Archive for the Campagnes Category

Depuis l’Europe : Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes emprisonnés à Mexico

Posted in Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 3 septembre 2014 by liberonsles

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mois d’août 2014

Compagnons et Compagnonnes :

Par cette lettre, les collectifs signataires, expriment leur solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes arrêtés à Mexico et envoient leur salutation solidaire à chacun d’eux et d’elles à l’occasion de cette Semaine Internationale de Solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes qui aura lieu à Mexico et dans d’autres endroits du monde du 26 au 30 août de cette année.

Nous envoyons de vives salutations aux compagnons et compagnonnes Mario González García, Carlos López, Amélie Pelletier et Fallon Poisson. Sachez que nous avons lu vos communiqués et nous voyons que l’esprit rebelle continue à être présent dans vos actions, vos mots et dans votre cœur ; depuis nos espaces, plusieurs d’entre nous ont diffusé le mieux possible votre situation et votre lutte à l’intérieur de la taule d’où vous résistez jour après jour et d’où vous construisez une forme de protestation quotidienne contre le système carcéral. Compagnons et compagnonnes, nous voulons vous envoyer une forte accolade pour vous encourager, sachez que vos paroles ont dépassé les frontières et résonnent dans plusieurs coins du monde.

Grâce aux communiqués que vous avez émis dès le début de votre détention, nous sommes au courant de l’état de santé de certains d’entre vous, des dures conditions que vous devez affronter, mais, nous avons également entendu vos paroles de rage qui décrivent en détail le système carcéral où l’abus de pouvoir, la corruption, l’intimidation, l’autoritarisme, la torture physique et psychologique ainsi que l’humiliation quotidienne renforcent la répression systématique que le système capitaliste utilise pour faire taire la voix de la protestation, du désaccord, de la rébellion de tous ceux et celles qui en ont assez et qui ont soif de changer les choses.

Nombreuses ont été les phrases où vous décrivez votre espace actuel de vie, les relations avec les autres détenus, les médecins, et le personnel pénitentiaire, et malgré les difficultés rencontrées, vous êtes toujours debout en restant cohérents avec votre pensée anarchiste. Cette phrase récurrente qui signale  que « dehors nous ne sommes pas libres » résonne en nous…et la liberté que nous cherchons sans cesse, que l’on voudrait nous monnayer, est celle pour laquelle nous luttons depuis nos différentes tranchées. C’est parce que nous sommes à la recherche de cette liberté que nous avons hâte que vous soyiez dehors des centres d’enfermement et que vous puissiez enfin vous promener dans vos quartiers, vos maisons, avec vos amis et avec vos proches, c’est en raison de notre infatigable quête de liberté que nous ne pouvons vous oublier et que nous espérons que vous gardiez courage, courage ! compagnons et compagnonnes.

De notre côté nous continuons à être attentifs à votre situation, à votre lutte, à votre rébellion, à vos paroles, à votre cheminement, bien que vos pas soient limités par les murs, vous nous avez démontré que malgré les dures circonstances dans lesquelles vous vous trouvez, vous ne vous rendez pas, vous ne vous vendez pas, vous ne vous taisez pas.

Bien que cette lettre ait été spécialement faite pour les compagnons et compagnonnes anarchistes incarcérés, nous ne pouvons omettre de mentionner les détenus par le gouvernement de la ville de Mexico à la tête de laquelle se trouve Monsieur Mancera et ses collègues répresseurs et qui ont rempli les prisons de manifestant-e-s, d’étudiant-e-s, des gens d’en bas mécontents comme c’est le cas d’ Abraham Cortez Avila et de Luis Fernando Bárcenas et d’autres encore.

Une forte salutation et courage à vous tous et toutes !
Nous sommes là !
LIBERTÉ pour Mario, Carlos, Amélie et Fallon!
Prisonnier-e-s Anarchistes Liberté !
Liberté pour Abraham Cortez Avila et Luis Fernando Bárcenas !
À bas les murs des prisons !

En solidarité:

Alternative Libertaire, France
Anarchist Black Cross, Paris, France
Asociación Solidaria Café Rebeldía-Infoespai, Barcelone
ASSI (Acción social Sindical Internacionalista)
Caracol Zaragoza, État Espagnol
Confederación General del Trabajo (CGT) État Espagnol
CSPCL, Paris, France
Fédération anarchiste (France, Suisse, Belgique)
Gruppe B.A.S.T.A., Munster, Alemania
Internationale des Fédérations anarchistes (IFA)
Les trois passants, Paris, France
Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid, État Espagnol
laPirata :
-Nodo Solidale, Rome et Mexique
-Collettivo Zapatista lugano, Suisse
-Nomads, Bologna, Berlin
-Adhérents individuels

Source

traduit par les trois passants
correction Amparo

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MEXICO: L’enfermement d’un anarchiste

Posted in Archives, Campagnes, Ville de Mexico on 25 août 2014 by liberonsles

Mariolibre9aout1

L’enfermement d’un anarchiste
Par Alejandra Natalia Rodriguez Escobar
11 août 2014.

Ma destination, c’est la tour médicale de la prison de Tepepan, et le patient incarcéré est Jorge Mario González García. Trois contrôles préalables à l’entrée dans l’hôpital m’attendent  : identification, fouille vestimentaire et tampons de sécurité. Cependant, l’entrée n’est pas si simple. À une première tentative, le jogging vert que je porte n’est pas autorisé ; ensuite je dois encore attendre car le gardien de service n’a pas fait mention de mon changement de vêtement.

« Lit 213, c’est votre patient, attendez ici qu’ils viennent vous chercher pour vous indiquer le chemin", me dit l’un des gardiens . Quelques minutes plus tard, un policier arrive pour me conduire à l’ascenseur. Après avoir passé mon dernier contrôle, je vois un homme jeune, mince, aux cheveux frisés et en robe de chambre blanche, attendant la visite. Le premier contact est une embrassade suivie de félicitations. Hier, Mario González a fêté son 22ème anniversaire.

Mario González est incarcéré depuis le 2 octobre dernier, accusé d’attaques à la paix publique. Malgré les irrégularités juridiques dans son dossier et l’inexistence d’une quelconque preuve qui l’incrimine, il a été condamné à plus de 5 ans de prison ferme*, sans droit à une caution. En décembre dernier, Mario a mis fin à une grève de la faim qui a duré presque 60 jours. Les conséquences sur son état de santé sont significatives.

Les chambres des hôpitaux ont la caractéristique d’être froides et sobres  ; cependant, on perçoit autre chose dans celle-ci. En plus de la solitude du seul patient, une accumulation de livres empilés lus et qui restent à lire, ainsi que des journaux nationaux, décorent la chambre. Des textes anarchistes et un résumé des écrits de Ricardo Flores Magón sont les plus visibles. - "Celui-ci, je suis en train de le lire », me dit-il, en même temps qu’il me montre un exemplaire du « Traité du savoir vivre à l’usage des nouvelles générations ». - "C’est un livre qui parle de l’agitation sociale radicale qui a inspiré les jeunes du mai français et il m’a été très utile", m’explique-t-il.

Sur le bureau près du lit, on voit un Rubik’s cube – avec la face jaune complétée.  J’observe un petit gâteau presque terminé, puis je demande : « Comment as-tu passé ton anniversaire ? »

⁃    « Bien. Le fait de sentir et de voir le soutien de mes compagnons dehors m’a donné beaucoup de courage et même, pendant un moment, je me suis senti libre. J’ai pris ce couvre-lit noir et avec du papier toilette j’ai mis un "A" que j’ai suspendu avec le ruban que les infirmières utilisent pour le sérum, et je l’ai mis à ma fenêtre qui donne sur la rue, je sais que cela peut me coûter une sanction, mais même en étant enfermé tu peux être libre dans la mesure où toi-même tu exerces ta liberté, et j’ai la liberté de montrer qui je suis », répond-il.**

Comme je lui demande ce qui lui manque le plus de quand il était libre, le jeune soupire et sourit   : "Il me manque d’être avec ma compagne, de prendre le soleil, de voir des films et d’écouter la musique  ; mais le fait de pouvoir lire plus, me fait penser que la rue est très similaire à la prison, dans les deux endroits tu as de mauvaises conditions de vie, tu es soumis à la dynamique du au jour le jour, en luttant pour survivre".

"La réclusion m’a servi pour lire, pour écrire et pour réfléchir, mais je ne souhaite ça à personne : parfois je veux parler avec quelqu’un, les infirmières ou les patients, mais il m’est interdit de le faire sous prétexte que « je transgresse la sécurité institutionnelle »".

Dans la tour médicale de Tepepan, il y a parmi les détenus des personnalités telles qu’Elba Esther Gordillo*** et Andrés Granier Melo, ex-gouverneur de l’État mexicain de Tabasco. Comme Mario se trouve dans la section masculine de la prison, il lui est arrivé de croiser ce dernier et même de le saluer, non pas pour établir une conversation ou une amitié avec lui – assure-t-il –, mais parce qu’il est parfois nécessaire de parler avec quelqu’un pour résister à la réclusion et à l’isolement.

Selon Mario, c’est surtout le fait qu’il se revendique anarchiste qui explique son maintien en détention. En effet, bien que sa défense ait démontré qu’il n’y avait pas de motifs pour prolonger son incarcération, on lui a refusé sa liberté. Il considère que l’anarchisme fait peur à l’ordre établi. Si l’État craint ce courant politique, c’est aussi  parce que, selon Mario, c’est le chemin qui rapproche le plus les êtres humains de la liberté.

L’interview est interrompue par un gardien qui signale que mes vingt minutes de visite sont écoulées. Mais obtempérer est impossible puisque nous en sommes arrivés à discuter de l’un des moteurs de la lutte sociale que Mario revendique : la défense de l’éducation publique et gratuite. Il parle de son activisme dans le Collège de Sciences Humaines, siège Naucalpan. L’entretien est à nouveau interrompu. Les adieux sont accompagnés d’une demande : "Continuez à diffuser mon cas et merci de votre venue".

Ndt : Dans les jours qui viennent, d’autres initiatives sont envisagées pour continuer la lutte pour la libération de Mario Gonzalez, et une semaine dédiée aux prisonnier-e-s anarchistes aura lieu du 26 au 30 août au Mexique et ailleurs.

Pour l’instant, vous pouvez, si vous le souhaitez, écrire un mot à Mario à cette adresse postale :

Jorge Mario González García
(Torre Médica Tepepan) Centro Femenil de Readaptación Social Tepepan.
Calle La Joya s/n Colonia Valle Escondido
Delegación Xochimilco.CP.14600 Ciudad de México, Distrito Federal.
MEXICO. (comptez trois à quatre semaines pour l’arrivée du courrier à Mexico DF)

Vous pouvez également envoyer votre message à l’adresse mail suivante : solidaridadmariogonzalez@riseup.net

Source en espagnol

Plus d’infos

_____________

*La magistrate du Tribunal Supérieur de Justice de la ville de Mexico, Celia Marín Sasaki, membre de la Cinquième Salle Pénale, la même magistrate qui avait condamné notre compagnon anarchiste et adhérent à la Sexta, Víctor Herrera Govea le 2 octobre 2009, a prononcé, le 11 juillet 2014, une nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison contre Mario González García.

** le 9 août 2014, les ami-e-s de Mario, des personnes solidaires et sa famille ont fêté à l’extérieur de la prison son 22e anniversaire. Des chansons, des discours et plusieurs activités se sont déroulés ce jour-là pour accompagner Mario qui a pu regarder depuis sa fenêtre cet événement en solidarité avec lui. Pendant cet événement – comme Mario le raconte- il a suspendu un A d’anarchie à sa fenêtre aux yeux de tous ceux et toutes celles qui se trouvaient dehors.

***Elba Esther Gordillo, surnommée « La maestra » a été pendant 24 ans l’ex-dirigeante du Syndicat mexicain des Travailleurs de l’Éducation (SNTE). Elle a été arrêtée le 26 février 2013 pour détournement, délinquance organisée et blanchiment de 200 millions de dollars. La « maestra » était connue pour ses multiples abus de pouvoir et son énorme pouvoir de corruption.

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario
Correction : Valérie

Nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison au compagnon Mario González García.

Posted in Archives, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 13 juillet 2014 by liberonsles

lib12RAPPORT SUR LA SITUATION JURIDIQUE DE MARIO GONZALEZ

11 juillet 2014

La magistrate de consigne du Tribunal Supérieur de Justice de la ville de Mexico (DF) Celia Marín Sasaki, membre de la Cinquième Salle Pénale (la même magistrate qui a condamné Víctor Herrera Govea le 2 octobre 2009) a laissé voir encore une fois qu’elle suit à la lettre les ordres du gouvernement répresseur dirigé par Miguel Ángel Mancera. Aujourd’hui, 11 juillet 2014, la magistrate Marín Sasaki a dicté une nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison au compagnon Mario González García.

La dite résolution n’est rien de plus qu’un simulacre de réponse à la Protection Directe (recours d’Amparo) accordée au compagnon Mario par le Deuxième Tribunal Associé du Premier Circuit, qui ordonnait à la Salle Pénale de rétablir la procédure et de rendre une nouvelle sentence ; ce n’est pas  étonnant que la salle ait dicté une sentence supposément distincte mais qui en même temps continuait de répondre aux intérêts du gouvernement de la ville de Mexico (District Fédéral) en condamnant encore une fois notre compagnon de manière injuste.

Cette résolution confirme que dans ce pays on criminalise tous ceux qui s’organisent afin de construire un monde de paix, de dignité et de justice.

Nous ne nous conformerons pas à la dite résolution et nous présenterons rapidement un recours de protection directe (Amparo directo) qui sera remis à un Tribunal Associé du Circuit, en signalant encore une fois toute la série de violations concernant la procédure et de violations des droits humains dont a fait l’objet Mario González.

Nous ne lâcherons rien jusqu’à ce que nous ayons arraché la liberté de notre compagnon des mains des gouvernements répresseurs.

À bas les murs des prisons !
Nous ne sommes pas touts et toutes là, il manque les prisonnier-e-s !

CAZ –  Collectif d’Avocats Zapatistes
CADJS – Collectif d’Avocats en Défense de la Justice Sociale

Source

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Pour rappel :

- le 2 octobre 2013,  Mario a été arrêté de façon illégale, sans mandat d’arrêt et sans qu’il soit pris en « flagrant délit », c’est-à-dire au moment de commettre un délit.

- Le 7 octobre 2013,  la juge des délits non graves Marcela Ángeles Arrieta a fixé une caution de 130, 000 pesos (un peu plus de 7000 euros). Cette somme a été réglée mais le jour prévu de sa libération, un groupe de policiers ont ramené Mario en prison, la tête couverte et en le rouant de coups, sans donner d’explications. L’argument de la Juge a été que Mario est une personne dangereuse pour la société. De cette façon, la juge a annulé sa remise en liberté sans prévenir la défense.

- Le 8 octobre, au moment de quitter la prison, sa détention a été prolongée et ce même jour il a commencé une grève de la faim.

- Le 3 décembre 2013, après 56 jours et dans un état de santé critique, il met fin à sa grève de la faim sans avoir eu droit à une seule audience, car toutes ont été reportées par la juge  Marcela Angeles Arrieta.

- Le 10 janvier 2014,  il reçoit une sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à son égard.

- Le 21 mars 2014, Celia Marín Sasaki, magistrate de la cinquième chambre du tribunal supérieur de justice de la ville de Mexico (TSJDF), ratifie la sentence.

- Le 8 mai 2014, un recours (Amparo) a été présenté par la défense de Mario au deuxième tribunal collégial pénal de la ville de Mexico.

- Le 23 juin 2014, le pouvoir judiciaire fédéral place encore une fois le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer au début du mois de juillet sur la libération de Mario.

- Le 11 juillet 2014, la magistrate Marín Sasaki a dicté une nouvelle sentence de 5 ans 1 mois et 15 jours de prison au compagnon Mario González García.

-  Le CAZ –  Collectif d’Avocats Zapatistes et le CADJS – Collectif d’Avocats en Défense de la Justice Sociale présenteront un recours de protection directe (Amparo directo) qui sera remis à un Tribunal Associé du Circuit, en signalant encore une fois toute la série de violations concernant la procédure et de violations des droits humains dont a fait l’objet Mario González.

Liberté immédiate pour  Mario González!

Traduit par les trois passants
Correction Myriam

***

Pour adresser un message de soutien à Jorge Mario González García, voici les coordonnées :

envelope-9887(Torre Médica Tepepan) Centro Femenil de Readaptación Social Tepepan.
Calle La Joya s/n Colonia Valle Escondido
Delegación Xochimilco.CP.14600 Ciudad de México, Distrito Federal.- MEXICO.

Sinon, vous pouvez également envoyer votre lettre à l’adresse mail suivante: solidaridadmariogonzalez@riseup.net

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Mise à jour concernant la situation des prisonnier-e-s de la ville de Mexico. Liberté aux prisonnier-e-s de Mancera!

Posted in Archives, Campagnes, Ville de Mexico on 11 juillet 2014 by liberonsles

2octmex Liberté aux prisonnier-e-s de Miguel Angel Mancera, maire de la ville de Mexico !

Par Les trois passants
11 juillet 2014

Tandis que les médias de l’État et les médias commerciaux mènent un véritable lynchage médiatique contre les manifestants « violents » et les « anarchistes-casseurs », le gouvernement fédéral d’Enrique Peña Nieto et le gouvernement de Miguel Angel Mancera, maire de la Ville de Mexico, ont déclenché depuis 2012 une véritable persécution contre les mouvements sociaux, en particulier contre les mouvements anarchistes.

À ce jour, cinq compagnon-e-s anarchistes ou lié-e-s au mouvement anarchiste se trouvent incarcéré-e-s pour avoir participé à des manifestations, piquets de protestation, actions, etc. Certains ont été condamnés à plus de cinq ans de prison ferme, comme Jorge Mario González García. L’entreprise de diffamation poursuivie par le Gouvernement de la Ville de Mexico à l’encontre de Mario González a atteint sa compagne Nuria Ramirez, qui dès le début s’est mobilisée avec une énergie inépuisable pour la liberté de son compagnon. De la même façon, les personnes proches de Mario se sont vues harcelées par les autorités du fait de leur dénonciation systématique de la politique répressive du gouvernement. Le Gouvernement de la Ville de Mexico utilise un discours de violence pour tenter de légitimer la véritable violence qu’il exerce sur la société en général et sur les mouvements sociaux en particulier, violence qu’il érige en mode de gouvernement. La répression visant les manifestants, à partir du 1er décembre 2012, l’a clairement démontré.

Les cas d’autres prisonniers et prisonnières sont également dans une situation difficile. Concernant les anarchistes Carlos López, Amélie Pelletier et  Fallon Poisson accusé-e-s d’avoir lancé le 5 janvier 2014 des pierres et des cocktails molotov sur des installations du Secrétariat de Communications et Transports et sur une concession NISSAN, leur cas se trouve en suspens. De la même façon que pour Mario, ils avaient été relâché-e-s faute de preuves et juste après la Police de la ville de Mexico les a remis-e-s en détention pour des accusations de dommages et attaques à la paix publique. Tous les trois sont en attente de leurs sentences. Carlos a écrit plusieurs lettres racontant sa difficile situation dans la prison d’Oriente, l’une des plus surpeuplées de la ville. Carlos fait l’objet d’abus carcéraux, tabassages et vit dans une situation de violence et de harcèlement constant. Cependant il signale fermement dans l’une de ses lettres « Le système carcéral cherche à ce que nous voyions sa violence comme quelque chose de « normal », que nous en prenions l’habitude, que nous comprenions que c’est comme cela que la prison doit se mener, personnellement, je ne pense pas me laisser domestiquer, je n’ai pas peur de ses représailles ». Quant à Luis Fernando Bárcenas, militant libertaire arrêté le 13 décembre 2013 et accusé d’avoir brûlé un arbre de noël de Coca-Cola, il a été condamné à de la prison ferme pour les mêmes délits d’attaques à la paix publique et association de malfaiteurs. Un recours (Amparo) a été présenté par sa défense et il est dans l’attente de son recours en appel. D’autres jeunes ont été condamnés à de lourdes peines de prison, comme ce fut le cas pour Abraham Cortés Ávila, âgé de 23 ans, arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco. Il a été condamné le 2 juin dernier à 13 ans et 4 mois de prison ferme pour les délits d’attaques à la paix publique en bande organisée et tentative d’homicide.

Face à cette persécution, il faut mentionner que la majorité des personnes arrêtées dernièrement ont été accusées d’attaques à la paix publique. L’article 362 du Code Pénal de la ville de Mexico – District Fédéral concernant les « attaques à la paix publique » a été modifié après trois semaines d’actions pour exiger son abrogation, suite aux arrestations massives durant la manifestation contre l’investiture présidentielle d’Enrique Pena Nieto le 1er décembre 2012, ce qui devrait permettre que les détenus suivent leur procès pénal en dehors de la prison. L’article, qui spécifie le délit de « attaques à la paix publique », consiste en réalité en une assignation pour terrorisme que le gouvernement de la ville de Mexico utilise pour criminaliser les dissidents…

Voici une mise à jour concernant les cas de neuf prisonnier-e-s que Miguel Angel Mancera, maire de la ville de Mexico, et son gouvernement répressif maintiennent en prison (Juillet 2014).

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Du jugement contre Mario González ou l’Anarchie face au droit

Posted in Actions, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 9 juillet 2014 by liberonsles

tousettoutespourmarioLe 11 juillet prochain, la magistrate Celia Marín Sasaki, chargée de résoudre le cas de notre compagnon anarchiste et étudiant de 21 ans, Mario González, devra se prononcer à son égard : soit Mario est libéré, soit il devra rester en prison pour le temps dicté par sa sentence, c’est-à-dire 5 ans et 9 mois de prison ferme. Nombreuses ont été les initiatives solidaires pour le faire sortir. Au Mexique, contre vents et marées, sa famille et ses proches ont réalisé depuis son arrestation des forums, des rencontres, des manifestations, des piquets de protestations, des concerts. Ils ont également lancé, dès le début, plusieurs campagnes de solidarité au niveau international. Certains de nos collectifs ont fait de leur mieux pour s’y joindre et y participer. Aujourd’hui, le cas de Mario se trouve à une étape décisive.

Dernièrement une campagne nationale et internationale intitulée Tous et Toutes pour la liberté de Mario ! avance peu à peu, ayant pour but de mettre la pression au juge, même si nous sommes loin, et de continuer à montrer que Mario n’est pas tout seul. Nous vous encourageons à y participer !

balade

Nous voulons vous partager une lettre que sa famille et ses proches ont écrit à propos des juges, des lois, des jugements. Il nous semble important de diffuser cette réflexion.

Du jugement contre Mario González ou l’Anarchie face au droit

Par la famille et les proches de Jorge Mario González García

Mois de juin 2014, lettre écrite avant que le Deuxième tribunal Collégial en matière pénale de la Ville de Mexico ait décidé si le recours présenté par la défense était valide ou pas.

«Les pieds sur le cou de la victime, le juge ne voit que du sang, il ne ressent autre chose que la haine. Il est une bête qui reste confiante de son impunité et aussi convaincue que cela l’honore et la façonne, la fait passer au-dessus des hommes, comme quelque chose de grandiose, serein et respectable (…) Il serait curieux de savoir sur quelle abyssale folie se fonde sa croyance d’être supérieur au criminel qu’il condamne ; avec quoi il se lave les mains pour ne pas tacher ses fils après avoir tué ; où il dépose sa conscience pour pouvoir dormir ; comment il résiste, au final, à la tentation de s’égorger. Au fond, tous les tribunaux sont la même chose, tous les juges. Que la bouteille soit de fer ou de cristal, le liquide-autorité pue et empoisonne pareil, qu’elle se débouche ou qu’elle s’épande. Le pouvoir de condamner : C’est ça le crime !» (Rodolfo González Pacheco)*

Dans les prochains jours, le Deuxième tribunal Collégial en matière pénale de la Ville de Mexico décidera si le recours (Amparo) est accordé à Mario González pour qu’il retrouve sa liberté ou s’il sera obligé d’accomplir sa sentence de 5 ans et 9 mois de prison.**

Ceci nous a amené à nous demander : une personne peut-elle décider du destin d’une autre ? Depuis plus de huit mois, une juge, Marcela Ángeles Arrieta, a décidé que notre compagnon devrait être incarcéré pour attitude suspecte alors qu’il se rendait à une manifestation ; elle-même a décidé à partir de suspicions, que notre compagnon devait rester enfermé pour «  dangerosité sociale ». Sur quoi la juge base t’elle ses décisions ?

Ce n’est pas sur le droit en vigueur, ce n’est pas en faveur de la justice, tous deux de source bourgeoise et pour cela inutiles pour le peuple. Mais en supposant que les lois servent, que la justice existe, il n’existe aucun élément qui prouve que Mario González soit « tellement dangereux » qu’il mérite de rester enfermé. Non, la juge Marcela Ángeles Arrieta et la magistrate Celia Marín Sasaki, qui a ratifié la sentence condamnatoire, ont basé leurs décisions sur un ensemble d’éléments ridicules qui ne sont qu’une grossière farce, qui ne peut même pas s’appeler montage.

Alors : « sur quelle abyssale folie fondent-ils leur croyance d’êtres supérieurs qui peuvent juger ? », demandons-nous avec González Pacheco. Et bien, elles et ils, les juges, trouvent seulement un fondement pour leur action dans le mépris infini qu’ils ont à l’encontre de la liberté, de la justice et des personnes qui luttent. Et ils-elles ont jugé (en condamnant et en acquittant) et continueront de juger ceux et celles qui continuent à lutter, parce que ce qui est véritablement assis sur le banc des accusés ce sont les idées… ils jugent l’Anarchie. Comme il y a plus d’un siècle, d’abord dans la vieille Europe et ensuite en Amérique.

Si l’Anarchie est l’antithèse de leur Droit, divin ou étatique, peu importe la source de ce dernier, il représente une contrainte ; alors, nous nous présentons à une répétition de l’affrontement, dans les tribunaux, entre le Droit et l’Anarchie. Et le Droit a violé son principe de ne pas être juge de sa propre cause.

Dans les jours qui viennent les juges Alejandro Gómez Sanchez, Rosa Guadalupe Malvina Carmona Roig et Irma Rivero Ortiz, condamneront ou acquitteront Mario González. Il serait bon que, comme le dit Aníbal D’Auria : « s’ils veulent être conséquents, devant les charges que lui formule l’Anarchie, le Droit seulement peut se taire ou ne plus parler comme Droit ».***

Prisonniers Politiques Liberté !
À bas les murs de toutes les prisons !
La famille et les proches de Jorge Mario González García
juin 2014
________________

*Rodolfo González Pacheco (1882-1949) :dramaturge, directeur de théâtre, journaliste et orateur anarchiste, il est né à Tandil au sud-est de la province de Buenos-Aires en Argentine. Il a été éditeur du journal anarchiste « La Antorcha » (Le Flambeau) et fut fondateur du "Théâtre d’Idées". Il a été considéré l’un des principaux agitateurs de la mouvance anarchiste, non seulement en Argentine, mais aussi dans ses voyages au Mexique, à Cuba, au Chili, au Paraguay, en Uruguay et  en Espagne.

**Le 23 juin le pouvoir judiciaire fédéral remet le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer le 11 juillet sur le cas de Mario. Il faut mentionner que le 21 mars 2014, Celia Marín Sasaki a ratifié la sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à l’égard de Mario.

***Aníbal D’Auria : Docteur en Droit Politique, avocat et professeur de théorie critique de l’État à l’Université de Buenos Aires, Argentine. Son discours développe une analyse sur l’anarchisme face au Droit, sur l’autoritarisme, sur la liberté. Il a écrit plusieurs livres, tels "Le Clientélisme" ; "Contre les juges" ;  "L’homme, Dieu et l’État".

Traduit par les trois passants
Correction Myriam

Source
Solidaridad Mario Gonzalez

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(Urgent) Campagne : Tous et toutes pour la liberté de Mario !

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Ville de Mexico on 3 juillet 2014 by liberonsles

 cartasasakidef

Appel à l’envoi de messages pour la liberté de Mario González à la magistrate Celia Marín Sasaki, chargée de résoudre son cas dans les jours qui viennent. ( Le 11 juillet 2014 ).

La prochaine audience de Mario aura lieu le 8 juillet 2014.

Tous et toutes pour la liberté de Mario !

Campagne lancée le 3 juillet 2014.

Le 23 juin 2014, la résolution du recours (Amparo Directo) présenté par la défense de Mario a montré une fois de plus l’arbitraire du système judiciaire, à cause duquel notre compagnon est maintenu en prison.

Bien que le recours fasse état de la violation des droits humains et des irrégularités présentes tout au long du procès, qui devraient suffire pour obtenir la libération de Mario, la résolution dit que sa défense n’est pas adéquate. Un appel a été relancé et nous devrons attendre quinze jours pour avoir la réponse. Ainsi, encore une fois, le pouvoir judiciaire fédéral remet le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate de consigne : Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico.

Avec cette manœuvre, il est clair que même en manipulant les lois, les autorités n’ont pas réussi à prouver les accusations contre Mario, et qu’il s’agit donc d’une vengeance contre ceux qui défient ce système autoritaire. Il est très clair en même temps que les lois sont au service du contrôle social. Dans cette pantomime, le principe de légalité, du cadre juridique et de l’État de droit se moque de notre liberté.

Face à ce montage répugnant, nous avons deux options : rester figés face à l’enfermement de nos compagnons et compagnonnes, ou bien nous mobiliser sans arrêt jusqu’à ce que nous puissions cheminer à leurs côtés en liberté.

Nous insistons : liberté inconditionnelle pour Mario González !

Nous vous invitons à exprimer  votre solidarité et à exiger de la juge Celia Marin Sasaki et des autres membres de la cinquième chambre qu’il soit remis en liberté.

Vous pouvez envoyer vos messages, avant le 11 juillet, en ce sens  à :

celia.marin@tsjdf.gob.mx
sala.penal05p3@tsjdf.gob.mx

Vous pouvez écrire votre message vous-même ou vous servir de cette phrase :

Desde Francia, exigimos a la magistrada Celia Marín Sasaki, otorgue la libertad inmediata a nuestro compañero Jorge Mario González García, detenido de manera violenta y completamente arbitraria el 2 de octubre de 2013 cuando se dirigía a la manifestación del 2 de octubre por la conmemoración de la matanza de Tlatelolco, día emblemático para miles de estudiantes y para el pueblo de México en su conjunto. El compañero no tuvo ni tiempo de llegar a dicha marcha cuando fue detenido y posteriormente torturado por las autoridades del Gobierno del DF; cabe mencionar que ya se había pagado su fianza y de manera arbitraria se le volvió a detener y a encarcelar sin pruebas y sin razones.

Exigimos su libertad inmediata y estamos atentos a una resolución satisfactoria que dicte la libertad inmediata e incondicional para Jorge Mario González García preso político desde el 2 de octubre de 2013.

Atentamente:

(mettre la signature d’organisation ou personne)

Traduction du texte:

Depuis la France, nous exigeons que la juge et magistrate Celia Marín Sasaki se prononce pour la liberté immédiate de notre compagnon Jorge Mario González García. Mario a été arrêté de manière violente et complètement arbitraire le 2 octobre 2013, alors qu’il se dirigeait vers la manifestation du 2 octobre commémorant le massacre de Tlatelolco, jour emblématique pour les étudiants et pour le peuple Mexicain en général. Le compagnon n’avait même pas encore rejoint la manifestation quand il fut arrêté, puis ultérieurement torturé par les autorités du Gouvernement de la Ville de Mexico. Ensuite, bien que la caution ait été réglée, Mario a été de nouveau arrêté et mis en prison sans preuves ni raisons.

Nous exigeons sa liberté immédiate et nous restons attentifs à une résolution positive qui impose la libération immédiate et inconditionnelle de Jorge Mario González García, prisonnier politique depuis le 2 octobre 2013.

(mettre la signature d’organisation ou personne)

Vous pouvez également envoyer la carte postale (en pièce jointe) avec votre message.

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Source en espagnol
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Communiqué sur la situation juridique de Mario González

Posted in Archives, Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 2 juillet 2014 by liberonsles

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Écrit par la famille et les proches de Jorge Mario González García
Juin 2014

Au peuple en général
Aux médias libres et indépendantes

Après plus de 8 mois de séquestration de notre compagnon Mario González par l’État Mexicain, sa situation juridique arrive à une étape cruciale, dont dépend la résolution de son cas : de la décision des autorités fédérales dépendra le fait que Mario retrouve sa liberté ou reste incarcéré le temps fixé par sa sentence (5 ans et 9 mois de prison).

Pour rappel :

- le 2 octobre 2013, il a été arrêté de façon illégale, sans mandat d’arrêt et sans qu’il soit pris en « flagrant délit », c’est-à-dire au moment de commettre un délit.

- Le 8 octobre, au moment de quitter la prison, sa détention a été prolongée et ce même jour il a commencé une grève de la faim.

- Le 3 décembre, après 56 jours et dans un état de santé critique, il met fin à sa grève de la faim sans avoir eu droit à une seule audience, car toutes ont été reportées par la juge  Marcela Angeles Arrieta.

- Le 10 janvier 2014 il reçoit une sentence de 5 ans et 9 mois de prison pour le délit d’attaques à la paix publique, sans preuves à son égard.

- Le 21 mars, Celia Marín Sasaki, magistrate de la cinquième chambre du tribunal supérieur de justice de la ville de Mexico (TSJDF), ratifie la sentence.

- Le 8 mai, un recours (Amparo) a été présenté par la défense de Mario au deuxième tribunal collégial pénal de la ville de Mexico.

- Les magistrats de ce tribunal seront responsables de la résolution de ce recours d’Amparo direct (d’habeas corpus) qui laisse concrètement deux possibilités :

                 1. Que ce recours (d’Amparo) lui soit accordé, d’une part à cause des multiples violations aux droits humains et des irrégularités commises tout au long du procès par les autorités du Gouvernement de la Ville de Mexico, de sa mise en détention jusqu’à aujourd’hui. Et d’autre part car les preuves à son encontre sont inexistantes et qu’en revanche une expertise menée par le Bureau du procureur général de la justice de la ville de Mexico a déterminé que les faits qui sont reprochés à Mario n’ont jamais eu lieu.

                2. Que le recours (Amparo) soit rejeté et que Mario reste en prison pendant le temps dicté par sa sentence, c’est-à-dire  5 ans et 9 mois.

Ndt : Le 23 juin 2014, le pouvoir judiciaire fédéral place encore une fois le cas de Mario entre les mains de la juge et magistrate de consigne, Celia Marín Sasaki, présidente de la cinquième chambre pénale du Tribunal Supérieur de justice de la ville de Mexico, qui devra se prononcer au début du mois de juillet sur la libération de Mario. La prochaine audience de Mario aura lieu le 8 juillet 2014.

Pour toutes ces raisons la famille et les proches de Mario ont lancé un appel urgent à participer à la campagne pour la liberté de Mario : plusieurs actions et rencontres sont en cours au Mexique, une manifestation a eu lieu le 26 juin devant le tribunal à Mexico. D’autres initiatives, telles que l’envoi de messages à la juge Sasaki, exigeant la libération de Mario, ont été diffusées au niveau national et international. Ainsi, vous pouvez envoyer vos messages exigeant la liberté de Jorge Mario González García à :

celia.marin@tsjdf.gob.mx, sala.penal05p3@tsjdf.gob.mx

Dernièrement, la famille et les proches de Mario signalent : " Nous dénonçons le fait que tout au long de ces 8 mois, notre compagnon a été continuellement harcelé et intimidé par le personnel de la prison, les matons de la tour médicale de Tepepan, en particulier par Teodoro Arismendi et Raúl Clemente".

Halte au harcèlement contre Mario González !
Nous exigeons du tribunal pénal de la Ville de Mexico l’acquittement de Jorge Mario González García.

La famille et les proches de Jorge Mario González García
Juin 2014

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Traduit par les trois passants
Correction Myriam
Source en espagnol

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