Posted in Archives, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 13 juillet 2014 by liberonsles

lib12RAPPORT SUR LA SITUATION JURIDIQUE DE MARIO GONZALEZ

11 juillet 2014

La magistrate de consigne du Tribunal Supérieur de Justice de la ville de Mexico (DF) Celia Marín Sasaki, membre de la Cinquième Salle Pénale (la même magistrate qui a condamné Víctor Herrera Govea le 2 octobre 2009) a laissé voir encore une fois qu’elle suit à la lettre les ordres du gouvernement répresseur dirigé par Miguel Ángel Mancera. Aujourd’hui, 11 juillet 2014, la magistrate Marín Sasaki a dicté une nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison au compagnon Mario González García.

La dite résolution n’est rien de plus qu’un simulacre de réponse à la Protection Directe (recours d’Amparo) accordée au compagnon Mario par le Deuxième Tribunal Associé du Premier Circuit, qui ordonnait à la Salle Pénale de rétablir la procédure et de rendre une nouvelle sentence ; ce n’est pas  étonnant que la salle ait dicté une sentence supposément distincte mais qui en même temps continuait de répondre aux intérêts du gouvernement de la ville de Mexico (District Fédéral) en condamnant encore une fois notre compagnon de manière injuste.

Cette résolution confirme que dans ce pays on criminalise tous ceux qui s’organisent afin de construire un monde de paix, de dignité et de justice.

Nous ne nous conformerons pas à la dite résolution et nous présenterons rapidement un recours de protection directe (Amparo directo) qui sera remis à un Tribunal Associé du Circuit, en signalant encore une fois toute la série de violations concernant la procédure et de violations des droits humains dont a fait l’objet Mario González.

Nous ne lâcherons rien jusqu’à ce que nous ayons arraché la liberté de notre compagnon des mains des gouvernements répresseurs.

À bas les murs des prisons !
Nous ne sommes pas touts et toutes là, il manque les prisonnier-e-s !

CAZ –  Collectif d’Avocats Zapatistes
CADJS – Collectif d’Avocats en Défense de la Justice Sociale

Source

_______________________________

Pour rappel :

- le 2 octobre 2013,  Mario a été arrêté de façon illégale, sans mandat d’arrêt et sans qu’il soit pris en « flagrant délit », c’est-à-dire au moment de commettre un délit.

- Le 7 octobre 2013,  la juge des délits non graves Marcela Ángeles Arrieta a fixé une caution de 130, 000 pesos (un peu plus de 7000 euros). Cette somme a été réglée mais le jour prévu de sa libération, un groupe de policiers ont ramené Mario en prison, la tête couverte et en le rouant de coups, sans donner d’explications. L’argument de la Juge a été que Mario est une personne dangereuse pour la société. De cette façon, la juge a annulé sa remise en liberté sans prévenir la défense.

- Le 8 octobre, au moment de quitter la prison, sa détention a été prolongée et ce même jour il a commencé une grève de la faim.

- Le 3 décembre 2013, après 56 jours et dans un état de santé critique, il met fin à sa grève de la faim sans avoir eu droit à une seule audience, car toutes ont été reportées par la juge  Marcela Angeles Arrieta.

- Le 10 janvier 2014,  il reçoit une sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à son égard.

- Le 21 mars 2014, Celia Marín Sasaki, magistrate de la cinquième chambre du tribunal supérieur de justice de la ville de Mexico (TSJDF), ratifie la sentence.

- Le 8 mai 2014, un recours (Amparo) a été présenté par la défense de Mario au deuxième tribunal collégial pénal de la ville de Mexico.

- Le 23 juin 2014, le pouvoir judiciaire fédéral place encore une fois le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer au début du mois de juillet sur la libération de Mario.

- Le 11 juillet 2014, la magistrate Marín Sasaki a dicté une nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison au compagnon Mario González García.

-  Le CAZ –  Collectif d’Avocats Zapatistes et le CADJS – Collectif d’Avocats en Défense de la Justice Sociale présenteront un recours de protection directe (Amparo directo) qui sera remis à un Tribunal Associé du Circuit, en signalant encore une fois toute la série de violations concernant la procédure et de violations des droits humains dont a fait l’objet Mario González.

Liberté immédiate pour  Mario González!

Traduit par les trois passants
Correction Myriam

***

Pour adresser un message de soutien à Jorge Mario González García, voici les coordonnées :

envelope-9887(Torre Médica Tepepan) Centro Femenil de Readaptación Social Tepepan.
Calle La Joya s/n Colonia Valle Escondido
Delegación Xochimilco.CP.14600 Ciudad de México, Distrito Federal.- MEXICO.

Sinon, vous pouvez également envoyer votre lettre à l’adresse mail suivante: solidaridadmariogonzalez@riseup.net

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Mise à jour concernant la situation des prisonnier-e-s de la ville de Mexico. Liberté aux prisonnier-e-s de Mancera!

Posted in Archives, Campagnes, Ville de Mexico on 11 juillet 2014 by liberonsles

2octmex Liberté aux prisonnier-e-s de Miguel Angel Mancera, maire de la ville de Mexico !

Par Les trois passants
11 juillet 2014

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux mènent un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », le gouvernement fédéral d’Enrique Peña Nieto et le gouvernement de Miguel Angel Mancera, maire de la Ville de Mexico, ont déclenché depuis 2012 une véritable persécution contre les mouvements sociaux, en particulier contre les mouvements anarchistes.

À ce jour, cinq compagnon-e-s anarchistes ou lié-e-s au mouvement anarchiste se trouvent incarcéré-e-s pour avoir participé à des manifestations, piquets de protestation, actions, etc. Certains ont été condamnés à plus de cinq ans de prison ferme, comme Jorge Mario González García. L’entreprise de diffamation poursuivie par le Gouvernement de la Ville de Mexico à l’encontre de Mario González a atteint sa compagne Nuria Ramirez, qui dès le début s’est mobilisée avec une énergie inépuisable pour la liberté de son compagnon. De la même façon, les personnes proches de Mario se sont vues harcelées par les autorités du fait de leur dénonciation systématique de la politique répressive du gouvernement. Le Gouvernement de la Ville de Mexico utilise un discours de violence pour tenter de légitimer la véritable violence qu’il exerce sur la société en général et sur les mouvements sociaux en particulier, violence qu’il érige en mode de gouvernement. La répression visant les manifestants, à partir du 1er décembre 2012, l’a clairement démontré.

Les cas d’autres prisonniers et prisonnières sont également dans une situation difficile. Concernant les anarchistes Carlos López, Amélie Pelletier et  Fallon Poisson accusé-e-s d’avoir lancé le 5 janvier 2014 des pierres et des cocktails molotov sur des installations du Secrétariat de Communications et Transports et sur une concession NISSAN, leur cas se trouve en suspens. De la même façon que pour Mario, ils avaient été relâché-e-s faute de preuves et juste après la Police de la ville de Mexico les a remis-e-s en détention pour des accusations de dommages et attaques à la paix publique. Tous les trois sont en attente de leurs sentences. Carlos a écrit plusieurs lettres racontant sa difficile situation dans la prison d’Oriente, l’une des plus surpeuplées de la ville. Carlos fait l’objet d’abus carcéraux, tabassages et vit dans une situation de violence et de harcèlement constant. Cependant il signale fermement dans l’une de ses lettres « Le système carcéral cherche à ce que nous voyions sa violence comme quelque chose de « normal », que nous en prenions l’habitude, que nous comprenions que c’est comme cela que la prison doit se mener, personnellement, je ne pense pas me laisser domestiquer, je n’ai pas peur de ses représailles ». Quant à Luis Fernando Bárcenas, militant libertaire arrêté le 13 décembre 2013 et accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola, il a été condamné à de la prison ferme pour les mêmes délits d’attaques à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense et il est dans l’attente de son recours en appel. D’autres jeunes ont été condamnés à de lourdes peines de prison, comme ce fut le cas pour Abraham Cortés Ávila, âgé de 23 ans, arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco. Il a été condamné le 2 juin dernier à 13 ans et 4 mois de prison ferme pour les délits d’attaques à la paix publique en bande organisée et tentative d’homicide.

Face à cette persécution, il faut mentionner que la majorité des personnes arrêtées dernièrement ont été accusées d’attaques à la paix publique. L’article 362 du Code Pénal de la ville de Mexico – District Fédéral concernant les « attaques à la paix publique » a été modifié après trois semaines d’actions pour exiger son abrogation, suite aux arrestations massives durant la manifestation contre l’investiture présidentielle d’Enrique Pena Nieto le 1er décembre 2012, ce qui devrait permettre que les détenus suivent leur procès pénal en dehors de la prison. L’article, qui spécifie le délit de « attaques à la paix publique », consiste en réalité en une assignation pour terrorisme que le gouvernement de la ville de Mexico utilise pour criminaliser les dissidents…

Voici une mise à jour concernant les cas de neuf prisonnier-e-s que Miguel Angel Mancera, maire de la ville de Mexico, et son gouvernement répressif maintiennent en prison (Juillet 2014).

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Du jugement contre Mario González ou l’Anarchie face au droit

Posted in Actions, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 9 juillet 2014 by liberonsles

tousettoutespourmarioLe 11 juillet prochain, la magistrate Celia Marín Sasaki, chargée de résoudre le cas de notre compagnon anarchiste et étudiant de 21 ans, Mario González, devra se prononcer à son égard : soit Mario est libéré, soit il devra rester en prison pour le temps dicté par sa sentence, c’est-à-dire 5 ans et 9 mois de prison ferme. Nombreuses ont été les initiatives solidaires pour le faire sortir. Au Mexique, contre vents et marées, sa famille et ses proches ont réalisé depuis son arrestation des forums, des rencontres, des manifestations, des piquets de protestations, des concerts. Ils ont également lancé, dès le début, plusieurs campagnes de solidarité au niveau international. Certains de nos collectifs ont fait de leur mieux pour s’y joindre et y participer. Aujourd’hui, le cas de Mario se trouve à une étape décisive.

Dernièrement une campagne nationale et internationale intitulée Tous et Toutes pour la liberté de Mario ! avance peu à peu, ayant pour but de mettre la pression au juge, même si nous sommes loin, et de continuer à montrer que Mario n’est pas tout seul. Nous vous encourageons à y participer !

balade

Nous voulons vous partager une lettre que sa famille et ses proches ont écrit à propos des juges, des lois, des jugements. Il nous semble important de diffuser cette réflexion.

Du jugement contre Mario González ou l’Anarchie face au droit

Par la famille et les proches de Jorge Mario González García

Mois de juin 2014, lettre écrite avant que le Deuxième tribunal Collégial en matière pénale de la Ville de Mexico ait décidé si le recours présenté par la défense était valide ou pas.

«Les pieds sur le cou de la victime, le juge ne voit que du sang, il ne ressent autre chose que la haine. Il est une bête qui reste confiante de son impunité et aussi convaincue que cela l’honore et la façonne, la fait passer au-dessus des hommes, comme quelque chose de grandiose, serein et respectable (…) Il serait curieux de savoir sur quelle abyssale folie se fonde sa croyance d’être supérieur au criminel qu’il condamne ; avec quoi il se lave les mains pour ne pas tacher ses fils après avoir tué ; où il dépose sa conscience pour pouvoir dormir ; comment il résiste, au final, à la tentation de s’égorger. Au fond, tous les tribunaux sont la même chose, tous les juges. Que la bouteille soit de fer ou de cristal, le liquide-autorité pue et empoisonne pareil, qu’elle se débouche ou qu’elle s’épande. Le pouvoir de condamner : C’est ça le crime !» (Rodolfo González Pacheco)*

Dans les prochains jours, le Deuxième tribunal Collégial en matière pénale de la Ville de Mexico décidera si le recours (Amparo) est accordé à Mario González pour qu’il retrouve sa liberté ou s’il sera obligé d’accomplir sa sentence de 5 ans et 9 mois de prison.**

Ceci nous a amené à nous demander : une personne peut-elle décider du destin d’une autre ? Depuis plus de huit mois, une juge, Marcela Ángeles Arrieta, a décidé que notre compagnon devrait être incarcéré pour attitude suspecte alors qu’il se rendait à une manifestation ; elle-même a décidé à partir de suspicions, que notre compagnon devait rester enfermé pour «  dangerosité sociale ». Sur quoi la juge base t’elle ses décisions ?

Ce n’est pas sur le droit en vigueur, ce n’est pas en faveur de la justice, tous deux de source bourgeoise et pour cela inutiles pour le peuple. Mais en supposant que les lois servent, que la justice existe, il n’existe aucun élément qui prouve que Mario González soit « tellement dangereux » qu’il mérite de rester enfermé. Non, la juge Marcela Ángeles Arrieta et la magistrate Celia Marín Sasaki, qui a ratifié la sentence condamnatoire, ont basé leurs décisions sur un ensemble d’éléments ridicules qui ne sont qu’une grossière farce, qui ne peut même pas s’appeler montage.

Alors : « sur quelle abyssale folie fondent-ils leur croyance d’êtres supérieurs qui peuvent juger ? », demandons-nous avec González Pacheco. Et bien, elles et ils, les juges, trouvent seulement un fondement pour leur action dans le mépris infini qu’ils ont à l’encontre de la liberté, de la justice et des personnes qui luttent. Et ils-elles ont jugé (en condamnant et en acquittant) et continueront de juger ceux et celles qui continuent à lutter, parce que ce qui est véritablement assis sur le banc des accusés ce sont les idées… ils jugent l’Anarchie. Comme il y a plus d’un siècle, d’abord dans la vieille Europe et ensuite en Amérique.

Si l’Anarchie est l’antithèse de leur Droit, divin ou étatique, peu importe la source de ce dernier, il représente une contrainte ; alors, nous nous présentons à une répétition de l’affrontement, dans les tribunaux, entre le Droit et l’Anarchie. Et le Droit a violé son principe de ne pas être juge de sa propre cause.

Dans les jours qui viennent les juges Alejandro Gómez Sanchez, Rosa Guadalupe Malvina Carmona Roig et Irma Rivero Ortiz, condamneront ou acquitteront Mario González. Il serait bon que, comme le dit Aníbal D’Auria : « s’ils veulent être conséquents, devant les charges que lui formule l’Anarchie, le Droit seulement peut se taire ou ne plus parler comme Droit ».***

Prisonniers Politiques Liberté !
À bas les murs de toutes les prisons !
La famille et les proches de Jorge Mario González García
juin 2014
________________

*Rodolfo González Pacheco (1882-1949) :dramaturge, directeur de théâtre, journaliste et orateur anarchiste, il est né à Tandil au sud-est de la province de Buenos-Aires en Argentine. Il a été éditeur du journal anarchiste « La Antorcha » (Le Flambeau) et fut fondateur du "Théâtre d’Idées". Il a été considéré l’un des principaux agitateurs de la mouvance anarchiste, non seulement en Argentine, mais aussi dans ses voyages au Mexique, à Cuba, au Chili, au Paraguay, en Uruguay et  en Espagne.

**Le 23 juin le pouvoir judiciaire fédéral remet le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer le 11 juillet sur le cas de Mario. Il faut mentionner que le 21 mars 2014, Celia Marín Sasaki a ratifié la sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à l’égard de Mario.

***Aníbal D’Auria : Docteur en Droit Politique, avocat et professeur de théorie critique de l’État à l’Université de Buenos Aires, Argentine. Son discours développe une analyse sur l’anarchisme face au Droit, sur l’autoritarisme, sur la liberté. Il a écrit plusieurs livres, tels "Le Clientélisme" ; "Contre les juges" ;  "L’homme, Dieu et l’État".

Traduit par les trois passants
Correction Myriam

Source
Solidaridad Mario Gonzalez

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(Urgent) Campagne : Tous et toutes pour la liberté de Mario !

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Ville de Mexico on 3 juillet 2014 by liberonsles

 cartasasakidef

Appel à l’envoi de messages pour la liberté de Mario González à la magistrate Celia Marín Sasaki, chargée de résoudre son cas dans les jours qui viennent. ( Le 11 juillet 2014 ).

La prochaine audience de Mario aura lieu le 8 juillet 2014.

Tous et toutes pour la liberté de Mario !

Campagne lancée le 3 juillet 2014.

Le 23 juin 2014, la résolution du recours (Amparo Directo) présenté par la défense de Mario a montré une fois de plus l’arbitraire du système judiciaire, à cause duquel notre compagnon est maintenu en prison.

Bien que le recours fasse état de la violation des droits humains et des irrégularités présentes tout au long du procès, qui devraient suffire pour obtenir la libération de Mario, la résolution dit que sa défense n’est pas adéquate. Un appel a été relancé et nous devrons attendre quinze jours pour avoir la réponse. Ainsi, encore une fois, le pouvoir judiciaire fédéral remet le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate de consigne : Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico.

Avec cette manœuvre, il est clair que même en manipulant les lois, les autorités n’ont pas réussi à prouver les accusations contre Mario, et qu’il s’agit donc d’une vengeance contre ceux qui défient ce système autoritaire. Il est très clair en même temps que les lois sont au service du contrôle social. Dans cette pantomime, le principe de légalité, du cadre juridique et de l’État de droit se moque de notre liberté.

Face à ce montage répugnant, nous avons deux options : rester figés face à l’enfermement de nos compagnons et compagnonnes, ou bien nous mobiliser sans arrêt jusqu’à ce que nous puissions cheminer à leurs côtés en liberté.

Nous insistons : liberté inconditionnelle pour Mario González !

Nous vous invitons à exprimer  votre solidarité et à exiger de la juge Celia Marin Sasaki et des autres membres de la cinquième chambre qu’il soit remis en liberté.

Vous pouvez envoyer vos messages, avant le 11 juillet, en ce sens  à :

celia.marin@tsjdf.gob.mx
sala.penal05p3@tsjdf.gob.mx

Vous pouvez écrire votre message vous-même ou vous servir de cette phrase :

Desde Francia, exigimos a la magistrada Celia Marín Sasaki, otorgue la libertad inmediata a nuestro compañero Jorge Mario González García, detenido de manera violenta y completamente arbitraria el 2 de octubre de 2013 cuando se dirigía a la manifestación del 2 de octubre por la conmemoración de la matanza de Tlatelolco, día emblemático para miles de estudiantes y para el pueblo de México en su conjunto. El compañero no tuvo ni tiempo de llegar a dicha marcha cuando fue detenido y posteriormente torturado por las autoridades del Gobierno del DF; cabe mencionar que ya se había pagado su fianza y de manera arbitraria se le volvió a detener y a encarcelar sin pruebas y sin razones.

Exigimos su libertad inmediata y estamos atentos a una resolución satisfactoria que dicte la libertad inmediata e incondicional para Jorge Mario González García preso político desde el 2 de octubre de 2013.

Atentamente:

(mettre la signature d’organisation ou personne)

Traduction du texte:

Depuis la France, nous exigeons que la juge et magistrate Celia Marín Sasaki se prononce pour la liberté immédiate de notre compagnon Jorge Mario González García. Mario a été arrêté de manière violente et complètement arbitraire le 2 octobre 2013, alors qu’il se dirigeait vers la manifestation du 2 octobre commémorant le massacre de Tlatelolco, jour emblématique pour les étudiants et pour le peuple Mexicain en général. Le compagnon n’avait même pas encore rejoint la manifestation quand il fut arrêté, puis ultérieurement torturé par les autorités du Gouvernement de la Ville de Mexico. Ensuite, bien que la caution ait été réglée, Mario a été de nouveau arrêté et mis en prison sans preuves ni raisons.

Nous exigeons sa liberté immédiate et nous restons attentifs à une résolution positive qui impose la libération immédiate et inconditionnelle de Jorge Mario González García, prisonnier politique depuis le 2 octobre 2013.

(mettre la signature d’organisation ou personne)

Vous pouvez également envoyer la carte postale (en pièce jointe) avec votre message.

___________
Source en espagnol
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Communiqué sur la situation juridique de Mario González

Posted in Archives, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 2 juillet 2014 by liberonsles

FuegoCarcel-JorgeLinares-LR-3
Écrit par la famille et les proches de Jorge Mario González García
Juin 2014

Au peuple en général
Aux médias libres et indépendantes

Après plus de 8 mois de séquestration de notre compagnon Mario González par l’État Mexicain, sa situation juridique arrive à une étape cruciale, dont dépend la résolution de son cas : de la décision des autorités fédérales dépendra le fait que Mario retrouve sa liberté ou reste incarcéré le temps fixé par sa sentence (5 ans et 9 mois de prison).

Pour rappel :

- le 2 octobre 2013, il a été arrêté de façon illégale, sans mandat d’arrêt et sans qu’il soit pris en « flagrant délit », c’est-à-dire au moment de commettre un délit.

- Le 8 octobre, au moment de quitter la prison, sa détention a été prolongée et ce même jour il a commencé une grève de la faim.

- Le 3 décembre, après 56 jours et dans un état de santé critique, il met fin à sa grève de la faim sans avoir eu droit à une seule audience, car toutes ont été reportées par la juge  Marcela Angeles Arrieta.

- Le 10 janvier 2014 il reçoit une sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à son égard.

- Le 21 mars, Celia Marín Sasaki, magistrate de la cinquième chambre du tribunal supérieur de justice de la ville de Mexico (TSJDF), ratifie la sentence.

- Le 8 mai, un recours (Amparo) a été présenté par la défense de Mario au deuxième tribunal collégial pénal de la ville de Mexico.

- Les magistrats de ce tribunal seront responsables de la résolution de ce recours d’Amparo direct (d’habeas corpus) qui laisse concrètement deux possibilités :

                 1. Que ce recours (d’Amparo) lui soit accordé, d’une part à cause des multiples violations aux droits humains et des irrégularités commises tout au long du procès par les autorités du Gouvernement de la Ville de Mexico, de sa mise en détention jusqu’à aujourd’hui. Et d’autre part car les preuves à son encontre sont inexistantes et qu’en revanche une expertise menée par le Bureau du procureur général de la justice de la ville de Mexico a déterminé que les faits qui sont reprochés à Mario n’ont jamais eu lieu.

                2. Que le recours (Amparo) soit rejeté et que Mario reste en prison pendant le temps dicté par sa sentence, c’est-à-dire  5 ans et 9 mois.

Ndt : Le 23 juin 2014, le pouvoir judiciaire fédéral place encore une fois le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate de consigne, Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer au début du mois de juillet sur la libération de Mario. La prochaine audience de Mario aura lieu le 8 juillet 2014.

Pour toutes ces raisons la famille et les proches de Mario ont lancé un appel urgent à participer à la campagne pour la liberté de Mario : plusieurs actions et rencontres sont en cours au Mexique, une manifestation a eu lieu le 26 juin devant le tribunal à Mexico. D’autres initiatives, telles que l’envoi de messages à la juge Sasaki, exigeant la libération de Mario, ont été diffusées au niveau national et international. Ainsi, vous pouvez envoyer vos messages exigeant la liberté de Jorge Mario González García à :

celia.marin@tsjdf.gob.mx, sala.penal05p3@tsjdf.gob.mx

Dernièrement, la famille et les proches de Mario signalent : " Nous dénonçons le fait que tout au long de ces 8 mois, notre compagnon a été continuellement harcelé et intimidé par le personnel de la prison, les matons de la tour médicale de Tepepan, en particulier par Teodoro Arismendi et Raúl Clemente".

Halte au harcèlement contre Mario González !
Nous exigeons du tribunal pénal de la Ville de Mexico l’acquittement de Jorge Mario González García.

La famille et les proches de Jorge Mario González García
Juin 2014

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Traduit par les trois passants
Correction Myriam
Source en espagnol

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Cas de Mario González : réflexions autour de l’arrestation et de l’enfermement.

Posted in Archives, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 2 juillet 2014 by liberonsles

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Par le groupe de soutien à Jorge Mario González García

28 juin 2014.

Brève description du cas de Mario Gonzalez :

Jorge Mario Gonzalez Garcia est un étudiant du Collège de sciences humaines de Naucalpan (établissement dépendant de l’UNAM), qui s’est opposé aux réformes éducatives de l’Université Nationale Autonome du Mexique visant à mettre en place la privatisation de l’éducation publique. Ces réformes nuisent en effet aux intérêts des étudiants et du pays en général. À cause de son opposition, Mario avait reçu des menaces.

Le 02 octobre 2013, Mario a été arrêté avec dix autres personnes dans un transport en commun, de façon violente et arbitraire, alors qu’il se rendait à la manifestation commémorative du 2 octobre. Sa détention a été clairement illégale et jusqu’à présent tout le processus de son incarcération a été rempli d’irrégularités. Il s’agit d’un prisonnier politique. Il reste enfermé car ses idées représentent une menace pour le pouvoir politique en place.

Alors qu’une importante caution a été versée, Mario reste détenu sous l’accusation « d’Attaques à la Paix Publique » et il est considéré comme un « individu socialement dangereux ». (1)

Du fait de toutes ces irrégularités, Mario a entamé une longue grève de la faim dont le but était de signaler l’injustice commise à son encontre et d’exiger sa libération. Elle a duré 56 jours, causant des dommages irréversibles dans son organisme et nécessitant son transfert à la tour médicale du centre carcéral féminin de Tepepan, dans la Ville de Mexico où il se trouve actuellement hospitalisé. Cependant, le système carcéral du Gouvernement de la Ville de Mexico (GDF), fidèle à son mépris de la vie humaine et à son autoritarisme, le maintient toujours en prison.

Quelques réflexions sur l’incarcération

Les objectifs de la prison : soumettre la personne à l’isolement, à l’intimidation et à la destruction non seulement de son corps mais de sa dignité afin de briser sa participation politique.

Nous savons que les lois servent à défendre les intérêts du mauvais gouvernement, à justifier la répression en soi. Nous savons que nous ne pouvons rien attendre de ce soi-disant appareil légal, c’est-à-dire qu’il n’y aura aucun type de justice pour nous car  aucun procès à notre égard n’a été attaché conforme à ses propres lois et à ses propres  normes.

Cependant, le prisonnier doit continuer à suivre son procès juridique et à épuiser toutes les instances, afin de saisir la moindre erreur de leur part comme occasion de rendre sa libération possible. Toutefois, nous sommes sûrs que ce sont les mobilisations sociale et politique qui feront sortir notre compagnon de prison.

Nous considérons que les premières heures de détention sont les plus Importantes. Il faut avoir les numéros de téléphone des avocats afin de pouvoir avoir une représentation juridique adéquate, de préférence des avocats expérimentés dans les cas d’emprisonnement politique.

Il est nécessaire d’user de toutes les ressources juridiques, de tous les recours, les habeas corpus (Amparos) etc. Nous savons que l’État ne reconnaîtra jamais que la prison accomplit une fonction de punition envers la dissidence sociale.

Évidemment il s’agit d’un processus long et épuisant, ce pourquoi il est toujours avantageux et indispensable de chercher des réseaux de soutien, familiaux, économiques et politiques.

Les impacts du système carcéral

Pour ceux et celles qui sont à l’extérieur (la famille, les amis, les proches, etc.) il existe des impacts psychologiques : peur, tristesse, énervement, frustration, fatigue, maladie. Pour ceux et celles qui sont à l’intérieur (pour le prisonnier-e-s) : torture, mauvais traitements, coups, impact économique car la prison coûte cher et les frais juridiques également, épuisement physique et psychologique. Nous avons tout de même expérimenté des changements dans les dynamiques politiques des personnes impliquées.

Possibles apprentissages

Pour Mario, le processus carcéral a connu différentes étapes, grâce auxquelles nous nous sommes rendu compte qu’il générait une grande capacité à se surpasser, se mettre debout. C’est difficile mais possible et grâce à cette capacité, nous pouvons aller de l’avant.

Il s’agit d’une lutte continuelle, la lutte pour la survivance de soi-même. Malgré l’emprisonnement entre les griffes de ce monstre gouvernemental, on peut continuer à être soi-même.

Il est possible de trouver d’autres moyens de transgresser l’enfermement , il y aura toujours différentes façons de dépasser l’enfermement. Apprendre à nous organiser autrement. Les expériences vécues par d’autres prisonniers ou ex-prisonniers, desquelles nous pouvons apprendre, seront toujours de grand utilité. Connaître profondément le système carcéral nous permet de mieux le comprendre et de pouvoir mieux le combattre.

Nous voyons la nécessité de repenser un monde sans prisons, car le système carcéral ne permettra jamais aucune réinsertion sociale. Il faut repenser d’autres formes de « réinsertion sociale ». Pour toutes ces raisons, il est indispensable de ne pas oublier les compagnons qui sont en prison.

Conclusion

Nous ne pouvons pas nous habituer à la répression. Il est nécessaire de trouver des alternatives qui nous aident à la combattre, à nous coordonner avec d’autres luttes, à nous mettre en relation pour faire face à la politique de terreur menée par l’État Mexicain.

(1) Le 7 octobre la juge des délits non graves Marcela Ángeles Arrieta a fixé une caution de 130, 000 pesos (un peu plus de 7000 euros, ce qui est totalement disproportionné par rapport au salaire minimum mexicain qui est de 3 euros par jour environ). Cette somme a été réglée mais le jour prévu de sa libération, un groupe de policiers ont ramené Mario en prison, la tête couverte et en le rouant de coups, sans donner d’explications. L’argument de la Juge a été que Mario est une personne dangereuse pour la société. De cette façon, la juge a annulé sa remise en liberté sans prévenir la défense.

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Traduit par les trois passants
Correction Myriam et Valérie

Source en espagnol (Reseña tomada de la exposición de Nuria Ramírez en el I Foro contra la Represión)

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Liberté pour Mario González! Halte au harcèlement contre Nuria Ramírez !

Posted in Archives, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 23 juin 2014 by liberonsles

libertémain
Depuis l’Europe nous exigeons que cesse le harcèlement contre Nuria Roxana Ramírez, activiste et compagne de Mario González, prisonnier depuis le 2 octobre 2013. Nous exigeons également la libération immédiate de Mario !

Les collectifs européens, ci-dessous, annexent leurs signatures en soutien au communiqué de solidarité avec Nuria Roxana Ramírez émis depuis le Mexique. Nuria est la compagne de Mario González, harcelée par le Gouvernement de la Ville de Mexico et criminalisée par les médias de désinformation capitalistes, qui diffusent des mensonges en permanence. Nous exigeons en même temps la libération immédiate de Jorge Mario González García, et nous restons attentifs à la résolution du deuxième tribunal collégial en matière pénale du premier circuit du pouvoir judiciaire de la fédération, à propos de son recours (Amparo).

23 juin 2014

Nous exprimons notre préoccupation et notre rejet des accusations du Gouvernement de la Ville de Mexico à l’encontre de notre compañera Nuria Roxana Ramírez. Les fonctionnaires du gouvernement ont signalé à plusieurs médias que Nuria était parfaitement identifiée comme l’une des personnes ayant pris part à la manifestation du jeudi 12 juin 2014, lors d’un événement qui a eu lieu au Centre des Droits de l’Homme de la Ville de Mexico (CDHDF) et auquel participait Miguel Ángel Mancera, le maire de la ville. Les fonctionnaires ont même donné à la presse le nom complet de Nuria, qui est la compagne de Jorge Mario González García, emprisonné et torturé par le Gouvernement de la Ville de Mexico (GDF) le 2 octobre dernier, et qui se trouve actuellement hospitalisé dans la tour médicale de Tepepan.

Ceci est d’autant plus inquiétant que, dimanche 15 juin, Héctor Serrano Cortés, le secrétaire du Gouvernement de la Ville de Mexico affirmait l’existence d’enquêtes préliminaires menées par le Bureau du Procureur Général de Justice du District Fédéral (de la Ville de Mexico) – PGJDF – contre les personnes ayant participé à cette manifestation, lançant ainsi une menace contre notre compañera Nuria.

Face à ces faits, nous tenons à faire savoir que les accusations contre Nuria Ramírez sont totalement fausses, et que même les personnes à l’initiative de la manifestation nient catégoriquement que Nuria y ait participé. À ce propos, plusieurs médias ont corrigé l’information fournie par le Gouvernement de la Ville de Mexico qui, malgré tout, insiste sur l’accusation.

Pour notre part, nous affirmons clairement que, le même jour et à la même heure, Nuria se trouvait au Forum contre la répression à l’Université Autonome Métropolitaine de Mexique siège Xochimilco, ce que prouve une vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=DArPVxhdPkM.

Ce n’est pas par hasard, ni par erreur, que le Gouvernement de la Ville de Mexico lance des accusations contre notre compañera Nuria. Il tente en effet de lui attribuer des comportements qui peuvent être utilisés, plus tard, pour exercer des actions répressives à son encontre. C’est là, très clairement, la stratégie habituelle du Gouvernement de la Ville de Mexico, comme il l’a déjà montré avec Mario, Luna Flores et d’autres activistes considérés comme dangereux à cause d’actes créés de toutes pièces par les autorités, dans des circonstances où les compañeros en question n’étaient même pas présents.

Nous affirmons également que le fait d’exprimer son désaccord, de protester ou de  manifester est un droit, et que personne ne peut être poursuivi, emprisonné ou harcelé pour ces faits ni, de même, pour afficher une quelconque position politique. Le discours de violence qu’utilise le Gouvernement de la Ville de Mexico essaie de justifier la véritable violence érigée en mode de gouvernement par le gouvernement lui-même sur la société en général et à l’égard des mouvements sociaux en particulier, comme il l’a été clairement démontré lors de la répression exercée contre les manifestants à partir du 1er décembre 2012.

L’entreprise de diffamation du Gouvernement de la Ville de Mexico à l’égard de Mario González a atteint sa compagne et les personnes proches qui ont dénoncé la politique répressive de ce gouvernement, et qui luttent continuellement pour la libération de Mario. Nous, les signataires de cette lettre, reconnaissons l’importance du travail de notre compañera Nuria pour arriver à obtenir la libération de Mario, et rendons le Gouvernement de la Ville de Mexico responsable de tout type de représailles ou d’atteinte à l’intégrité physique et morale de Nuria Ramírez. Nous exigeons des excuses publiques et un éclaircissement dans ce sens. De plus, le Gouvernement de la Ville de Mexico doit assumer sa responsabilité dans l’arrestation arbitraire et injustifiée de Mario González.

Liberté immédiate pour  Mario González!
Halte à la répression et au harcèlement contre Nuria Ramírez!
Halte à la persécution et diffamation des militant-e-s sociaux !

-Associació Solidaria Cafè Rebeldía-Infoespai – Barcelona, Catalunya
-Caracol Solidario, Besançon, France
-Caracol Zaragoza (Estado español)
-CSPCL, Paris, France
-Fédération anarchiste (France, Suisse, Belgique)
-Gruppe B.A.S.T.A., Munster, Allemagne
-Internationale des Fédérations anarchistes (IFA)
-La Pirata :  Nodo Solidale, Italie et Mexique,
Collettivo Zapatista de Lugano, Nomads Bologna et Berlin,
Adhérents individuels
-Les trois passants, Paris, France
– Mut Vitz 13 Marseille, France
– The UK Zapatista Solidarity Network:
Dorset Chiapas Solidarity Group
Edinburgh Chiapas Solidarity Group
Kiptik (Bristol)
London Mexico Solidarity Group
Manchester Zapatista Collective
UK Zapatista Arts, Culture and Education Collective
UK Zapatista Translation Service
Zapatista Solidarity Group – Essex University

Source en espagnol

Depuis le piquet de Venaus dans le Val de Suse, Italie : solidarité avec les prisonnier-e-s de toute géographie

Posted in Actions, Campagnes, Communiqués, EZLN on 22 juin 2014 by liberonsles

VALDESUSAEN Déclaration en solidarité avec les prisonnier-e-s de toute géographie et contre le système carcéral.
Depuis le piquet de Venaus dans le Val de Suse, Italie, lors de la rencontre des collectifs européens solidaires avec les zapatistes et avec ceux et celles d’en bas et à gauche.

Aux prisonniers et prisonnières de tout calendrier et de toute géographie
Aux familles et  aux collectifs des prisonniers et prisonnières
À la Sexta
Aux peuples du Mexique et du monde

15 juin 2014

Compañeros et compañeras :

Depuis ces terres rebelles où une lutte se mène contre la construction du train à grande vitesse (TAV), contre le pillage, l’exploitation et le capitalisme, des hommes, des femmes et des enfants se sont organisés et ont formé le mouvement NoTAV. Ici dans cet espace de lutte, la rencontre des collectifs européens de solidarité avec les zapatistes et avec ceux et celles d’en bas et à gauche a eu lieu du 13 au 15 juin de cette année.

Depuis cet espace nous voulons vous dire :

Dans tout calendrier et dans toute géographie, la prison, l’enfermement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale et toute institution qui exerce l’enfermement étaye et consolide les quatre roues du capitalisme : l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris.

C’est pourquoi la lutte anticapitaliste englobe nécessairement la lutte contre l’enfermement.

Nous pensons que le capitalisme se sert de l’enfermement et du système carcéral pour épuiser, désarticuler, paralyser et détruire les luttes sociales et les résistances, non seulement par la voie de l’enfermement physique, de la torture, et des violations sexuelles, commises contre les femmes, mais aussi par la voie de la pression économique à travers les amendes, les cautions, et les frais lors du procès qui mènent d’une part à l’appauvrissement, et d’autre part à l’enrichissement des institutions et des entreprises qui font de l’enfermement un business juteux.

Notre lutte s’insère dans la résistance et le combat anti-carcéral contre tout type de répression et de criminalisation, que ce soit contre les migrants ou contre ceux et celles d’en bas, organisés ou non.

Nous n’oublions pas les prisonniers et les prisonnières en lutte qui résistent et cherchent des alternatives face aux méga- projets et méga -événements de mort et de destruction, ni ceux et celles qui défendent leurs territoires et communautés ; nous n’oublions pas ceux et celles qui luttent pour le logement, ni les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale, les antifascistes, les anarchistes et ceux et celles qui en bas et à gauche luttent et résistent au capitalisme, au fascisme, au racisme, au sexisme et à toute forme de domination et d’oppression.

Depuis ici, nous saluons les compañeras et compañeros prisonnières et prisonniers de la Sexta : Alejandro Díaz Sántiz, Alvaro Sebastián Ramírez, Máximo Mojica Delgado, María de los Ángeles Hernández Flores et Santiago Nazario Lezma.

Nous saluons également notre compañero anarchiste Jorge Mario González García.

Nous n’oublions pas et saluons les prisonniers et prisonnières du Congrès National Indigène (CNI).

Nous n’oublions pas et saluons notre compañero Mumia Abu Jamal, enfermé par le gouvernement des États-Unis depuis plus de 30 ans.

Nous n’oublions pas et saluons également Leonard Peltier, membre du mouvement indigène américain (AIM) qui est incarcéré depuis 38 ans aux États-Unis.

Et depuis ces terres où la rébellion inonde les cœurs, nous n’oublions pas et saluons Chiara, Niccolò, Mattia et Claudio, séquestrés par l’État italien pour s’être opposé-es, comme tant d’hommes et de femmes à la construction du train à grande vitesse qui cherche à détruire les montagnes, les vallées et les villages d’où germent la rébellion et la dignité.

Nous lançons un appel à la Sexta à se solidariser et à participer à la journée internationale pour les prisonniers et prisonnières politiques le 17 avril 2015, jour créé pour ne pas oublier les prisonniers et prisonnières du peuple palestinien, qui à présent compte 4 millions des déplacés dans le monde. Cette journée de mobilisation a été reprise par les compañeras et compañeros kurdes, basques, kanaks, sahraouis, mapuches et continue à s’étendre aux prisonniers politiques et révolutionnaires d’autres coins du monde.

Aujourd’hui à cette rencontre, nous nous sommes écoutés, nous avons partagé nos douleurs, nos rages et nos initiatives. Notre engagement est de continuer à cheminer ensemble, avec nos différentes formes et moyens, pour la liberté à laquelle nous aspirons, pour le monde auquel nous rêvons et que depuis en bas et à gauche nous sommes en train de construire.

Nous saluons les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale de toute géographie !
Nous ne sommes pas tous là, il manque les prisonnier-e-s !
À bas les murs des prisons !

Collectifs ayant participé à la rencontre :

- Associació Solidaria Cafè Rebeldia-Infoespai, Barcelona (Estado español)
– Camminar Domandando, Italia
– Coalizione Associazioni Ya Basta Marche, NordEst, Emilia Romagna e Perugia (Italia)
– Comitato Chiapas Maribel (Italia)
– Comité Tierra y Libertad, Lille (Francia)
– Colectivo Kamara-DA, Francia-Mexico
– CSPCL Paris, Francia
– La Adhesiva Barcelona, Estado español
– LaPirata:
Nodo Solidale (Italia-Mexico)
Nomads (Italia)
Colectivo Zapatista Lugano (Suiza)
– Les Trois passants Paris, Francia
– Mut Vitz 13 Marseille (Francia)
– Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas (País Vasco)
– The UK Zapatista Solidarity Network:
Dorset Chiapas Solidarity Group
Edinburgh Chiapas Solidarity Group
Kiptik (Bristol)
London Mexico Solidarity Group
Manchester Zapatista Collective
UK Zapatista Arts, Culture and Education Collective
UK Zapatista Translation Service
Zapatista Solidarity Group – Essex University
– Ya Basta! Milano (Italia)

Collectifs qui se joignent à cette déclaration :

- ASSI (Acción social Sindical Internacionalista)
– Associacion Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas Francia
– Caracol Zaragoza (Estado español)
– CSOA Il Molino, Lugano (Suiza)
– CSOA La Strada, Roma (Italia)
– CEDOZ (Estado español)
– CGT – (Estado español)
– Federacion anarquista (Francia, Suiza, Belgica)
– Fédération SUD éducation, France
– Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Alemania
– Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid (Estado español)
– Union Mexicana Suiza (UMES) de Zurich
– Union syndicale Solidaires, France

Source

Depuis l’Europe: un cri pour la liberté de Jorge Mario González García

Posted in Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 2 juin 2014 by liberonsles

mariolibertemMai 2014

Pour amplifier la campagne permanente pour la liberté de Jorge Mario González García et lui envoyer une salutation pleine de courage et de rébellion, nous nous joignons, ce 20 mai, par cette lettre, au cri collectif pour sa liberté.

D’abord, Mario, comme tu le sais, nous sommes toujours là. Nous ne t’avons pas oublié, compagnon, et nous continuons à faire connaître ton cas, ta lutte, tes mots, du mieux que nous pouvons.

Depuis le mois de mars nous diffusons également ta vidéo. Dans ces moments difficiles où s’intensifient la répression et l’acharnement du Pouvoir, de ceux qui là-haut piétinent, harcèlent, assassinent, emprisonnent,nous devons continuer avec courage et avec force. L’attaque contre nos compagnons et compagnonnes zapatistes et l’assassinat de Galeano, votan (gardien) de la Petite École zapatiste, nous ont laissés plus enragés que jamais. Mais cette rage qui inonde aujourd’hui nos coeurs fait que l’oubli n’y trouve pas de place, et n’en trouvera jamais.

En ces moments difficiles, Mario, nous sommes toujours là et nous ne t’oublions pas.

D’ici, même si nous sommes loin, nous te disons : courage, courage depuis ta tranchée de lutte. Nous voulons te dire que tes communiqués nous ont donné beaucoup d’énergie pour ne pas nous rendre et pour continuer la lutte, coûte que coûte, pour cette liberté qu’ils nous enlèvent, qu’ils conditionnent et qu’ils marchandent quotidiennement.

D’ici, compa, même si nous sommes loin, et même si nous ne t’envoyons que ces quelques lignes, nous te disons que nous continuons à avancer, que nous sommes ici et que nous ne nous rendons pas.

Un salut à tous les compas qui, d’une manière ou d’une autre, organisent des actions, des réunions, des forums pour la liberté de Mario. Aujourd’hui, nous envoyons une forte accolade à Mario González et nous exigeons par le cri collectif de ce 20 mai, et tous les autres cris qui continueront à se répandre : Liberté pour Mario Maintenant !

 Liberté pour Luis Fernando Bárcenas, Carlos López, Amélie Pelletier, Fallon Poisson et Abraham Cortez !

Ici en bas, quand la rage inonde notre cœur, nous ne nous fatiguons pas, nous ne nous rendons pas !

Les trois passants, Paris (France)
International des Fédérations Anarchistes (IFA)
Fédération Anarchiste (France, Suisse, Belgique)
Confederación General del Trabajo –CGT (Estado Español)
Caracol Solidario, Besançon (France)

Source en espagnol

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Manifestation – Dimanche 18 mai 2014: Justice pour Galeano ! Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Chiapas, EZLN on 15 mai 2014 by liberonsles

manifezln18parisManifestation : Justice pour Galeano !
Halte à la guerre contre les communautés
zapatistes !

Dimanche 18 mai 2014 – PARIS
14h00 – Place de l’Hôtel-de-Ville

Suivie d’un Rassemblement à 16h30 à La fontaine des Innocents. Châtelet/Les Halles

Le 1er janvier 1994, date d’entrée en vigueur de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain), les sans-terre, les sans-voix, les « oublié-e-s de toujours » que sont les Indien-ne-s, occupent au cri de « ya basta ! » (ça suffit !) plusieurs villes du Chiapas, État riche en ressources, où la population est la plus pauvre du Mexique. L’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) apparaît publiquement pour la première fois et, avec elle, tou-te-s les Indien-ne-s en lutte déclarent la guerre pour la dignité, la justice et la démocratie, ainsi que la reconnaissance de leurs droits et de leur culture. Le feu et la parole qui ont surgi de la forêt Lacandone ont offert une alternative au capitalisme.

Tout au long de ces vingt années, des groupes, collectifs, organisations, syndicats et individus très divers ont accompagné et soutenu chacune et chacun à sa façon leur cheminement… tout au long de ces années nous ne les avons pas oublié-e-s !

Face aux zapatistes, le pouvoir, à tous les niveaux, a toujours répondu par la répression, la violence et les assassinats. Il se sert de ses militaires et paramilitaires pour mener cette guerre.

Mais les zapatistes restent fermes et continuent à construire leur autonomie pacifiquement, sans chercher à prendre le pouvoir, sur la base d’assemblées communautaires, s’organisant en communes autonomes. De nombreuses réalisations pour la mise en place d’une autonomie durable voient le jour – écoles, cliniques, coopératives, transports, agriculture, artisanat – dans une région où la plupart des paysan-ne-s sont privé-e-s des services de base.

Le 2 mai 2014, des groupes paramilitaires ont attaqué le caracol de La Realidad, siège du Conseil de bon gouvernement zapatiste de la région. Le bilan de cette attaque se solde par la destruction d’une clinique et d’une école autonome, par plusieurs blessés par balle dans une lâche embuscade et l’assassinat de Galeano. Il a été clairement ciblé pour son rôle dans l’organisation de la Petite École (Escuelita) qui symbolise la nouvelle initiative zapatiste internationale et nationale. Cette attaque est d’une telle gravité que le Conseil de bon gouvernement, représentation civile des communautés zapatistes de la région, a fait appel à l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Le commandement de l’EZLN a répondu positivement à l’appel du Conseil et est chargé par celui-ci de faire face à la situation créée par cette attaque.

Un coup porté contre l’un-e d’entre nous est un coup porté contre tou-te-s !
Justice pour Galeano !
Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !
Solidarité avec les zapatistes !

Nous lançons un appel aux associations, collectifs, individus, à signer et à faire signer cette lettre collective de solidarité. Envoyez vos signatures à: chiapas@solidaires.org

Alternative Libertaire, Collectif Grains de sable, Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL), Compagnie Tamerantong, Espoir Chiapas, Fédération anarchiste, Fédération SUD éducation, Les trois passants, Secrétariat internationale de la CNT, Union syndicale Solidaires.

Lettre de solidarité

Voir le Communiqué: LA DOULEUR ET LA RAGE, Sous-commandant Insurgé Marcos.

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TRACT Mexique: Manifestation Justice pour Galeano ! Halte à la guerre contre les communautés zapatistes !

petiteimmanif

 

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