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Mexico : Liberté pour les prisonniers et les prisonnières du 20 novembre

Posted in Campagnes, Communiqués, Ville de Mexico on 25 novembre 2014 by liberonsles

Introduction :
Partout au Mexique et dans plusieurs endroits du Monde, des manifestations ont eu lieu ce 20 novembre représentant ainsi la quatrième journée nationale et internationale de mobilisation pour la présentation en vie des 43 étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa, Guerrero, disparus depuis le 26 septembre 2014. Le Mexique vit un état de répression, d’intimidation et de criminalisation de plus en plus grandissante où le discours gouvernemental venant du président Enrique Pena Nieto, de son Armée et de ses médias vendus, rappelle le discours du Président Gustavo Díaz Ordaz (1964 à 1970) : « les forces obscures désirent déstabiliser la nation », des paroles largement connues de toute une génération mexicaine et qui furent prononcées quelques semaines avant le massacre d’étudiants à Tlatelolco en 1968.

« Il semblerait que les protestations violentes concernant les faits d’Ayotzinapa répondent à une volonté de générer « une déstabilisation, un désordre social » et « d’attenter au projet de Nation » que j’ai impulsé » (1) a signalé le président Enrique Peña Nieto, le mardi 18 novembre, deux jours avant la quatrième journée de mobilisation. En se servant des médias, comme il l’a déjà fait lors de la manifestation contre son investiture présidentielle le 1er décembre 2012, le président et son gouvernement, lancent une fois de plus une campagne de lynchage contre les « déstabilisateurs », «les infiltrés », « les encagoulés », ils lancent à nouveau une vague de répression, d’intimidation et d’arrestations. Dans ce contexte, la mobilisation populaire continue en avant en se posant de nouvelles questions sur la suite : comment mener la protestation ? quelle est l’étape suivante ? Cependant aujourd’hui comme en 1968, une chose est claire pour le peuple… le responsable est l’État, un narco-état qui est en train de s’écrouler de lui-même .

Suite à la 4e manifestation massive qui a eu lieu dans la ville de Mexico ce 20 novembre, le Réseau nationale contre la Répression et pour la Solidarité (2) – qui regroupe des dizaines d’organisations et des collectifs adhérents à la sixième déclaration lancée par les zapatistes, déclare :

Liberté aux prisonnier-e-s du 20 novembre de la ville de Mexico !

aerayotzin La journée d’hier, 20 novembre, nos compagnons et compagnonnes : Samantha Iraís Buendía Hernández, Óscar Iván Ramirez Sentellano, David Nava Ocampo et Humberto Nava Ocampo ont été arrêté-e-s par des CRS de la ville de Mexico et de la Police Fédérale alors qu’ils participaient aux mobilisations en solidarité avec les 43 compagnons normalistes d’Ayotzinapa, disparus par le fait de l’État mexicain et du système capitaliste.

Une « caution » a été fixée pour Samantha, Óscar, David et Humberto, qui leur permettra de retourner dans la rue. Ces compagnons participaient à la marche de protestation qui se dirigeait vers l’Aéroport de la ville de Mexico.

Très rapidement, un dispositif policier s’est déployé avec plus de 500 policiers (CRS) qui ont commencé  à harceler les cortèges présents, jusqu’à les agresser physiquement. La police a lancé des pierres et a commencé à persécuter les jeunes manifestants qui se solidarisaient avec les étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa et qui exprimaient leur mécontentement face aux crimes de l’État et du système actuel. Au milieu du siège policier, les manifestants se sont entendus pour se replier vers un lieu sûr, et c’est à ce moment là que, lâchement, les premières interpellations ont eu lieu, un jeune de 15 ans qui ne faisait pas partie de la manifestation mais habitant du quartier (La Fédéral) a été tabassé. C’est la solidarité des gens du quartier qui a empêché que plus de compagnons soient détenus, des hommes, des femmes, des travailleurs accompagnaient la sortie des manifestants qui étaient « escortés » par les CRS.

C’est avec indignation que nous avons appris que plusieurs arrestations ont eu lieu pendant la nuit, lors du déroulement de la Marche Nationale, quand à nouveau, la police Fédérale et les CRS ont dispersé la manifestation par la répression, avec des gaz lacrymogène, des coups de matraques et de boucliers, en balayant littéralement la place centrale du Zocalo, en agressant toute personne qui se trouvait en face, en laissant des personnes blessées, pratiquement inconscientes sous les coups reçus.

Nous, entant que Réseau contre la Répression et pour la Solidarité, condamnons la répression exercée contre ceux qui, hier (20 novembre), sont sortis dans la rue manifester leur rage et leur douleur, qui s’appelle Ayotzinapa et qui n’est qu’un symptôme de tout le ras le bol des personnes qui restent debout face au cauchemar qui se vit au Mexique. Nous rejetons les arguments qui cherchent à présenter les diverses formes de lutte comme  des « provocateurs » ou des « infiltrés ». Les vrais responsables de la violence ne s’habillent pas en noir et ne mettent pas de capuche, les vrais responsables de la violence s’habillent avec l’uniforme bleu et vert olive, mettent des casques, utilisent des boucliers, des matraques, des balles en caoutchouc, des armes à feu, ce sont ceux qui historiquement, ont pour fonction de réprimer ceux d’en bas. Pour nous tous et toutes, la police, les armées fédérales ne sont pas « le peuple en uniforme et exploité », leurs actions ne sont pas le résultat de « provocations » mais l’exécution des ordres donnés par les patrons, par leurs maîtres, par ceux qui se trouvent à Los Pinos (ndt : équivalent à l’Élysée) dans les Congres, les Palais, dans les médias de communication commerciaux,  à la bourse.

Depuis le Réseau contre la Répression, nous le disons haut et fort : les seuls infiltrés dans les mobilisations et dans les cortèges s’appellent dignité et rébellion. Nous savons que les actions menées par toute personne, collectif, groupe ou organisation sont une réponse face au pillage, à l’exploitation, au mépris, et à la répression que nous vivons tous et toutes au quotidien, la violence, elle, se nomme système capitaliste.

Nous dénonçons le fait que la détention de nos compagnons soit la seule réponse que peut donner la déliquescence d’un régime et d’un système qui se maintiennent uniquement par la force.

Nous lançons un appel à toutes et tous nos compagnons et compagnonnes adhérents à la Sexta déclaration de la forêt Lacandone, à tous les condisciples de la petite école zapatiste et à toute personne qui ressent ces offenses comme les siennes, pour que chacun selon ses moyens, ses façons, ses temps et ses espaces, réalise des actions de solidarité et de camaraderie pour dénoncer ces faits et lutter pour la liberté des compagnons et compagnonnes prisonniers.

Présentation en vie des 43 étudiants normalistes d’Ayotzinapa disparus !
Liberté pour les prisonniers et prisonnières du 20 novembre !
Contre l’État et le capitalisme !
Pour l’auto-organisation de ceux d’en-bas !
Contre le pillage et la répression : la solidarité !

Réseau contre la Répression et pour la Solidarité(RvsR)
Mexique, 21 novembre 2014.

Traduction Les trois passants et Caracol Solidario
__________________________________
Plusieurs Sources sur la citation (1)  :
sources Médias dominants  : 1  2 
(2) Enlace Zapatista

Voir aussi : Manifestations et actions pour Ayotzinapa, l’État réprime et emprisonne.

 

Manifestations et actions pour Ayotzinapa, l’État réprime et emprisonne.

Posted in Archives, Campagnes, Ville de Mexico on 25 novembre 2014 by liberonsles

marcha20nov

Le 10 novembre deux étudiants sont arrêtés par la police lors de manifestations sur le campus de l’Université Nationale Autonome de Mexico (UNAM) suite à une agression de la police judiciaire qui a blessé par balle un étudiant sur ce même campus. Cette incursion de la police sur le campus n’est pas anodine, car elle s’est faite à proximité de l’amphithéâtre « Che » occupé depuis plusieurs années par les étudiants et où dernièrement des activités ont eu lieu pour soutenir Ayotzinapa.

L’un des deux étudiants a été libéré, mais Luis Fernando Sotelo reste en détention préventive dans la prison Sud de la ville de Mexico, où il devra attendre son procès pour attaque à la paix publique, attaques aux voies de communication et dégradation.

Le 20 novembre dernier durant la manifestation pour Ayotzinapa à Mexico,18 personnes ont été arrêtées par la police. Certaines d’entre elles sont aujourd’hui libres ou ont pu sortir sous caution. Cependant 11 personnes -Luis Carlos Pichardo Moreno, Francisco García Martínez, Tania Ivonne Damián Rijas, Juan Daniel López Ávila, Hulary Analy González Olguin, Atzín Andrade González, Roberto César Gasso del Ángel, Laurence Maxwel (Chilien), Lilia Graduño Ortega, Issac Domínguez Ayala et Hugo Bautista Hernández- sont toujours détenues, accusées d’émeute, « association de malfaiteurs », tentative de meurtre. ToutEs les détenuEs ont été menacéEs, frappéEs, mal-traité.E.s et ont subi de très fortes pressions psychologiques lors de leurs dépositions.

Le 22 novembre ces 11 personnes (8 hommes et 3 femmes) ont été transférées vers des prisons fédérales de haute sécurité. Les 8 hommes ont été transférés  vers la prison fédérale N°5 de Perote dans l’État de Veracruz et les 3 femmes ont été transférées vers la prison fédérale N°4 de Tepic, dans l’État de Nayarit dans le Nord du Mexique.

Ces transferts vers des prisons très éloignées de la ville de Mexico ont pour but d’isoler les prisonnierEs de leurs avocats, de leurs soutiens et de leurs familles.

Nous exigeons leur liberté immédiate !

À bas les murs de toutes les prisons !

Vive Ayotzinapa ! Vous les avez pris vivants, rendez-les nous vivants !

Les trois passants.

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Voir aussi: arrestations lors de la journée globale en solidarité avec Ayotzinapa, Guerrero, qui a eu lieu le 5 novembre dernier

Ayotzinapa: Notre douleur, notre rage (communiqué international)

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Communiqués on 20 novembre 2014 by liberonsles

vivosyalosaqeremosListe des signataires actualisée le 24 nov 2014.

Notre douleur, notre rage

Et maintenant comment faire pour continuer à avancer dans cette nouvelle étape?

Depuis le 26 septembre 2014, le Mexique se voit tel qu’il est et le monde à nouveau découvre une réalité que l’on ne peut plus cacher et qui s’est révélée de la façon la plus terrible qui soit. Iguala est le lieu où le Mexique de douleur et de mort ne peut plus ignorer sa réalité, c’est le lieu qui a empli le monde entier d’indignation, c’est le lieu où le secret muet s’est converti en un cri de douleur et de rage.

43 étudiants disparus, trois étudiants assassinés. Tous assassinés et disparus à Iguala, tous assassinés et disparus par l’État. Tous assassinés et disparus par le pacte d’impunité qui lie la classe politique.

Mais désormais il ne suffit plus de parler d’impunité car les institutions qui auraient dû exercer la justice non seulement ne le font pas mais elles se protègent elles-mêmes de leurs propres délits ; en réalité nous sommes devant un système qui trouve toujours comment et qui punir, de façon exemplaire et spectaculaire (coupable ou innocent), afin de pouvoir garder intacts le grand commerce de la corruption ainsi que les structures brutales du pouvoir qui maintiennent le pays entier submergé par la violence.

Au Mexique ce n’est pas le système qui est corrompu, c’est la corruption qui est le système. Ce n’est pas qu’il y ait de plus en plus de vides de l’État, mais c’est que ce qui apparaît comme des vides est en réalité plein de la nouvelle mutation de l’État mexicain : le Narco-Etat.

Le couple Abarca est une terrifiante démonstration du lien entre le gouvernement et le crime organisé, mais le pire c’est que ce n’est pas le seul ni le pire exemple, c’est précisément un exemple de ce que sont devenues les institutions du Mexique. A Iguala, les 43 étudiants de Ayotzinapa sont également la terrible preuve que non seulement les actions du Narco-État sont contre insurrectionnelles, qu’elles cherchent la criminalisation des luttes, qu’elles cherchent à contrôler par la terreur, qu’elles cherchent le génocide de l’espoir.

Dans ce Mexique brisé, sécurité signifie vivre terrorisé, entouré de militaires et policiers, surveillé en permanence. Dans ce Mexique brisé, les appareils des droits de l’homme sont utilisés pour s’assurer que les véritables agresseurs échappent à la justice et puissent continuer à agresser.

Dans ce Mexique brisé, l’ex-maire d’Iguala, José Luis Abarca, est accusé de nombreux délits, mais pas de celui qui entraînerait la reconnaissance de la responsabilité de l’État, celui de disparition forcée.

Dans ce Mexique brisé, María de los Angeles Pineda est maintenue aux arrêts pendant 40 jours et Noemi Berrument Rodriguez, protectrice du couple accusé, est laissée en liberté, tandis que ceux qui s’opposent au système, ceux qui défendent la terre, ceux qui exigent justice, ceux qui se solidarisent avec les familles des 43 étudiants disparus par l’État, ceux qui éclatent d’indignation, sont immédiatement emprisonnés.

Dans ce Mexique brisé, le pouvoir se scandalise lorsque quelqu’un brûle une porte en bois, tandis que pour les centaines de milliers de morts, les centaines de milliers de disparus, les centaines de milliers de déplacés, il n’y a que des montages médiatiques, de longs procès bureaucratiques, de fausses condoléances, mais jamais de justice.

Le message derrière la façon dont tout a été fait à Iguala, derrière les milliers de morts et de disparus dans tout le Mexique, c’est qu’aucune vie n’a de valeur, et que depuis ces « nouvelles institutions », la façon de gouverner c’est désormais la mort.

Pour toutes ces raisons, après que le monde ait espéré, par une enquête rigoureuse une réponse quant à la situation des 43 normaliens disparus , il est indigne et douloureux de constater que les enquêteurs aient montré non seulement leur incompétence mais également un impressionnant manque du minimum de respect envers les familles des victimes, et à travers elles, envers toute la société, car leur unique objectif est de biaiser les enquêtes afin d’occulter la vérité.

L’indignation a grandi, a débordé les places, croissant semaines après semaines. Les manifestations, les actions, les grèves, démontrent que malgré les mensonges, les montages, les calomnies et les tromperies de la part du « Gouvernement mexicain », toujours absent lorsqu’il s’agit de donner des réponses, le peuple mexicain et d’autres parties du monde, ont fait leur le slogan « Vivants ils les ont pris, vivants nous les voulons ! »

Dans de nombreux endroits aussi bien au Mexique qu’à l’extérieur du pays, des étapes importantes sont franchies rapidement vers de nouveaux cris qui résonnent # Nous ne vous croyons pas, # C’est un coup de l’État # C’est bon, j’en ai marre, #Nous sommes tous Ayotzinapa.

A Iguala la logique politique est devenue visible, celle qui a fait que dans notre pays 180 milles morts nous font mal et que nous continuons d’attendre plus de 20 milles disparus.

Aujourd’hui nous rejoignons la rage active des pères et des mères des étudiants disparus, aujourd’hui nous leur disons que nous attendons que les 43 reviennent, que nous ne croyons pas à la farce par laquelle ils espèrent balayer cette indignation et cette rage générale. Ayotzinapa est le début de quelque chose, qui grandit dans les salles de classe et dans les rues.

Ces dernières semaines un mouvement qui clairement identifie qui ils sont est en train de naître, dans ce nouveau processus la peur est en train de reculer, il devient impossible de rester simple spectateur et cela ouvre la possibilité de se demander :

Comment faire pour que notre énergie sociale parvienne à ouvrir une voie qui permette à la société, depuis le bas, d’imposer au gouvernement la vérité avec toutes ses conséquences ? Comment continuer à avancer dans cette nouvelle étape ?

Ayotzinapa ne fait pas seulement mal au Mexique, c’est le monde entier qui a mal.

Signatures individuelles :

CANADA: Naomi Klein; ÉTATS-UNIS: Noam Chomsky; Michael Hardt; Hugo Benavides (Fordham University); URUGUAY: Raúl Zibechi; ÉTAT ESPAGNOL: Manuel Castells; Carina Garcia Sanagustin; BOLIVIE: Oscar Olivera; ARGENTINE: Nico Falcoff; COLOMBIE: Dora Muñoz; Constanza Cuetia; ALLEMAGNE: Sebastian Wolff (Instituto de Investigaciones Sociales, Frankfurt/Alemania); BRÉSIL: Kathy Faudry; Jeferson Zacarias; Denise Lopes; Edila Pires; Liliane Bites; Walter Bites; PAYS BASQUE : Juan Ibarrondo (escritor); ITALIE: Adele Vigo; Andrea Paletti; Franco Frinco; Carlotta Mariotti; Filipppo Marzagalli; MAROC : Josiane Pastor Rodriguez; FRANCE: Valentin Gaillard; Mathieu Meyer; Talia Rebeca Haro Barón (PhD Erasmus Mundus Dynamics of Health and Welfare, Ecole de Hautes Études en Sciences Sociales), Michèle Blossier; Patrice Ratheau; Paul Victor Wenner; Myriam Michel; Hilda Leslie Alcocer Martinez; Louise Ibáñez Drillières; Crystel Pinçonnat; Janie lacoste (Enseignante); Michel Puzenat; Pierre Banzet; Régine Piersanti; Dominique Mariette; Nathalie Todeschini; Stéphane Lavignotte- pasteur (Mouvement du christiaisme social); Farid Ghehioueche (Fondateur/Porte Parole de l’organisation Cannabis Sans Frontières); Jean-Pierre Galland, écrivain et co-fondateur du CIRC; KShoo, co-fondateur et porte-parole de la Fédération des CIRCs; Emmanuel Maillard; Myriam Mérino; Ariane Chottin; Valérie Guidoux; Olivier Vendée; Pierre Picquart (Dr en Géopolitique de l’Université de Paris-VIII) ; Antinea Jimena Pérez Castro; Yann Bagot; Emmanuel Rodriguez; Marie Ibanez; Amparo Ibanez; Gilbert Rodriguez; Marie Ibanez; Jacqueline Henry; Catherine Cassaro; Catherine Bourgouin; Susanna Miglioranza; Sylvie Gauliard; Alain Martinez; Colette Revello; Fatiha Mekeri; Dominique Poirre; Laura Binaghi; Jérôme Bauduffe; Nadia Thomas; Matthieu Texier; Paul Obadia; Vincent Robin; Michel Ibañez; Lise Piersanti; Alain Delprat; Catherine Drillières; Colette Revello; Didier Collot; Marianne Petit; Janine Leroy; Suzy Platiel; Aude Lalande; Mansour Chemali; Corinne Mazel; Celia Ibañez; Pauline Delprat; Michel Contri; Ali Abadie; Mercedes Cruceyra; José Griault; Annick Laurent; Gérard Henry; Georges Gottlieb; Janie Lacoste; Michel Ibañez; Pilar Sepulveda; Rafael Sepulveda; Pascal Ibañez; Patrick Derrien ; Hélène Derrien ; Lia Cavalcanti (directrice de l’association Espoir Goutte d’Or); Catherine Faudry (Chargée de mission – pôle « Collectivités Territoriales » Institut Français); Camille Baudelaire; MEXIQUE: Álvaro Sebastián Ramírez (Preso Político y de Conciencia de la Región Loxicha); Francisco Barrios “El Mastuerzo”; Oscar Soto; Alejandro Varas; Raquel Gutiérrez Aguilar; Mariana Selvas Gómez; Guillermo Selvas Pineda; Rosalba Gómez Rivera; Martha Nury Selvas Gómez; María Josefina Perez Arrezola; María José Pérez Castro; José Cervantes Sánchez (estudiante ICSyH BUAP); Rosalba Zambrano; Ana María Sánchez; Tamara San Miguel; Eduardo Almeida; Enrique Ávila Carrillo; Ingrid Van Beuren; Leticia Payno; Cecilia Oyorzál; Ignacio Rivadeneyra; María del Coral Morales; Oscar Gutiérrez; Gilberto Payno; Celiflora Payno; Víctor Payno; Patricia Emiliano; Beatríz Acevedo; Francisco Sánchez; Agustina Álvarez; Mariana García; Miguel Ortigoza; José Antonio León; Sergio Cházaro; José Hugo Estrada Zárate; Iliana Galilea Cariño Cepeda; Pablo Reyna; Guillermina Margarita López Corral; Ana María Corro; Lorena Diego y Fuentes; Enrique González Ruiz; Ignacio Román; Cecilia Zeledón; Berta Maria Rayas Camarena; Judith Arteaga Romero (maestrante Defensa y Promoción de los Derechos Humanos UACM); Aurora Furlong; José Luis San Miguel; Alma Ugarte; Juan Manuel Gutiérrez Jiménez.

ORGANISATIONS:

ÉTAT ESPAGNOL : CGT; ASSI (Acción Social Sindical Internaciolalista); Associació Solidaria Cafè Rebeldía-Infoespai – Barcelona; Centro de Documentación sobre Zapatismo (CEDOZ); COLOMBIE : Pueblos en el Camino; ALLEMAGNE : Gruppe B.A.S.T.A., Munster; BRÉSIL : CSP-Conlutas–Brasil; BELGIQUE : Casa Nicaragua-Liège; CafeZ –Liège; CORSE: Corsica Internaziunalista; PAYS BASQUE : La Federación Anarquista Ibérica de Euskal Herria (FAI); ITALIE: Associazione Ya Basta! –Milano; Centro Sociale CasaLoca – Milano; Associazione Ya Basta – Padova; Nodo Solidale (Italia y Mexico); Comitato Chiapas « Maribel » – Bergamo; FRANCE: Les trois passants – Paris; Caracol Solidario – Besançon; Colectivo Grains de sable; Union local de la Confédération Nationale du Travail (CNT31-Toulouse); Secrétariat international de la CNT – France; Tamazgha, asociacion berbères-Paris; Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan); Groupe de soutien à Leonard Peltier (LPSG-France); La Fédération des CIRCs – Paris; Comité Tierrra y Libertad de Lille; Réseau latino-américain de Lille; Émission Torre Latino/Radio Campus – Lille; Comité de Solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha (CSPCL), Paris; Espoir Chiapas – Montreuil; Mut Vitz 13 de Marseille, Terre et Liberté pour Arauco – Paris; Alternative Libertaire 31 – Toulouse; ROYAUME-UNI : UK Zapatista Solidarity Network; Dorset Chiapas Solidarity Group; Edinburgh Chiapas Solidarity Group; Kiptik (Bristol); London Mexico Solidarity Group; Manchester Zapatista Collective; UK Zapatista Translation Service; Zapatista Solidarity Group – Essex; MEXIQUE : Enlace Urbano de Dignidad; Nodo de Derechos Humanos; Unidad Obrera y Socialista (¡UNIOS!); Unión de Vecinos y Damnificados « 19 de Septiembre » (UVyD-19); La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión; Colectivo La Flor de la Palabra; Comité de Solidaridad con Mario González, DF; Colectivo de Profesores de la Sexta; Frente del Pueblo; Serpaj; Colectivo « pensar en voz alta »; UniTierra Puebla; Colectivo Utopía Puebla; Colectivo de Salud adherente a la Sexta; Grupo « Salud y Conciencia »

INTERNATIONALES: Internationale des Fédérations anarchistes (IFA); Fédération anarchiste (France, Suisse, Belgique); RÉSEAU EUROPÉEN DES SYNDICATS ALTERNATIFS ET DE BASE : Confederación General del Trabajo, CGT – État Espagnol; Union syndicale Solidaires- France; Confederazione Unitaria di Base, CUB – Italie; SUD Vaud, Suisse; Confederacion Intersindical – État Espagnol ; Unione Sindicale Italiana, USI – Italie; Intersindical Alternativa de Catalunya, IAC –Catalunya; Confederazione Italiana di Base, UNICOBAS – Italie; Confédération Nationale des Travailleurs Solidarité Ouvrière, CNT-SO – France; Transnational Information Exchange, TIE – Allemagne; Associazione per i Diritti dei Lavoratori Cobas, ADL COBAS – Italie; Solidaridad Obrera, État Espagnol; Confédération Nationale du Travail, CNT –France; Sindacato Autorganizzato Lavoratori Cobas, SIAL COBAS – Italie; Sindacato Intercategoriale Cobas Lavoratori Autorganizzati, SI COBAS – Italia; Ελευθεριακή Συνδικαλιστική Ένωση, ESE – Grèce; Union Syndicale Etudiante Fédération Générale du Travail de Belgique, USE –Belgique; Ogólnopolski Związek Zawodowy Pielegniarek i Poloznych, OZZ PIP –Pologne; Ogólnopolski Związek Zawodowy Inicjatywa Pracownicza, OZZ PIP– Pologne; ORGANISATIONS ÉTUDIANTES : Solidaires Étudiant-e-s, France; Union Syndicale Étudiante, Belgique; SUD étudiants et précaires, Suisse.

Version originale en espagnol et version anglaise

Les zapatistes partagent la douleur et la rage des parents des 43 étudiants normalistes disparus

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Chiapas, EZLN on 19 novembre 2014 by liberonsles

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Une caravane composée des parents des 43 étudiants normalistes disparus depuis le 26 septembre parcourra plusieurs États du Mexique, pour arriver à la ville de Mexico le 20 novembre. Cette grande manifestation de solidarité a pour but de réclamer l’apparition en vie des normalistes disparus.

Les zapatistes partagent la douleur et la digne rage des pères et des mères des étudiants normalistes disparus.

Ils les encouragent à continuer la lutte légitime et à se rapprocher des autres douleurs qui existent au Mexique.

« Vous n’est pas seuls, votre douleur est aussi la nôtre et nôtre est votre digne rage » : c’est avec ces mots que, le 15 novembre, dans le Caracol II d’Oventik « Résistance et rébellion pour l’humanité », dans la zone des hauts plateaux de Chiapas, les zapatistes ont souhaité la bienvenue aux pères et mères des 43 étudiants disparus à Ayotzinapa.

« Nous nous joignons aux actions qui exigent la présentation en vie des 43 normalistes disparus suite à l’acte criminel perpétré par les mauvais gouvernements », ont déclaré les zapatistes.

« Nous, l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, voulons écouter votre douleur et votre rage qui sont aussi les nôtres », a signalé le Commandant Tacho aux familles des étudiants disparus. «Nous, hommes et femmes zapatistes, nous vous avons accompagnés dans les mobilisations qui ont eu lieu à Mexico et ailleurs dans le monde. Même si nous n’apparaissons pas dans les médias payants, nous voulons vous dire que nous vous avons accompagnés par des faits réels ».

Après ce temps de bienvenue, un espace a été ouvert pour que les pères et mères des étudiants disparus puissent être entendus. Don Floriberto s’est levé de la chaise en bois sur laquelle il portait une photo du visage de son fils, et d’une voix ferme il a dit : « Nous sommes ici pour vous demander votre soutien parce que le gouvernement ne nous écoute pas. Au contraire, il nous a au contraire trompés depuis le début, et nous sommes fatigués de ses mensonges. »

Doña Carmelita a été reçue par les applaudissements de milliers de zapatistes qui ont écouté, attentifs, à l’intérieur de l’auditorium « Cela fait cinquante jours que nos enfants ont disparu, le gouvernement nous trompe et on dirait qu’il ne veut pas que nous les retrouvions. Depuis le début, ils ont voulu nous rendre nos enfants morts, d’abord dans des fosses communes, maintenant brûlés, mais nous ne croyons rien de tout cela car ils n’ont pas de preuves de ce qu’ils avancent… Mon fils n’a pas disparu, le gouvernement l’a pris, le gouvernement sait où il se trouve. »

Don Valentin s’est présenté dans sa langue maternelle Ñuu Savi de la côte montagneuse : « Cinquante jours ont déjà passé depuis la disparition de nos enfants, et le gouvernement n’en a rien à cirer parce que nous sommes pauvres. Ce serait autre chose si les disparus étaient leurs enfants riches. Nous sommes très inquiets car nous ne savons pas ce qui est en train d’arriver à nos enfants. A présent ils nous disent que nos enfants sont devenus cendres ; nous ignorons comment ils vont faire mais ce que nous savons c’est qu’avant, quand ils les ont pris, ils n’étaient pas des cendres, ils n’étaient pas à l’intérieur de sacs plastiques. Ils les ont pris vivants, vivants ils doivent nous les rendre. »

Don Ezequiel portait une chemise avec le visage de son fils et un manteau d’Ayotzinapa : « Nous sommes paysans, les disparus sont nos enfants, tous des fils de paysans », et avec une rage digne il a signalé : « Nous sommes fatigués de ce gouvernement maudit. Le gouvernement fédéral veut mettre un terme à l’engagement envers nous pour la recherche de nos enfants ;   pour lui nous sommes des perturbateurs parce que nous exigeons que nos enfants reviennent vivants. Mais nous allons lutter jusqu’aux dernières conséquences parce que vivants ils ont été pris, vivants nous les voulons. »

Après avoir écouté avec attention la douleur et la digne rage des parents des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa, le Sous Commandante Insurgé Moises a lu le message du Commandement Général de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale : il a remercié la Caravane d’être arrivée à Oventik pour y partager ses paroles et son engagement héroïque. Il a encouragé les étudiants et les parents à continuer leur lutte, à se rapprocher des autres douleurs qui existent au Mexique, mais surtout à continuer avec obstination, de continuer à nommer les disparus face aux responsables de leur malheur, à demander justice face à l’orgueil du puissant, à enseigner la rébellion et la résistance face au conformisme et au cynisme. « Nous voulons vous remercier pour l’enseignement que vous êtes en train de nous donner ».

Traduit par Les trois passants/ correcteurs Valérie et Amparo
Source

Voir aussi les articles:

Ayotzinapa : Les restes humais trouvés à Iguala et Cocula ne sont pas ceux des 43 étudiants – signalent les experts médico-légaux indépendants.

Ayotzinapa: Ça ne fait que commencer – préviennent les normalistes

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Ayotzinapa : Les restes humais trouvés à Iguala et Cocula ne sont pas ceux des 43 étudiants – signalent les experts médico-légaux indépendants.

Posted in Actions, Archives, Campagnes on 15 novembre 2014 by liberonsles

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Les analyses médico-légales menées pour l’identification des corps des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre dernier, et qui auraient été assassinés et brûlés par le crime organisé (police, un supposé groupe criminel et  autorités) sont conduites en parallèle par une équipe gouvernementale, et par L’Équipe Argentine d’Anthropologie Médico-légale – EAAF. (1)

Pour le moment aucun des restes humains récupérés à Iguala et Cocula [deux des lieux où supposément les étudiants ont été amenés et assassinés], ne correspondent aux 43 étudiants normalistes d’Ayotzinapa disparus depuis le 26 septembre dernier, a confirmé dans un communiqué l’Équipe Argentine d’Anthropologie Médico-légal(EAAF). (2)

L’EAAF, unique organisme de spécialistes crédible pour les parents des étudiants disparus, a précisé que sa conclusion fait référence aux 24 des 30 premiers corps récupérés dans six fosses communes à Pueblo Viejo, Iguala, Guerrero. « Aucun de ceux-ci n’a présenté une probabilité de parenté biologique avec les 43 étudiants normalistes. Les autres restes continuent d’être analysés et les résultats sont attendus dans un bref délai ».

Les scientifiques argentins ont informé qu’ils ont également participé à l’exhumation et aux examens légistes des restes humains trouvés à  La Parota, en Iguala, État de Guerrero, dans la décharge et dans la rivière San Juan, Cocula.

Les parents des étudiants disparus  font confiance uniquement à l’Équipe Argentine d’Anthropologie Médico-légale (EAAF).

Les experts de l’Équipe Argentine d’Anthropologie  Médico-légale sont au Mexique depuis le 5 octobre dernier. L’avocat Vidulfo Rosales, du Centre des Droits de l’homme de la Montagne Tlachinollan et conseiller juridique des parents des étudiants disparus, a signalé : « nous n’accepterons pas d’autres résultats que ceux fournis par les experts légistes argentins ».

Du communiqué adressé à l’opinion publique par cette équipe argentine, nous résumons ce qui suit (extrait du communiqué)

« À l’opinion publique :

« En relation avec la conférence de presse donnée par le procureur général de la République, Jesús Murillo Karam, le vendredi 7 novembre de l’année en cours, concernant les 43 jeunes disparus de l’École Normale Raúl Isidro Burgos, d’Ayotzinapa, au Guerrero, l’Équipe Argentine d’Anthropologie Légiste (EAAF) désire signaler ce qui suit : « En synthèse, jusqu’à ce moment, il n’y a pas eu d’identification entre les restes récupérés dans les trois localités mentionnées et les 43 étudiants normalistes. On continue à travailler pour identifier les restes récupérés, en même temps que les experts officiels. La politique de l’équipe argentine est de transmettre les résultats d’abord aux parents des victimes, ainsi qu’aux autorités en charge des recherches. » (3)

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario

___________

(1) L’équipe argentine d’anthropologie médico-légale (Equipo Argentino de Antropología Forense, EAAF) est une organisation scientifique non gouvernementale à but non lucratif qui applique les sciences médico-légales – essentiellement l’anthropologie et l’archéologie médico-légales – à l’investigation des violations des droits de l’homme dans le monde entier. Elle a été établie en 1984 pour enquêter sur les cas des personnes disparues en Argentine sous le dernier gouvernement militaire (1976-1983). Aujourd’hui, l’équipe travaille en Amérique Latine, en Afrique, en Asie et en Europe.
(2 et 3) Restos de Iguala y Cocula no son de normalistas: peritos argentinos, 12 de noviembre de 2014, p. 3

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MEXICO: Luis Fernando Sotelo détenu lors de la Journée Globale en solidarité avec Ayotzinapa

Posted in Actions, Archives, Campagnes, Ville de Mexico on 15 novembre 2014 by liberonsles

lf.grandeDétention préventive pour Luis Fernando Sotelo, détenu suite à une action à la Cité Universitaire.

Aujourd’hui 10 novembre 2014, le juge a signifié sa mise en détention préventive à Luis Fernando Sotelo Zambrano pour les délits d’attaques à la paix publique, d’attaques aux voies de communications et dégradations.

Cela signifie que le compagnon sera sujet à un procès judiciaire, qu’il devra affronter enfermé dans la prison préventive Sud de la ville de Mexico, car ce type de délit ne permet pas la liberté sous caution.

Des compagnonEs solidaires s’étaient donnéEs rendez-vous très tôt pour accompagner Luis Fernando et sa famille à l’audience, mais au début de celle-ci des policiers ont essayé d’empêcher la famille d’accéder à la salle d’audience, cependant, après quelques minutes de discussion, elle a réussi à passer.

L’autre jeune, détenu après l’action à la Cité Universitaire a été libéré, sans charge.

Antécédents :

La journée globale en solidarité avec Ayotzinapa, Guerrero, qui a eu lieu le 5 novembre dernier, a envahie les rues où plus de 150 000 personnes sont sorties dans la rue pour exiger la présentation en vie des 43 étudiants de l’École Normale “Raúl Isidro Burgos”, disparus depuis le 26 septembre dernier. Diverses activités ont eu lieu parallèlement, telle une grève nationale générale et partielle, à laquelle ont participé plus de 184 écoles au niveau national, des blocages de routes et des principales artères dans différentes villes, des piquets de protestation, des événements et de nombreuses actions de solidarité avec les étudiants disparus, leurs familles et le village d’Ayotzinapa qui n’a pas cessé de crier haut et fort le slogan : « Vous les avez pris vivants, rendez-les nous vivants ».

Dans ce contexte, le Mexique accumule une rage nationale, une colère grandissante face à cette situation de guerre menée contre la population, contre des hommes et des femmes d’en bas, les jeunes, les paysan-ne-s, les étudiant-e-s, les militant-e-s… une colère face aux manœuvres répressives d’un État que certains commencent déjà à nommer sans hésitation Narco-état. Alors que cette guerre avance, la population et surtout beaucoup de jeunes , ont décidé de se manifester,  mais comme d’habitude la répression s’est abattue contre plusieurs étudiant-e-s. Une dizaine des personnes ont été arrêtées par la police fédérale, deux arrestations ont été rapidement signalées, celles de  Luis Fernando Sotelo Zambrano de l’école préparatoire 6, adhérent à “la Sexta” et celle de Sergio Pérez Landeros, étudiant de l’Université Nationale Autonome du Mexique. Tous les deux ont été arrêtés quand, en violation de l’autonomie universitaire, la police fédérale est rentrée à l’université pour les arrêter et les accuser de délits d’attaques à la paix publique, attaques aux voies de communication, dommages aggravés, port d’explosifs en bande.

Sergio Pérez Landeros a été libéré faute de preuves, ce qui est de Fernando Sotelo, sous prétexte de révision médicale, il a été transféré à la prison masculine Sud.

Voir l’article: Dernières nouvelles des prisonnier-e-s de la Ville de Mexico

Sources :
Cruz Negra Anarquista- Mexico
Quien es Luis Fernando Sotelo? (plus d’infos en espagnol)

 

 

MEXIQUE : Nouvelles arrestations lors de la Journée Globale en solidarité avec Ayotzinapa.

Posted in Actions, Campagnes, Ville de Mexico on 8 novembre 2014 by liberonsles

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La journée globale en solidarité avec Ayotzinapa, Guerrero, qui a eu lieu le 5 novembre dernier, a envahie les rues où plus de 150 000 personnes sont sorties dans la rue pour exiger la présentation en vie des 43 étudiants de l’École Normale “Raúl Isidro Burgos”, disparus depuis le 26 septembre dernier. Diverses activités ont eu lieu parallèlement, telle une grève nationale générale et partielle, à laquelle ont participé plus de 184 écoles au niveau national, des blocages de routes et des principales artères dans différentes villes, des piquets de protestation, des événements et de nombreuses actions de solidarité avec les étudiants disparus, leurs familles et le village d’Ayotzinapa qui n’a pas cessé de crier haut et fort le slogan : « Vous les avez pris vivants, rendez-les nous vivants ».

Dans ce contexte, le Mexique accumule une rage nationale, une colère grandissante face à cette situation de guerre menée contre la population, contre des hommes et des femmes d’en bas, les jeunes, les paysan-ne-s, les étudiant-e-s, les militant-e-s… une colère face aux manœuvres répressives d’un État que certains commencent déjà à nommer sans hésitation Narco-état. Alors que cette guerre avance, la population et surtout beaucoup de jeunes , ont décidé de se manifester,  mais comme d’habitude la répression s’est abattue contre plusieurs étudiant-e-s. Une dizaine des personnes ont été arrêtées par la police fédérale, deux arrestations ont été rapidement signalées, celles de  Luis Fernando Sotelo Zambrano de l’école préparatoire 6, adhérent à “la Sexta” et celle de Sergio Pérez Landeros, étudiant de l’Université Nationale Autonome du Mexique. Tous les deux ont été arrêtés quand, en violation de l’autonomie universitaire, la police fédérale est rentrée à l’université pour les arrêter et les accuser de délits d’attaques à la paix publique, attaques aux voies de communication, dommages aggravés, port d’explosifs en bande.

Sergio Pérez Landero a été libéré faute de preuves, ce qui est de Fernando Sotelo, sous prétexte de révision médicale, il a été transféré à la prison masculine Sud.

Selon certaines informations 8 autres personnes auraient été arrêtées le 6 novembre (Fernando Galindo Benítez, Juan Pablo Fernández Morales, Iván Alberto Luna Pereira, César Alejandro Manzano Ortiz, Karla Marisol Pedraza Jaso, Yamir Balam Castillo Guerra, Kimberly Villanueva Ruíz et Eloy José Palomares) et transférées au commissariat numéro 52 de la ville de Mexico. Tous et toutes on été arrêtés de façon arbitraire, certains parmi eux ont été tabasses et blessés, tous et toutes sont des étudiants des différents écoles de l’Université Autonome de Mexico, l’Université Autonome Metropolitaine, le CCH-Sur, entre autres.

Dans le cadre des protestations mondiales pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus, plusieurs jeunes ont été arrêtés dans les villes de New York et de Santiago de Chili, alors qu’ils manifestaient devant les consulats Mexicains de ces deux villes.

Nous restons vigilants et attentifs aux informations qui nous seront transmises.

D’une part, nous continuons à exiger, comme des centaines de personnes dans le monde, en solidarité avec  Ayotzinapa, présentation en vie des 43 étudiants de l’École Normale “Raúl Isidro Burgos” !

« Vous les avez pris vivants, rendez-les nous vivants » !

D’autre part nous nous solidarisons avec les étudiant-e-s arrêtés le 5 et 6 novembre et nous crions haut et fort liberté aux prisonniers de la guerre sociale ! A bas les murs des prisons !

Les trois passants
Correction Myriam
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Sources :
CNA Mexico
Comité de Solidaridad con Mario Gonzalez
Regeneracion Radio

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